L'arrivée de la COVID-19 a soulevé de nombreuses questions, en particulier concernant les nourrissons et les jeunes enfants. Bien que les formes graves soient rares dans cette population, il est essentiel de connaître les symptômes, les mesures de prévention et les démarches à suivre en cas de suspicion d'infection.

Symptômes de la COVID-19 chez le nourrisson

Chez les bébés et les enfants, les symptômes de l'infection respiratoire peuvent varier ou être inexistants, ce qui rend le diagnostic difficile. La COVID-19 peut se manifester par :

  • Fièvre : C'est le symptôme le plus courant, mais il est important de noter que la fièvre est également fréquente dans de nombreuses autres pathologies infantiles. La fièvre commence lorsque la température corporelle dépasse les 38°C. Entre 38°C et 38,5°C (en rectal, ou au-delà de 37,1°C-37,3°C en axillaire sous le bras), la fièvre est considérée comme modérée.
  • Toux : La toux est généralement sèche et irritante, pouvant évoluer vers une toux grasse.
  • Signes digestifs : Diarrhée et vomissements peuvent survenir.
  • Fatigue : Un état de fatigue inhabituel peut être observé.
  • Rhume : La COVID-19 peut se traduire par un simple rhume.
  • Autres symptômes : Dans certains cas, des nourrissons de moins de 3 mois ont été admis à l'hôpital en raison d'une fièvre inexpliquée et mal tolérée, parfois accompagnée d'une baisse du tonus musculaire (hypotonie axiale) ou d'une somnolence et des gémissements. Des éruptions cutanées de type urticaire peuvent faire partie des symptômes de la covid-19, mais ils ne sont pas plus présents chez les bébés que chez les adultes.

Il est important de noter que ces symptômes sont courants chez les jeunes enfants et peuvent être liés à d'autres infections. Cependant, en cas de doute, il est préférable de consulter un médecin.

Quand consulter un médecin ?

Il est recommandé de consulter un médecin dans les situations suivantes :

  • Fièvre persistante : Une fièvre qui ne redescend pas malgré la prise de paracétamol.
  • Signes d'inconfort : Fièvre avec inconfort, comportement inhabituel.
  • Difficulté à respirer.
  • Teint pâle, peau marbrée ou bleutée.
  • Refus de s'alimenter.
  • Contact avec une personne positive : Si votre enfant a été en contact, sans respect des mesures barrières, avec une personne testée positive et qu’il présente des signes cliniques évocateurs.
  • Si votre enfant a plus de 6 ans et est malade : Après 6 ans, les enfants sont mieux immunisés contre les viroses banales et sont moins souvent malades.

Dans tous ces cas, il est important d'informer le médecin de votre suspicion de COVID-19.

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Tests de dépistage chez les nourrissons

La Société Française de Pédiatrie ne recommande pas l’utilisation des tests PCR sur les bébés de moins de 6 mois. Même avant l’âge de 6 ans, il est très rare d’effectuer un test dépistage de la covid-19 chez un enfant. En cas de soupçon d’infection, le médecin pourra s’appuyer sur les symptômes présentés par l’enfant et, si nécessaire, un test pourra être effectué par aspiration des sécrétions nasales. On ne dépiste pas systématiquement la covid-19 avec un test de dépistage en cas de symptômes chez un enfant ou un bébé, qu’il ait 6, 12, 18, 20 mois ou plus. On s’appuie plutôt sur les symptômes.

Pour les enfants de moins de six ans, il est possible de pratiquer un prélèvement par test salivaire afin de réaliser une PCR.

Il existe différents types de tests :

  • PCR nasopharyngée : Elle dépiste la présence du matériel génétique du virus (son « ARN »). C’est le test le plus fiable pour diagnostiquer l’infection à coronavirus (avec ou sans symptômes).
  • Tests antigéniques : Ils dépistent les antigènes du virus. Il n’y a pas d’amplification du gène, la sensibilité est donc moins bonne que celle de la PCR.
  • Sérologie : Elle recherche la présence d’anticorps fabriqués contre le virus par votre corps.

En cas de test positif chez les moins de 12 ans ou les plus de 12 ans vaccinés, l'enfant devra être isolé pendant sept jours à compter des premiers symptômes pour les cas symptomatiques ou à partir du jour du test positif pour les cas asymptomatiques.

Que faire si votre bébé est cas contact ou positif ?

  • Cas contact : Deux solutions : soit le mettre immédiatement en isolement 7 jours, ce qui évite de faire le test, soit le faire tester immédiatement. Un second test 7 jours après est recommandé avant de leur faire vivre à nouveau votre petit en collectivité.
  • Positif : Il rentre alors dans une phase d’isolement de 5 jours (limitation du nombre de contacts extérieurs).

Traitement et prise en charge

Il n’y a pas de traitement spécifique des infections à SARS CoV2 des bébés ou enfants. Le traitement est symptomatique. Hormis un traitement par le paracétamol, l’état des nourrissons s’est rapidement amélioré, ce qui a permis leur retour à domicile un à trois jours après leur admission. Si les complications observées chez l’enfant sont rares, le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) est grave et doit être diagnostiqué précocement afin d’être pris en charge rapidement en milieu hospitalier.

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Les enfants infectés par le SARS-CoV-2 présentent des symptômes beaucoup moins sévères que les adultes et dans la grande majorité des cas n’ont pas besoin d’être hospitalisés. En revanche, comme chez l’adulte, les facteurs de comorbidité (obésité, immunodépression, maladie chronique) exposent les jeunes patients à développer une forme sévère de la maladie.

Prévention de la COVID-19 chez le nourrisson

L’OMS conseille aux personnes de tout âge de prendre des mesures pour se protéger du virus. Les mesures de prévention sont essentielles pour protéger les nourrissons :

  • Respect des gestes barrières : Lavez-vous fréquemment les mains avec de l'eau et du savon ou utilisez un gel hydroalcoolique. Toussez ou éternuez dans votre coude ou dans un mouchoir jetable.
  • Éviter les contacts : Limitez les contacts avec les personnes malades.
  • Aération : Aérez régulièrement votre domicile.
  • Vaccination : La vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans est ouverte depuis le 22 décembre 2021. Cette vaccination n'est pas obligatoire et doit "se faire de façon volontaire". Une étude menée par des équipes de l’hôpital Robert-Debré AP-HP et de l’Université de Paris et publiée le 20 décembre 2021, conclut que la vaccination contre la Covid-19 réduit le risque de syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques.
  • Allaitement : L’Unicef a indiqué que le lait maternel des mères porteuses du virus ne contenait pas de trace de coronavirus. Si vous avez actuellement la covid-19 ou en avez récemment été atteinte, vous pouvez donc continuer à allaiter sans vous inquiéter.

Il est important de noter que :

  • Donner un bain chaud à votre bébé ne limitera pas le risque de contraction du virus.
  • Aucune étude n’a prouvé que nettoyer régulièrement le nez de votre bébé avec une solution saline le protège des infections respiratoires comme celle du coronavirus (COVID-19).
  • Les lampes à UV ne doivent pas être utilisées pour stériliser les mains de votre bébé ou toute autre surface de peau.
  • Pulvériser de l’alcool ou du chlore sur le corps de votre bébé est très dangereux et nocif pour sa peau. De plus, cela ne permet pas de tuer les virus qui ont déjà intégré le corps.
  • Les antibiotiques ne fonctionnent pas contre les virus.
  • L’ail est un aliment sain qui peut avoir certaines propriétés antimicrobiennes.

Syndrome inflammatoire multi-systémique (PIMS)

Durant la pandémie COVID-19, le syndrome inflammatoire multi-systémique a touché 1100 enfants. Il s’agit de la forme la plus sévère de maladie associée au COVID-19 chez l’enfant. Des chercheurs ont découvert que ce syndrome existait avant le COVID-19 et que d’autres agents infectieux pourraient conduire à ce syndrome inflammatoire grave de l’enfant.

Si les complications observées chez l’enfant sont rares, le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) est grave et doit être diagnostiqué précocement afin d’être pris en charge rapidement en milieu hospitalier. « Le PIMS est dû à une réaction excessive du système immunitaire.

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