L'art féministe des années 1970 a utilisé le corps féminin et ses fluides, notamment le sang menstruel, comme moyen d'expression et de protestation. Cette période a été marquée par une prise de conscience de la misogynie et une lutte pour les droits des femmes, en particulier ceux liés à leur corps. L'arrivée de la pilule contraceptive et la dépénalisation de l'avortement ont accentué ces revendications, qui se sont manifestées à travers des démarches artistiques audacieuses et provocatrices.

Le sang comme messager de la violence et de l'émancipation

Le sang, rouge et percutant, est devenu le principal messager de ces artistes. Elles ont remis en question la dimension destructrice de la violence, la détournant par un usage autre et des incarnations féminines. Par la création plastique, elles se sont réapproprié et réinterprété la violence, monopole viril, en revendiquant un usage du sang autarcique et endogène. Ce processus cathartique a mis en lumière une féminité de « réalité brute », puisant aux fluides corporels fondamentaux.

Loin d'enfermer la femme dans le seul rôle maternel et domestique, cette matière biologique a pris le contre-pied et s'est opposée à l'idée que seuls les hommes « maîtrisent leur fluide », perdent leur sang volontairement. Il s'agissait d'inverser les positions, de faire du sang qui n'est plus subi passivement, une véritable force, un emblème, décloisonnant les oppositions cartésiennes entre dedans/dehors, privé/public et invisible/visible.

Dérision des stéréotypes et tabous

Ces artistes ont tourné en dérision les textes pseudo-médicaux de la seconde moitié du XIXe siècle et se sont inscrites en faux contre l'idée masculine selon laquelle : « c'est par l'utérus que [les femmes] doivent créer ». Il n'était plus question de maternité biologique, mais de création esthétique qui mettait en avant le répugnant, l'abject, le sale pour en dépasser les tabous. Incitant à la banalisation et la normalisation de ces derniers, les artistes ont bouleversé et élargi les représentations et les constructions sociales de l'ordre établi.

Automutilations et corps suppliciés : Incarnations de la violence

Certaines performances et installations ont directement violenté les corps, par des automutilations ou des installations morbides. L'artiste a versé son propre sang : son intégrité physique a été compromise alors que le corps féminin s'est dévoilé et que l'intérieur a été mis à nu avec fracas.

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Valie Export : La dénonciation de la déshumanisation

Dans son court film Mann & Frau & Animal, Valie Export s'empare de la thématique du viol de façon virulente. En lien étroit avec l'Actionnisme viennois, elle s'en approprie les caractéristiques principales : un art progressiste, fondé sur l'action directe, la performance, utilisant la liberté du propos pour choquer le public et faire évoluer les mentalités. Toutefois, elle prend rapidement ses distances face à l'hégémonie masculine qui domine cette mouvance, pour y introduire des réflexions sur les droits des femmes et sur les rapports entre les sexes.

Multipliant les plans resserrés, restreignant la visibilité, l'artiste cultive à dessein l'ambiguïté, en fragmentant les corps anonymes et en multipliant des sons intrigants. Ces associations créent une confusion dérangeante, aux frontières du malaise, entre acte sexuel, viol, automutilation et sang menstruel. Ce pastiche à charge reprend les effets de la pornographie - soupirs explicites, gros plan - pour en dénoncer la déshumanisation et le tronquage d'un corps féminin réifié, en laissant flotter l'indistinction et le brouillage.

Ana Mendieta : Briser le silence autour du viol

Contrairement à Valie Export, Ana Mendieta s'émancipe de l'intermédiaire de la vidéo pour favoriser la performance, l'action in vivo. Elle réalise plusieurs performances sur le thème du viol, à la suite d'un fait divers survenu sur le campus de Iowa University. Dans une version de l'œuvre, elle invitait des amis à lui rendre visite chez elle. Franchissant la porte d'entrée entrouverte, les visiteurs pénétraient dans un décor reproduisant les photographies de la scène de crime qui avaient été publiées. Ils trouvaient l'artiste couverte de sang, attachée à une table.

Le sang est omniprésent dans Rape Scene, il marque une rage, une volonté de rébellion contre un système patriarcal oppressant et violent. Mais le sang est aussi, dans l'œuvre de l'artiste, polysémique. Il évoque aussi bien la santeria qui fascinait Mendieta, le sang des sacrifices, des animaux, que le sang menstruel, le soulagement d'une maternité avortée. Le sang devient un outil d'émancipation, une manière de dire adieu à la peinture, à sa formation première, tout en lui offrant une voie nouvelle, au-delà de l'expressionnisme abstrait des années 1970 dominé par des hommes.

Gina Pane : La douleur dissimulée

Cette performance en trois temps fut menée en 1973 à la galerie parisienne Stadler. Ce triptyque fut traduit par trois panneaux de bois, recouverts des photographies successives documentant la scène. Le premier mouvement, Mise en condition, décrit l’artiste couchée sur un lit métallique, sous lequel brûlent des bougies. Gina Pane résiste sur le cadre du lit jusqu’à ce que la chaleur soit insoutenable. Ce dispositif évoque de manière métaphorique la chambre et une sexualité imposée, contrainte, taboue. Dans le second temps Contraction, elle se coupe la lèvre avec une lame de rasoir cachée sous un mouchoir en chuchotant « je ne laisserai rien apparaître » dos au public. Cette mise en scène décline, par le biais de la mutilation, la douleur dissimulée, reflet du tabou.

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La symbolique du sang menstruel

Le sang menstruel, longtemps tabou, est également devenu un symbole de la féminité et de la fertilité. Des artistes comme Shigeto Kubota et Carolee Schneemann ont utilisé ce fluide corporel dans leurs performances pour briser les tabous et revendiquer une vision positive du corps féminin.

Fruits et sexualité : Un langage imagé

Au-delà de l'art féministe, les fruits ont souvent été utilisés comme métaphores du corps et de la sexualité. La langue française regorge d'expressions impliquant les fruits pour désigner les sexes féminin et masculin.

  • La banane, le concombre et la courgette sont souvent associés au pénis en raison de leur forme allongée.
  • Les testicules sont surnommés olives, noix, noisettes ou cacahuètes.
  • L'abricot, la figue, la prune et la pomme sont utilisés pour évoquer le sexe féminin.
  • Les seins sont comparés à des poires, des pommes, des melons ou des pastèques.
  • Les lèvres sont en forme de fraises ou de cerises, et les oreilles parfois en feuilles de choux.

Fruits aphrodisiaques : Mythe ou réalité ?

Certains fruits ont la réputation d'être aphrodisiaques, mais aucune preuve scientifique ne le confirme. Le fruit de la passion, l'avocat et le gingembre sont souvent cités, mais leur effet sur la libido reste à prouver. Cependant, le fait que les fruits soient bons pour la santé contribue à une meilleure forme physique, ce qui peut indirectement influencer la sexualité.

Jeux sexuels et fruits : Plaisir et précautions

Les fruits peuvent être utilisés dans les jeux sexuels pour faire monter le désir. Leurs odeurs et leurs textures peuvent être propices aux caresses et aux sensations surprenantes. Certains les utilisent pour échanger des baisers en croquant un fruit dans la bouche de son/sa partenaire.

Il n'y a aucun risque à utiliser les fruits dans les préliminaires. Cependant, il est déconseillé de les utiliser comme sextoys sans préservatif, afin d'éviter les irritations ou les allergies aux pesticides et autres produits chimiques.

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