Les myopathies représentent un groupe hétérogène de maladies musculaires, souvent d'origine génétique, qui se manifestent par une faiblesse musculaire plus ou moins sévère. Diagnostiquées fréquemment chez les nourrissons et les enfants, elles posent des défis considérables en termes de prise en charge et d'espérance de vie. Cet article explore les différents aspects de l'espérance de vie des nourrissons atteints de myopathies, en mettant en lumière les avancées récentes et les perspectives d'avenir.

Diversité des Myopathies et Impact sur l'Espérance de Vie

Les myopathies se présentent sous différentes formes, chacune ayant un impact spécifique sur l'espérance de vie. Parmi les plus connues, on retrouve :

  • Myopathie Myotubulaire : La myopathie myotubulaire est due à des mutations du gène de la myotubularine (MTM1), touchant exclusivement les garçons. Dans la majorité des cas, l’évolution est fatale dans les premiers mois de vie, et 50% des enfants meurent avant l’âge de deux ans.

  • Myopathie de Duchenne (ou dystrophie musculaire progressive) : Vers 4 ou 5 ans, l'enfant éprouve "des difficultés à se relever de la position accroupie ou assise par terre". Il a aussi de "gros mollets" et souffre de douleurs dans les jambes à l'effort. "L’atteinte musculaire observée débute généralement par le visage, progresse lentement ou par paliers au niveau des muscles de la ceinte scapulaire (ceux qui maintiennent les omoplates) puis des bras. Elle évolue en touchant les muscles abdominaux puis ceux des membres inférieurs et enfin peut affecter toute la musculature". La dégénérescence musculaire se fait progressivement, et les patients atteints de la myopathie de Duchenne meurent souvent avant leurs 20 ans.

  • Myopathie de Becker : Son incidence est 10 fois moindre que celle de Duchenne. Les symptômes sont proches de ceux de la maladie de Duchenne, cependant c'est une maladie à évolution moins rapide et moins sévère. Elle débute plus tardivement, entre 5 et 15 ans. La marche est en général beaucoup moins entravée que pour la maladie de Duchenne.

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  • Myopathie à central cores et myopathie à multi-minicores : "formes les plus fréquentes de myopathie congénitale" d'après le manuel de diagnostic MSD Manuals : un nourrisson souffrant de cette maladie neuromusculaire présente une diminution sévère du tonus musculaire, une faiblesse musculaire légère et parfois une faiblesse du visage. Il présente aussi un risque accru d'hyperthermie maligne. Les symptômes de ce type de myopathie peuvent apparaître à l'âge adulte.

  • Myopathie centronucléaire : Un bébé à qui elle a été transmise par un gène du chromosome X ne survit pas au-delà de sa première année. Pour ceux qui souffrent d'une forme à transmission autosomique dominante, les symptômes n'apparaissent qu'à l'adolescence ou l'âge adulte : des douleurs musculaires causées par l'activité physique, une faiblesse du visage, des paupières tombantes et une faiblesse des muscles oculaires.

  • Myopathie némaline : Dans sa forme sévère, elle provoque une faiblesse des muscles respiratoires et, par extension, une insuffisance respiratoire. Les symptômes de sa forme modérée, sont plus légers : une faiblesse des muscles du visage, du cou, du tronc et des pieds qui s'aggrave avec le temps. L'espérance de vie pour cette dernière est proche de la moyenne. Quant à sa forme légère, elle se manifeste par une faiblesse qui ne s'aggrave pas, et n'altère pas l'espérance de vie.

  • Dermatomyosite : Elle survient sur un muscle antérieurement sain, et est commune à l'enfant et à l'adulte. Chez l'enfant, elle se déclare en général entre 5 et 14 ans. Pour la dermatomyosite, le traitement se fait par corticothérapie.

Diagnostic et Prise en Charge des Myopathies Infantiles

Le diagnostic précoce des myopathies chez l'enfant est essentiel pour une prise en charge adaptée. Le médecin traitant ou le pédiatre peut s'assurer que l'enfant souffre bien d'une maladie musculaire en l'examinant minutieusement. Muscle par muscle, il teste sa force en lui demandant de maintenir certaines positions. Si ses soupçons se confirment, il peut prescrire une prise de sang avec dosage des enzymes musculaires. Anormalement élevés, ceux-ci confirment une atteinte musculaire, d'après la Société nationale française de médecine interne (SNFMI). Un IRM et un électromyogramme (enregistrement électrique des nerfs et des muscles) permettent aussi de déceler ce type de maladie. Le diagnostic de myopathie ne peut toutefois être sûr qu'après une biopsie musculaire. Ce dernier examen, effectué via le prélèvement d'un morceau de muscle examiné au microscope, donne aussi tous les détails nécessaires à l'identification du type de myopathie dont le bambin est atteint (génétique ou inflammatoire).

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Adaptée à l'importance des symptômes, la prise en charge médicale vise essentiellement à prévenir les complications, notamment au niveau des muscles, des articulations, de l'appareil respiratoire et de l’état nutritionnel. Un suivi, au minimum annuel (tous les 3 à 6 mois dans les formes sévères), neurologique, respiratoire, orthopédique, nutritionnel, est mis en place précocement, dès le diagnostic connu. Il permet de mettre en œuvre au bon moment et en fonction de l'évolution de chacun, les techniques de prise en charge et de soins pour limiter les conséquences de la myopathie myotubulaire.

Assistance Respiratoire

Une assistance ventilatoire peut s’avérer nécessaire dès les premiers instants de vie en raison des difficultés de l’enfant à respirer seul. Chez les patients atteints de myopathie myotubulaire, une amélioration au cours du temps est possible, avec une diminution des besoins en aide ventilatoire qui permet à l’enfant de passer à une ventilation seulement la nuit. Passée cette première période néonatale, l’état respiratoire est surveillé une à plusieurs fois par an pour pouvoir ajuster les soins : des bilans respiratoires réguliers (mesure de la capacité vitale en position assise et en position couchée, de la saturation pendant le sommeil…) sont alors réalisés. La kinésithérapie respiratoire (3 à 5 séances par semaine) et la pratique quotidienne d’hyperinsufflations passives favorisent la croissance des poumons et de la cage thoracique des enfants. Plus tard, en entretenant la souplesse de la cage thoracique, elles optimisent les capacités respiratoires. Les vaccinations (anti-grippale, anti-pneumococcique) sont importantes et ce dès le plus jeune âge.

Soutien Nutritionnel

Pour les bébés et les jeunes enfants atteints de myopathie myotubulaire, avoir la force de téter et avaler la nourriture est difficile. Une assistance nutritionnelle (sonde naso-gastrique) est le plus souvent mise en place pour pallier ces difficultés initiales. Si les troubles persistent, une gastrostomie est proposée afin de maintenir un état nutritionnel satisfaisant. La taille et le poids de l’enfant sont mesurés régulièrement. La texture des aliments peut être adaptée pour faciliter aussi la prise alimentaire car lorsque les muscles du visage sont affaiblis, mâcher peut s’avérer difficile et fatigant. Une alimentation riche en fibres, légumes et fruits, une hydratation régulière et suffisante (1,5 litre/jour, pour un adulte), des conditions d'évacuation des selles régulières et confortables (calme, intimité, horaire régulier, volontiers après un repas, position favorisant la défécation…), des massages abdominaux limitent la survenue d’une éventuelle constipation.

Kinésithérapie et Orthopédie

L’état musculaire et articulaire est surveillé régulièrement lors des consultations pluridisciplinaires. La prise en charge orthopédique permet d’agir pour que l’enfant/l’adolescent puisse mieux utiliser ses capacités motrices. Trois à cinq séances hebdomadaires de kinésithérapie orthopédique (mobilisation, étirement…) entretiennent la souplesse des articulations des membres, de la colonne vertébrale et de la cage thoracique. Des attelles, portées le plus souvent la nuit, permettent de maintenir les membres inférieurs dans une bonne position pour favoriser leur bon alignement. La surveillance clinique et radiologique de l’apparition d’une scoliose permet de mettre en place un corset qui contient la déformation de la colonne vertébrale et préserve la respiration (corset garchois), jusqu’à l’âge d’une éventuelle arthrodèse vertébrale.

Aides Techniques et Adaptations

L’utilisation d’aides techniques (fauteuil roulant électrique verticalisateur, ordinateur, domotique…) et l’adaptation des lieux de vie (domicile, école…) favorisent le maintien d’une autonomie motrice. Des modèles de fauteuils roulants électriques pour les petits existent et permettent à l’enfant de retrouver une grande autonomie.

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Avancées Thérapeutiques et Perspectives d'Avenir

Pour les myopathies génétiques, il n'existe pas de traitement curatif, mais seulement palliatifs comme la kinésithérapie, les corrections des déformations orthopédiques, une prise en charge respiratoire et un traitement de l'insuffisance cardiaque. Ces traitements permettent un allongement de l'espérance de vie. Le recours au conseil génétique est capital. Après la naissance d'un enfant atteint, il faut faire une enquête familiale afin de savoir si la mère est à l'origine de la transmission de la myopathie (2/3 des cas).

La recherche sur les myopathies congénitales est particulièrement active à la fois pour identifier de nouveaux gènes en cause, pour découvrir les mécanismes moléculaires en jeu et explorer de nouvelles pistes thérapeutiques. Lors du congrès Myology 2024 organisé par l’AFM-Téléthon à Paris en Avril, James Dowling (Toronto, Canada) a présenté ses travaux sur les myopathies congénitales et rappelé qu'on connait désormais plus de 40 gènes dans lesquels des mutations sont associées au développement de myopathies congénitales. Il souligne les progrès réalisés, certaines thérapies en laboratoires faisant désormais leur chemin vers les essais cliniques.

Thérapie Génique

Généthon a initié des travaux sur le traitement par thérapie génique de la myopathie myotubulaire en 2004 en collaboration avec le docteur Ana Buj-Bello, alors à l’IGBMC (Strasbourg), qui a ensuite rejoint Généthon et a pu montrer l’efficacité d’une stratégie de thérapie génique basée sur l’administration d’un vecteur AAV (Adeno Associated Virus) portant une copie normale du gène muté (Buj-Bello et al, Human Mol. Genet, 17, 2008). En collaboration avec les équipes américaines de l’University of Washington à Seattle (Martin Childers) et de Harvard Medical School à Boston (Alan Beggs), Généthon a démontré l’efficacité d’une thérapie génique dans un modèle canin de la myopathie myotubulaire. Le traitement a permis de corriger les symptômes de la pathologie et de prolonger la survie des animaux traités. Les vecteurs utilisés pour ces études ont été développés et fabriqués à Généthon (Childers et al, Sci Transl Med.

Une thérapie génique conçue à Généthon (un laboratoire de l’AFM-Téléthon basé à Évry), l’AT132, qui apporte le gène MTM1 chez les enfants atteints de myopathie myotubulaire liée à l'X, a été évaluée dans le cadre de l'essai ASPIRO. Cet essai a démarré en 2017 mais a été suspendu en 2021 du fait du décès de quatre participants. Les résultats de l'essai ont été publiés en novembre 2023. Chez 20 enfants traités, des bénéfices indéniables ont été observés sur la force musculaire, la motricité, et les capacités respiratoires.

Autres Approches Thérapeutiques

Le développement de l'approche dans la myopathie myotubulaire et dans la myopathies centronucléaire utilisant, le DYN101, un oligonucléotide antisens qui cible l'ARN messager de la dynamine 2 s'est arrêté en raison des problèmes de tolérance hépatique survenus dans l'essai qui l'évaluait. Une piste thérapeutique développée par une équipe du Centre de recherche de l’Institut de Myologie (Paris) consiste à utiliser un petit ARN (siARN) pour diminuer la surproduction toxique de dynamine 2. Elle s’est montrée efficace dans des cellules de patients présentant différentes anomalies du gène DNM2.

L’essai COMPIS, désormais terminé a évalué les effets de 6 mois de traitement par salbutamol sur la force musculaire de personnes atteintes de myopathies congénitales. Les premiers résultats ont montré qu'il était bien toléré. ▪ Déjà commercialisé, le salbutamol (Ventoline®) est utilisé pour dilater les bronches des personnes asthmatiques. ▪ Dans les myopathies congénitales, des rapports de cas et des études sur un petit nombre de personnes font état d’une augmentation de la force musculaire avec la prise orale de salbutamol.

L’essai TAM4MTM a évalué (Canada, États-Unis, Royaume-Uni) la tolérance et l’efficacité du tamoxifène (Apo-Tamox®) sur les fonctions motrice et respiratoire de 16 personnes présentant une myopathie myotubulaire, âgées de plus de deux ans. Mais ses effets secondaires sur le foie ont conduit l'équipe promotrice à stopper l'essai. ▪ Le tamoxifène est un antiœstrogène utilisé dans le traitement de certains cancers, notamment du sein. Récemment testé dans des souris modèles de myopathie centronucléaire, il corrige complètement la désorganisation de la fibre musculaire dans les anomalies de l’amphiphysine 2 (codée par BIN1) mais pas en cas d’anomalies de la dynamine 2 (codée par DNM2).

Un essai en ouvert de deux doses de S48168 (ou ARM210), un Rycal, pendant 4 semaines, chez 10 personnes dont les fibres musculaires présentent une fuite du canal RyR1 et répondant ex vivo au S48168, s’est déroulé aux États-Unis.

Le Rôle du Téléthon et des Associations de Patients

Le Téléthon, je lui dois beaucoup, il m’a sauvé la vie. Jeune, ils m’ont suivi en tant que malade, ils ont offert du soutien à ma maman. Pour lui, le Téléthon reste "une lueur d’espoir dans un monde noir, d’injustice, d’indifférence". Parce que grâce aux dons, des chercheurs travaillent sur les maladies rares, voire très rares. Mathias Lambert assure : "une entreprise pharmaceutique aura du mal à travailler dessus, car il n'y a pas de retour sur investissement. Le Téléthon, c'est ne jamais laisser quelqu'un sur le bord de la route."

Une base de données internationale CMDIR, soutenue par plusieurs associations de malades, créée en 2009, en rassemblant les données médicales de plus de 2000 personnes atteintes de différentes formes de myopathie congénitale et de dystrophie musculaire congénitale, contribue à améliorer le diagnostic et la prise en charge de ces maladies. Le MTM and CNM Registry est un recueil de données de santé international sur les myopathies myotubulaires et centronucléaires géré par le Centre de recherche John Walton Muscular Dystrophy à l’université de Newcastle (Royaume-Uni) et fait partie du réseau neuromusculaire TREAT-NMD. Lancé en 2013, il a pour but de collecter au cours du temps les données de personnes atteintes de myopathie myotubulaire ou de myopathie centronucléaire, ainsi que celles de femmes transmettrices de la myopathie myotubulaire.

Témoignage : Matthias Lambert, un Combattant Inspirant

À la naissance, on lui donnait une espérance de vie de deux ans. Aujourd'hui, chercheur dans un laboratoire pharmaceutique à Boston aux États-Unis, Matthias Lambert déjoue toujours les pronostics et les préjugés. L'angoisse de l'inconnu, Matthias Lambert connaît. Sa maman aussi. Elle, à qui il consacre une partie de son livre Le combat d'une vie. Cette mère-courage qui affrontera seule les diagnostics et les regards posés sur son bébé. Une maman qui élèvera cet enfant souffrant d'un mal que les médecins n'arrivent pas à nommer, qui se caractérise par une faiblesse musculaire. Un fils qui se rêvait joueur de football et qui a dû y renoncer pour embrasser une tout autre carrière. Matthias Lambert a 35 ans. Et quelle vie ! Lui qu'on imaginait condamné à mourir jeune d'une myopathie, qui a frôlé la mort parfois d'un simple rhume, est doté d'une incroyable force. Peut-être forgée par les douleurs qui l'assaillent quotidiennement ? Par celle de sa maman ? Par une envie folle de déplacer les montagnes ? Lui, refuse d'être montré en exemple. Mais accepte que les gens s'inspirent de son parcours et du combat mené par sa mère, "contre la maladie et contre une société pas prête au handicap, avec ses préjugés et ses regards".

Matthias Lambert refuse d'être assigné à sa maladie. Il veut garder le contrôle. Alors ce passionné de sciences s'est lancé dans une aventure incroyable : comprendre lui-même de quoi il souffre. Avec un bac mention très bien, de brillantes études en sciences, il a donc commencé son enquête comme chercheur. Un travail qui va l'amener à débusquer le fameux gène à l'origine de ses maux parmi les 20 000 qui composent l'ADN humain. Il sera même recruté par un laboratoire à Harvard, à Boston aux États-Unis. Là, il va poursuivre ses travaux, fonder son propre labo et faire progresser encore la connaissance des myopathies. Il a alors tout juste 25 ans. La découverte de Matthias Lambert change la vie des patients qui souffre de la même myopathie que lui, une myopathie congénitale avec disproportion des types de fibres musculaires. Il explique que, "dans un premier temps, ça permet une meilleure prise en charge de la maladie, pour éviter qu’elle ne se développe trop". Et puis, "demain, si je veux des enfants, j’ai le choix de ne pas transmettre cette maladie", grâce à un diagnostic génétique préimplantatoire. Enfin, même s'il n'y a pas de traitement en tant que soi, il assure que ça lui a offert une "forme de liberté et enlevé un poids de mes épaules. J’étais en quête d’identité face à cette maladie, j’ai découvert, j'ai fait une sorte de coming-out du handicap, ça a changé beaucoup de choses".

Huit ans après avoir intégré le laboratoire du Professeur Louis Kunkel à Harvard, le jeune chercheur poursuit sa quête de connaissances dans un laboratoire privé, toujours à Boston. Il travaille toujours sur les myopathies, mais sur la plus connue, celle dite de "Duchenne". Il confesse que cette "pause" dans la recherche sur sa propre myopathie lui fait du bien : "je pensais à ma maladie H24. À un moment donné, travailler pour les autres permet de voir les choses différemment". Il ajoute qu'il ne "perd pas espoir de retravailler sur la mienne. Il y a toujours un espoir de traitement. Mais, en voyant l’avancée de la maladie, en quittant Harvard et mes recherches, peut-être qu'il est trop tard pour moi". Un large sourire accroché aux lèvres, il assure : "je pense que c'est le combat d’une vie, cela va au-delà de ma propre histoire". Et puis, il a endossé d'autres missions personnelles : "avec la reconnaissance professionnelle, les gens m’écoutent un peu, alors j'essaie de faire changer les choses pour les autres. Il n'est pas trop tard pour les autres. Qu’on développe plus de traitements pour les autres". Ses projets les mois prochains ? "Continuer à être chercheur et porter cette voix de personnes qui travaillent, mettre en avant l’excellence des personnes handicapées. Cette différence peut être une plus-value apportée à notre société".

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