L'arrivée d'une portée de chiots Yorkshire est un événement joyeux, mais il est essentiel de comprendre et de gérer la période de lactation de la mère pour assurer la santé et le bien-être de tous. Cet article détaille les aspects cruciaux de la lactation chez la chienne Yorkshire après la mise bas, en s'appuyant sur des informations scientifiques et des conseils pratiques.
Début de la lactation et colostrum
La production de lait chez la chienne débute généralement un à deux jours avant la mise bas. Bien que certaines femelles puissent sécréter du lait légèrement plus tôt, cela reste rare. Il est également important de noter qu'une chienne non gestante peut également produire du lait, un phénomène appelé pseudogestation ou grossesse nerveuse, qui survient généralement entre six et dix semaines après les chaleurs.
Les premiers jours après la naissance, la mère produit du colostrum, un liquide jaunâtre riche en nutriments et en anticorps maternels. Ce breuvage est essentiel pour renforcer le système immunitaire des chiots.
Durée et évolution de l'allaitement
L'allaitement dure en moyenne sept semaines. Après les premiers jours de colostrum, la production de lait devient plus dense jusqu'à la cinquième semaine, puis diminue progressivement pendant les deux dernières semaines.
En général, l’allaitement diminue progressivement à partir de la 4ᵉ semaine de vie des chiots. Pour cause, à leur un mois de vie, les bébés chiots entament le début du sevrage et commencent à manger solide, ce qui réduit un peu la durée d'allaitement du chien. Entre la 6e semaine et la 8e semaine, les chiens achèvent le cyle d'allaitement.
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Besoins nutritionnels de la chienne allaitante
Pendant les premières semaines d'allaitement, la chienne utilise une grande partie de son énergie pour produire du lait, ce qui augmente considérablement ses besoins énergétiques. Il est crucial de lui fournir une alimentation plus riche et adaptée.
L'allaitement du chien peut se poursuivre avec des croquettes spécialement conçues pour les mères allaitantes mais aussi pour les bébés chiots. Vous pouvez aussi donner à votre chien des produits alimentaires pour chiennes allaitantes, des recettes spécialement étudiées pour combler l’ensemble de leurs besoins. La nourriture pour chiot est aussi une bonne option puisqu'elle spécialement conçue pour être à la fois très riche et énergétique.
Il est recommandé de donner entre 3 et 4 repas au lieu de 1 à 2 rations. Les petits repas fractionnés faciliteront la digestion et permettront de lui fournir assez de croquettes.
Quant aux recettes maison, vous pouvez tout à fait en réaliser et privilégier des aliments tels que le poulet, le riz, les légumes, le boeuf, la patate douce, les haricots verts, le saumon, les courgettes, les pommes de terre cuites, les oeufs ou encore la dinde…
Les experts estiment que les chiennes qui allaitent ne doivent pas perdre plus de 10 % de leur poids après un mois de lactation.
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Hydratation
Il est essentiel que la chienne ait toujours de l'eau à disposition, car le lait maternel est composé à 80 % d'eau. De plus, les premières semaines, la chienne et ses petits vivent dans une température ambiante élevée, ce qui entraîne une perte hydrique importante.
Arrêt de l'allaitement
L'allaitement s'arrête toujours progressivement, jamais d'un coup. Si votre chienne met fin à l'allaitement de ses chiots de façon prématurée, cela veut dire qu'elle souffre : ses mamelles sont certainement douloureuses.
Problèmes de lactation et solutions
Il arrive parfois que certaines chiennes ne produisent pas (suffisamment) de lait pour nourrir toute leur portée. Elle peut aussi avoir ce qu'on appelle une pathologie de lactation ou encore rejeter ses chiots et ne pas vouloir les allaiter. Si la mère ne peut allaiter ou refuse de les nourrir, la vie des chiots est en danger. Il faut donc pallier cela, notamment en confiant les chiots à une autre chienne allaitante.
Cette solution peut permettre aux chiots d’être nourris d’un autre lait maternel aussi riche en nutriments et renforcer le bébé chiot. Néanmoins, cela ne fonctionne pas toujours car la "mère" de substitution doit accepter de donner la tétée à des chiots qui ne sont pas les siens, ce qui n’est pas évident, malgré l'instinct maternel et l'instinct de survie.
Vous pouvez décider de nourrir les chiots au lait artificiel par biberon. Cette solution est efficace mais elle demande du temps surtout s'il y a beaucoup de chiots ! Sans oublier qu'il y a un ensembles de gestes à reproduire, notamment les mouvements de léchage durant la tétée : la mère allaitante effectue ce rituel afin d'aider ses petits à faire leurs besoins puisqu'ils en sont incapables pendant quelques semaines. Il faut donc frotter leur ventre et leurs parties génitales avec un linge propre et humide jusqu'à ce qu'ils soient capables de se soulager seuls.
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Si l’on constate que sa chienne n’a pas assez de lait pour nourrir ses chiots, il ne faut pas hésiter à en parler au vétérinaire.
Éclampsie (Hypocalcémie)
L'éclampsie, également connue sous le nom d'hypocalcémie, de tétanie puerpérale ou de fièvre de lait, est une maladie qui survient généralement chez les chiennes pendant la période d'allaitement, et plus rarement en fin de gestation. Elle est principalement causée par une diminution des taux de calcium dans le sang, ce qui dégrade son état général.
Si la maladie n'est pas traitée rapidement, elle peut entraîner des complications graves chez le chien telles qu'un œdème cérébral, une dépression respiratoire et même la mort. Les chiennes de petite taille ou celles ayant une portée importante sont plus susceptibles de développer une crise d'éclampsie.
En cas de signes d'éclampsie, il est essentiel d'emmener votre chienne chez le vétérinaire le plus rapidement possible. Le traitement nécessite généralement une hospitalisation et l'administration de calcium par voie intraveineuse. Il est recommandé d'arrêter l'allaitement et de passer à un lait maternisé pour chiots.
Le Dr Emmanuel Fontaine précise :"dans mon expérience, cette condition est fréquente chez les chiennes allaitantes nourries avec une alimentation ménagère carencée en nutriments essentiels, notamment en calcium".
Conseils supplémentaires
- Il ne faut pas intervenir quand la tétée est en cours. Laissez-faire les instincts maternels de la maman faire sinon vous risquez de la stresser et l’allaitement pourrait alors être compromis.
- Au fur et à mesure que les chiots grandissent, vers la fin de la période de sevrage, les besoins alimentaires de la chienne vont diminuer.
- Pour l'hygiène de la chienne, vous pouvez nettoyer son bas-ventre et ses mamelles après la naissance des petits puis après chaque session d'allaitement à l'aide d'une éponge douce et d'une eau savonneuse.
Allaitement artificiel
Malheureusement, si un souci survient (chienne qui décède ou qui ne produit pas assez de lait, chiots trop nombreux, ou délaissés par leur mère…), il va falloir que vous preniez les choses en main.
Le lait maternisé doit normalement être réhydraté juste avant la distribution, mais il est possible de le préparer à l’avance et de le stocker en dessous de 4 °C pendant 48 heures maximum. Par rapport au lait des carnivores, le lait de vache est trop dilué, deux fois trop sucré et trop pauvre en matières grasses et en protéines. De nombreuses recettes existent pour rendre sa composition plus proche de celle du lait de chienne en ajoutant de la crème, des œufs… Par exemple : 1 jaune d’œuf cru dans 200 ml de lait Gloria® non sucré. Ces préparations faites maison ne doivent être utilisées qu’en dernier recours.
Si votre chienne doit mettre bas, il est préférable de prévoir du lait maternisé, des biberons et des tétines spécifiques. Les fabricants de lait maternisé donnent des conseils adaptés à la concentration de leur produit.
Les quantités distribuées augmentent de façon très progressive, en fonction du poids des chiots. Si des signes de suralimentation apparaissent (refus de tétée, diarrhée…) il faut diminuer les quantités. Si les nouveau-nés sont trop faibles pour téter, il est possible de faire mettre en place par votre vétérinaire une sonde gastrique, dont la longueur sera réévaluée chaque semaine.
Suivi des chiots
- Identifiez les chiots de façon individuelle, pesez-les tous les jours à la même heure (au moins pendant les deux premières semaines de vie) et établissez une courbe de poids pour chacun.
- Les chiots ne sont pas capables de faire leurs besoins tout seuls. Après chaque tétée, la chienne lèche vigoureusement la zone périnéale de ses chiots afin de déclencher le réflexe d’élimination. Puis elle mange les excréments, afin de maintenir « le nid » propre. Après chaque tétée, il faut frotter le périnée avec un coton ou un gant de toilette humide tiède afin d’entraîner une défécation et une miction réflexes.
- Afin de favoriser le développement du système nerveux du chiot, vous devez manipuler les petits orphelins tous les jours en douceur : prenez-les dans vos mains, retournez-les, profitez-en pour les peser afin de suivre leur croissance.
- Plus tard, ce sera à vous de jouer le rôle éducateur de la mère en fixant des limites au chiot orphelin quand il commencera à jouer : interdire les mordillements et les jeux de tiraillement, imposer des phases d’arrêt dans le jeu (faire poser la balle par exemple), le féliciter quand il se calme, etc.
- Les chiots nourris avec un lait artificiel présentent souvent un retard de croissance par rapport aux chiots nourris par la mère. Ce retard peut être compensé par un sevrage un peu plus précoce, vers l’âge de 3 semaines, au lieu des 5-7 semaines habituelles, avec un aliment spécifique pour la croissance des chiots de très bonne qualité.
- N’oubliez pas de surveiller attentivement les conditions de température et d’hygrométrie du lieu de vie des chiots.
- Si l’alimentation artificielle s’impose dès la naissance, un point délicat à gérer est l’absorption du colostrum, ce premier lait sécrété par les femelles, très riche en anticorps. Vous pouvez éventuellement contacter un éleveur, qui possède généralement des réserves de colostrum congelé ; il sera réchauffé, de préférence au bain-marie, jusqu’à une température de 38°C environ, sans faire bouillir. Sinon, il existe dans le commerce des substituts de colostrum, sous forme de poudre à reconstituer. Ils sont à administrer dès la naissance aux chiots orphelins.
Gestion de la gestation
Pour calculer la gestation de la chienne semaine après semaine, le premier jour de grossesse correspondra au jour d'ovulation. Si on se réfère à la date d'ovulation, la durée réelle de gestation est de 63 jours fixe à plus ou moins 1 jours. En revanche, si on se base sur le jour de saillie, la durée de gestation peut être très variable (en 57 et 70 jours). De plus, les spermatozoïdes peuvent vivre jusqu'à 7 jours dans le tractus génital de la femelle.
Cependant, toutes les chiennes, quelque soit la race, la taille, le poids, ont une durée de gestation de 63 jours à partir du jour d'ovulation.
Semaines de gestation
- Semaine 1: Rien ne laisse encore présager une grossesse. D'un point de vue physiologique : la rencontre entre les spermatozoïdes et les ovules va déclencher le développement embryonnaire puis fœtal des futurs chiots. A ce niveau de la grossesse, il n'est pas encore possible d'observer des signes / symptômes. Le chien se comporte normalement, comme c'était le cas la veille.
- Semaine 2: En ce qui concerne la chienne en elle-même, toujours aucun signe de gestation. Le comportement est inchangé, elle n'a d'ailleurs pas conscience elle-même qu'elle va bientôt vivre un grand bouleversement hormonal et physiologique.
- Semaine 3: Entre le 16ème et le 18ème jour de gestation, le trophoblaste (cellule qui entoure le blastocyste) s'implante dans la muqueuse utérine : c'est la nidation. Cette étape marque le début de la seconde phase de gestation : la période embryonnaire.
- Semaine 4: Vous aller enfin pouvoir vous assurer qu'il ne s'agit pas d'une grossesse nerveuse mais que la chienne est bel et bien gestante. En effet, à partir de J25, l'échographie est la technique médicale utilisé la plus fiable pour évaluer le bon déroulement de la gestation.
- Semaine 5: La gestation de la chienne devient visible et évidente à l’œil nu, et l'évolution des futurs chiots va être de plus en plus rapide jusqu'à la mise bas.
- Semaine 6: A partir de la semaine 6 et ce jusqu'à la mise bas, les tissus du foetus vont grossir, la pigmentation, la croissance des poils, des griffes et du pavillon auriculaire, l'élongation du tronc et la différenciation sexuelle se mettent en place.
- Semaine 7: Des bouleversements comportementaux chez le chien peuvent être observés, mais ne sont pas systématique. Entre autre, les symptômes les plus souvent rapporté font état d'une chienne abattue, d'une perte d’appétit et des pertes vaginales. Ces symptômes sont susceptibles d'être de plus en plus présent au fur et à mesure que l'on s'approche de la mise bas. Côté santé, certaines chiennes peuvent souffrir d'anémie, et se sentir constamment essoufflé (position des chiots, nombre de petits). Si ce n'est pas encore fait, il est temps de préparer un endroit tranquille pour la chienne, un parc et la lampe chauffante pour les petite. Enfin, gardez à proximité le numéro du vétérinaire, ainsi que l'adresse afin de vous y rendre avec la chienne en cas de problème. (Préparez éventuellement le véhicule aussi).
- Semaine 8: La fin de gestation approche, le ventre grossi de plus en plus, on a l'impression qu'il va "éclater". Les bébés bougent encore, moins par manque d'espace, mais toujours actifs.
- Semaine 9: Cette semaine risque d'etre chargé en émotions, en doute, en crainte, en peur tout ce qui passe par la tête. Est-ce le moment, pas le moment ?? Comment savoir si la chienne va mettre bas ?
Assistance à la mise bas
Voici quelques conseils utiles qui vous permettront d’assister au mieux votre chienne dans la mise bas de ses chiots :
- Si c’est la première fois que votre chienne met bas, elle peut avoir besoin d’un peu d’aide, alors soyez prêt à la réconforter par la parole.
- Si la mère donne naissance à un chiot alors que le précédent a besoin d’aide :
- Retirez la membrane qui enveloppe ce dernier,
- Lavez-vous les mains, prenez un morceau de ficelle épais très propre et faites un nœud à environ 2,5 cm de l’endroit où le cordon est attaché au corps du chiot. Enlevez cette ficelle quelques heures plus tard : le sang dans le cordon aura de toute façon coagulé et il faut éviter une infection du cordon ombilical, ou même que la ficelle soit mangée par la mère.
- Faîtes ensuite un autre nœud un peu plus loin du premier et coupez le cordon ombilical avec des ciseaux propres entre les nœuds.
- Séchez rapidement le chiot à rebrousse-poil à l’aide d’un chiffon propre.
- Enfin, frictionnez énergiquement le chiot avec un chiffon sec et tiède pour le sécher et le réchauffer, et stimuler sa première respiration.
Les jappements permettent d’évacuer tout le liquide des voies respiratoires. Si vous avez un mouche-bébé, vous pouvez vous en servir pour nettoyer doucement chaque narine.
Si le travail dure longtemps, la mère peut faire ses besoins avant ou entre chaque naissance. Soyez vigilant au cas où elle commencerait à donner naissance au chiot suivant en même temps.
Après la mise-bas, faites manger et boire la mère et aidez-la à sortir (cela peut être difficile). Remplacez les couvertures souillées de son « nid » et laissez un peu d’intimité à la nouvelle famille.
Si la mère ne semble pas très encline à s’occuper de ses chiots, et si ce désintérêt dure plus d’une heure, prenez la relève et consultez immédiatement votre vétérinaire.
Alimentation après la mise bas
Pendant la gestation (la grossesse), la chienne a souvent besoin d’une alimentation spéciale. Après la mise bas, elle va normalement produire du lait, et cela aussi va lui demander de l’énergie. Certains recommandent de proposer à votre chienne des croquettes pour bébé chien, plus riches en minéraux et en protéines, mais il est préférable de demander conseil à votre vétérinaire, qui pourra vous orienter vers l’alimentation adaptée.
Les chiots, quant à eux, vont être nourris par leur mère dans les premiers temps.
Grossesse nerveuse (Pseudo gestation)
La grossesse nerveuse, ou pseudo gestation, survient à cause de la baisse de la concentration en progestérone dans le sang. Toutes les chiennes ne souffrent pas de grossesse nerveuse. Sont prédisposées celles dont la concentration en progestérone chute plus vite : leur phase lutéale (qui suit l’ovulation) est plus courte. Cela peut néanmoins toucher toutes les races de chiens.
La grossesse nerveuse survient après les chaleurs et peut durer plusieurs semaines. Un comportement très marquant d’une grossesse nerveuse, c’est que souvent la chienne cherche à se faire un nid dans son panier ou quelque part dans la maison. Elle va y amasser du tissu, des petits objets de type jouets ou peluches qu'elle va alors couver comme s’il s’agissait de ses petits.
D’autres chiennes vont être plutôt dépressives ou apathiques et manquer d'appétit ou au contraire manger bien plus qu’à l'accoutumée. Dans ce cas, il est recommandé de prendre rendez-vous chez le vétérinaire.
Le développement de la glande mammaire survient lors de la grossesse nerveuse. Les premières productions mammaires que l'on peut observer sont transparentes et de couleur claire.
En l'absence de traitement, une grossesse nerveuse peut durer plusieurs semaines et devenir une maladie chronique. Une rémission spontanée est possible en une à deux semaines.
Conséquences et gestion de la grossesse nerveuse
Non, la plupart du temps il n’y a pas de conséquence. Cependant, si elle est répétitive, la grossesse nerveuse peut entraîner des infections ou inflammations des mamelles (mammite) dû à la présence de lait qui stagne. La chienne peut aussi ressentir une gêne, des douleurs. La grossesse nerveuse augmente le risque de tumeurs mammaires, d’infections utérines.
La grossesse nerveuse ne relève généralement pas d'une urgence vétérinaire. Tout dépend en fait des symptômes éventuels qu'il ne faut alors pas sous-estimer et qui implique de réagir. C'est le cas si vous observez la présence de pus, de la fièvre ou bien encore que des plaintes et/ou gémissements se font entendre.
La chienne couve ses… "faux petits". Il faut alors les lui retirer et tenter de détourner son attention, l'occuper, en jouant, en la sortant, etc. Il est également possible de limiter l'apport énergetique. Masser ou toucher les mamelles de quelque façon que ce soit est déconseillé tout comme l'application de cataplasme. Si la chienne n'a de cesse de se lécher, la mise en p)lace d'une collerette (carcan) peut être nécessaire.
Le phénomène peut se répéter lors de chaque période de chaleur. C'est pourquoi une chienne non destinée à la reproduction doit être stérilisée. La stérilisation demeure la meilleure solution. Une chienne stérilisée risque moins de cancers ou tumeurs mammaires et d'infections urinaires.
En fonction des symptômes de votre chienne, un traitement peut être nécessaire. Une visite chez le vétérinaire s’impose. Il va vérifier que la chienne n’est pas gestante et en fonction, il vous donnera des médicaments pour arrêter la production de prolactine. Une fois de plus, si ces symptômes se répètent lors des chaleurs suivantes, il faut peut être envisager la stérilisation, qui est le seul moyen pour prévenir la grossesse nerveuse.
Homéopathie, médecine douce… IL est possible de tenter certaines approches thérapeutiques comme par exemple la phytothérapie, l'aromathérapie ou bien l'acupuncture avec lesquelles on obtient parfois de bons résultats. Le vétérinaire peut également vous recommander un traitement homéopathique. Bien que la grossesse nerveuse chez la chienne ne soit pas une maladie, elle peut la faire souffrir physiologiquement et psychologiquement .
Ocytocine et qualité du lait
Une dose élevée d'ocytocine administrée dans les 16 h suivant la fin de la mise-bas prolonge la phase de colostrum, améliorant la qualité du lait en début de lactation. Le colostrum est essentiel pour la survie et la croissance des porcelets nouveau-nés car il est leur seule source d'énergie et fournit également l'immunité passive de la mère grâce au transfert d'immunoglobulines. De plus, le colostrum contient des hormones, des facteurs de croissance, des enzymes, des vitamines et des minéraux nécessaires au bon développement des porcelets.
Un essai a été récemment réalisé au Centre de Recherche et de Développement en agriculture et agroalimentaire de Sherbrooke au Canada pour étudier le rôle potentiel de l'ocytocine dans le prolongement de la phase colostrum chez les truies. Vingt-deux truies Yorkshire X Landrace de seconde mise-bas ont été affectées à deux groupes de traitement, recevant des injections de solution saline (témoin) ou une dose très élevée (75 UI) d'ocytocine, 4 fois au début de la lactation. La première injection a été administrée entre 12 et 20 heures (16 heures en moyenne) après la naissance du dernier porcelet, puis deux injections ont été administrées par jour, à 08h00 et 16h30, pour un total de 4 injections. Les portées ont été homogénéisées à 11 ± 1 porcelets le jour 2 (le jour 1 était le jour de la mise-bas) et pesées deux fois le jour 2 (avec un intervalle fixe de 8 heures) et une fois les jours 7, 14, 21 (sevrage le 22) et 35 post-partum. Les porcelets allaités n'avaient pas accès à la nourriture. Quatre échantillons de lait ont été prélevés, deux au jour 2 de lactation (matin et après-midi) et un aux jours 4 et 5.
8 h après la première injection d'ocytocine, de grandes différences de composition du lait ont été observées en raison du traitement. Le lait des truies ayant reçu de l'ocytocine contenait plus de protéines, d'immunoglobulines G et A, d'IGF-1 et d'énergie par rapport au lait des truies du groupe témoin. Le rapport sodium / potassium était également beaucoup plus élevé, indiquant une plus grande ouverture (c'est-à-dire une perméabilité) entre les jonctions serrées de la mamelle. Ces différences étaient transitoires car elles n'étaient plus présentes au jour 4 de la lactation. Le gain de poids des porcelets ne différait pas entre les groupes de traitement, mais il y avait une tendance à une incidence plus faible de mortalité avant sevrage dans les portées de truies recevant de l'ocytocine.
De cette étude, nous pouvons conclure qu'une seule injection d'une dose élevée d'ocytocine administrée dans les 16 h après la fin de la mise-bas prolonge la phase de colostrum, car il y a une amélioration de la qualité du lait en début de lactation. Les augmentations des concentrations d'immunoglobulines et du facteur de croissance IGF-1 dans le lait sont particulièrement importantes car elles ont des effets bénéfiques sur le statut immunitaire et le développement du système digestif chez les porcelets nouveau-nés.
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