La congélation d'ovocytes, ou vitrification, est une option de plus en plus populaire pour les femmes qui souhaitent retarder la maternité. Cette technique permet de préserver la fertilité en congelant les ovocytes à un âge où ils sont de meilleure qualité, offrant ainsi la possibilité de concevoir plus tard dans la vie. En Italie, comme dans de nombreux autres pays européens, la congélation d'ovocytes est autorisée, mais il est important de comprendre les conditions, les coûts et les implications de cette procédure.

Pourquoi congeler ses ovocytes ?

Plusieurs raisons peuvent inciter les femmes à envisager la congélation de leurs ovocytes. Parmi celles-ci, on retrouve :

  • Retarder l'âge de la maternité : Les études prolongées, la difficulté de trouver une situation financière stable, l'investissement dans sa carrière ou l'absence de partenaire sérieux peuvent amener les femmes à retarder leur projet de maternité. Or, la fertilité féminine diminue rapidement après 35 ans. La congélation des ovocytes permet de contourner ce problème en préservant les ovocytes à un âge plus jeune, où ils sont de meilleure qualité.
  • Se concentrer sur sa carrière : Certaines femmes préfèrent se concentrer sur leur carrière avant de fonder une famille. La congélation d'ovocytes leur offre la possibilité de poursuivre leurs ambitions professionnelles sans renoncer à leur désir d'enfant.
  • Préserver la fertilité avant un traitement médical : Les femmes qui doivent subir des traitements médicaux agressifs, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, peuvent choisir de congeler leurs ovocytes pour préserver leur fertilité avant que ces traitements n'affectent leur capacité à concevoir.

Conditions et procédure en Italie

En Italie, la congélation d'ovocytes est légale et accessible aux femmes qui souhaitent préserver leur fertilité. La procédure comprend généralement les étapes suivantes :

  1. Examens médicaux : La première étape consiste à effectuer des examens médicaux pour évaluer l'état de fertilité de la patiente et ses chances de succès. Ces examens peuvent inclure des analyses de sang pour mesurer les niveaux d'hormones, une échographie pour évaluer les ovaires et un test de réserve ovarienne.
  2. Stimulation ovarienne : Une fois que la patiente est jugée apte à la congélation d'ovocytes, elle subit une stimulation ovarienne. Ce processus consiste à administrer des injections d'hormones pendant une dizaine de jours pour stimuler la production et la maturation de plusieurs ovocytes. Des prises de sang régulières et des échographies sont effectuées pour surveiller la réponse des ovaires au traitement et déterminer le moment idéal pour la ponction.
  3. Ponction ovocytaire : La ponction ovocytaire est le prélèvement des ovocytes. Elle est réalisée sous anesthésie locale ou générale, généralement deux jours après la dernière échographie. Le médecin utilise une aiguille fine pour aspirer les ovocytes des follicules ovariens.
  4. Congélation des ovocytes : Les ovocytes prélevés sont ensuite congelés par vitrification, une technique de congélation rapide qui permet de préserver leur qualité. Les ovocytes sont stockés dans de l'azote liquide à très basse température (-196°C).

Coûts de la congélation d'ovocytes en Italie

Le coût de la congélation d'ovocytes en Italie varie en fonction des cliniques et des traitements inclus. En général, le prix comprend :

  • La stimulation ovarienne
  • Les dosages hormonaux
  • Les échographies
  • Le prélèvement des ovocytes sous anesthésie
  • La congélation des ovocytes

Le coût de la congélation d'ovocytes est d'environ 2 000 à 3 000 euros. Le prix ne comprend pas le coût des médicaments utilisés pour la stimulation ovarienne, ni les frais de conservation des ovocytes, qui peuvent être facturés annuellement.Il est important de noter que les cliniques de fertilité à l'étranger sont libres de fixer leurs propres coûts, comme n'importe quel autre prestataire de soins de santé privé, ce qui signifie que les mêmes traitements peuvent coûter des sommes différentes selon les cliniques. Il est donc conseillé de comparer les prix et les services proposés par différentes cliniques avant de prendre une décision.

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Comparaison des coûts de la FIV

Comparer les prix de la FIV est difficile, car chaque clinique construit ses forfaits différemment : certaines incluent médicaments, ICSI, culture au stade blastocyste ou congélation d’embryons, d’autres les facturent en plus. Pour calculer les coûts et les comparer, il est suggéré d’utiliser certains critères, ce qui vous permettra de comparer plus facilement le coût d’une clinique à celui d’une autre. Dans presque tous les cas, on suppose que tous les examens nécessaires pour commencer le traitement ont été effectués à domicile.

Lorsque vous recherchez des informations sur les coûts de la FIV, vous tombez généralement sur un chiffre « global » - par exemple, « un cycle coûte 2 500 euros » - qui peut se référer à un ensemble fixe mais limité d’éléments pouvant inclure les échographies, la ponction ovarienne, l’embryologie et le transfert d’embryons. Il existe cependant toute une série d’éléments supplémentaires qui doivent être prises en compte dans le calcul du coût de votre traitement de fertilité. Les coûts de la FIV peuvent donc rapidement s’accumuler.

Le prix forfaitaire indiqué par les cliniques de fertilité peut ne pas inclure les coûts des médicaments, les frais de conservation après cryoconservation ou tout autre traitement supplémentaire causé par des problèmes de fertilité imprévus. Le centre de fertilité que vous choisissez peut également facturer des coûts supplémentaires pour accéder à des technologies particulièrement innovantes, telles que des méthodes uniques de recherche de donneurs.

Lors de votre première consultation, posez toutes vos questions sur les taux de réussite et clarifiez tout prix forfaitaire afin de vous assurer que vous n’aurez pas de surprise. Le prix forfaitaire : inclut-il les coûts des médicaments, les analyses de sang, la surveillance par échographie, etc.

Dans le cadre des programmes de remboursement ou d’assurance fertilité, il se peut qu' »un traitement de FIV » implique plusieurs traitements de l’infertilité jusqu’à ce qu’il y ait un résultat positif - le nombre de traitements dépendra du forfait proposé par le centre de fertilité.

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Si l’on considère le coût réel par cycle de FIV, la procédure de FIV naturelle est la forme de FIV la moins chère. Cette procédure n’utilise pas de médicaments coûteux pour stimuler les ovaires et recueille moins d’ovocytes. Elle peut coûter en moyenne 2 000 euros par cycle. Une procédure de FIV conventionnelle utilisant les propres ovocytes de la patiente constitue la solution intermédiaire en termes de coûts de traitement. Le coût moyen d’une procédure de FIV avec ses propres ovocytes varie de 2 500 euros à 5 000 euros selon le pays dans lequel la procédure est entreprise. Enfin, la procédure de FIV par don d’ovocytes constitue le cycle le plus onéreux. Là encore, les coûts moyens dépendent de l’emplacement de la clinique, mais en règle générale, les coûts moyens en Europe vont de 1 500 euros à environ 7 000 euros, incluant les frais de médicaments. En Europe, les pays les moins chers pour un cycle de don d’ovocytes sont la République tchèque, la Pologne et l’Ukraine, tandis que le pays le plus cher est le Royaume-Uni.

Alternatives à la congélation d'ovocytes en France

Bien que la plupart des pays européens l'autorisent, la législation en France limite la congélation des ovocytes. Depuis le 1er juillet 2021, la France autorise la congélation des ovocytes, comme de nombreux pays européens dont la Belgique et l'Espagne. Si les derniers points pratiques de cette autorisation en France seront fixés ultérieurement par décret, il semblerait que la stimulation et la ponction soient remboursées par la Sécurité sociale, mais pas la conservation des ovocytes - un coût estimé à 40 euros par an. Néanmoins, pour pratiquer ensuite une FIV, les listes d'attente dans les hôpitaux français risquent d'être longues.

Le docteur Michaël Grynberg alerte donc dans les pages du quotidien Le Monde que, si l'élargissement de l'accès à la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes est une très belle avancée, l'augmentation de la demande de PMA en France, liée au changement du régime d'anonymat des donneurs, risque d'allonger considérablement les listes d'attente.

Congélation d'ovocytes à l'étranger

En attendant qu’une réforme ouvre la PMA à un public plus large, de nombreux couples français traversent les frontières pour réaliser leur désir d’enfant. A quel prix ? La PMA regroupe de nombreuses techniques : insémination artificielle, fécondation in vitro (FIV) avec don de sperme, don d’ovocyte ou double don, adoption d’embryon… Dans la mesure où chaque pays en propose une palette différente, il est impossible d’avoir une carte exhaustive et pertinente des différents tarifs. Il est, en revanche, possible de dessiner des spécificités et de donner des coûts indicatifs.

Les femmes, célibataires ou lesbiennes, ayant un problème de fertilité doivent se tourner vers le « double don », d’ovocyte et de sperme, interdit en France. La même question se pose pour les couples doublement infertiles désirant porter un enfant, même si ce dernier ne porte pas leurs gènes. Actuellement, plusieurs pays l’autorisent, mais l’Espagne et le Danemark sont les plus courus.

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C’est en Espagne que s’initient le plus grand nombre de « cycles » d’assistance médicale à la procréation : près de 119 000 en 2015, contre 94 000 pour la France, qui compte 20 millions d’habitants de plus que son voisin ibérique.

Moins onéreux que le double don, le don d’embryon est moins mis en valeur par les cliniques, regrettent certaines patientes. Il s’agit en général de personnes ayant déjà réalisé une FIV et ne souhaitant pas avoir d’autres enfants. « Afin d’éviter le risque que des frères puissent se rencontrer, le système mis en place pour l’assignation prévoit que les embryons changent systématiquement de communauté autonome ou de pays », précise la clinique ibérique Marquès.

En France, le principe qui prévaut est celui du don anonyme et gratuit ; ce qui explique le faible attrait du don de gamètes et la longueur des listes d’attente, en général, de plusieurs années. C’est dans ce même esprit qu’a été conçue la congélation d’ovocytes en France : si une femme accepte d’en donner la moitié anonymement, l’autre moitié sera congelée gratuitement pour la donneuse pendant quelques années. Cette obligation de partage « aveugle », peu satisfaisante pour de nombreuses femmes, les a conduites à se tourner vers l’étranger. Dix-sept pays permettent actuellement une levée totale ou partielle de l’accès aux origines

En revanche, en Belgique, il existe un double guichet qui permet aux donneuses et aux receveuses de choisir entre don anonyme et non anonyme, décrit le site de parents Fiv.fr. Ainsi, plusieurs types de dons résultant d’un accord entre le donneur et le ou les receveurs sont autorisés : le don dirigé (la donneuse réserve ses ovocytes à un groupe spécifique), le don personnalisé (la donneuse réserve ses ovocytes à une personne en particulier)…. Selon le décompte de l’association Procréation médicalement anonyme, qui milite pour une levée de l’anonymat en France, dix-sept pays permettent actuellement une levée totale ou partielle de l’accès aux origines.

Chez StorkKlinik, au Danemark, il existe trois possibilités : le don de sperme anonyme (la receveuse ne connaît que la couleur des yeux, des cheveux, la taille, le poids…) ; le don de sperme « anonyme plus » (ajout du groupe sanguin et emploi-formation) ; le don de sperme « contactable » avec la possibilité d’accès à l’identité du donneur. Les tarifs des FIV avec un donneur connu sont plus élevés que ceux des FIV avec un don anonyme : quelques centaines d’euros pour des spermatozoïdes, quelques milliers pour un don d’ovule.

Remboursement par la Sécurité sociale

Interrogée sur la question du remboursement par la Sécurité sociale, qui fait débat, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, avait jugé, le 25 juillet sur RTL, « peu probable » que le gouvernement n’aille pas dans ce sens. Pour le CCNE, « la question de la prise en charge et du remboursement en cas d’ouverture pour les demandes d’assistance médicale à la procréation [AMP] pour les couples de femmes et femmes seules » est à confronter « aux responsabilités et aux priorités éthiques dans le cadre de la réduction des inégalités en santé ». « Cette question fait partie intégrante des aspects éthiques du sujet et la solution adoptée (prise en charge complète, ou différenciée sous conditions de ressources quel que soit le type de demande, financement par les mutuelles, ou autres) devra être soigneusement étudiée au regard des critères de justice. »

Actuellement, le coût total moyen d’une FIV s’élève pour les pouvoirs publics français à environ 5 000 euros (traitements, ponction d’ovocytes, hospitalisation, arrêts de travail…). Les nouveaux publics qui seraient concernés par une ouverture de la PMA pourraient y avoir recours, mais ils pourraient aussi n’avoir besoin que de techniques moins onéreuses, comme des inséminations artificielles, dont le coût est d’environ 1 000 euros actuellement.

Le combat contre l’horloge biologique à Barcelone

Face à l’âge qui avance et à la fertilité qui faiblit, les Françaises se ruent vers la médecine de Barcelone. Le temps. Et s’il suffisait d’un train, d’une voiture ou d’un avion pour le rattraper ? De quelques billets pour l’acheter ? De traverser la frontière franco-espagnole pour ralentir la précieuse horloge interne ?

À Fertilab, centre de fertilité situé dans le quartier de Sant Gervasi-Galvany, 70 % des patientes sont étrangères. Parmi ce pourcentage, une femme sur trois est francophone et a soit congelé ses ovules, soit réalisé une Procréation médicalement assistée (PMA). Dans cette clinique spécifiquement, depuis la pandémie de Covid-19, plus de 100 femmes françaises ont décidé de « préserver leur fertilité » et ralentir la pendule, le temps de se stabiliser professionnellement et personnellement.

En France, ils sont surchargés. Ils se renvoient tous la balle », assure Sarah, Française vivant à Barcelone depuis un an et demi. À 35 ans, elle vient tout juste de commencer les démarches. Célibataire, sa gynécologue lui a conseillé de se presser. Sa réserve d’ovules s’affaiblit. « Pourtant, on me dit toujours que je fais plus jeune que mon âge, mais mon utérus a plus de 40 ans », se désole l’expatriée. 40 ans, le chiffre critique. Celui aux faibles chances de vivre une grossesse, car cinq ans plus tôt, la fertilité aura entamé sa chute libre.

Dans l’Hexagone, on parle d’un an et demi à deux ans d’attente. De plusieurs mois avant d’obtenir un premier rendez-vous et passer l’ensemble des examens nécessaires avant le prélèvement et la vitrification d’ovocytes « mûrs ». Ces derniers pourront plus tard, après décongélation, se transformer en bébé via la fécondation in vitro. Une technique bien rodée en Espagne.

Le tarif s’étend entre 2 000 et 3 000 euros pour un cycle. À ça, il faut ensuite ajouter la location à l’année. Parfois, elle est comprise. D’autres fois, elle est onéreuse : environ 300 euros par an.

À la trentaine, Oriane n’a pas hésité malgré les frais. « Pour moi, c’est une prise de contrôle sur ma vie, car j’ai très envie d’avoir des enfants, mais pas tout de suite. » Pour pouvoir fonder une famille entre ses 37 et 39 ans, comme elle le calcule idéalement, la Bretonne a sauté le pas en mars dernier. « Depuis, je me sens libérée. » Un poids en moins, comme elle le décrit.

Alors qu’Audrey, 43 ans, et Séverine, 42 ans, toutes les deux originaires de région parisienne, du temps, elles, n’en avaient bientôt plus. Elles étaient toutes les deux seules, mais voulaient qu’on les appelle « maman ». « Je voyais 40 ans arriver, seule, et je regrettais de ne pas pouvoir avoir d’enfant », témoigne Séverine, mère de Ninon, née par PMA le 20 janvier 2023. Direction l’Espagne, donc. « C’était plus rapide », expliquent les deux mères seules au téléphone, sur fond de petits rires de bébés. Plus vite qu’en France, où aujourd’hui encore, il faut attendre longtemps. « Depuis que c’est légal en France, on a même plus de demandes ici à Barcelone.

C’est grâce à la téléconsultation que Fertilab booste les délais. Le temps se compte même sur les doigts d’une seule main lorsqu’il s’agit de congeler les ovules. « En deux semaines, la patiente a sa première consultation. Elle envoie son dossier avant, avec son échographie et la prise de sang, et on peut déjà commencer au prochain cycle », explique la docteure Federica Moffa. En parallèle, depuis la France, les patientes démarrent le traitement à base d’hormones. Des injections d’une valeur de 1 000 euros, totalement remboursées par la Sécurité sociale en France. « C’est un grand avantage que les Espagnoles ou Italiennes n’ont pas. Donc les Françaises ont tout intérêt à rester chez elles et se faire suivre en France, jusqu’à la dernière minute », concède Federica Moffa, la docteure.

C’est sous ce timing très précis et dans la capitale catalane que leurs ovules rejoignent les 4 000 autres (donnée de la Société espagnole de Fertilité (SEF) datant de 2020), qui stagnent dans la péninsule ibérique à -196 degrés.

L'importance de l'âge

Il est recommandé de congeler ses ovocytes entre 25 et 35 ans, car après cet âge, le nombre et la qualité des ovocytes diminuent, ce qui réduit l'intérêt de la congélation. Or, « ce sont majoritairement des femmes de 35-40 ans qui en font la demande parce qu’elles réalisent que leur horloge biologique tourne et c’est souvent trop tard », constate l’obstétricien.

Témoignages

Myriam Levain est journaliste et auteure de “Et toi tu t’y mets quand ?”, éd. "À 35 ans, je n’étais pas en situation d’avoir un enfant, notamment parce que je n’avais pas de partenaire, mais je savais que c’est un “âge pivot” en termes de réserve d’ovocytes. J’ai préféré aller en Espagne pour pratiquer une autoconservation, car le don d’ovocytes en France ne permettait alors pas de conserver pour soi suffisamment d’ovocytes. Le traitement n’est pas anodin, entre les piqûres et les déplacements dans la clinique espagnole. Les médecins ont ponctionné 13 ovocytes. Ce que j’ai montré dans mon enquête sur le sujet, c’est qu’il y a encore beaucoup de tabous avec cette démarche. La plupart des femmes qui le font n’osent pas en parler.

Lorsque Simone - prénom d’emprunt -, a eu 34 ans, sa relation qui durait depuis plusieurs années, a pris fin. La congélation des ovocytes est souvent présentée comme un moyen d’autonomisation pour les femmes, leur permettant de reporter et de choisir le moment de la maternité.

Alors que Simone a opté pour ce qu’on appelle l’autoconservation des ovocytes dans le cadre sociétal, qui consiste à congeler ses ovocytes sans raison médicale, d’autres femmes choisissent cette procédure pour préserver leur fertilité avant de subir des traitements agressifs, dans le cadre d’un cancer notamment.

Une étude portant sur 1 131 femmes âgées en moyenne de 31 ans, publiée en janvier 2025, a révélé que l’intérêt pour la congélation des ovocytes était le plus élevé chez les femmes célibataires, sans enfant et hautement qualifiées.

Simone fait partie d’un nombre croissant de femmes qui tentent de préserver leur avenir reproductif en congelant leurs ovocytes en vue d’une éventuelle fécondation in vitro ultérieure. Bien qu’il n’existe pas de données exhaustives au niveau de l’UE, la littérature médicale fait état d’environ 60 000 procédures en Europe au cours des dernières décennies. De nombreuses cliniques de fertilité proposent également la congélation des ovocytes, souvent présentée comme un acte d’émancipation pour les femmes modernes : « Votre vie, votre rythme.

Simone a entendu parler pour la première fois de la congélation des ovocytes à l’âge de 20 ans, lorsque sa mère le lui a suggéré comme cadeau d’anniversaire. Mais à l’époque, la maternité ne figurait pas sur la liste de ses priorités. Les résultats ont été décevants. « C’était une terrible nouvelle », s’est-elle souvenue. « Je n’avais que trois ovocytes, et l’un d’entre eux était trop gros », explique Simone à propos de sa première tentative infructueuse.

La congélation des ovocytes a d’abord gagné en popularité aux États-Unis. Malgré les progrès scientifiques, les médecins soulignent que cette procédure comporte encore une incertitude importante quant à une éventuelle grossesse future. « La congélation des ovocytes n’est jamais une garantie.

Lorsque le médecin de Simone a annulé son opération de prélèvement 24 heures avant la date prévue en raison de son faible nombre d’ovocytes, Simone a ressenti « tristesse et colère ». Son ventre était gonflé, elle avait l’air enceinte, et la chute hormonale qui a suivi l’a laissée mentalement épuisée.

La deuxième tentative de Simone a été encore plus décevante : seuls deux ovocytes ont été prélevés, et celui précédemment surdimensionné s’était transformé en kyste, bloquant complètement un ovaire. « C’était un cauchemar. J’ai tout recommencé, pour rien. Bien que son assurance maladie française ait couvert la plupart des frais, elle a tout de même dû payer environ 1 000 euros pour deux tentatives.

Marie, dont le prénom a été modifié, est une professeure de sociologie allemande de 32 ans qui a vécu cette procédure en Belgique. Elle a payé 2 700 euros. « J’ai eu de la chance car je n’ai pas eu besoin de beaucoup d’hormones. « Je me suis soudainement sentie vieille », se rappelle-t-elle. Après avoir terminé la procédure, quatre de ses ovocytes ont été congelés. « Je vais voir où la vie me mènera dans les deux ou trois prochaines années.

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