Introduction
La technologie des graveurs double couche (DL) a marqué une avancée significative dans le domaine du stockage optique. Elle permet d'augmenter considérablement la capacité des DVD, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l'archivage de données et la duplication de vidéos. Cet article explore en détail le fonctionnement des graveurs double couche, leurs avantages, leurs limites, ainsi que leur compatibilité avec différents supports et lecteurs.
Fonctionnement d'un Graveur Double Couche
Le principe de fonctionnement d'un graveur double couche repose sur la présence de deux fines couches organiques séparées par une couche séparatrice sur un même disque. Ces couches, appelées L0 et L1, sont gravées par un laser qui modifie de manière irréversible leurs propriétés. La gravure est similaire à la construction d'un DVD9 pressé.
Pour graver ou lire les données, le laser fait une mise au point sur l'une ou l'autre des couches. La couche L0, la plus proche de la surface du disque, est semi-réflective afin de permettre au laser de la traverser pour atteindre la couche L1. La couche L1, quant à elle, est plus réflective et plus sensible au laser, car elle doit être lue à travers la couche L0. La couche qui sépare les deux couches de données est d'environ 55 µm. Le faisceau laser est dirigé sur l’un ou l’autres de couches en modifiant la position de la lentille laser.
La capacité à transmettre la lumière de la couche 1 est augmentée à 50% afin de permettre au signal de passer une fois dans un sens pour la gravure et autant de fois qu’on le désire dans l’autre sens pour la lecture. Il fallait toutefois ne pas compromettre la réflectivité de la première couche qui doit être d’au moins 18% pour respecter la compatibilité DL. La seconde couche (la plus basse sur le média) a par contre une réflectivité plus forte supérieure à 50% et également une sensibilité plus forte au laser. Cela à cause de la première couche qui absorbe et réfléchi une partie de la lumière envoyée.
Le graveur gère le passage d'une couche à l'autre de manière transparente pour l'utilisateur. En général, la gravure commence sur la couche L0, puis se poursuit sur la couche L1 une fois la première couche remplie. Les médias DL utilisent une direction d’écriture opposée (OTP pour Opposite Track Path). Cela signifie que le graveur commence la gravure dans un sens sur une couche et dans l’autre sens sur la seconde couche. En pratique, le graveur va commencer au centre du disque et se diriger vers sa circonférence. Il passe ainsi rapidement au début de la seconde couche sur laquelle il va écrire à partir de la circonférence, sans revenir au centre inutilement.
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Caractéristiques Techniques des DVD Double Couche
Les DVD double couche (DVD+R DL ou DVD+R9) offrent une capacité de stockage de 8,5 Go, soit près du double des DVD simple couche (4,7 Go). Le format physique a été développé dans l’esprit d’une conservation de la compatibilité et d’une similarité d’une part entre le DVD DL et le DVD9 pressé et d’autre part avec le DVD gravé simple couche. La façon d’adresser les données et la même sur les DVD+R DL que sur les DVD+R et +RW, ce qui permet également de conserver le lossless linking qui permet de n’avoir aucun gap (vide) entres les données. Le track pitch est identique avec une longueur de 0.74 µm. Le track pitch représente la distance entre deux rangées de pits, mesurée depuis le centre d’une rangée jusqu’au centre de la rangée connexe.
Le wobble period est par contre ajusté de 10% supplémentaire du fait du channel bit length plus important. Exprimé en nanomètres, le wobble period représente l’amplitude maximale du signal du pre-groove. Sa taille doit être adaptée en fonction du graveur et du type de gravure permise car il conditionne l’avancée du servo de la tête de lecture. Le channel bit length représente la densité d’écriture des données sur le média. Il est agrandi à 0.146 µm sur le DVD DL afin d’améliorer la capacité en relecture et éviter les interférences entre la couche 0 et la couche 1. On a donc une densité sensiblement moins importante par rapport au DVD+R classique de 4.7 Go. A titre de comparaison, ce dernier représente une densité de 4.5X par rapport au CD-R, alors que sur le DVD DL cette densité n’est que de 4.1X par rapport au CD-R. La capacité totale est donc en rapport avec un passage de 4.7 à 4.27 Go par couche, soit 8.55 Go au total sur un DVD DL.
En raison de la présence de deux couches, la puissance du laser nécessaire à la gravure est plus élevée (30 mW) que pour les DVD simple couche (19 mW). Cela est certainement pour compenser la perte de puissance due à la couche de séparation et à la première couche qu’il faut traverser. La vitesse de gravure des DVD+R DL est pour l’instant de 2.4X. Lorsque l’on regarde les informations d’un DVD DL vierge on voit que la capacité est de 8.55 Go et le Book Type est DVD+R DL. La vitesse maximale est de 2.4X soit 3324 ko/s. Le nombre de couches est aussi indiqué.
Compatibilité des Graveurs et Lecteurs Double Couche
La compatibilité des graveurs et lecteurs double couche est un aspect crucial à considérer. Bien que le format DVD+R DL ait été conçu pour être compatible avec les lecteurs DVD-ROM existants, des problèmes de compatibilité peuvent survenir, en particulier avec les lecteurs plus anciens ou les platines DVD de salon.
Afin de vérifier la compatibilité en lecture du Dual Layer, il faut graver un disque avec Nero Burning Rom 6 d’Ahead et lavons testé sur plusieurs dispositifs. Il s’agit d’une copie du DVD de Casino, initialement un DVD9 qui ne nous avons donc pu graver dans son intégralité après lavoir rippé via DVD Decrypter. On notera donc au passage que la copie de DVD9 est rendue bien plus aisée qu’auparavant étant donné que l’on a plus besoin de réduire la qualité ou de supprimer les bonus ou les langues pour pouvoir rentrer un DVD sur un DVD+R.
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Pour améliorer la compatibilité, il est possible de modifier le "book type" du DVD+R DL, c'est-à-dire le code d'identification du disque. Certains lecteurs se basent sur ce code pour reconnaître le type de média et peuvent refuser de lire un DVD+R DL si le "book type" n'est pas reconnu. Changer le book type peut permettre une meilleure reconnaissance du média en lecture car certains appareils se basent uniquement sur le bit setting pour pouvoir lire ou non un média. Si l’appareil voit que le code n’est pas un de ceux qu’il a dans sa base il rejette automatiquement le disque, c’est ce qui arrive souvent avec les médias gravés DL. En changeant artificiellement le book type on évite ce rejet et laisse une chance à la tête de lecture de faire son office.
Les résultats des tests de compatibilité montrent que le fait de pouvoir indiquer un « faux » book type est salvateur en ce qui concerne la compatibilité des médias DL gravés. En effet, avec un book type normal DVD+R DL le DVD que nous avons gravé n’est reconnu que par 42% des lecteurs DVD-Rom et 37% des graveurs DVD+RW ou RW. Du coté des lecteurs DVD-Rom on note que les plus anciens sont à la peine, surtout pour les excellents anciens Toshiba qui ne peuvent pas lire les DVD+R DL, quel que soit le book type. Les lecteurs Pioneer s’en sortent très bien, ce qui n’est pas le cas des graveurs, parmi lesquels seul le DVR106S parvient à relire un DVD+R DL gravé avec un book type modifié. La compatibilité avec les médias DL est sensiblement supérieure sur les lecteurs DVD-Rom par rapport aux graveurs avec 42% pour les lecteurs et 37% pour les graveurs. Par contre, avec un média donc le book type est modifié les graveurs ont beaucoup autant de facilité puisque la compatibilité passe à 64% alors qu’elle est de 62% pour les lecteurs. On notera la curiosité du graveur NEC2500A qui même flashé en 2510A (et donc en graveur double couche) ne peut pas relire les DVD+R DL gravés par le Liteon SOHW-832S. Heureusement, la version flashée en 2510A est tout de même capable de relire les médias DL gravés par ses soins. A l’inverse, le SOHW-832S est capable de relire les médias du NEC2510A.
Du coté des platines le constat est relativement positif puisque l’on part d’une compatibilité de 60% avec des médias DL non modifié pour arriver à un bon 90% avec un média dont le book type a été modifié. Seule la platine Panasonic SA-HT520 a en effet rejeté le média dans les deux cas alors que d’autres platines bien meilleur marché l’on accepté. Il s’agit évidemment d’un petit panel de comparaison, uniquement dans un but représentatif et non exhaustif. Avant de se lancer dans la gravure frénétique de DVD+R DL (à 24 euros le média on se doute qu’on ne sera pas nombreux dans le cas), il faut donc vérifier que le matériel que l’on destine à la relecture est compatible.
Exemples de Graveurs Double Couche
Plusieurs fabricants ont proposé des graveurs double couche, parmi lesquels Lite-On et Sony se sont distingués. Le Lite-On SOHW-832S est le premier graveur Dual Layer qui a pu être testé. La première partie de son nom est codé en fonction de la norme Sony Alliance Model ODD : SonyOptical Half Height optical loader DVD+/-RW. Il faut rappeler que c´est maintenant Lite-On qui fabrique les graveurs Sony, et le DRU700 est d’ailleurs identique au 832S si l’on fait abstraction de son boîtier personnalisé.
Il peut lire les CD à la vitesse max de 40X et grave les CD-R et les CD-RW aux vitesses respectives de 40 et 24X. Du coté des DVD+R et R la vitesse est de 8X et elle est de 4X pour les média réinscriptibles + et RW. La vitesse de gravure des DVD+R DL est par contre limitée au 2.4X pour le moment. Le temps d’accès en lecture CD comme DVD est de 160 ms. C’est la technologie Smart Burn qui s’occupe d’éviter les erreurs dues au vidage du cache. Elle fonctionne aussi bien pour la gravure de CD que pour les DVD+R et +RW ou le lossless linking est 100% opérationnel. Le prix du SOHW-832S est par contre un petit peu élevé pour l’instant : 145 euros en moyenne constatée.
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Le SOHW-832S est indiqué par Nero Info Tool comme RPC II, c´est-à-dire qu’il dispose d’une protection pour le changement de zone, avec 4 possibilités de changement possibles. Liteon fournit toutefois un utilitaire qui permet de transformer le SOHW-832S en lecteur RPC1, c’est à dire non zoné.
Le Sony DRU700A est un autre exemple de graveur double couche. Tout nouveau, tout beau, le DRU700 est le premier graveur DVD de la firme nipponne à être fabriqué par LiteOn. Ce lien de parenté saute aux yeux de l'initié dès le déballage du graveur, celui-ci étant nettement moins profond que les graveurs habituels. Cette caractéristique était jusqu'alors l'une des signatures de LiteOn dont le DRU700 hérite avec une profondeur de seulement 165mm. Outre sa taille de guêpe, qui devrait plaire aux possesseurs de mini PC, le DRU700 est muni d'une façade blanche au look plutôt élégant. Globalement similaire à la façade introduite avec le DRU500, la partie frontale du DRU700 a quelque peu été retravaillée pour arborer un aspect plus « new-edge design ». L'autre spécificité ayant trait à la façade du DRU700 vient de son interchangeabilité qui permet de la remplacer en quelques manipulations. Sony livre d'ailleurs le DRU700 avec une façade noire supplémentaire. Ceci sera une véritable bénédiction pour ceux d'entre vous qui disposent d'un PC de couleur noire ou pour ceux qui souhaitent dissimuler le DRU700 derrière une trappe argentée comme c'est le cas avec certains boîtiers Lian-Li. Dans ce cas de figure précis, le revêtement qui orne le tiroir est trop large et butte contre les caches livrés par Lian-Li ; un rapide changement de façade s'impose alors. Outre ces détails on trouve en façade du graveur un bouton d'éjection, un dispositif d'éjection d'urgence ainsi qu'une diode. Aucun connecteur casque ni molette de réglage du volume n'est par contre présent et l'éjection du plateau produira son petit effet de surprise, ce dernier étant de couleur noir. La partie arrière du graveur dispose pour sa part des connecteurs habituels avec un port IDE, un connecteur molex, un cavalier de configuration et deux sorties audio l'une en analogique et l'autre en numérique. L'électronique du graveur ne révèle pas de grand bouleversement, Sony utilisant ici un banal chipset MT1818E. Il est d'ailleurs surprenant de constater que des chipsets comme le MT1818E, utilisés déjà depuis un bon moment dans les graveurs DVD, supportent la gravure double couche. Du côté des vitesses d'enregistrement le dernier bébé de Sony est annoncé comme pouvant graver les CD-R en 40x, les CD-RW en 24x, les DVD-R en 8x, les DVD-RW en 4x, les DVD+R en 8x, les DVD+RW en 4x alors que les médias DVD+R9 seront gravés à la vitesse de 2,4x. Question vitesses de lecture Sony annonce 40x pour les CD et 12x pour les DVD. Les temps d'accès du DRU700 étant de 135ms pour les CD et de 130ms pour les DVD. Supportant la quasi-totalité des formats actuellement disponibles, le DRU700 prend en charge le CD-Text ainsi que les modes d'écriture DAO/SAO/DAO Raw & SAO RAW.
En démarrant ce test nous pensions, naïvement, trouver quelques différences d'ordre intrinsèque entre le dernier graveur de LiteOn et le Sony produit par LiteOn. En vérité les deux graveurs sont strictement identiques de par leur taille et seuls la façade et l'autocollant changent d'un produit à l'autre. Cette constatation troublante trouve sa confirmation lorsque l'on ouvre les deux graveurs puisqu'on retrouve le même bloc optique, la même motorisation et les mêmes circuits électroniques frappés dans les deux cas du logo Sony ! La seule petite différence à mettre au crédit du DRU700 vient de la finition du boîtier qui est par endroit calfeutrée de mousse pour mieux absorber les vibrations et rendre le graveur plus silencieux. Aussi compact que le DRU700, le LiteOn SOHW-832S présente une façade un peu plus complète avec outre le bouton d'éjection, la diode et le dispositif d'éjection d'urgence, une prise casque et une molette de réglage du volume. La connectique arrière demeure identique à celle retenue par Sony tout comme les caractéristiques techniques. Le LiteOn SOHW-832S est en effet annoncé comme gravant les DVD+R et les DVD-R en 8x, les DVD+RW et les DVD-RW en 4x, les DVD+R9 en 2,4x, les CD-R en 40x et les CD-RW en 24x. Les vitesses de lecture sont là aussi similaires à celles du graveur Sony avec 12x pour les DVD et 40x pour les CD-Rom. Le temps d'accès annoncé est de 120ms et le SOHW-832S dispose de 2Mo de mémoire tampon et de la technologie Smart-Burn. Supportant le CD-Text, le DAO, SAO, DAO-RAW et SAO-RAW le SOHW-832S ne peut finalement se distinguer du DRU700 que par son bundle et son prix.
Gravure de DVD+R DL : Processus et Qualité
La gravure de DVD+R DL étant limitée à 2.4X, un DVD de 8.2 Go met 44 minutes et 50 secondes à être gravé, lead in et lead ou compris. Vous remarquerez la barre indiquant la quantité de données dans Nero Burning Rom qui passe à 8.5 Go avec une barre bleu représentant la couche 1 et une barre jaune représentant la couche 2. Etant donné que nous n’avons eu que des médias vierges DVD+R9 de Verbatim pour ce test nous n’avons pas pu tester l’efficacité du graveur de Liteon selon le média utilisé. Nous avons par contre observé la qualité de gravure à l’aide de Kprobe 2.1. Ce qui est testé ici sont les PIE (Parity Inner Errors) et les (PIF) Parity Inner Failures. Le chiffre donné pour les PI est donc correct. Par contre, le chipset Mediatek qui équipe le 832S n’est en effet pas capable de donner directement les PO (Parity Outer) mais les Parity Inner Failures, ce qui est sensiblement différent.
Une PIE est constatée lorsque l’on trouve au moins une erreur de un octect dans une rangée d’un bloc ECC. La tolérance pour le format DVD+R est un maximum de 280 PIE dans huit rangées de blocs ECC consécutives. Une rangée d’un bloc ECC représente 182 octets dont les dix derniers contiennent les bits de parité interne (PI). Un bloc ECC comporte 208 rangées dont les seize dernières comportent les informations de parité externe (PO). Lorsque l’on observe les graphiques, il faut regarder si d’une part la moyenne constatée par KProbe est faible et d’autre part si l’on n’a pas un PI Max supérieur à 280. No notera qu’il ne faut pas tenir compte d’un éventuel pic isolé qui représente plus une erreur du logiciel qu’autre chose. Une PIF représente une erreur PI non corrigeable. Si une rangée d’un bloc ECC contient plus de 5 octets, cette rangée est alors considérée comme irrécupérable. Dans Kprobe il faut veiller à ce que le nombre max et moyen de PO (en fait des PIE) ne dépasse pas 32. Là encore, il ne faut pas se fier au pics isolée qui ne sont pas représentatifs de l’état du média. Avoir un minimum d’erreur PI et PIF n’est pas une fin en soi et un média gravé qui dépasse les limites fixées n’est pas forcément illisible. Il sera juste moins compatible avec certains appareils délicats et exigeants sur la qualité de gravure. Il sera aussi lu moins rapidement qu’un média mieux gravé. Attention, cette mesure donne uniquement une indication parmi d’autres sur la qualité de la gravure, elle n’est pas unique. Le jitter et la réflectivité sont aussi des éléments importants à prendre en compte.
Au niveau des PI on note une légère concentration au début du disque, mais bénigne puisqu’elle est à un tiers du maximum toléré par la norme ECMA337. On note ensuite une moyenne en dessous de 10 jusqu’au passage à la seconde couche qui elle flirte avec les 20. Un résultat plutôt excellent et qui est flatteur aussi bien pour le graveur que pour le média. Du coté des PIF (indiqués PO sur le graphe), le constat est lui aussi excellent avec une moyenne très faible de 0.06 PIF. Dans l’ensemble, on voit que le DVD gravé n’a pas des valeurs très éloignées du DVD pressé.
Même si la principale nouveauté du Lite-On SOHW-832S est la gravure des DVD double couche, il ne faut pas oublier que les DVD R simple couchent peuvent être enregistrés à la vitesse de 8x les RW réenregistrés en 4x. En pratique, à condition bien entendu de disposer des media adéquats, la gravure des DVD+/- R se fait en 9mn12s à 9m34s et à une vitesse moyenne de l’ordre de 6.8x. Pour les médias RW, la gravure complète se fait bien en 4x, soit environ 14mn30s.
Applications et Avantages des Graveurs Double Couche
L'arrivée de la technologie double-couche signifie pour l'utilisateur plus d'espace de stockage, la capacité des médias étant pratiquement multipliée par deux. L'intérêt et l'engouement suscité par ce nouveau format sont bien compréhensibles, les 4,7Go des actuels DVD semblant bien étriqués lorsqu'il faut graver un film de plus de deux heures.
Les graveurs double couche offrent plusieurs avantages :
- Capacité de stockage accrue : Les DVD double couche peuvent contenir jusqu'à 8,5 Go de données, ce qui est idéal pour l'archivage de vidéos, de photos et d'autres fichiers volumineux.
- Duplication de DVD vidéo : Les DVD+R DL sont particulièrement adaptés à la duplication de DVD vidéo, car ils permettent de copier intégralement un DVD9 (double couche) sans avoir à recompresser ou à supprimer du contenu.
- Sauvegarde de données : Les DVD double couche offrent une solution pratique pour sauvegarder des données importantes, telles que des documents, des logiciels et des jeux.
Inconvénients et Limitations
Malgré leurs avantages, les graveurs double couche présentent également quelques inconvénients :
- Compatibilité : La compatibilité avec les lecteurs DVD peut être limitée, en particulier avec les modèles plus anciens.
- Vitesse de gravure : La vitesse de gravure des DVD double couche est généralement plus lente que celle des DVD simple couche.
- Coût : Les médias DVD double couche sont plus chers que les médias simple couche, bien que leur prix ait tendance à diminuer avec le temps. Les premiers disques DVD+R9 coûtent cher, trop cher, puisqu’à près de 25€ le disque, le coût au Go frôle les 3€ ! En sus de ce premier handicap, il faut bien reconnaître que 45 minutes pour graver un DVD cela reste lent, très lent…
- Non réinscriptible : Le format DVD+R DL n'est pas réinscriptible, ce qui signifie qu'une fois gravé, le disque ne peut plus être effacé ou modifié.
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