Introduction
Françoise de Panafieu, née Missoffe le 12 décembre 1948 à Moyeuvre-Grande, en Moselle, est une figure marquante de la droite parisienne. Son parcours politique, riche et diversifié, s'étend sur plus de trois décennies, entre le ministère du Tourisme, la mairie du 17e arrondissement de Paris, et les luttes internes au sein du RPR puis de l'UMP. Issue d'une famille gaulliste très engagée, elle a occupé des postes clés tant au niveau municipal que national, laissant une empreinte significative dans le paysage politique français.
Une Famille Gaulliste Engagée
Françoise de Panafieu grandit dans une famille où l'engagement politique est une tradition. Son père, François Missoffe, ancien des Forces françaises libres, fut député et ministre de la Jeunesse et des Sports. Sa mère, Hélène Missoffe, née de Mitry, a été députée et secrétaire d'État à la Santé sous Valéry Giscard d'Estaing. Par sa famille maternelle, elle est apparentée à la dynastie industrielle Wendel et cousine d'Ernest-Antoine Seillière, ainsi que, plus récemment, du Premier ministre Gabriel Attal et de la journaliste Apolline de Malherbe. Ce contexte familial a profondément influencé son parcours et ses engagements.
Formation et Début de Carrière
Après des études d'histoire à Nanterre et une licence de sociologie à la Faculté des sciences humaines de Paris, Françoise de Panafieu complète sa formation par un passage à la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Elle débute sa carrière professionnelle dans une société de recrutement de personnel au début des années 1970. En 1970, elle épouse Guy de Panafieu, haut fonctionnaire puis dirigeant de grands groupes.
Ascensions Politiques à Paris
C'est en 1979 que Françoise de Panafieu entre au Conseil de Paris, à la suite de la démission de sa mère, Hélène Missoffe. Jacques Chirac, alors maire de Paris, la nomme adjointe chargée des questions périscolaires. Elle gravit rapidement les échelons et, de 1983 à 1995, elle est adjointe au maire, en charge de la culture. Son implication dans la vie municipale parisienne est marquée par son engagement en faveur des questions sociales et culturelles.
Députée et Ministre
En 1986, Françoise de Panafieu devient députée RPR de Paris, comme suppléante d'Alain Juppé. Elle est réélue en 1988 et 1993, consolidant son ancrage dans l'Ouest parisien, plus précisément dans la 17e circonscription. En 1995, elle est nommée ministre du Tourisme dans le gouvernement d'Alain Juppé, faisant partie du groupe des « juppettes ». Cependant, son passage au ministère est de courte durée, puisqu'elle est écartée lors du remaniement suivant. De 1996 à 1997, elle représente la France auprès de l'UNESCO. Elle retrouve l'Assemblée nationale en 1997.
Lire aussi: Informations École Maternelle Françoise Dolto
Maire du 17e Arrondissement et Candidate à la Mairie de Paris
En 2001, Françoise de Panafieu est élue maire du 17e arrondissement de Paris, un mandat qu'elle exerce jusqu'en 2008. En 2007, elle est désignée candidate officielle de l'UMP à la mairie de Paris pour les élections municipales de 2008. Malgré une campagne active, elle est battue par Bertrand Delanoë. En 2002, elle est élue députée UMP de la 16e circonscription de Paris, et réélue en 2007 dès le premier tour.
Engagements et Positions Politiques
Attachée aux valeurs traditionnelles familiales, Françoise de Panafieu se situe dans la frange conservatrice de l'UMP. Elle a pris position contre la loi sur la parité et s'est opposée à la distribution de la pilule du lendemain dans les lycées. Elle était également en désaccord avec le Pacs. Au sein du RPR puis de l'UMP, elle devient responsable nationale des questions de société et se positionne sur des sujets sensibles comme le logement, la prostitution ou l'évolution du droit de la famille, parfois en faisant évoluer publiquement ses positions initiales.
Controverses
Le parcours de Françoise de Panafieu n'a pas été sans controverses. Dans les années 1980-1990, alors qu'elle était à la tête des affaires culturelles parisiennes, elle a fait instituer en 1993 une commission chargée de repérer les ouvrages jugés « contraires aux bonnes mœurs » dans les bibliothèques municipales, une initiative dénoncée comme une forme de censure. En 2003, ses déclarations sur la participation du maire de Paris, Bertrand Delanoë, à la Gay Pride, ont suscité de vives critiques et la prise de distance de responsables de son propre camp.
Fin de Carrière et Héritage
En 2011, Françoise de Panafieu annonce qu'elle ne se représentera pas aux législatives de 2012 et prépare son retrait de la vie parlementaire. En 2014, elle met fin à trente-cinq ans de présence au Conseil de Paris. Après avoir renoncé à toute candidature à partir de 2012, elle conserve une activité d'influence et de conseil au sein de la droite parisienne et nationale.
Vie Personnelle
Mariée depuis 1970 à Guy de Panafieu, elle est mère de quatre enfants. Longtemps pratiquante de tennis, elle revendique une culture de l'effort et de la compétition qu'elle transpose dans la vie publique.
Lire aussi: Découvrez Françoise Lavit
Anecdotes
- Aînée d’une fratrie de huit enfants, elle raconte avoir très tôt pris goût au commandement familial, inventant enfant des jeux où ses cadets se retrouvaient à son service, tout en assumant le rôle de porte-parole auprès de leurs parents pour les mauvaises notes.
- Une rumeur tenace l’a longtemps présentée comme figure anarchiste de Nanterre en 1968, intervenue auprès de son père pour éviter l’expulsion de Daniel Cohn-Bendit. Elle a vigoureusement démenti cet épisode, expliquant avoir passé mai 1968 à l’abri, en Normandie, loin des manifestations étudiantes.
- Lors de son bref passage au gouvernement Juppé comme ministre du Tourisme, elle fait partie du groupe de femmes ministres surnommées les « juppettes », évincées lors d’un remaniement rapide.
Lire aussi: Informations essentielles sur la crèche à Maurepas
tags: #francoise #de #panafieu #enfants #biographie
