Louis-Nicolas Davout, figure emblématique du Premier Empire, est né le 10 mai 1770 à Annoux, dans l'Yonne. Issu d'une famille noble de Bourgogne, il a marqué l'histoire militaire française par son courage, son intelligence stratégique et son sens de l'organisation.

Jeunesse et Débuts Militaires

Louis-Nicolas Davout est le fils de Louis Davout, gentilhomme bourguignon, seigneur d’Annoux et écuyer lieutenant au régiment de « Royal Champagne cavalerie ». Il entreprend des études à l'École royale militaire d'Auxerre, puis à l'École royale militaire de Paris, où il précède Napoléon Bonaparte d'une année. En 1788, il débute sa carrière militaire comme sous-lieutenant au régiment de Royal-Champagne Cavalerie.

La Révolution Française

Adhérant aux idées révolutionnaires, Davout devient chef de bataillon du 3e régiment de volontaires de l'Yonne, au sein de l'armée du Nord de Dumouriez. Il se distingue lors de la bataille de Neerwinden, où il tente d'arrêter Dumouriez qui passait à l'ennemi.

Promu général de brigade, il sert aux armées de la Moselle et du Rhin, où sa bravoure et son audace sont remarquées. Ses talents et son intrépidité attirent l'attention de Moreau, qui lui confie des commandements importants, notamment lors du passage du Rhin le 20 avril 1797.

La Campagne d'Égypte

Davout participe à la campagne d'Égypte, accompagnant Desaix dans l'expédition de Napoléon Bonaparte. Il contribue à la victoire d'Aboukir. Après cette bataille, il mène une attaque générale contre le fort d'Aboukir, dont la garnison se rend le 2 août.

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De retour en France avec Desaix, Davout est nommé général de division. Il épouse Aimée Leclerc, belle-sœur de Pauline Bonaparte, intégrant ainsi le cercle familial du Premier Consul.

Maréchal d'Empire et Gloire Militaire

En 1802, Napoléon confie à Davout le commandement en chef des grenadiers de la garde consulaire. Lors de la première promotion de 1804, il est élevé au rang de maréchal d'Empire.

En 1805, il reçoit le commandement du 3e corps de la Grande Armée, avec lequel il participe aux victoires d'Ulm et d'Austerlitz.

La Bataille d'Auerstaedt

Davout remporte une victoire éclatante à Auerstaedt le 14 octobre 1806, le même jour que la bataille d'Iéna. Avec son seul corps d'armée, il affronte et bat la moitié de l'armée prussienne, supérieure en nombre et dirigée par le duc de Brunswick et le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III en personne. Cette victoire, malgré le refus de Bernadotte de lui apporter son soutien, lui vaut l'honneur d'entrer le premier dans Berlin.

Il participe ensuite à la bataille d'Eylau en 1807.

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Campagne de 1809

En 1809, Davout est présent aux batailles d'Eckmühl et de Wagram, où il commande l'aile droite. Il est alors fait prince d'Eckmühl.

Gouverneur et Duc

Après le traité de Tilsit en 1807, Davout est nommé gouverneur-général du grand duché de Varsovie et duc d'Auerstädt. Il réorganise l'armée polonaise et dénonce les activités frauduleuses de Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne à Hambourg.

La Campagne de Russie

En 1812, Davout commande le 1er corps de la Grande Armée lors de la campagne de Russie. Il obtient une victoire sur les Russes à Moguilev, mais ne parvient pas à encercler l'armée de Bagration. Son cheval est tué sous lui lors de la bataille de la Moskowa.

Pendant la retraite de Russie, il assure, alternativement avec Ney, le commandement de l'arrière-garde de l'armée.

Défense de Hambourg

En 1813, Davout commande l'aile gauche de l'armée française en Allemagne. Il se replie dans le secteur militaire de Hambourg, qu'il fait fortifier et approvisionner. Il établit son quartier général à Hambourg le 30 mai 1813 et y est assiégé par les armées russe, prussienne et suédoise.

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Il ne consent à remettre la place qu'en avril 1814, au général Gérard, porteur des ordres de Louis XVIII.

La Restauration et les Cent-Jours

Le 6 juillet, Davout se met à la tête des troupes qui abandonnent la capitale. Il organise l'armée française en deçà de la Loire.

Après avoir fait sa soumission au gouvernement royal le 14 juillet, il est privé de ses traitements.

Ministre de la Guerre et Fin de Vie

Lors du retour de Napoléon pendant les Cent-Jours, Davout est rappelé au ministère de la guerre. Il réorganise l'armée française. Après la défaite de Waterloo, il démissionne et est placé en résidence surveillée.

Il recouvre finalement ses titres en 1817 et rentre à la Chambre des Pairs en 1819. Il est élu maire de Savigny-sur-Orge de 1822 à 1823.

Louis-Nicolas Davout décède le 1er juin 1823, emporté par la phtisie.

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