La glaire cervicale joue un rôle crucial dans la santé reproductive de la femme. Elle est influencée par divers facteurs, tels que le cycle menstruel, les changements hormonaux (grossesse, ménopause), et même des facteurs externes comme la baignade en piscine. Cet article explore la relation entre la glaire cervicale et la piscine, en mettant en lumière les impacts potentiels et en offrant des conseils pour maintenir un équilibre vaginal sain.
Comprendre la glaire cervicale
La glaire cervicale, une substance gélatineuse sécrétée à l'entrée du col de l'utérus, joue un rôle essentiel dans la fertilité. Avant la grossesse, cette glaire s'évacue naturellement chaque mois avec les règles, facilitant l'accès des spermatozoïdes à l'utérus et aux trompes pour la fécondation. Dès que la fécondation a lieu, la glaire devient plus consistante, formant un bouchon qui protège le fœtus contre les infections.
Rôle et aspect de la glaire cervicale
La glaire cervicale est un fluide corporel physiologique, généralement blanc ou translucide, avec une texture gluante ou épaisse. Sa présence témoigne du bon fonctionnement des organes génitaux. Elle favorise l'évacuation des germes pathogènes et lubrifie pendant les rapports sexuels. Les sécrétions vaginales deviennent plus aqueuses, collantes ou crémeuses quelques jours avant l'ovulation, avec un pH plus alcalin.
Variations de la glaire cervicale
La glaire cervicale peut varier en couleur (blanc, gris, rosé, beige, marron, verdâtre) et en consistance (blanc d'œuf cru). Ces variations sont normales et dépendent des fluctuations hormonales. Pendant la grossesse, les sécrétions vaginales sont plus importantes en raison de l'augmentation de la production d'œstrogènes et de progestérone.
Flore vaginale et son équilibre délicat
La flore vaginale est un écosystème qui repose sur un équilibre délicat. Les fonctions corporelles normales comme le cycle menstruel, le sexe ou les changements hormonaux (la grossesse, la ménopause…) peuvent perturber cet équilibre, provoquant alors un changement d’odeur, un inconfort et/ou des infections vaginales. Le vagin contient normalement de très nombreux microbes qui forment un écosystème équilibré. Ces microbes sont les mêmes que ceux que l’on trouve dans la bouche ou l’intestin. Lorsque le vagin se dessèche, lors de la ménopause par exemple, les cellules vaginales perdent du glycogène. Il s’agit d’un nutriment pour les lactobacilles, qui finissent par disparaître lorsqu’elles n’ont plus de "nourriture". Souvent une modification hormonale comme au moment des règles, pendant la grossesse, la ménopause, au cours d'un traitement hormonal… L’apport d’un microbe pathogène qui ne devrait pas être dans le vagin mais que le partenaire transmet.
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Importance du pH vaginal
De manière générale, l'échelle de pH est comprise entre 1 et 14. Le pH 7, comme celui de l’eau, est neutre (on parle d'eau pure). Tout ce qui est inférieur à 7 est acide, et tout ce qui est supérieur à 7 est alcalin. Or, les vagins ont un niveau d'acidité naturellement haut. Un pH vaginal normal se situe entre 4 et 4,5, indique le site She knows. Il faut savoir que le pH vaginal varie très souvent au cours de la vie d’une femme. Si vous êtes en âge de procréer et en bonne santé, il se situe entre 3,8 et 4,5. Avant l’apparition des premières règles, il est généralement neutre. Si vous voulez tester votre pH vaginal à la maison, vous pouvez acheter du papier pH à la pharmacie. Tenez le papier contre la paroi vaginale pendant quelques secondes, puis comparez la couleur du papier avec le nuancier fourni. Si vous êtes êtes vulnérable aux infections vaginales, une solution est d'avoir recours à des probiotiques, qui sont majoritairement composés de lactobacilles, ces bactéries qui transforment le glycogène en acide lactique. On peut aussi adopter une alimentation riche en probiotiques ou favorable à la santé vaginale. Il est également conseillé de réaliser sa toilette intime sans être trop vigoureuse. En effet, une toilette intime trop agressive, ou même trop fréquente (on conseille une à deux fois par jour maximum) peut déséquilibrer le pH. Utilisez un gel ou un savon à pH physiologique, neutre ou légèrement acide, non parfumé et sans gant de toilette. Attention aux lubrifiants intimes : ceux à base d’eau doivent avoir un pH entre 4 et 5 pour maintenir un bon équilibre.
Impact de la piscine sur la glaire cervicale et la flore vaginale
La piscine est souvent perçue comme un lieu à risque pour les infections vaginales. Bien que l'eau des piscines publiques soit filtrée et traitée au chlore, elle peut déséquilibrer la flore vaginale déjà fragile. L'eau chlorée peut agir comme une douche vaginale, perturbant l'équilibre naturel du vagin.
Risques potentiels
Quand une femme nage, une certaine quantité d'eau entre dans son vagin, comme si elle prenait une douche vaginale, ce qui est à éviter. La chaleur et l'humidité ambiantes favorisent la multiplication des levures, augmentant le risque de mycoses.
Symptômes à surveiller
Les écoulements vaginaux doivent inquiéter lorsqu’ils ont une odeur désagréable. En effet, lorsque la flore vaginale, formée par des micro-organismes, est attaquée par des microbes et des bactéries pathogènes ou virus, elles déclenchent des modifications de couleur et d’odeur des pertes. Celles-ci deviennent alors plus épaisses. Dans le cas d’une infection, elles pourront être accompagnées de démangeaisons et brûlures. À noter cependant que même si les fluides abondants sont inodores, il arrive que tu souffres de mycose vaginale ou de vaginite à champignons. Cette maladie est provoquée par des Candida albicans qui sont déjà dans le vagin, mais qui se développent anormalement pour de nombreuses raisons. Elle se traduit par de grandes sécrétions vaginales ressemblant à du lait caillé ou encore à du fromage blanc. Le risque de candidose augmente pendant la grossesse et la prise de médicaments comme les antibiotiques et les stéroïdes. Chez certaines personnes, le simple fait de se mettre au sport ou de nager à la piscine peut déclencher le dérèglement de la flore vaginale. Chez d’autres, le port de vêtements trop serrés ou la chaleur de la période estivale est à l’origine de ce problème des organes génitaux. Enfin, si tu as l’habitude d’utiliser de savon acide, gel ou déodorant pendant ta toilette intime, tu seras sujette à aux candidoses et aux vaginites bactériennes ou irritatives.
Conseils pour protéger sa glaire cervicale et sa flore vaginale à la piscine
Il ne faut pas fuir la piscine, mais il est important de prendre certaines précautions pour minimiser les risques de déséquilibre vaginal.
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Mesures préventives
- Rinçage après la baignade: Après la baignade, rincez vos parties intimes sous la douche avec de l'eau claire pour éliminer les résidus de chlore.
- Crème protectrice: Appliquez une crème protectrice qui assèche la peau après le rinçage. Vous pouvez en trouver facilement en pharmacie.
- Hygiène intime douce: Réalisez votre toilette intime sans être trop vigoureuse, une à deux fois par jour maximum, avec un gel ou un savon à pH physiologique, neutre ou légèrement acide, non parfumé et sans gant de toilette.
- Probiotiques: Si vous êtes vulnérable aux infections vaginales, ayez recours à des probiotiques, qui sont majoritairement composés de lactobacilles. Adoptez une alimentation riche en probiotiques ou favorable à la santé vaginale.
- Sous-vêtements en coton: Portez des sous-vêtements en coton pour réduire les risques d'infections.
Quand consulter
En cas d'irritation persistante, de démangeaisons, de brûlures, consultez votre gynécologue. Dès que tu constates qu’il y a quelque chose d’anormal, il faut consulter de suite un gynécologue.
Traitements naturels
Pour permettre à la flore vaginale de retrouver son état normal, il faut commencer par améliorer ton hygiène intime. Utilise des serviettes hygiéniques plutôt que des tampons, car ces produits sont plus sécurisants et t’éloignent de tout risque de choc toxique. Mieux encore, la culotte menstruelle REPEAT reste une bonne alternative à tous les produits jetables que tu utilises pendant tes menstruations. Enfin, il est tout à fait possible d’utiliser des produits naturels, à condition que les causes du problème soient légères. Le bicarbonate de soude ajouté à l’eau que tu vas utiliser pour ta toilette intime est efficace. Il permet de rétablir l’équilibre des micro-organismes du vagin en alcalisant le pH de cette zone.
Cures thermales en gynécologie
Parce que la douleur des règles, les symptômes de la ménopause ou les soucis de l’après-grossesse ne sont pas une fatalité, la cure thermale en gynécologie peut être mise en place avec votre médecin traitant dans un cadre préventif tout comme dans un cadre curatif. La cure thermale en gynécologie s’adresse aux femmes de la puberté à la ménopause.
Indications des cures thermales
- Les douleurs gynécologiques : elles sont nombreuses et récurrentes. Durant la cure thermale : votre quotidien sera ponctué de pulvérisations et de douches vaginales à base d’eau soufrée. Pour certaines patientes qui ont épuisé toute la palette de traitements classiques, la cure peut être une solution qui vous apportera un bien-être parfois dès la première semaine de cure.
- Les troubles ménopausiques : la ménopause n’est pas une maladie mais simplement l’arrêt des règles. C’est un phénomène naturel de la vie d’une femme qui apparait le plus souvent vers la fin de la quarantaine ou le début de la cinquantaine. Cette période de la vie s’accompagne de troubles ménopausiques désagréables qui peuvent être enrayés par des traitements hormonaux substitutifs. Durant la cure thermale : si votre ménopause s’accompagne d’une forte ostéoporose, faite une cure associant gynécologie et rhumatologie (cf. Article sur la cure thermale en rhumatologie). Les soins à l’eau thermale sont locaux et intimes et sont assurés en cabine individuelle.
- Les fibromes utérins : le fibrome utérin est une tumeur bénigne du muscle utérin. Ce fibrome peut être retiré au cours d’une intervention chirurgicale ou traité par médicaments. Durant la cure thermale : les eaux thermales aident à la décongestion pelvienne liée au fibrome. Les effets ressentis par la curiste sont alors un allègement de la pesanteur pelvienne, une diminution des douleurs du bas ventre et des troubles urinaires ainsi qu’une diminution des hémorragies.
- Les affections chroniques : bien peu de médecins généralistes et de gynécologues pensent à prescrire des cures pour des affections récurrentes telles que les mycoses. La mycose vaginale aussi appelée candidose vaginale est provoquée par un champignon provoquant une inflammation du vagin. La mycose peut s’étendre aux organes génitaux externes de la femme - vulve et lèvres-. Cette maladie est liée à une infection due à une perturbation de la flore vaginale naturelle. Durant la cure thermale : en général, la cure permet une accalmie d’un an. Elle vient en complément des traitements habituels prescrits par le médecin. Les soins locaux qui permettent de décongestionner et de régénérer en profondeur les muqueuses sont assurés par le personnel de la cure et se font en cabine individuelle pour préserver l’intimité de chaque femme.
- La stérilité féminine : avec l’augmentation de l’assistance médicale à la procréation - AMP-, le thermalisme rentre dans la lutte contre l’infertilité. C’est semble-t-il la partie la plus controversée des cures en gynécologie. Certaines causes de stérilité, comme la sécheresse vaginale, peuvent être traitées en cure mais est-ce la cure qui permet de tomber enceinte ? Durant la cure thermale : pour les femmes engagées dans le parcours fastidieux de l’APM, la cure est une façon de mettre toutes les chances de leur côté. Si la cure permet, par exemple, d’augmenter la glaire cervicale, c’est aussi un temps pour se faire chouchouter et décrocher psychologiquement.
Les cures thermales en gynécologie sont déconseillées si la patiente présente des plaies ouvertes ou purulentes ou si elle présente une maladie infectieuse aiguë. La cure permet d’aborder les facteurs de risque, les règles d’hygiène et bien sûr de prendre du temps pour soi. Les bienfaits de la cure sont ressentis dès la première année. Si votre médecin traitant vous conseille la cure, parallèlement à votre dossier de prise en charge auprès de l’assurance maladie, contactez Complévie. En fonction de votre contrat, des prises en charge pourront venir compléter les prises en charge de base. Consultez les garanties de notre mutuelle santé particuliers.
Le bouchon muqueux et la grossesse
Le bouchon muqueux résulte de l’épaississement de la glaire cervicale. Il se forme au début de la grossesse pour protéger le fœtus contre les infections.
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Formation et aspect
A l'entrée du col de l'utérus, chaque femme secrète une substance gélatineuse (la glaire cervicale), de couleur blanche ou claire, parfois contenant du sang. Dès que la fécondation a eu lieu, la glaire devient plus consistante et forme un bouchon qui empêche les germes infectieux d'arriver jusqu'au fœtus. A partir de ce moment, on l'appelle le Bouchon Muqueux. Pendant la grossesse, ce bouchon se reconstitue et se renouvelle naturellement, assurant une protection efficace contre toutes les infections intra-utérines.
Le bouchon muqueux est généralement blanc, parfois blanc-gris ou même rosé. Il peut prendre une teinte plus foncée, entre beige et marron, et contient quelquefois des filaments de sang. Certaines femmes affirment avoir vu leur bouchon de couleur verdâtre. Ces différents aspects n'ont toutefois rien d'anormal et d'inquiétant, et varient d'une femme à l'autre. La consistance du bouchon muqueux ressemble à un blanc d'œuf cru, qui s'épaissit tout au long de la grossesse, assurant l'étanchéité de l'orifice du col de l'utérus, pour protéger les membranes des mouvements mécaniques et des microbes. Il a un petit volume, sa couleur est variable et son odeur fétide.
Perte du bouchon muqueux
En principe, toutes les femmes enceintes perdent à un moment donné le bouchon muqueux, mais peu sont capables de dire et de savoir de quoi il s'agit vraiment. Il se peut que le bouchon s'évacue en cours de grossesse, mais là encore, rien d'inquiétant pour la mère et l'enfant; il est toutefois conseillé de consulter son gynécologue pour se rassurer et constater que tout est normal.
La plupart du temps, la femme ne s'en aperçoit pas, car il se mêle à des sécrétions vaginales naturelles, toujours plus abondantes pendant la grossesse. Elle peut le perdre aussi sans le savoir, en allant aux toilettes, ou pendant sa douche. Cette perte étant indolore, peu de femmes s'en aperçoivent. En fin de grossesse, lorsque le col commence à s'ouvrir et à se raccourcir, le bouchon muqueux devient plus fluide et s'échappe. Il n'est pas facile pour la femme de se rendre compte de la perte de son bouchon muqueux, car il peut se produire au cours du dernier mois et être assimilé à des pertes blanches.
Conduite à tenir
Perdre le bouchon muqueux n'est pas forcément le signe que l'accouchement est imminent, surtout s'il reste encore du temps avant la date prévue. S'il n'y a pas de contractions ni perte des eaux, il n'y a pas lieu d'aller à la maternité.
En revanche, si des contractions douloureuses et rapprochées se font sentir, ces signes signifient simplement que le "travail" a déjà commencé, et que l'accouchement est proche. Donc, direction la maternité sans tarder.
Piscine et fin de grossesse
Il est déconseillé de prendre des bains ou d’aller à la piscine en fin de grossesse. En effet, il faut laisser le temps au col de l’utérus de se fermer et au périnée de cicatriser.
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