Introduction

L'avortement, sujet complexe et controversé, a traversé les époques en suscitant des débats passionnés. Cet article se propose d'explorer les opinions sur l'avortement, en particulier à travers le prisme de George Sand, figure emblématique du XIXe siècle, et de les mettre en perspective avec les conceptions médicales et sociales de son époque.

L'avortement à l'époque moderne : une réalité médicale et sociale complexe

À l'époque moderne, l'avortement était avant tout un terme médical désignant un accouchement prématuré d'un être inachevé. Le terme englobait aussi bien l'avortement spontané (aujourd'hui appelé fausse couche) que l'avortement volontaire. Dans les faits, des expressions différentes étaient utilisées pour distinguer ces deux aspects. On parlait de « suffocation » ou d'« étouffement du fruit » pour désigner l'avortement volontaire, tandis que l'on employait des expressions comme « lâcher le fruit avant maturité » ou « vider son fruit » pour les fausses couches. Le terme « blessure » était également utilisé pour désigner les fausses couches, soulignant ainsi la frontière floue entre avortement volontaire et spontané.

L'avortement était perçu comme un accident de la grossesse, un événement auquel les praticiens devaient être préparés : savoir le prévenir, le reconnaître et gérer au mieux ses conséquences. Les traités médicaux de l'époque, rédigés par des médecins, chirurgiens et sages-femmes, offraient un discours masculin sur les femmes et leur corps. Ces textes sont une source fondamentale pour l'histoire du genre, permettant d'étudier les conceptions de l'enfantement, les responsabilités attribuées aux femmes et les relations entre praticiens et patientes.

Responsabilité et culpabilité : l'image des femmes enceintes à travers le discours médical

L'avortement est un axe particulièrement intéressant pour aborder la question de l'enfantement dans une perspective d'histoire du genre, car il permet de s'interroger sur les échecs, l'impuissance des praticiens, mais également les refus, les écarts à la norme des femmes enceintes. Derrière un avortement plane en fait la question de la responsabilité. C'est autour de cette responsabilité que se dessine la relation entre les praticiens et les femmes enceintes et qu'émerge un discours médical masculin sur ces femmes qui ne parviennent pas à la maternité ou s'y refusent. Ce qui intéresse, c'est donc cette relation entre femme enceinte et praticien, qui induit un rapport de confiance, mais également d'autorité. L'avortement manifeste une forme d'échec dans cette relation, et amène à se poser la question de la responsabilité. Ce qui est intéressant, c'est donc d'analyser le discours sur les femmes qui ont avorté, discours produit par cet échec.

L'image des femmes enceintes qui se dessine à travers la question de l'avortement hésite entre plusieurs buts : incriminer, culpabiliser ou éduquer. Derrière cette image d'une femme enceinte à encadrer, c'est la construction d'une autorité médicale, majoritairement masculine qui ressort. Et surtout, ce discours sur l'avortement révèle une certaine conception de la maternité qui est contradictoire : à la fois naturelle, relevant d'une forme de destin biologique, mais extrêmement fragile.

Lire aussi: Héritage de George III

L'avortement spontané : une maladie ou une faute ?

L'avortement est considéré comme un problème médical assez particulier, puisqu'il est l'occasion, en termes de cure, de nombreux aveux d'impuissance. Il ne se soigne quasiment pas et comme l'écrit le médecin Jean Liébault, « faut obvier à l'avortement plutost que de le guarir ». C'est pourquoi la plupart des auteur.e.s qui parlent de l'avortement s'attachent surtout à en délimiter les causes. Si l'avortement est sans cesse présenté comme une maladie, un accident de la grossesse, c'est presque systématiquement la responsabilité de la parturiente qui est finalement mise en cause.

Les causes de l'avortement spontané étaient classées en deux catégories : les causes internes (provenant de la mère ou du fœtus) et les causes externes (contingentes). La femme pouvait être tenue responsable malgré elle de son avortement, par le biais de causes internes, c'est-à-dire physiologiques ou biologiques, comme une malformation de la matrice par exemple. Pour François Mauriceau, une matrice « calleuse » ou « petite » peut compromettre le développement du fœtus, et le déroulement de la grossesse. Mais le plus souvent, ils ne donnent pas de détails anatomiques précis. On trouve l'idée, chez les auteur.e.s, que les femmes qui font des fausses-couches répétées sont malsaines, et qu'il y a des femmes plus saines que les autres. Un discours extrêmement normatif se dégage de ces sources : les femmes trop grosses ou trop maigres sont plus susceptibles d'avorter. D'après Philippe Peu, les femmes contrefaites - c'est-à-dire boiteuses ou bossues - risquent également plus l'avortement que les autres. Le corps des femmes est envisagé de manière globale, en partie par défaut de connaissance, et peut être en soi un obstacle à une grossesse heureuse.

Cela dépend également du tempérament des femmes. Il y a d'ailleurs un grand débat concernant la saignée : on pense qu'elle favorise l'avortement, mais plusieurs auteurs pensent quand même qu'il faut saigner les femmes au tempérament sanguin pour éviter la pléthore et la suffocation du fœtus. D'autres traitements sont envisagés pour d'autres tempéraments. Le débat provient de la conception même de la médecine de cette époque, qui est une médecine d'évacuation, et ce que l'on craint avant tout, c'est l'évacuation du fœtus. Le remède est également un danger. Ce qui frappe, c'est la prise en compte extrêmement précise de cas particuliers négatifs, qui offrent autant d'obstacles au maintien de la grossesse jusqu'à un accouchement qui serait qualifié de naturel.

Les causes propres aux fœtus sont rapidement évacuées par les auteurs. Là encore, il s'agit d'affirmations très générales : ce sont des problèmes de taille ou de difformité (soit le fœtus est trop gros pour être contenu, soit on pense qu'il est trop faible pour s'accrocher), mais il n'y a jamais de prise en compte de pathologie précise. Il s'agit clairement d'un défaut de savoir, puisque leurs connaissances ne se basent que sur des observations assez superficielles de fœtus.

Ce sont les causes dites externes qui retiennent surtout l'attention des auteur.e.s. Et elles sont très nombreuses. Certain.e.s en donnent des listes extrêmement exhaustives, comme Philippe Peu et Ambroise Paré. Parmi ces causes, on trouve toutes les maladies aiguës, mais également toutes sortes d'aliments, et surtout beaucoup de choses banales : l'environnement, l'air, la chaleur, l'humidité, certaines odeurs - l'odeur d'une chandelle éteinte revient fréquemment - des bruits, des positions. Pour Philippe Peu, par exemple, le fait de croiser ses jambes quand on n'en a pas l'habitude… Ce qui ressort de l'énoncé exhaustif de ces causes, c'est l'image d'une femme enceinte fragile, d'une grossesse qui ne tient qu'à un fil. Au point qu'on en vient à trouver des explications à la résistance du fœtus. Si l'on sait que les fausses-couches étaient quand même fréquentes, l'énoncé des causes potentielles de l'avortement manifeste à la fois un aveu d'impuissance des médecins, et, en même temps, justifie la nécessité d'un contrôle sur le corps des femmes enceintes, la nécessité d'un encadrement thérapeutique. De manière paradoxale, cette fragilité, qui est un obstacle à la grossesse, trouve son origine dans des caractéristiques que l'on pense comme spécifiquement féminines : c'est bien souvent la sensibilité des femmes, leur capacité à être affectée, qui rendent la grossesse problématique. En fait, quand on poursuit l'analyse, on se rend compte que la nécessité d'un encadrement va au-delà d'une fragilité qu'il faudrait protéger, mais qu'il s'agit d'une véritable incrimination des femmes enceintes. À l'origine d'un avortement spontané se trouve bien souvent le comportement de la femme enceinte.

Lire aussi: Prince George

Dans la pléthore des causes données, on remarque que beaucoup d'entre elles sont des causes d'origine comportementale, que certains auteurs qualifient de « non nécessaires » ou contingentes. Parmi ces causes, on trouve, par exemple, toutes les actions un peu brutales : la danse, les voyages en carrosse, les chutes. Toutes ces pratiques étaient effectivement utilisées par certaines femmes comme moyen pour favoriser l'avortement ou un accouchement prématuré. Tallemant des Réaux rapporte ainsi l'exemple de la duchesse de Montbazon, qui parcourait Paris en carrosse au grand trot quand elle se pensait enceinte, afin de provoquer une fausse-couche. Mais d'autres causes sont également citées et elles semblent pourtant relativement anodines, comme le chant ou le fait de jouer aux dames rabattues. Il y a aussi toutes les empreintes faites au corps comme « les choses qui compriment le ventre de la mere ».

En définitive, ce n'est pas tant ce qui environne la femme enceinte, mais la façon dont elle se comporte dans cet environnement, qui est problématique. Philippe Peu affirme ainsi qu'une femme peut avorter si elle s'est trop dévêtue dans le froid, a marché pieds nus, est demeurée longtemps en lieux souterrains, s'est lavé les mains à l'eau froide en été, est restée à genoux trop longtemps sur du marbre ou sur du cuivre.

Ce qui apparaît également dans ces textes, c'est une forme de soupçon à l'égard des femmes enceintes. On les suspecte finalement de ne pas être capables de se comporter correctement, c'est-à-dire de manière mesurée. On condamne des comportements jugés irrationnels : le jeûne immodéré, le coït fréquent. Derrière ces causes se cache en fait une dimension morale très forte : derrière le jeûne, on suspecte des pratiques dévotes jugées excessives ; derrière le coït fréquent transparaît la suspicion du libertinage. On pense d'ailleurs que le libertinage favorise l'avortement, ce qui expliquerait pourquoi les prostituées semblent moins tomber enceintes. On condamne aussi les appétits déraisonnés. On condamne en fait les comportements qui sortent d'un cadre normatif, qui n'est pourtant jamais explicité : le trop ou le trop peu. Pour Jacques Guillemeau, par exemple, « colerer, crier & rire immodérément » sont à éviter absolument. De manière paradoxale, la grossesse est elle-même présentée comme un moment où une femme est justement amenée à avoir un comportement qui sort de la norme, qui peut être qualifié de contraire à la raison. Tous les traités abordent ce comportement de la femme enceinte : ses appétits désordonnés, ses humeurs changeantes. Ce qui est présenté comme banal et inhérent à la grossesse fait pourtant émerger une contradiction.

Si la grossesse des femmes est naturelle, elle n'en est pas moins problématique et semble nécessiter un très fort encadrement médical. La pathologisation de l'avortement spontané, décrit fréquemment comme une « maladie » de la grossesse - ce qui autorise les praticiens à s'exprimer sur le sujet - , cache en fait une très grande impuissance des praticiens, et laisse paraître une forme d'incrimination assez marquée des femmes enceintes à l'égard des fausses-couches qu'elles subissent.

Encadrer les femmes enceintes

Tout cela a pour conséquence de donner au discours médical un ton extrêmement prescriptif. C'est un « régime » très strict que doivent suivre les femmes enceintes. La majorité des auteur.e.s consacre un paragraphe, ou un chapitre, à ce sujet. François Mauriceau intitule le onzième chapitre de son traité « De quelle façon se doit gouverner la femme pendant tout le cours de sa grossesse ». Jean Liébault et Jean Varendée y consacrent également un chapitre. Il y a une véritable volonté pédagogique de la part des auteur.e.s. Il faut éduquer les femmes enceintes. Quand on s'intéresse à la question du lectorat, on se rend compte que ces auteurs s'adressent parfois à leurs pairs, mais également aux femmes enceintes. Louis de Serres, Jacques Guillemeau, ou encore François Mauriceau mentionnent ce potentiel lectorat féminin au début de leur ouvrage.

Lire aussi: Un aperçu de la vie de George Foreman

Ce qu'on reproche à ces futures mères, c'est bien évidemment leur ignorance. C'est l'ignorance des signes d'une grossesse qui fait qu'elles vont mettre en danger la vie de l'embryon sans le savoir, mais c'est également une ignorance plus générale, voire un savoir superstitieux erroné, qui les ferait mettre en danger leur grossesse là où elles pensent la favoriser. Par ailleurs, c'est aussi ce qui est perçu comme une forme d'inconscience, leur désinvolture ou leur imprudence, qui sont souvent mises en avant par les auteur.e.s. François Mauriceau, relate ainsi l'avortement d'une blanchisseuse, qui avorta :au quatriéme mois pour avoir esté entêtée, laquelle par trop grande hâte qu'elle avoit un samedi au soir, de rendre du linge dont on la pressoit, n'ayant pas la patience de faire allumer son ch….

George Sand : une figure féministe avant-gardiste

George Sand, de son vrai nom Aurore Dupin, baronne Dudevant, est une figure emblématique du XIXe siècle. Romancière prolifique, elle a marqué son époque par son engagement politique et social, ainsi que par sa vie personnelle anticonformiste. Elle a défendu l'émancipation des femmes à travers son œuvre et son mode de vie.

Féminisme empirique et amour libre

George Sand est considérée comme la première femme publique combattante et triomphante. Elle s'est affirmée au maximum de ce qu'une femme pouvait espérer dans ce siècle où l'homme seul faisait la loi. De façon instinctive et empirique. Profondément ennuyée par un mari pas mauvais bougre, libéral, mais lourdaud et un brin vénal, elle organise méthodiquement leur séparation : d'abord, en s'installant à Paris six mois par an ; puis, lorsque Casimir lui devient insupportable, en recourant au procès pour obtenir une séparation légale _ « enfin, libre ! », s'exclame-t-elle à l'issue de cette épreuve.

Pour vivre en femme libre, elle doit s'en donner les moyens. George Sand reconnaît très vite qu'écrire est pour elle une façon de gagner sa vie. Certes, c'est d'abord une passion _ on n'écrit pas 80 romans, une colossale autobiographie, 25 pièces de théâtre et quelque 35.000 lettres juste pour se constituer un capital. Mais l'artiste, si elle veut ne plus dépendre de son mari, doit prendre sa vie en main et travailler. D'autant qu'elle doit assumer de nombreux frais : l'éducation de ses enfants, Maurice (né en 1823) et Solange (né en 1827), des voyages et l'entretien de ses invités.

George Sand est une féministe « exemplaire ». En usant de la liberté interdite aux femmes et que les hommes, respectueux des conventions, ne pratiquent qu'avec parcimonie. George Sand est plus libre que tous ses contemporains, femmes et hommes réunis, en avance sur son temps… et peut-être même sur le nôtre. Car toute sa vie est un ode à l'amour libre. Elle rejette les liens du mariage (qu'elle juge déséquilibrés par essence), prend des amants de cœur, comme Jules Sandeau à ses débuts ou Alexandre Manceau à la fin de sa vie, pour assurer son équilibre sentimental et psychologique ; elle vit aussi des passions, avec des génies, insupportables comme Musset, fragiles comme Chopin, insaisissables comme l'actrice Marie Dorval…

Engagement politique et social

Plus encore que la femme libre, la femme politique est méconnue. Dans son admirable biographie « George Sand ou le Scandale de la liberté », Joseph Barry met en lumière l'engagement et la clairvoyance de la « muse de la révolution » de 1848. Journaliste à ses heures, l'écrivain n'a aucun mal d'endosser le rôle de propagandiste en rédigeant les bulletins qui seront accolés aux murs des mairies durant les quelques semaines d'euphorie de la IIe République.

Influencée par l'avocat républicain Michel de Bourges (qui la défendit lors du procès contre son époux), l'abbé Lamennais et son socialisme chrétien, le philosophe utopiste Pierre Leroux, George Sand se sent « républicaine comme tous les diables ». Elle prêche un socialisme utopique, où cohabiteraient propriété individuelle et propriété collective et d'où serait absente la contrainte. C'est pour cette raison qu'elle condamnera la Commune de Paris en 1870 : « Je suis, moi, de la sociale la plus rouge. Mais… on ne doit jamais imposer les convictions par la violence… car ce qui naît de la violence est condamné à mourir de mort violente. »

George Sand et l'avortement : un point de vue implicite ?

Bien que George Sand n'ait pas explicitement abordé la question de l'avortement dans ses écrits, son engagement féministe et sa défense de la liberté des femmes laissent supposer une position favorable au droit des femmes à disposer de leur corps. Son combat pour l'émancipation féminine et son rejet des conventions sociales rigides de son époque sont autant d'éléments qui suggèrent une vision progressiste sur la question de l'avortement.

Toutefois, il est important de noter que le contexte social et politique du XIXe siècle était très différent de celui d'aujourd'hui. L'avortement était illégal et socialement condamné, et il est possible que George Sand ait préféré ne pas prendre position publiquement sur cette question afin de ne pas compromettre son combat pour les droits des femmes.

L'avortement aujourd'hui : un droit toujours menacé

Aujourd'hui, le droit à l'avortement est reconnu dans de nombreux pays, mais il reste fragile et menacé. Des mouvements anti-choix continuent de militer pour sa restriction, voire son interdiction, et des obstacles persistent dans l'accès à l'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse).

Luttes contemporaines pour le droit à l'avortement

L’an dernier, à l’occasion du 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement, les associations féministes mettaient le point sur le i de « conquis » et non de « acquis ». L’accès à l’IVG n’est toujours pas garanti partout… Et surtout n’est pas égal partout… Il est sans cesse contesté, discuté, entravé. En toute impunité.

Le 5 avril 1971, Le Nouvel Observateur diffuse, ce que l’on nomme aujourd’hui, le « Manifeste des 343 salopes ». Le 12 octobre 2018, L’Obs publie « Mon corps, mes droits ». Un hommage aux 343 Françaises et leur courage, 47 ans auparavant. Cette fois, elles sont militantes, élues, citoyennes, viennent de 28 pays d’Europe et affirment que l’avortement est un droit qui doit être sûr et légal dans tous les pays.

Si 56 millions de femmes ont recours à l’avortement chaque année - chiffre stable depuis 2010 -, peu de pays l’autorisent pleinement. Et ce droit, aussi incomplet soit-il, est sans cesse mis à mal, bousculé. Comme ce fut le cas en Espagne en 2014 lorsque le gouvernement de Mariano Rajoy essayait de le supprimer alors qu’il avait été conquis 4 ans auparavant. On retrouve quasiment le même cas en 2016 puis début 2018 dans un des pays européens des plus restrictifs en matière de droit à l’avortement : la Pologne. Outre Atlantique, ce sont les Argentin-e-s ont dû faire face, le 8 août dernier, au rejet du projet de légalisation de l’avortement par le Sénat. La déception est immense. Mais la bataille n’est pas perdue. La multiplication des témoignages mène à un projet de légalisation en avril, occupe les débats et pousse des millions de personnes à se réunir dans la rue pour manifester pour l’accès à ce droit, sans condition et restriction.

Obstacles et enjeux actuels

Lors de la réunion de la commission IVG, contraception, tout comme au moment du rassemblement, plusieurs points cruciaux des luttes actuelles sont abordées : le délit d’entrave à l’IVG et la double clause de conscience. En 2017, le délit d’entrave à l’IVG est étendu au numérique, afin de pénaliser également les sites qui cherchent intentionnellement à induire les femmes en erreur. Un peu plus d’un mois plus tôt, à deux reprises, la devanture du local du Planning Familial de Rennes est taguée et recouverte d’affiches clairement orientées anti-choix.

Autre inquiétude forte : la double clause de conscience des professionnel-le-s de la santé. Le problème majeur, dans le cas de l’IVG, est que cette clause est double puisqu’elle figure dans la loi de 1975. L’opposition s’insurge, les anti-choix aussi.

Les discours des unes et des autres exigent la formation de tou-te-s les professionnel-le-s de la santé aux techniques d’IVG, la diffusion de l’information et l’éducation.

tags: #george #sand #et #avortement #opinions

Articles populaires: