La gonadotrophine chorionique humaine (hCG) est une hormone principalement associée à la grossesse, mais sa présence et son dosage ont également une signification importante chez l'homme. Cet article se penche sur le rôle de l'hCG, son dosage chez l'homme, son interprétation et ses implications cliniques.

Qu'est-ce que l'hCG ?

La gonadotrophine chorionique humaine (hCG) est une hormone produite initialement par le tissu trophoblastique des embryons précoces, puis par les cellules du placenta en croissance pendant la grossesse. Elle est détectable dans le sang environ 11 jours après la conception. Le taux de hCG augmente rapidement, doublant toutes les 48 à 72 heures, et atteint son maximum entre 8 et 11 semaines après la conception.

Dosage de l'hCG

Le dosage de l'hCG peut être qualitatif ou quantitatif.

  • Dosage qualitatif : Ce test détecte simplement la présence ou l'absence de l'hormone hCG, généralement dans l'urine. C'est le type de test utilisé dans les tests de grossesse urinaires disponibles en pharmacie.

  • Dosage quantitatif (bêta hCG) : Ce test mesure la quantité exacte de bêta hCG dans le sang. Il est plus précis que le test qualitatif et peut détecter des niveaux d'hCG plus faibles.

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Chez l'homme, le taux physiologique de bêta-hCG se situe entre 1 et 2 mUI/ml.

Interprétation des résultats chez l'homme

Bien que l'hCG soit principalement associée à la grossesse, sa présence chez l'homme peut indiquer d'autres conditions médicales.

Taux normaux

Chez l'homme adulte, le taux normal d'hCG totale est inférieur à 2 ng/ml. Cependant, il est important de noter que les valeurs de référence peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.

Taux élevés

Un taux élevé d'hCG chez l'homme est généralement préoccupant et nécessite une évaluation médicale approfondie. La principale cause d'un taux élevé d'hCG chez l'homme est la présence de tumeurs des cellules germinales, en particulier les cancers des testicules. Ces tumeurs peuvent sécréter de l'hCG, entraînant une augmentation de son taux dans le sang.

D'autres causes plus rares d'un taux élevé d'hCG chez l'homme peuvent inclure :

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  • Tumeurs non germinales sécrétant de l'hCG
  • Certaines maladies inflammatoires
  • Erreur de laboratoire

Importance du dosage de l'hCG dans le diagnostic des tumeurs testiculaires

Le dosage de la bêta-hCG est un outil précieux dans le diagnostic et le suivi des tumeurs testiculaires chez l'homme. En effet, l'hCG est un marqueur tumoral, ce qui signifie que les tumeurs le libèrent. La présence d'un taux élevé d'hCG peut alerter sur la possibilité d'un cancer des gonades, en particulier des testicules.

Dans le cadre du diagnostic, le dosage de la bêta-hCG est généralement associé à d'autres examens, tels que l'échographie testiculaire et le dosage d'autres marqueurs tumoraux (alpha-fœtoprotéine, lactate déshydrogénase).

Suivi des tumeurs testiculaires

Le dosage de la bêta-hCG est également utilisé pour surveiller l'évolution de la tumeur et évaluer la réponse au traitement. Une diminution du taux d'hCG après le traitement indique généralement une réponse positive, tandis qu'une augmentation peut signaler une récidive ou une résistance au traitement.

Autres considérations

  • Faux positifs : Bien que rares, des faux positifs peuvent survenir lors du dosage de l'hCG. Cela signifie qu'un test peut indiquer un taux élevé d'hCG alors qu'il n'y a pas de tumeur présente. Les faux positifs peuvent être causés par des interférences avec le test ou par la présence d'anticorps anti-hCG.

  • Dosage de l'hCG dans les services d'urgence : Le dosage de la bêta-hCG chez l’homme dans un service d'urgences est généralement considéré comme non pertinent, sauf en cas de suspicion de tumeur testiculaire.

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Autres hormones à considérer

L'ovaire sécrète trois types d'hormones stéroïdiennes : des œstrogènes, de la progestérone et des androgènes.

Exploration de la fonction ovarienne

La pratique des dosages hormonaux a constitué un grand progrès dans la connaissance de la pathologie gynécologique, puisqu'ils permettent d'étudier la fonction ovarienne et la fonction hypothalamo-hypophysaire. Ces dosages doivent être très souvent répétés, car ils constituent un instantané de l'état hormonal à un moment donné du cycle.

Œstrogènes

Elle fait appel au dosage radio-immunologique du 17-estradiol plasmatique qui est le principal œstrogène produit par l'ovaire. Le prélèvement sera volontiers effectué vers le 12e jour d'un cycle normal. En fait, les indications de ce dosage sont rares en pratique courante et l'appréciation de l'imprégnation œstrogénique de l'organisme peut bien souvent se faire avantageusement par l'étude de la glaire cervicale ou par le test à la progestérone.

Progestérone

Elle reste très difficile à explorer avec précision. En pratique, l'établissement de la courbe ménothermique suffit bien souvent à apprécier qualitativement la sécrétion progestéronique grâce à l'existence d'un plateau thermique qui dure normalement douze à quatorze jours (effet hyperthermiant de la progestérone). Cependant, une courbe normale n'exclut pas la possibilité d'une insuffisance lutéale.

Androgènes

La testostérone plasmatique a une valeur d'orientation capitale bien que d'origine mixte, ovarienne et surrénalienne. Devant un hirsutisme, un taux de testostérone normal avec des cycles menstruels réguliers et ovulatoires est en faveur d'un hirsutisme idiopathique. Un taux légèrement élevé associé à des troubles du cycle est en faveur d'une dystrophie ovarienne. Un taux franchement élevé doit faire évoquer une tumeur ovarienne ou surrénalienne, une hyperthécose ovarienne ou un bloc enzymatique surrénalien. Le dosage de la 4-androsténédione plasmatique permet d'affirmer le diagnostic. Bien qu'elle soit elle aussi d'origine mixte, une élévation de la 4-androsténédione est plutôt en faveur d'une hyperandrogénie ovarienne car la voie 4 est la voie métabolique essentielle au niveau ovarien. Cette hormone est modérément augmentée dans les dystrophies ovariennes. Le dosage plasmatique du sulfate de déhydroépiandrostérone remplace avantageusement celui des 17-cétostéroïdes urinaires.

L'exploration de la fonction gonadotrope repose sur les dosages plasmatiques de FSH et de LH. Ils ont supplanté les anciens dosages des gonatrophines urinaires. Le taux de FSH est élevé dans les aménorrhées d'origine ovarienne comme par exemple en période post-ménopausique. Le taux de LH est plus particulièrement intéressant dans le cadre des dystrophies ovariennes.

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