En cette fraîche soirée d'hiver, ils sont des millions d'Américains, suspendus à leur poste de télévision, à prier pour un miracle. Auquel personne ne croit. Auquel tout le monde, pourtant, a envie de croire. Vietnam, Watergate, Téhéran, inflation, chômage… Des noms qui résonnent comme une angoisse incandescente au pays de l'Oncle Sam. En cette année 1980, la bannière étoilée est en berne : les revers successifs subis par le pays sur la scène internationale ont affecté la population au plus haut point, et mis à mal le patriotisme hyperbolique de la nation entière. La guerre froide entre dans une phase nouvelle, caractérisée par un regain des tensions aux quatre coins de la planète. Ce 22 février 1980, c'est ainsi tout un pays qui s'unit derrière ses boys, ces hockeyeurs encore amateurs, qui s'apprêtent à défier l'ogre soviétique sur la glace de Lake Placid. Plus qu'une banale rencontre de hockey, c'est la fierté, l'orgueil, l'honneur des États-Unis qui est en jeu dans cet affrontement au sommet. Pourtant, leurs chances de remporter cette bataille sont dérisoires, voire inexistantes. C'est pourquoi, ils espèrent tous, en secret…
L'histoire du hockey sur glace aux États-Unis est riche et complexe, marquée par des moments de gloire, des défis et une évolution constante. Cet article explore les différentes facettes de cette histoire, des premiers pas du hockey universitaire au "Miracle sur glace" de 1980, en passant par l'essor de la National Hockey League (NHL) et l'importance du hockey sur patins.
Les racines du hockey universitaire
Les universités ont été très tôt un des lieux du développement du sport américain, et le hockey sur glace n’a pas échappé à la règle, en particulier dans la zone historique de Nouvelle-Angleterre (autour de Boston) où les plus célèbres universités du pays (Yale, Harvard, etc) avaient parmi les meilleures équipes sportives dans les années 1920. La NCAA n’a mis en place un tournoi national que dans l’après-guerre. Ce premier tournoi de 1948 a été marqué par un incident, puisque les officiels de la NCAA ont désavoué l’arbitre et validé un but-clé inscrit en pleine confusion à la table de marque.
Le principe du tournoi final était d’inviter les meilleures équipes, selon la décision d’un comité qui examinait les résultats obtenus par les différentes universités dans des calendriers libres. Ce tournoi se déroulait initialement dans le Colorado, qui n’avait pas une grande tradition de hockey sur glace américain. Le hockey universitaire allait y gagner en importance avec les premières victoires du Colorado College. Mais c’est une autre équipe locale, Denver, qui allait bouleverser la communauté universitaire. Sitôt embauché, l’entraîneur Murray Armstrong appelait des juniors canadiens qu’il avait coaché - et qui firent de Denver le champion 1958.
Cet évènement marquait une scission dans la conférence de l’Ouest. D’un côté, il y avait les universités comme Michigan ou Minnesota qui recrutent les joueurs des lycées de leur État, et de l’autre, Denver, Colorado College mais aussi North Dakota (issu d’un État moins peuplé) qui vont à la pêche des juniors canadiens. Il ne s’agit pas que d’une question d’origine. Les principes du hockey universitaire sont aussi déviés parce que les recrues sont plus âgées : ceux qui sortent des ligues juniors canadiennes ne sortent pas directement du lycée, ils peuvent avoir deux ans de plus et sont donc physiquement plus mûrs. On recense même un universitaire de 36 ans (!) au Colorado College. Jack Smith est surnommé Silver Fox (Renard argenté) par ses coéquipiers en raison de ses cheveux grisonnants.
Lire aussi: Inspirations crochet glace
Un homme dénonce sans relâche ce système, c’est John Mariucci. Cet entraîneur américain de l’université du Minnesota refuse d’affronter Denver pour exprimer son hostilité à sa politique. Même quand les deux équipes sont dans la même conférence, leurs confrontations sont rayées du calendrier. La rancœur personnelle s’ajoute à la bataille de principes. Au tournoi final 1961, Minnesota et Denver sont « obligées » de s’affronter car elles se retrouvent face-à-face au tournoi final, lors de la demi-finale réservée aux équipes de l’Ouest (soit la finale avant la lettre car les équipes de l’Est ne font pas le poids). Mariucci fait porter à son joueur Lou Nanne un panneau sur lequel est inscrit « Nous grillons le bacon canadien ». Le paradoxe - volontaire - est que Nanne est lui-même né et formé au Canada. Il est le seul étranger dans cette équipe de Minnesota entièrement constituée de joueurs locaux, mais il prendra la nationalité américaine et deviendra un joueur important de l’équipe nationale des États-Unis. Les hommes de Mariucci ne grillent rien du tout et se carbonisent eux-mêmes, battus 6-1.
Mariucci aura néanmoins une importance à long terme : cette volonté de donner une identité au hockey américain infusera auprès de ses élèves (même canadiens comme Nanne). Jusqu’ici, le hockey universitaire était mal vu dans les rangs professionnels : ces intellectuels n’étaient pas censés se mêler aux durs à cuire du circuit pro. Un homme va faire changer les mentalités : « Red » Berenson. Il a dédaigné une offre de passer pro pour intégrer une université et avoir une meilleure éducation. L’autre homme qui rehaussera la vision du hockey universitaire américain est Ken Dryden. Le gardien du Canada à la Série du Siècle écrira un livre sur cette expérience et sera considéré comme un spécialiste éminent de la description du hockey sur glace et de sa culture. Auteur de livres sur ce sport, avocat, il sera ensuite homme politique de premier plan, parlementaire, ministre un temps envisagé comme candidat du Parti Libéral aux élections nationales. Mais auparavant, Dryden avait lui aussi suivi un cursus universitaire. Il avait conduit Cornell au titre 1967 sans perdre un seul match quand il était titulaire. C’est une date marquante car c’est la première fois qu’une université de la Ivy League gagne un titre sportif majeur en NCAA : Cornell était dès l’origine une université plus ouverte que ses consœurs (Yale, Harvard) réservées à des classes très aisées.
Le hockey universitaire avait donc élevé son niveau, et il allait grandement contribuer à ce que le hockey aux États-Unis le fasse aussi. Même le président - canadien - de la NHL Clarence Campbell rendit hommage à la victoire de l’université du Minnesota en 1974 avec une équipe 100% locale en l’identifiant comme une date-clé dans le développement du hockey américain. L’entraîneur de Minnesota suivait en effet les traces de Mariucci dont il était un ancien élève. Son nom ? Herb Brooks. Terminons ce petit tour d’horizon par la plus célèbre tricherie de l’histoire du tournoi final NCAA. L’équipe gagnante étant invitée à la Maison Blanche, Stauber y rencontrera Ronald Reagan et racontera que ce moment déterminera son intérêt pour la politique. Policier pendant 20 ans et dirigeant d’un syndicat de police, il a été élu à la Chambre des représentants en 2018, en étant le premier candidat que Donald Trump est venu soutenir pendant sa campagne. Son soutien infaillible à Trump lui vaudra un tour sur l’avion présidentiel Air Force One en septembre 2020.
Le "Miracle sur glace" de 1980
Alors que depuis 30 ans une Guerre froide oppose les États-Unis et l’Union soviétique, les Jeux olympiques d’hiver de 1980 sont organisés aux États-Unis, à Lake Placid dans l’État de New York, non loin de la frontière canadienne. Depuis décembre 1979 et l’entrée en Afghanistan de l’Armée rouge, les tensions entre les deux puissances sont revenues intenses. C’est dans ce contexte que s’ouvre les Jeux olympiques d’hiver de 1980 à Lake Placid, au Nord Est des Etats-Unis. Dès le début de la guerre froide, chaque olympiade est le lieu d’une course aux médailles effrénée entre Soviétiques et Américains. Certains sports revêtent alors une importance symbolique. C’est le cas du hockey sur glace, sport majeur dans les deux nations. La sélection russe, la Red Army (ce qui n’est pas qu’un surnom, la sélection dépend de l’armée, les joueurs sont considérés comme des soldats), domine le hockey mondial.
En 1980, les joueurs éligibles à la sélection américaine sont exclusivement des universitaires, âgés de 17 à 20 ans, et non pas les professionnels de la NHL. L’entraîneur Viktor Tikhonov dirige des légendes telles que Boris Mikhailov, Aleksandr Maltsev, Vladimir Petrov, Valeri Kharlamov et le gardien Vladislav Tretiak, sans oublier des jeunes talents comme Viatcheslav Fetissov ou Sergueï Makarov. Les Soviétiques font figure de grandissimes favoris, avec des joueurs de classe mondiale. En face, les États-Unis alignent des joueurs issus du championnat universitaire qui n'ont pratiquement jamais joué ensemble. Sur le papier, les spécialistes ne donnent aucune chance aux hockeyeurs américains. Toutefois si l’URSS aligne la meilleure équipe du monde, les Américains doivent faire sans les stars professionnelles de la NHL car le règlement olympique d’alors n’autorise pas leur participation. Ils doivent donc jouer avec les meilleurs joueurs universitaires.
Lire aussi: Développement de bébé grâce au hochet
Une semaine avant le début du tournoi olympique, un match de préparation pour les deux équipes avait été organisé au Madison Square Garden de New York et les États-Unis s’étaient inclinés… 10-3 ! La confrontation a lieu en demi-finale dans une ambiance électrique. Les jeunes joueurs américains sont galvanisés par le contexte et "chauffés à blanc" par leur entraîneur, Herb Brooks. Celui-ci trouve les mots pour les motiver, et finalement, après un match à rebondissements, les États-Unis s'imposent 4-3. Ce match, retransmis en direct à la télévision dans le monde entier, débute dans une atmosphère quelque peu pesante et dans une patinoire acquise à la cause des Américains. Au bout de neuf minutes, les Soviétiques, qui dominent largement, ouvrent le score grâce Vladimir Kroutov qui détourne un tir d’Alekseï Kassatonov, hors de portée du gardien américain Jim Craig (1-0). Quelques secondes après, les Américains égalisent par Buzz Schneider ! Le gardien américain maintient son pays dans le match ensuite, en repoussant plusieurs attaques. Et les Américains égalisent à nouveau, par Johnson après un tir lointain de Christian mal repoussé par Tretiak.
Au retour des vestiaires, l’entraîneur soviétique surprend tout le monde en remplaçant son gardien Tretiak, réputé le meilleur du monde, par Vladimir Mychkine, événement rarissime chez les Soviétiques. Mais ils reprennent l’avantage assez rapidement, sur un but de Maltsev. En début de troisième période, les États-Unis surprennent encore leurs adversaires en égalisant une troisième fois, à nouveau par l’intermédiaire de Johnson. Les Soviétiques ont beau se ruer de plus belle sur le but des Américains, ceux-ci ne lâchent plus rien et conservent leur avantage jusqu’au bout. Incroyable, la grande équipe de l’URSS est tombée ! Les USA empochent la médaille d’or et signent un exploit tel qu’il marque la mémoire commune. A Moscou, au contraire c’est vécu comme une humiliation au delà du sport. C’est pourquoi la Red Army va s’entraîner encore plus dur en vue de la prochaine Olympiade.
Le groupe des hockeyeurs universitaires dirigés par Herb Brooks suscite alors un élan de fierté nationale énorme aux États-Unis. La plupart feront ensuite carrière en NHL ou dans d’autres ligues professionnelles. Du côté de l’URSS, si les joueurs ont pu se consoler avec une médaille de bronze, face à la Suède, leur fierté a été clairement touchée. L’URSS continuera cependant à dominer ce sport jusqu’à sa dissolution en 1991, avec deux médailles d’or, en 1984 à Sarajevo et 1988 à Calgary. Les hockeyeurs russes vivent en caserne onze mois sur douze, subissent des entraînements militaires quotidiens et la surveillance du KGB, le service de renseignement et la police politique du régime soviétique. En 1984, les J.O. d’hiver se déroulent à Sarajevo, en Yougoslavie, pays communiste mais indépendant de l’URSS (le pays a éclaté dans les années 90 pour former aujourd’hui la Bosnie-Herzegovine, la Serbie, la Croatie, le Monténégro, la Slovénie, la Macédoine du Nord et le Kossovo). Les Russes veulent laver l’affront de 1980 et restaurer la grandeur soviétique sur la glace. Ainsi, ils écrasent le tournoi, en remportant tous leurs matchs (58 buts marqués, pour seulement 6 encaissés). Point d’orgue, une victoire 2-0 contre le Canada, l’autre grande nation mondiale du hockey. L’URSS fête à son tour cette victoire comme une victoire du communisme sur le bloc de l’Ouest. C’est un outil de propagande. Quelques mois plus tard, l’URSS et une quinzaine de pays du bloc communiste boycotteront les J.O. Vladimir Kovine, légende des Flammes Bleues de Reims puis des Phénix, toujours éducateur à Reims faisait partie de cette équipe.
La National Hockey League (NHL) et la Coupe Stanley
Le palmarès de la NHL, riche de plus de 100 ans d’histoire, met en lumière les légendes du hockey sur glace et l’évolution de ce sport à travers les décennies. La Coupe Stanley est le trophée ultime de la Ligue nationale de hockey. Chaque saison, une franchise soulève cette Coupe emblématique et inscrit son nom au palmarès du hockey nord-américain. Le nom de chaque vainqueur est gravé sur la Coupe Stanley, ce qui en fait un trophée vivant et unique. Depuis la saison 1926-1927, la Coupe Stanley est disputée uniquement par les équipes de la NHL. du premier titre NHL en 1927 jusqu’au champion .
Plusieurs équipes mythiques se distinguent au palmarès de la Coupe Stanley. Les Canadiens de Montréal détiennent ce record inégalé, loin devant les titres de Toronto. Les Bruins de Boston. Record de à la suite par Montréal (1956-60). Les Islanders de New York ont 4 de suite (1980-83) et Toronto 3 (1947-49). Malgré le poids historique des équipes canadiennes, aucune franchise du Canada n’a gagné la Coupe Stanley depuis les Canadiens en 1993. Cela représente plus de 30 ans de disette pour le Canada, malgré plusieurs finales atteintes (Calgary 2004, Edmonton 2006, Vancouver 2011, Montréal 2021… Henri Richard (Canadiens de Montréal) a remporté 11 Coupes Stanley en tant que joueur - un record absolu. Patrick Roy est le seul joueur élu trois fois MVP des playoffs (Conn Smythe Trophy) - en 1986 et 1993 avec Montréal, puis en 2001 avec Colorado. Il est arrivé seulement 6 fois qu’un joueur de l’équipe finaliste reçoive le trophée Conn Smythe du MVP. Le cas le plus récent est Connor McDavid , récompensé malgré la défaite d’Edmonton.
Lire aussi: Outil Essentiel pour Bébé : Hochets Noirs et Blancs
Wayne Gretzky a gagné la Coupe Stanley 4 fois, toutes avec les Oilers d’Edmonton (en 1984, 1985, 1987 et 1988). Malgré son départ pour Los Angeles en 1988, il n’a pas remporté de titre avec les Kings (finale perdue en 1993). La saison 2004-2005 a été annulée en raison d’un lock-out (conflit salarial) dans la NHL. Le trophée Conn Smythe récompense le joueur jugé le plus utile (Most Valuable Player) pour son équipe pendant l’ensemble des playoffs NHL. Il est décerné depuis 1965, généralement à un joueur de l’équipe championne (mais il peut aller à un joueur de l’équipe finaliste perdante dans de rares cas). Avant 1927, la Coupe Stanley était un trophée « ouvert » : elle pouvait être gagnée par des équipes de différentes ligues professionnelles canadiennes. De 1893 à 1914, elle fonctionnait par défi entre le champion en titre et un prétendant. Ensuite, de 1915 à 1926, la finale opposait le champion de la NHL (ou ancienne NHA) et le champion de la ligue de l’Ouest (PCHA/WCHL/WHL).
Des joueurs américains ont marqué l'histoire de la NHL, tels que Gordie Howe, qui totalisa 1 850 points durant sa carrière, un record qui ne fut battu que par Wayne Gretzky en 1989.
L'essor du roller hockey
Bien avant la naissance de la fédération américaine USA Roller Sports, existait la Roller Skating Rink Operators Association (RSROA). En 1940, la RSROA a publié un premier guide de règles du roller hockey américain. Dans un premier temps, les clubs pratiquants se limitèrent aux villes septentrionales des Etats-Unis et à quelques villes canadiennes frontalières. La pratique connut une grande popularité grâce à la télévision locale qui a besoin d’occuper le temps d’antenne. En 1959, cet intérêt médiatique croissant conduisit à création d’un comité national de Puck Hockey pour formuler des règles spécifiques à la taille des patinoires de l’époque. L’American Roller Hockey Association vit le jour avec Joe Spillman, un gérant de patinoire de San Antonio (Texas). En 1960, le championnat de roller se déroula à Little Rock (Arkansas). S’y tenaient des démonstrations de hockey avec balle (rink hockey) et avec palet (puck roller hockey). Dans la foulée de cette compétition débuta la première saison officielle de roller hockey en Amérique du Nord. Bien évidemment, la pratique se faisait exclusivement sur des quads ! En effet, il n’y avait que peu ou pas de patins à roues alignées à ce moment-là aux Etats-Unis. Mais les joueurs utilisaient alors un palet ! Ainsi, nous étions sur un format hybride entre roller hockey et rink hockey. En 1962, à l’auditorium Pershing de Lincoln (Nebraska), les deux pratiques avec palet et balle étaient représentées.
Le 1er septembre 1965, à l’occasion de sa réunion semestrielle de conseil d’administration, la RSROA valida la pratique du « Puck Hockey » comme discipline à part entière, à l’égal du rink hockey, sport très populaire en Europe et en Amérique du Sud. Dans le numéro de janvier 1965 de Skate Magazine, Budd Van Roekel, alors président de la RSROA, indiquait que même s’il reconnaissait la popularité du rink hockey à l’international, la pratique du hockey avec un palet était plus familière pour les américains et les canadiens. L’année 1966 marque le retour du puck hockey après 4 années de trève. La finale opposa les Canadiens de Windsor (Ontario) et les américains Wildcats de Detroit (Michigan), le champion historique sortant de 1962. Une autre étape importante pour le puck hockey fut l’année 1977. En effet, le championnat nord américain de puck hockey se déroula pour la première fois dans une enceinte dédiée au rink hockey, à Houston (Texas). Le public vint en nombre et une grande publicité fut faite autour de l’événement. 14 journaux et chaines de télévision couvrirent la compétition.
Les San Diego Hosers furent les premiers à remporter le titre national des USA en patin en ligne à San Diego en juillet 1993. A cette époque, Paul Chapey, entraîneur des Hosers, se rendait bien compte que les patins en ligne étaient plus rapides que les patins traditionnels. Ces derniers conservaient toutefois un avantage en terme de maniabilité. Paul Chapey convertit toute l’équipe des Hosers San Diego au roller en ligne et revint en 1993 chercher le titre. Le roller hockey fit son entrée aux Jeux Panaméricains en 1999, au Canada. Le 14 mars 2003, à l’occasion de son Assemblée Générale, l’IWGA reconnut la FIRS en tant qu’entité responsable du roller inline hockey. Le roller inline hockey fit donc son entrée aux World Games de Duisburg (Allemagne) en 2005. Le rink hockey était inscrit au programme des World Games depuis leur première édition en 1979. Les Etats-Unis gagnèrent la médaille d’or. L’USARS permit l’émergence de nombreux styles de jeux et de tournois de roller hockey américains. La plupart des organisateurs indépendants firent leurs armes au sein de l’USARS. Les règles USARS possèdaient des différences substantielles avec les règles de la glace. Elles étaient issues d’un consensus avec les joueurs et les clubs. Ces différences de règles posèrent des problèmes à USA Hockey quand l’entité voulut créer tardivement son propre format de compétition avec des règles exactement identiques à la glace. Le premier championnat du monde de roller inline hockey (RILH) se tint aux Etats-Unis sous l’égide de la FIRS. Le championnat du monde senior homme de roller inline hockey IIHF (proche de la glace) débuta en 1996.
tags: #hockey #sur #glace #usa #histoire
