La thérapie par l'illusion en pédiatrie représente une approche novatrice visant à améliorer le bien-être des enfants, en particulier ceux confrontés à des défis psychologiques et physiques. Cette méthode s'appuie sur la capacité de l'esprit à influencer le corps, en utilisant des techniques créatives et des médiations artistiques pour favoriser la guérison et l'épanouissement.

L'importance de l'image du corps dans le développement de l'enfant

L'image du corps joue un rôle crucial dans le développement psychologique de l'enfant. Selon Raich R. Ahovi J., Moro M. Rodriguez M. (2016), la construction de l'image du corps est un processus complexe qui se déroule tout au long de l'enfance. Chez le jeune enfant allergique, par exemple, cette construction peut être perturbée par les contraintes liées à la maladie et aux traitements.

Les médiations artistiques : un outil thérapeutique puissant

Face aux difficultés d'expression verbale chez certains enfants, notamment ceux atteints de psychose, les médiations artistiques offrent une alternative précieuse. Comme le souligne un dossier sur le sujet, les arts plastiques, par exemple, sollicitent l'implication du corps et de la sensorialité, permettant ainsi une mise en figuration des vécus sensoriels et émotionnels.

La sensorialité au cœur de la thérapie

L'apport spécifique des médiations artistiques dans la psychose consiste à proposer un travail de mise en figuration à partir de la sensorialité, tant de la sensori-motricité de l’enfant, que de la matérialité du médiateur et du cadre. Les ateliers thérapeutiques à médiation, individuels ou groupaux, permettent la réactualisation et une première mise en forme de vécus originaires catastrophiques, qui relèvent notamment des agonies primitives décrites par Winnicott (2000). Le cadre des médiations thérapeutiques engage l’enfant dans des processus de symbolisation d’expériences sensori-affectivo-motrices, jusqu’alors impensables et irreprésentables.

La réactualisation du lien primaire

L’intérêt thérapeutique des médiations artistiques dans le soin aux enfants psychotiques consiste donc à permettre une réactualisation et une élaboration du lien primaire de l’enfant à son environnement, et, du même coup, de travailler à la constitution des contenants psychiques, particulièrement défaillants dans la psychose.

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Les fondements théoriques des médiations artistiques

L'exploitation des arts en tant que médiations thérapeutiques peut se fonder sur la théorie freudienne. Freud a donné à l’art des fondements sexuels et corporels et, dans cette perspective, il a interrogé le destin des motions pulsionnelles, tant dans l’art que dans la psychopathologie. Winnicott, par sa théorie de la transitionnalité, a ouvert la voie à une nouvelle approche des processus de création, qui ne relève plus d’une théorie exclusivement fondée sur la pulsion, comme chez Freud. Winnicott a permis d’envisager l’œuvre comme un objet transitionnel, intermédiaire entre la psyché du sujet et la réalité perceptive, sous forme de la matérialité spécifique d’un objet.

Le medium malléable

Dans cette perspective, M. Milner (1955) a introduit le concept de medium malléable, redéfini par R. Roussillon (1991), c’est-à-dire d’un objet médiateur, qui, par sa matérialité spécifique, offre la possibilité de matérialiser la problématique interne d’un sujet, par la mise en forme du matériau proposé. La théorie de la transitionnalité a aussi permis à D. Anzieu de penser l’articulation entre le corps du créateur et le corps de l’œuvre (Anzieu, 1981) : corps du créateur, c’est-à-dire corps pulsionnel, tissé par le biais des représentations et du langage, et corps de l’œuvre, composée à partir de la projection des sensations corporelles de l’auteur et construite comme un corps métaphorique.

L'importance de l'ancrage corporel

Winnicott se présente donc comme le précurseur des pratiques actuelles de thérapies à médiations, qui mobilisent l’ancrage corporel des processus de symbolisation : il a permis d’envisager l’œuvre ou la production comme une possible inscription des mouvements pulsionnels par l’élaboration d’une forme externe liée à un mode d’expression qui engage le corps, dans une dimension visuelle, sonore, tactile ou kinesthésique selon les arts.

La structuration dynamique de l'image du corps

En ce qui concerne la psychothérapie psychanalytique de la psychose, G. Pankow (1914-1948) (1969, 1981) a notamment apporté une contribution importante et originale, en centrant le processus thérapeutique autour d’une méthode de structuration dynamique de l’image du corps (image du corps dissociée ou détruite dans la psychose), qui requiert la fabrication de modelages. Le modelage, qui suppose le contact peau à peau et la troisième dimension, en écho avec le lien à l’objet primaire, sert de support à des éprouvés corporels irreprésentables, qui n’ont pas été symbolisés.

La théorie de la Gestaltung

Dans l’histoire de la psychiatrie, une place à part revient à H. Prinzhorn, précurseur du recours à la médiation artistique dans la thérapie des psychotiques adultes, qui publie, en 1922, Expressions de la folie. Cet auteur propose une conception dynamique de la formation des formes artistiques, dans une perspective plus esthétique que psychologique, selon la théorie de la Gestaltung, la psychologie de la mise en forme. Pour le clinicien d’aujourd’hui, cette théorie présente l’intérêt majeur de mettre en question l’idée simplificatrice que le patient - comme l’artiste - s’exprimerait dans son œuvre, au sens où il s’agirait de faire sortir une représentation ou une signification préalable à la production artistique.

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La signification immanente à la forme

C’est dans cette perspective que H. Maldiney (1993) commente la théorie de la Gestaltung chez Prinzhorn, en soulignant, tant à propos de l’œuvre d’art que des productions artistiques de psychotiques, que « la signification est immanente à la forme », que « la forme comme Gestaltung n’est pas une structure préétablie attendant d’être mise à découvert », qu’« elle ne part pas non plus de quelque chose de tout fait » mais de cette « inexistence » qu’a décrite Winnicott. L’implication de cette perspective est centrale pour les cliniciens, qui usent de médiations : la production, quel que soit le type de médiation, n’exprime pas purement et simplement la psyché du patient, elle concourt plutôt à créer, à configurer le patient, en donnant une forme à de l’infigurable, à ce qui n’était préalablement ni représenté, ni symbolisé.

L'articulation des registres transférentiel, verbal et corporel

Dans le contexte actuel d’une prolifération des thérapies à médiations artistiques, référées à des champs théoriques très hétérogènes, regroupés sous la bannière de l’art thérapie, comment spécifier le mode d’inscription des médiations artistiques dans le champ de la psychothérapie psychanalytique ? Par l’articulation, autour du medium malléable, des registres transférentiel, verbal et corporel (Chouvier, 2002, 2003). En ce qui concerne la thérapie de la psychose, l’accent porté sur la mise en jeu du corporel et de la sensori-motricité n’a donc de sens, dans le champ de la psychologie clinique, que dans un cadre thérapeutique défini par une interaction entre cette implication du corps, l’utilisation du medium, la dynamique transférentielle et la verbalisation (verbalisation associative du patient et verbalisation du thérapeute).

Ateliers thérapeutiques à médiation vs ateliers à création

On peut ainsi différencier les ateliers thérapeutiques à médiation de ce qu’on pourrait désigner comme ateliers à création, dans lesquels il ne s’agit pas d’exploiter la dimension du transfert ni de mettre l’accent sur la verbalisation ; ces ateliers à création se présentent donc souvent comme « ouverts », et certains donnent lieu à des expositions de productions. C’est pourquoi ils se situent plutôt dans la filiation de H. Prinzhorn (1992), dont la théorie de la Gestaltung se fonde sur la pulsion d’expression, différente de la pulsion freudienne, pulsion expressive définie comme le besoin de créer des formes, envisagée par Prinzhorn comme autothérapeutique, en deçà de tout cadre thérapeutique.

La médiation picturale : un exemple d'atelier thérapeutique

À titre d’exemple d’ateliers thérapeutiques, individuels ou groupaux, j’évoquerai plus particulièrement la médiation picturale - pour d’autres exemples de médiations, voir B. Chouvier et coll. (1998, 2002a et b), et C. Vacheret (2002) - pour enfants psychotiques et autistes, dans le cadre de ma pratique institutionnelle. Les ateliers individuels hebdomadaires ont lieu au sein d’une prise en charge en hôpital de jour, avec un dispositif à deux niveaux, celui de l’animation de l’atelier, assuré par un référent de l’enfant ainsi que par un stagiaire psychologue, et celui de la supervision que j’assurais comme psychologue. Quant au groupe thérapeutique de peinture, il se situe au sein d’un CMP et est assuré par trois intervenants : une infirmière, un psychologue, qui est aussi peintre, et moi-même, dans une position d’observatrice qui prend des notes.

Le cadre et le dispositif des ateliers de peinture

En ce qui concerne le cadre et le dispositif de ces ateliers de peinture, il s’agit principalement de laisser les enfants utiliser à leur gré l’ensemble du matériel mis à leur disposition. Les enfants choisissent leur façon de peindre, leur matériel et leurs techniques. Les productions ne sont ni données ni montrées aux parents, parce qu’elles sont l’enjeu d’un lien transférentiel à respecter. Néanmoins, l’enfant peut, s’il le désire, emporter ses peintures à la fin de sa prise en charge institutionnelle.

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Le rôle des animateurs de l'atelier

Le travail thérapeutique pour les animateurs de l’atelier, consiste à se laisser utiliser par l’enfant, à l’inciter à entrer dans le registre de la verbalisation et à associer sur ses peintures ; ils mettront en mots les processus en jeu, en opérant un travail de liaison et de figuration verbale de ce qui se présente souvent à un niveau sensori-moteur.

La peinture des enfants psychotiques et autistes

La peinture des enfants psychotiques et autistes ne relève pas d’abord de la représentation de contenus psychiques, soit de formes représentatives imagées, avec un contenu figuratif, du fait de la défaillance des contenants psychiques, caractéristique de la psychose. Ce qui spécifie d’abord leur peinture, c’est la mise en jeu de la sensori-motricité, plutôt qu’une tentative de figuration de formes reconnaissables et identifiables. Leur production picturale se compose donc de peu de traces figuratives dotées de significations latentes à décrypter, mais plutôt de traces sensori-affectivo-motrices, qui, loin de figurer des représentations préexistantes, vont au contraire conditionner la possibilité de l’accès à la représentation, dans le cadre de la médiation thérapeutique.

L'exploitation de la dimension sensorielle

L’expérience clinique montre en effet que le travail de l’enfant psychotique s’effectue essentiellement à partir de son exploitation de la dimension sensorielle du cadre de l’atelier peinture, selon des modalités différentes pour chacun, en fonction de sa problématique propre : l’enfant pourra ainsi utiliser les différentes qualités sensorielles de la matière picturale, les divers matériaux, instruments ou supports à sa disposition, ainsi que telle ou telle technique picturale, qui mobilisera sa gestualité de façon variée, au fil des ateliers. Dès lors, le travail thérapeutique s’effectue à partir de l’impact des stimulations sensorielles provenant du matériel et de la matière picturale mis à la disposition de l’enfant.

La réactivation des traces perceptives

Le travail de la peinture dans sa matérialité même permet de réactiver des traces perceptives d’expériences sensorielles primitives, qui se présentent souvent sous la forme de sensations hallucinées, dont la médiation picturale permettra une première figuration. C’est donc la rencontre avec la matérialité même du cadre et l’expérimentation de différents matériaux, qui mobilisera des angoisses archaïques et des vécus corporels irreprésentables ; la problématique corporelle se trouve en effet au centre de la psychose, définie par l’absence de constitution d’une image du corps unifiée, par la prédominance de vécus de morcellement, d’éclatement, d’automutilation, d’autoavalement, avec des sensations d’arrachage, d’écorchage, de chute, de liquéfaction etc.

La matérialisation des expériences d'agonie primitive

Le cadre de l’atelier thérapeutique permet donc de réactiver et de matérialiser ces expériences d’agonie primitive, au gré de la rencontre avec tel ou tel matériau, telle ou telle technique, sans qu’il ne soit jamais possible de prévoir ce qui va mobiliser, de façon singulière pour chaque enfant, ces vécus originaires impensables et irreprésentables. L’attention du clinicien se focalisera en particulier sur l’émergence et la mise en forme de ces sensations hallucinées précédemment évoquées, qui peuvent se présenter de multiples façons (Brun, 2002, 2003).

Exemples de sensations hallucinées

Voici quelques exemples : « Moi/bouche/peinture vomi(e) et vomissant(e) », ou « moi noyé dans la “mère merde” de la peinture », ou moi dissous dans la feuille. Il peut s’agir aussi d’une sensation d’arrachement d’une peau commune, en lien avec le décollage d’une peinture plastifiée, ou encore d’un vécu de glissade sans fin et de chute sur la feuille etc.

Les pictogrammes et les signifiants formels

Ces sensations hallucinées, réactivées par la dimension sensorielle de l’activité picturale, relèvent du registre des pictogrammes selon P. Aulagnier (1975), ou des signifiants formels selon D. Anzieu (1987, 1990), et elles se trouvent à l’origine de la production par l’enfant psychotique de formes sensorimotrices, plutôt que de peintures à contenu représentatif.

La dynamique transférentielle

Cette prédominance du pôle sensoriel sur le pôle représentatif s’inscrit dans une dynamique transférentielle qui lui donne sens : le travail de figuration ne peut s’effectuer qu’en mobilisant la dimension transférentielle entre l’enfant et les thérapeutes. Je défendrai l’hypothèse que la spécificité du travail en médiation thérapeutique avec les enfants psychotiques se définit par une réactualisation du lien primaire à l’objet, qui, dans la dynamique transférentielle, prend la forme d’une « boucle de retour » (selon l’expression de G. Haag) entre les animateurs de l’atelier et l’enfant, en écho avec la capacité d’échanges rythmiques entre la mère et l’enfant, où ce que l’enfant envoie est renvoyé transformé par la mère.

Le fonctionnement en miroir

Concrètement, il s’agit souvent pour les thérapeutes qui usent de la médiation picturale avec des enfants psychotiques et autistes de fonctionner d’abord en miroir avec l’enfant, de façon analogue aux phénomènes d’accordage entre la mère et l’enfant décrits par Stern (1985) : il s’agit donc d’effectuer des transpositions d’un mode d’expression dans une autre modalité sensorielle, par exemple entre les registres kinesthésiques, sonores, visuels et mimo-gestuo-postural, qui correspondent non pas à un renvoi du même mais à une correspondance transmodale entre les comportements. Autrement dit il faut mettre en travail la relation homosexuelle primaire, non pas au sens de fusion ou de symbiose, mais comme relation en double, selon la conceptualisation de R.

La thérapie miroir : une technique de rééducation innovante

La thérapie miroir est une technique de rééducation utilisée par les ergothérapeutes et les kinésithérapeutes pour permettre aux patients de se rééduquer et de stimuler la récupération du bras ou de la jambe. Elle consiste à placer un miroir entre les bras du patient de façon à refléter l'image du membre sain et en mouvement, à la place du membre lésé. Le patient fait bouger son membre valide devant le miroir pour faire croire à son cerveau que c’est son membre malade qui bouge.

Winnicott et l'importance de l'environnement "suffisamment bon"

Donald Winnicott, pédiatre et psychanalyste, a mis en évidence l'importance de l'environnement "suffisamment bon" pour le développement de l'enfant. Selon Winnicott, la mère suffisamment bonne est celle qui s'adapte aux besoins de son bébé, lui offrant un environnement stable et sécurisant.

L'espace transitionnel

Winnicott a également développé le concept d'espace transitionnel, une aire intermédiaire entre la réalité intérieure et la réalité extérieure, où l'enfant peut expérimenter et créer. L'objet transitionnel, comme un doudou, représente un symbole de cette aire transitionnelle, permettant à l'enfant de gérer la séparation d'avec sa mère.

Les stades de développement de l'enfant selon Wallon

Henri Wallon, psychologue français, a étudié le développement de l'enfant en mettant l'accent sur l'importance de l'environnement social et affectif. Il a décrit différents stades de développement, chacun caractérisé par une prédominance de certaines fonctions psychologiques.

Le stade impulsif pur

Le stade impulsif pur (entre 0 et 3 à 6 mois) est caractérisé par l'absence de contrôle des centres corticaux. L'enfant exprime ses émotions de manière diffuse et agitée.

Le stade émotionnel

Le stade émotionnel (entre 3 et 9 mois) est marqué par l'émergence des émotions (joie, tristesse). L'enfant exprime ses besoins à travers ses émotions et interagit avec son environnement.

Le stade sensori-moteur

Le stade sensori-moteur (entre 9 et 12 mois) est caractérisé par une perception plus précise des objets. L'enfant explore son environnement à travers ses sens et développe sa motricité.

Le stade projectif

Le stade projectif (entre 1 et 2 ans) est marqué par le passage de l'action à la pensée. L'enfant projette sa pensée à l'extérieur par le geste et commence à se reconnaître comme une personne distincte.

Le stade du personnalisme

Le stade du personnalisme (vers 3/4 ans) est caractérisé par l'affirmation de la personnalité de l'enfant. Il devient actif puis passif (jeu d'alternance réciproque).

Le stade catégoriel

Le stade catégoriel (5/6 ans et 11 ans) est un stade de différenciation. L'enfant découvre les valeurs sociales, morales, culturelles et intègre la vie de plusieurs groupes (famille, école, jeu…).

Les mécanismes de défense selon Anna Freud

Anna Freud, fille de Sigmund Freud, a contribué à la compréhension des mécanismes de défense utilisés par l'enfant pour faire face aux conflits psychiques.

Le refoulement

Le refoulement est le plus précoce et le plus primitif des mécanismes de défense. Il consiste à rejeter dans l'inconscient les pensées et les désirs inacceptables.

La projection

La projection est un mécanisme plus complexe et global. Il consiste à attribuer à l'autre ses propres sentiments et désirs inacceptables.

L'identification

L'identification est un mécanisme par lequel l'enfant s'approprie les caractéristiques d'une autre personne, souvent un parent.

Mélanie Klein et les relations objectales

Mélanie Klein, psychanalyste, a développé la théorie des relations objectales, qui met l'accent sur l'importance des relations précoces avec les objets (principalement la mère) dans la formation de la personnalité.

La position schizo-paranoïde

La position schizo-paranoïde est la première position psychique du bébé, caractérisée par le clivage de l'objet en bon et mauvais, et par l'utilisation des mécanismes de projection et d'introjection.

La position dépressive

La position dépressive est une étape ultérieure du développement, où l'enfant prend conscience de l'ambivalence de ses sentiments envers l'objet et éprouve de la culpabilité.

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