Définir la beauté féminine est un défi constant, mais elle est omniprésente dans notre société, des magazines de mode à la publicité. Loin d'être un simple diktat, la beauté féminine et masculine remplit une fonction sociale et biologique essentielle, tant pour l'individu que pour la collectivité. Dans l'optique de l'évolution darwinienne, la beauté et la séduction sont intrinsèquement liées, servant un objectif primordial : assurer la reproduction de l'espèce.
Les Critères de Beauté : Une Perspective Évolutive et Culturelle
La beauté, dans une perspective évolutionniste, est souvent associée à des signes de bonne santé et de fertilité. Dans les pays occidentaux, une silhouette mince est parfois inconsciemment perçue comme un signe de soin de soi et de bonne santé, bien que cette perception puisse être influencée par les normes culturelles et les idéaux de beauté véhiculés par les médias. Depuis l'Antiquité, la symétrie et l'harmonie sont des indicateurs de développement régulier et sans entrave, synonymes de bonne santé. Ces associations, bien que souvent inconscientes, sont profondément ancrées en nous, même si elles comportent des exceptions.
Les féministes se réjouiront de savoir que des qualités telles que l'assurance, la force de caractère, la volonté et le bonheur sont également des critères de beauté universels. Ces traits peuvent évoquer l'image d'une femme rassurante et déterminée. Ces critères se retrouvent notamment dans la beauté du visage, qui est souvent perçu comme beau lorsqu'il est jeune, harmonieux, avec des traits expressifs et des contours bien définis. Un bel ovale du visage, avec des traits affirmés et harmonieux, contribue à cette perception.
La Beauté Holistique : Au-Delà de l'Apparence Physique
Aujourd'hui, la beauté d'une femme dépasse les simples critères d'un "visage parfait" ou d'un "corps idéal". Elle englobe à la fois la beauté physique (traits du visage, peau, silhouette, style) et la beauté intérieure (attitude, douceur, charisme, confiance en soi). En France, les critères de beauté souvent cités incluent un visage harmonieux, des traits fins ou équilibrés, un teint lumineux, une silhouette proportionnée et un style perçu comme élégant et féminin. Cependant, ces critères varient énormément selon les générations, les milieux sociaux et les influences culturelles.
Il est essentiel de comprendre qu'il n'existe aucun test fiable pour déterminer si une personne est "belle ou moche". La beauté est profondément subjective et ce qu'une personne trouve magnifique peut être perçu comme banal par une autre. Ce qui compte réellement, c'est la façon dont vous vous percevez, la façon dont vous prenez soin de vous, votre présence, votre regard et votre sourire.
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On parle souvent de beau visage lorsque les traits sont jugés harmonieux : regard expressif, pommettes marquées, bouche dessinée, peau soignée. Sur le corps, beaucoup évoquent la ligne du cou, les clavicules apparentes, la posture, les mains et les courbes. Il n'y a pas de réponse unique, car pour certains, ce sera le visage (regard, sourire, peau), pour d'autres les courbes du corps, les jambes, les mains, ou même la voix.
Un visage est souvent perçu comme beau lorsqu'il donne une impression d'équilibre : proportions globales, symétrie relative, cohérence entre front, nez, bouche et menton. Les "traits fins" désignent généralement des lignes douces et délicates (nez peu massif, lèvres dessinées, mâchoire peu lourde). Pour beaucoup d'hommes, une "belle femme" ne se résume pas à un corps parfait. Oui, le physique compte (visage, peau, silhouette, féminité), mais reviennent aussi très souvent : la douceur, l'humour, la confiance en soi sans arrogance, la lumière dans le regard, la capacité à être elle-même.
Fertilité et Formes : Un Lien Biologique
La fertilité chez la femme est un sujet complexe qui englobe divers aspects physiologiques et hormonaux. Elle fait référence à la capacité d'une femme à concevoir un enfant, impliquant le bon fonctionnement de l'appareil reproducteur. Ce processus complexe repose sur une série d’interactions hormonales et physiologiques qui se déroulent tout au long du cycle menstruel. Chaque mois, les ovaires produisent des ovules dans un processus appelé ovulation, où un ovocyte mature est libéré et peut être fécondé par des spermatozoïdes lors de rapports sexuels.
Un homme et une femme ont le souhait d’avoir un enfant et ont une vie sexuelle régulière. Dans ces conditions, pour la plupart des couples, la grossesse survient naturellement dans un délai de quelques mois à parfois plus d’un an. Elle résulte de la fusion de deux gamètes, l’un masculin, le spermatozoïde, l’autre féminin, l’ovocyte. La fécondation est à l’origine de l’embryon, le premier stade de développement d’un être humain. Après s’être implanté dans l’utérus. Chez l’homme, les spermatozoïdes sont produits de façon continue dans les testicules. Lors d’un rapport sexuel, ils sont déposés dans le vagin. Ils pénètrent ensuite dans l’utérus et poursuivent leur chemin jusqu’à l’ovocyte, si le rapport sexuel est très proche de l’ovulation, en remontant dans les trompes. Chez la femme, les ovocytes se développent dans les ovaires.
Comme l’homme a deux testicules, la femme a deux ovaires (droit et gauche). À la naissance, les ovaires ont déjà leur réserve définitive d’ovocytes, des milliers, dont quelques-uns seulement seront fécondés. Au début de chaque cycle, cinq à dix follicules existent sur chaque ovaire. L’un d’entre eux, vers le cinquième jour du cycle, devient le follicule dominant. Il grossit jusqu’au 14e jour. Les autres disparaissent. Le follicule dominant s’ouvre alors, libère l’ovocyte fécondable qui se place sur les franges mobiles de la trompe. Un seul d’entre eux va pénétrer sous la membrane de l’ovocyte. C’est le spermatozoïde. La montée des spermatozoïdes dans l’utérus est favorisée par la sécrétion au niveau du col de l’utérus, sous l’influence de l’hormone œstradiol.
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Les premiers signes de fécondation apparaissent le lendemain de la pénétration du spermatozoïde fécondant dans l’ovocyte. L’embryon est formé le jour suivant, chemine dans le canal de la trompe. Il se divise progressivement, atteint l’utérus au 5e jour et s’implante environ deux jours plus tard dans la muqueuse. Un enfant n’arrive pas toujours forcément au moment où un couple le souhaite. La réalisation d’un projet d’enfant demande des rapports sexuels réguliers, mais aussi un nombre suffisant de spermatozoïdes fonctionnels chez l’homme, d’une ovulation de bonne qualité chez la femme, et la possibilité d’une rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovocyte sans obstacle.
Certaines femmes peuvent souffrir de problème de fertilité qui peut avoir de multiples causes. La stérilité chez la femme est un problème complexe qui peut résulter de divers facteurs affectant le système reproducteur. L’ovulation est essentielle au cycle menstruel et à la conception. Les troubles de l’ovulation, souvent causés par des déséquilibres hormonaux, peuvent réduire la qualité des ovocytes, rendant la fécondation difficile. Les trompes de Fallope doivent être perméables pour permettre la rencontre des gamètes et le transport de l’embryon vers l’utérus. Oui, en effet, la stérilité n’implique pas nécessairement l’absence de menstruations.
Booster la Fertilité : Nutrition, Bien-Être et Compléments Alimentaires
Une bonne nutrition joue un rôle crucial dans la fertilité. Il est conseillé d’incorporer des compléments alimentaires enrichis en vitamines et en nutriments essentiels comme l’acide folique, qui est vital en cas de grossesses. Par ailleurs, une alimentation équilibrée peut aider à réguler les hormones et à améliorer la qualité des ovocytes. Certaines études suggèrent que le surpoids ou l’obésité peuvent nuire à la fertilité en causant des déséquilibres hormonaux. Il est donc important de maintenir un poids santé pour maximiser les chances de grossesse. Le stress peut impacter négativement la fertilité. Des techniques comme la méditation, le yoga ou des exercices de respiration peuvent aider à réduire le stress et à favoriser un environnement hormonal équilibré pour la procréation. En complément de ces conseils, il est crucial d’arrêter de fumer et de limiter la consommation d’alcool, car ces facteurs peuvent compromettre la qualité des gamètes et la santé reproductive.
Gamétix F est un complément alimentaire destiné à accompagner les femmes qui souhaitent concevoir un enfant. Il contient une variété d’ingrédients sélectionnés pour leurs bienfaits spécifiques sur la fertilité et la santé reproductive. Le Myo-inositol est particulièrement important pour celles qui souffrent de troubles hormonaux, en raison de son rôle dans la régulation des hormones sexuelles et son impact sur le métabolisme des lipides et des glucides. Le zinc joue un rôle crucial dans la fertilité et la reproduction et est impliqué dans la régulation des hormones et la production d’ovules de bonne qualité. Le sélénium joue un rôle important dans le maintien d’une fonction thyroïdienne normale. La thyroïde régule de nombreuses fonctions corporelles, y compris le métabolisme et la production hormonale, qui peuvent influencer la fertilité. Les vitamines B2, B3, B5, B6, B9, B12, et C contribuent à réduire la fatigue.
L'Évolution du Bassin Féminin : Un Compromis Obstétrique et Locomoteur
À la puberté, le bassin féminin s’élargit ; après la période de fécondité, il rétrécit. En comparaison, le bassin masculin n’évolue que très peu durant la vie. Dans notre espèce, accoucher est particulièrement difficile à cause de l’étroitesse du bassin. L’explication courante est que l’évolution aurait conduit à un compromis entre les nécessités obstétriques - le passage d’un bébé dont la tête est volumineuse - et celles de la locomotion. Toutefois, plusieurs travaux de recherche récents ont remis en cause cette hypothèse traditionnelle : les femmes dotées d’un large bassin marchent en effet aussi bien que celles qui sont dotées d'un bassin plus étroit !
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Selon les chercheurs, ces deux inflexions dans l’évolution morphologique du bassin féminin sont induites par les changements hormonaux de l’adolescence et de la ménopause. Pendant la puberté, la concentration en œstrogènes augmente, pour ne chuter qu’avec l’entrée dans la ménopause. Le niveau élevé d'hormones sexuelles n’aurait donc pas pour seule fonction de garantir la fécondité, mais aussi d'adapter le bassin aux contraintes de la naissance pendant la période de fertilité. Or les conditions régnant dans l'environnement, tout particulièrement l'accès à la nourriture, influencent directement la production des hormones par les glandes endocrines. La largeur du bassin féminin se réduit-elle avec l’âge ? Pour les chercheurs, cela serait en rapport avec la bipédie. Un bassin moins large stabilise le plancher pelvien, ce qui est utile pour contrebalancer la forte pression qu’il subit pendant la marche.
L'Attrait des Formes : Une Question d'Équilibre et de Perception
Si certaines études suggèrent que les hommes préfèrent les femmes minces, il est essentiel de nuancer ces affirmations. Une étude menée par des chercheurs écossais de l’université d’Aberdeen a révélé que les femmes avec un IMC de 19 étaient préférées, car elles seraient associées à la jeunesse, à une bonne hygiène de vie, à une meilleure santé et à une plus grande fertilité. Cependant, il est crucial de se rappeler que tout est question de point de vue et que chaque homme possède ses propres critères physiques en matière de beauté féminine.
Les femmes avec des rondeurs, notamment sur les fesses, peuvent se rassurer : avoir les fesses rondes a un avantage. Selon des chercheurs américains, la graisse qui s’y trouve permettrait d’engendrer un enfant plus intelligent. Cette graisse contient en effet du DHA (acide docosahexaénoïque), un élément essentiel pour le cortex cérébral. Le professeur Lassek vient enfin de trouver une explication à la présence d’autant de graisses chez la femme par rapport à l’homme (30% de leur poids total contre 10% chez l’homme). « C'est un taux de graisses similaire à celui observé chez les ours lorsqu'ils hibernent ou chez les baleines qui vivent dans les eaux glaciales arctiques » explique-t-il. Et d'ajouter : « Il faut beaucoup de graisse pour constituer un système nerveux, et celles contenues dans les fesses et les hanches des femmes sont enrichies en DHA (acide docosahexaénoïque).
La Réserve Ovarienne : Un Facteur Déterminant de la Fertilité
La fertilité chez la femme dépend du nombre d'ovocytes disponibles. Le processus de l'ovogenèse débute avant la naissance avec un nombre maximal d'ovocytes (6 à 7 millions) vers le cinquième mois de grossesse. Après la puberté, à chaque cycle menstruel, un groupe d'ovocytes est recruté mais un seul deviendra dominant et les autres disparaitront définitivement, ce qui réduira d'autant le capital.
À la naissance, il existe environ un million de follicules de réserve et 400 000 au début de la puberté. D’après les modèles mathématiques, la diminution de la réserve ovarienne folliculaire serait constante et régulière avec l’âge ; à 30 et 40 ans, il ne resterait respectivement dans les ovaires plus que 12 % des follicules formés avant la naissance. Elle dépend cependant de variations individuelles. Par conséquent, toute agression portée à cette réserve folliculaire peut induire une insuffisance ovarienne prématurée.
Préservation de la Fertilité : Un Enjeu Crucial pour les Femmes Atteintes de Cancer
La survie des patients s’améliore du fait de la précocité et de la précision des diagnostics, de l’intensification des traitements. Le cancer du sein présente la particularité d’être hormonodépendant, ce qui implique des spécificités en termes de stratégie de préservation de la fertilité. Elle est proposée après l’annonce du cancer.
La chimiothérapie et la radiothérapie ont une toxicité directe sur les follicules en cours de croissance avec trouble de la maturation folliculaire, expliquant la survenue rapidement après le début des traitements d’une aménorrhée chimio-induite initiale. Le capital folliculaire étant maximal pendant la vie embryonnaire et décroissant avec l’âge, l’atteinte ovarienne dépend de l’âge au moment de la chimiothérapie. Il est important de souligner que le retour ou le maintien des règles et le degré de fertilité ne sont pas synonymes. Les agents alkylants sont les plus agressifs pour la fonction ovarienne.
Le niveau de risque d'insuffisance ovarienne après traitement est âge dépendant, c'est-à-dire qu'il augmente fortement avec l'âge. Il devient important après 30 ans car la chimiothérapie peut diminuer les réserves ovariennes. Les cellules folliculaires de l'ovaire en croissance sont très vulnérables et la chimiothérapie peut, ainsi, entraîner la mort des ovocytes. Une irrégularité du cycle menstruel, souvent allant de pair avec un allongement des intervalles entre les cycles, peut être observée. L'effet de la chimiothérapie correspond, en fait, à hâter la ménopause. Ainsi, une malade de plus de 40 ans a environ 70 % de risque de subir une castration chimique et l'aménorrhée qui s'ensuit dans environ 80 % des cas, risque d'être définitive. Au contraire, pour les femmes âgées de moins 30 ans, le risque de perturbation de la menstruation n'est que d'environ un tiers, et si une aménorrhée survient, elle a moins de 20 % de risque d'être définitive.
Si les ovaires ne produisent plus d'hormones, la patiente peut ressentir des symptômes de ménopause comme des bouffées de chaleur. L'utérus est également très sensible aux effets de la radiothérapie avec une perte d'élasticité et des dommages vasculaires apparaissant dès 14-15 Gy. Il est observé une baisse de la fertilité pour une dose reçue dès 22 Gy sur la région hypothalamo-hypophysaire, voire dès 22 Gy. Elle est à risque modéré ou élevé pour la fertilité peut avoir un effet additif. Les conséquences sur la fertilité dépendent du conditionnement. Dans le cas d'une abrasion médullaire par radiochimiothérapie, une insuffisance ovarienne est observée dans 60 à 100 % des cas. Dans les suites de greffe de moelle, l'âge est un paramètre fondamental.
Les patientes présentant des cancers micro-invasifs, peuvent être traitées par simple conisation sans autre intervention car le risque d'extension à distance est inférieur à 1 %. Pour les patientes au stade 1a2 et 1b, s i l'hystérectomie et le curage iliaque externe restent l'intervention de référence, il est proposé chez les patientes n’ayant pas eu d’enfant, dont l'endocol n'est pas envahi après vérification par IRM, de réaliser une intervention de Dargent mixte par voie vaginale et par voie cœlioscopique consistant en une ablation du col de l'utérus (trachélectomie) associée à un curage iliaque externe bilatéral. Cette technique permet de conserver un espoir de mener à bien une grossesse dans environ 50 % des cas. Pour les autres stades, l'association radio-chirurgicale ou radiothérapie exclusive reste le traitement standard et il n'est pas envisagé de possibilités de traitement conservateur.
Mesures de Préservation de la Fertilité : Transposition Ovarienne et Traitements Conservateurs
Il est possible de préserver la fertilité ovarienne par les mesures conservatoires comme la réalisation d'une transposition ovarienne avant irradiation pelvienne, en particulier avant curiethérapie. Les éléments du choix thérapeutique sont fonction du type, du grade tumoral et du stade tumoral. Les possibilités thérapeutiques peuvent correspondre soit à un traitement chirurgical conservateur définitif ou d'attente, soit à une fécondation in vitro (FIV) préalable à l'ovariectomie.
Pour évaluer la réserve ovarienne, le taux d’ AMH (hormone anti müllerienne) est un marqueur très précoce. Cet examen permet d'estimer le nombre total de follicules restants. Un compte folliculaire < 7 est très évocateur d’une diminution de la réserve ovarienne. Ce compte est réalisé au cours d’une échographie pelvienne par voie endovaginale réalisée en début de cycle. En raison de la chimiothérapie, ou tout simplement en raison de l’âge, souvent dès 38 ans, il existe une insuffisance ovarienne, attestée par une FSH augmentée et une inhibine B basse.
Le don d’ovocyte, mais la législation en vigueur en France rend cette méthode difficile d’accès car le don est gratuit, et très peu de femmes acceptent d’être des donneuses. Le passage par une mère « donneuse » est devenu récemment possible en France. Il permet à un couple de bénéficier d’un embryon surnuméraire congelé d’un couple ayant effectué une FIV. En pratique, cette méthode s’adresse aux couples présentant une double infertilité (féminine et masculine) et ne pouvant recourir à d’autres méthodes. Ces deux techniques présentent l’avantage de ne pas nécessiter de stimulation ovarienne chez la receveuse.
Après feu vert des cancérologues pour la mise en route d’une grossesse et après bilan global de l’infertilité, il arrive parfois que la prise en charge de l’infertilité d’un couple nécessite le recours à une technique de procréation médicalement assistée, comme une insémination artificielle, une FIV et/ou micro-injection de spermatozoïde in vitro dans l’ovocyte (ICSI) . C’est celui d’une stimulation des ovaires après cancer du sein qui est posé. Si la femme ovule, le recours à ces techniques en « cycles spontanés » reste possible et permet d’éviter une stimulation, mais se heurte à des taux de succès très faibles. Dans les autres cas, si la femme n’ovule pas, ou s’il s’agit d’une infertilité sévère.
Certaines équipes (notamment à l’étranger) proposent des protocoles de stimulation adaptés, sous surveillance très attentive des taux d’estradiolémie. Les protocoles à base de chlorambucil et de procarbazine ont peu d’effets délétères dans l’enfance quand seule une chimiothérapie est prescrite. L'irradiation par l'iode-131 est une méthode de traitement fréquemment utilisée qui est particulièrement efficace pour l’éradication des tumeurs thyroïdiennes métastasées. Elles sont traitées par des protocoles contenant des nitrosourées comme le CCNU ou BCNU.
Techniques de Préservation de la Fertilité : Mise au Repos des Ovaires, Congélation d'Ovocytes et de Tissus Ovariens
La loi de bioéthique de 2021 prévoit l’extension de la PMA aux femmes seules et aux couples lesbiens, et instaure le principe d'une filiation similaire à celles des enfants d'hétérosexuels. Le principe de mise au repos des ovaires durant la chimiothérapie consiste à utiliser un agoniste de la LH-RH/GnRH prescrit une semaine avant la chimiothérapie. C'est une méthode parfois proposée pour tenter de préserver la fertilité des jeunes femmes dont le cancer n'exprime pas les récepteurs hormonaux. Les résultats des études sont contradictoires et ne semblent, globalement, pas en faveur de cette technique.
La congélation d'embryons est la technique la plus efficace pour préserver la fertilité. Après le traitement chirurgical et avant la chimiothérapie, une stimulation ovarienne est effectuée. Les ovocytes prélevés sont mis en présence des spermatozoïdes du conjoint. Après fécondation in vitro (FIV), les embryons obtenus sont congelés et seront réimplantés ultérieurement dans l’utérus de la patiente, à distance de la fin des traitements. Elle ne s’adresse qu’à des couples constitués et doit être effectuée rapidement, ce qui soulève des problèmes pratiques. L’effet de la stimulation ovarienne sur le risque de récidive du cancer à long terme n’est pas connu. De plus, toute tératogénicité des composés utilisés pour obtenir la stimulation doit être absolument écartée.
La congélation d'ovocytes consiste à effectuer une stimulation ovarienne et à congeler les ovocytes matures obtenus, comme on congèle le sperme. Il n’est donc pas nécessaire que la patiente ait un conjoint. Les taux de succès (35 à 45 %) sont encore très faibles actuellement, car la congélation et la décongélation ovocytaire posent de nombreux problèmes techniques. Il faut savoir que plusieurs études récentes ont montré que cette technique ne serait pas totalement dépourvue de risques car des cellules malignes pourraient être ré-implantées. De plus, cette technique soulève les mêmes questions que la précédente, concernant notamment les risques carcinologiques d’une stimulation ovarienne et d’une éventuelle hyperestrogénie, surtout en cas de cancer hormonodépendant.
La maturation in vitro est en cours de développement et d'évaluation. Son avantage est de pouvoir être réalisée sans délai et ne nécessite pas d'exposition hormonale. Elle consiste à prélever des ovocytes immatures dont la maturation sera effectuée au laboratoire.
La congélation de tissu ovarien consiste à prélever, avant la chimiothérapie, un ovaire partiellement ou totalement, le plus souvent par cœlioscopie, et congelé. À distance des traitements, des fragments seront décongelés, puis réimplantés chez la patiente, soit dans le pelvis, autogreffe orthotopique, soit dans un site plus facile d’accès, comme l’avant-bras, autogreffe hétérotopique. Une croissance folliculaire peut ensuite survenir, soit spontanément, soit après stimulation ovarienne, et l’ovocyte est prélevé. Après FIV, l’embryon obtenu est réimplanté dans l’utérus de la patiente. En France, cette technique est pratiquée dans environ 25 centres d’ d'Assistance Médicale à la Procréation ( AMP). Les patientes et/ou leurs parents sont reçus en urgence en consultation. Après avoir posé l’indication de congélation de tissu ovarien, il vous sera expliqué le protocole de congélation, de conservation et les incertitudes d’utilisation du tissu ovarien. Si après une information claire et exhaustive vous acceptez, un consentement est signé.
La cryoconservation d’ovocytes et d’embryons nécessite une stimulation de l’ovulation, faisable si le traitement contre le cancer ne doit pas être institué rapidement et si la tumeur n’est pas hormono-dépendante. De plus, le rapport bénéfice/risque de cette technique doit être apprécié chez les très jeunes femmes ayant un cancer du sein, car le risque d’infertilité après chimiothérapie n’est alors pas très élevé, et l’ablation d’un ovaire réduirait d’emblée notablement leur capital folliculaire. Enfin, cette technique pose le problème spécifique de la réintroduction éventuelle de cellules cancéreuses dans l’organisme (métastases ovariennes occultes).
La désescalade thérapeutique est un sujet majeur de recherche, surtout dans le domaine du cancer du sein et de certaines hémopathies malignes chez la femme jeune. La possibilité, au moins dans certains cas de cancers du sein, d’éviter des chimiothérapies, ou de les remplacer par des hormonothérapies adjuvantes moins toxiques pour les ovaires, constituerait un moyen efficace de préserver la fertilité des jeunes femmes.
L'Insémination Artificielle : Une Technique Ancienne Toujours d'Actualité
L'insémination artificielle est une technique relativement ancienne car la première décrite et réalisée par J. Hunter remonte à 1791 qui insémine la femme d'un drapier avec le sperme de ce dernier et obtient une grossesse. Le principes du don sont sa gratuité et son anonymat. De nos jours, la technique dite de super-ovulation permet s'obtenir plusieurs ovocytes, donc plusieurs embryons. Elle augmente la probabilité de grossesse mais aussi le risque de grossesses multiples. Il est prévu par la loi de 1994. Le cadre légal de la PMA est défini par la loi du 29 juillet 1994 dite de bioéthique qui dans ses attendus mentionne que …" L’homme et la femme formant le couple doivent être vivants, en âge de procréer, mariés ou en mesure de faire la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans et consentent préalablement à l’insémination ou au transfert des embryons ".
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