Frédéric Vion est une figure médiatique française aux multiples facettes. Journaliste de télévision, écrivain et artiste, il s'exprime à travers différents canaux, allant de la revue de presse matinale à l'exploration artistique de la mémoire. Cet article se propose de dresser un portrait complet de cet homme, en abordant ses différentes activités et engagements.
Un journaliste de télévision bien connu
Frédéric Vion est avant tout connu pour son rôle de chroniqueur dans l'émission Télématin sur France 2, où il présente une revue de presse. Son travail consiste à décrypter l'actualité et à la présenter de manière concise et informative aux téléspectateurs. Il s'investit également dans la rubrique "Actu plus", ce qui témoigne de son intérêt pour les sujets d'actualité.
Son parcours professionnel l'a mené à travailler au Ministère des Affaires Étrangères, une expérience qu'il a partagée dans un ouvrage co-écrit avec Gabriel Alphand. Ce livre, recueil d'anecdotes sur les coulisses du Ministère, a connu un certain succès et sera étoffé avec de nouveaux souvenirs.
L'écriture comme exutoire et moyen d'expression
Frédéric Vion est également un écrivain. Il est l'auteur du roman autobiographique "Comment j'ai tué mon père", paru en 2015 chez Flammarion. Ce livre, qui a connu un beau succès en librairie, relate la maltraitance dont il a été victime durant son enfance. L'écriture de ce roman a été pour lui une nécessité d'exorciser une douleur masquée et ancrée au plus profond de lui-même. Un deuxième tome est en préparation, dans lequel il continuera d'explorer les thèmes de l'enfance maltraitée et de la reconstruction personnelle.
Dans ce roman autobiographique, Frédéric Vion s'inscrit dans la sincérité, la nostalgie et la détermination. En retraçant les vies de sa famille paternelle, c'est toute l'histoire de la Lorraine qui est survolée. L'annexion d'une partie de l'Alsace Lorraine après la défaite de 1871, la récupération des mosellans issus des plaines de l'est après la guerre 14-18, la suprématie de la sidérurgie.
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L'auteur confie son histoire familiale avec beaucoup de naturel, sans accablement. Sa voix donne beaucoup de douceur et de mérite à une mère soumise qui, pourtant parfois trouve des arrangements pour contourner les ordres de son dictateur de mari. Le jeune frère, peu évoqué n'en demeure pas moins le plus affligé dans cette histoire.
Un artiste explorant la mémoire et la perception
Parallèlement à ses activités de journaliste et d'écrivain, Frédéric Vion mène un travail de recherche picturale sur le thème de la déperdition de la mémoire et de son impact sur la perception. Il interroge la mémoire digitale, qu'il considère comme un renfort froid et non émotionnel du souvenir.
Ses images sont caractérisées par des "trous", à l'instar de la Gestalt. Il s'agit d'une perception relative, mais suffisante pour la reconnaissance d'un individu, comme une image sortie d'un souvenir vaporeux. Il travaille sur la (Re)-connaissance à partir de formes clefs qui prennent sens dans une globalité servie par une structure de polygones constitués de droites (abstraction de la courbe).
Ce style graphique et stylistique est emprunté au concept élaboré dans « l’Éloge de l’approximation » : une peinture à reconstruire à l’aide de la structure à laquelle sont subordonnées les perceptions et qui met en évidence les troubles de la perception liés à la manière dont le souvenir a été enregistré dans le cerveau de chaque individu. Chaque œuvre est unique, signée et accompagnée d’un certificat d’authenticité. Il s'agit d'une peinture numérique imprimée sur toile au format 100 cm x 100 cm en un seul exemplaire. L’impression est sur une toile de coton blanche de 390g/m², écrue au dos, trame fine et régulière, avec des encres résistantes à l’eau et aux UV assurant ainsi une grande longévité du produit. Le châssis est en bois et possède des clefs de tension. Il est fabriqué de façon artisanale. Un dispositif comprenant entre autres un câble en acier (résistance 40 kg) en permet l’accrochage sur une surface verticale. Les signatures au recto et au verso de l’œuvre et du certificat d’authenticité l’accompagnant obligatoirement en font foi. Pierre Tomy Le Boucher s’engage contractuellement à imprimer le fichier numérique sur toile qu’une seule fois dans un format unique.
Engagement social et prise de position
Au-delà de ses activités professionnelles et artistiques, Frédéric Vion s'engage également sur des questions sociales. L'exemple de Frédéric Grard, père d'un enfant autiste exclu du système scolaire, illustre l'importance de la prise en charge de l'autisme en France. Frédéric Grard a menacé de grimper en haut d'une grue pour dénoncer la situation de son fils et le manque de prise en charge de l'autisme en France. Sa vidéo, largement relayée sur les réseaux sociaux et les médias, a provoqué l'indignation générale et a finalement permis de trouver une solution pour la scolarisation de son fils.
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Le petit Frédéric pourra entrer au collège d’Auchy-les-Hesdin au mois de septembre. Il va pouvoir entrer au collège où sa sœur est déjà scolarisée et où ira ensuite son petit frère. Il va continuer sa scolarité avec ses copains de l’école. » En prime, le jeune autiste va bénéficier du service d’éducation spéciale et de soins à domicile : « On attendait cela depuis deux ans. Ils vont suivre Frédéric dans tous ses lieux de vie, aussi bien au collège qu’à la maison, avec une ergothérapeute. En plus, Frédéric pourra intégrer l’association sportive du collège, il adore le sport. » Pour preuve, le duo père-fils compose la Team Frédéric qui accumule les médailles sur tous les événements sportifs de la région. Dernier exploit en date : la traversée de la France en tandem, de Monaco jusqu’au Touquet, soit mille trois cents kilomètres pour sensibiliser à l’autisme et à son manque de prise en charge.
Cet événement met en lumière les difficultés rencontrées par les familles d'enfants autistes en France, où seulement 20 % d'entre eux sont scolarisés, contre 100 % au Canada.
Parcours et formation
Frédéric Vion est né en Lorraine en 1976. Il a décroché un bac C au Lycée Alfred Mézières, à Longwy. Il a ensuite étudié à Sciences Po à Lille, pour préparer son admission à l’école de journalisme de la capitale des Hauts de France. Durant ses études de journalisme, il découvre la télévision qui ne va plus le quitter. Il a gagné le concours de France 2, visant à engager le meilleur élève issu d’un des dix établissements inscrits dans cette épreuve. Lauréat, il rejoint la rédaction de la chaîne publique, assurant quelques petits boulots. Il est revenu à Lille, pour gérer le bureau de France 2 décentralisé dans le Nord, durant 7 ans. Il a ensuite regagné le siège en intégrant l’équipe de Télématin.
Collaborations et autres activités
Frédéric Vion a co-écrit un livre avec Gabriel Alphand sur ses souvenirs de service militaire au Quai d’Orsay. Il a également travaillé avec Pierre Wouters, pionnier de la vente par correspondance et du Marketing Direct en Europe. D'autres personnalités ont croisé son chemin, comme Nathalie VIANO, éducatrice spécialisée à l’Aide Sociale à l’Enfance, Joëlle Varenne, cinéaste et assistante à la mise en scène, Christine van Ackere, biologiste et bio-chimiste, Claude-Marie Vadrot, journaliste et grand reporter à Politis, et Évelyne Tschirhart, enseignante certifiée d'arts-plastiques retraitée.
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