Introduction

Le terme "enceinte" appliqué au contexte gallo-romain désigne une construction fortifiée entourant un espace habité, assurant sa protection et délimitant son territoire. Plus qu'une simple barrière, l'enceinte est un marqueur de statut et de pouvoir, distinguant les véritables cités des agglomérations mineures. Cet article explore la définition de l'enceinte gallo-romaine, ses fonctions, ses caractéristiques architecturales et fournit des exemples concrets illustrant sa diversité.

Définition et Fonctions de l'Enceinte Gallo-Romaine

Le mot "enceinte" apparaît au XIIIe siècle pour désigner une construction entourant un espace habité dont elle défend l'accès à la manière d'une clôture. Essentielle à la définition du terme est l'idée de protection d'une collectivité humaine contre un ennemi. L'enceinte est donc un rempart, terme spécifiquement employé à partir du XIVe siècle pour une muraille ou une levée de terre défendant une forteresse ou une ville.

Dans le contexte gallo-romain, l'enceinte remplit plusieurs fonctions cruciales :

  • Défense militaire : Protéger les habitants contre les attaques extérieures, qu'il s'agisse d'invasions barbares, de conflits internes ou de raids ponctuels.
  • Délimitation territoriale : Marquer les limites de la cité et affirmer son autorité sur un territoire donné.
  • Symbole de pouvoir : Affirmer le statut de la cité et sa puissance politique, économique et religieuse.
  • Protection économique : Assurer la sécurité des activités commerciales et artisanales en concentrant les échanges à l'intérieur de l'espace protégé.
  • Marqueur identitaire : Définir l'identité de la communauté et renforcer le sentiment d'appartenance.

Caractéristiques Architecturales des Enceintes Gallo-Romaines

Les enceintes gallo-romaines présentent une grande diversité architecturale, influencée par des facteurs tels que la topographie, les matériaux disponibles, les techniques de construction locales et l'époque de construction. On peut cependant identifier des éléments récurrents :

  • Mur d'enceinte : Généralement constitué de deux parements en pierre de taille ou en moellons, remplis d'un blocage interne (opus emplectum). L'élévation pouvait atteindre plusieurs mètres, renforcée par des arases de briques. L'épaisseur du mur variait en fonction des contraintes défensives.
  • Tours : Disposées à intervalles réguliers le long du mur, elles permettaient de flanquer les courtines et d'offrir des positions de tir sur les assaillants. Les tours pouvaient être rondes, carrées, polygonales ou en fer à cheval.
  • Fossés : Creusés devant le mur, ils constituaient un obstacle supplémentaire pour les assaillants. Ils pouvaient être secs ou en eau.
  • Portes : Points d'accès à la cité, elles étaient soigneusement fortifiées et contrôlées. Elles étaient souvent flanquées de tours et protégées par des systèmes de fermeture complexes (herses, vantaux).
  • Chemin de ronde : Aménagé au sommet du mur, il permettait aux défenseurs de circuler et de surveiller les environs.

Exemples d'Enceintes Gallo-Romaines

De nombreux vestiges d'enceintes gallo-romaines subsistent à travers la France, témoignant de l'importance de ces fortifications dans l'organisation des villes et des territoires. Voici quelques exemples significatifs :

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Nîmes (Nemausus)

Nemausus est dotée d'une enceinte de remparts par faveur spéciale d'Auguste. Nîmes ne pouvait donc prétendre au rempart comme les cités de la Narbonnaise qui étaient de véritables colonies romaines, composées de vétérans romains. Cependant, Nîmes eut des remparts élevés par faveur spéciale d'Auguste, remparts que nous savons avoir été terminés entre le 27 Juin An XVI avant notre ère et le 27 Juin de l'année suivante, d'après l'inscription de la frise de la Porte d'Auguste. L'enceinte romaine se développait, au nord, en suivant la ligne de crête qui va du chemin de la Planète actuel au mont Duplan. Elle suivait, à peu de chose près, le tracé jalonné actuellement par le chemin des Gazons, la rue Démian ; à l'extrémité de cette dernière rue, elle laissait hors des murs la crypte actuelle de saint Baudile, où la tradition veut que le saint ait été martyrisé « hors et près des murs de la ville ». Elle passait ensuite un peu au-dessus de la rue des Moulins pour gagner le col de la rue Bonfa, à Saint-Luc, qu'elle traversait près du carrefour que forment les rues à cet endroit ; de là, elle se dirigeait vers le sommet du mont Duplan. Après la Porte d'Arles, elle passait dans les maisons qui sont en bordure des boulevards Amiral-Courbet et de l'Esplanade.

"Dans cette partie du tracé, a écrit Germer-Durand, le mur existe encore dans une cave de la maison Bézard, rue Régale, dans les caves des cafés Peloux et Tortoni (maison Bloch et maison du Prisunic actuelles) et constituait un massif sur lequel le mur de droite du Grand Temple, ancienne église des Dominicains, vient s'appuyer ainsi que ses contreforts. C'est ce même mur dont le couronnement intact formait la terrasse de l'ancienne gendarmerie, ancien couvent des Dominicains ; il est à regretter que cette portion, dont j'ai été assez heureux pour faire un relevé sommaire, avant sa complète disparition, ait été depuis longtemps démolie. Après le boulevard de l'Esplanade actuel, l'enceinte arrivait devant l'amphithéâtre, les Arènes actuelles.

Après avoir dépassé l'amphithéâtre, l'enceinte romaine se dirigeait vers la Porte d'Espagne, aujourd'hui appelée Porte de France. A partir de la Porte d'Espagne, elle suivait le Tracé actuel de la rue du Cirque Romain (ex rue de l'Abattoir, précédemment rue des Remparts), traversait le Cadereau et, toujours en ligne droite, gagnait la propriété actuelle de M. Pellissier (villa Belle Viste) comprise entre le chemin de Pissevin et le chemin de Montaury. Là, la trace de trois tours antiques, signalées par Mazauric dans ses « Recherches Archéologiques » de 1909, à peine visibles aujourd'hui, permettent de suivre le tracé des remparts dans la propriété ci-dessus et dont le centre forme un creux assez prononcé. Pour éviter ce creux, le rempart, en ligne droite jusqu'alors depuis la Porte d'Espagne, changeait brusquement de direction sur l'emplacement même de la maison du concierge de la propriété Pellissier, un peu en arrière de la villa, suivait l'horizontale du terrain, côte 70, jalonnée par le mur de clôture passait sous la villa de M. De ce point, l'enceinte se dirigeait vers le sommet de la colline, traversait le chemin de Montaury, passait devant le mas Baguet, à M .Nègre, en face de laquelle, de l'autre côté du chemin, on voit encore très nettement une partie d'une tour ronde et la base du rempart. A partir de cette tour, le rempart suivait sensiblement le mur côté Est qui borde le chemin de Montaury, à quelque centaine de mètres plus loin, environ, on peut voir encore, en contre bas du chemin et au ras du sol, dans la propriété de M. Nègre, les traces d'une tour qui devait déborder de l'autre côté du chemin, dans la propriété actuelle de M. Bouzanquet où passait le rempart, lequel se prolongeait ensuite dans le terrain appartenant aujourd'hui à M. Du sommet de Montaury, l'enceinte romaine descendait vers le Cadereau en suivant la ligne de plus grande pente, traversait la route de Sauve peu après sa jonction avec l'Avenue de la Plateforme, puis franchissait le Cadereau et se prolongeait, toujours en ligne droite, jusque dans la propriété de M. Ricou, voisinage du cimetière protestant. Dans cette propriété, le rempart changeait de direction comme le montrent encore aujourd'hui un pan de mur et les traces d'une tour carrée. De la tour carrée précitée, l'enceinte se dirigeait en ligne droite jusqu'au rocher de Canteduc, auquel elle se soudait, comme on peut encore le voir, et de la Carrière Romaine ainsi qu'à la propriété de M.

Au Mont Duplan, cependant, l'enceinte, au lieu de suivre toute la ligne de crête qui descend vers la route d'Uzès, derrière le groupe scolaire, allait presque en ligne droite du point culminant vers la Porte d'Arles, laissant hors des vues les pentes est de la colline : il est vrai que du sommet du Mont Duplan la vue domine tous les environs de la route d'Uzès à la plaine de Nîmes. Les Romains, en renfermant le lit du Cadereau dans l'enceinte de leur ville, avaient dû s'occuper aussi des moyens de fournir un passage facile aux eaux, sans donner une entrée aux ennemis en temps de guerre. On trouve encore les amorces d'une culée en pierre de taille, et d'un radier en maçonnerie qui traverse le lit du torrent.

Ces tours étaient généralement rondes, on n'en a trouvé qu'une seule carrée au-dessous et à l'ouest de la Tour Magne. Elles étaient parementées en dedans et en dehors en moellons smillés, comme tout le reste des murailles, étaient remblayées jusqu'au sommet et couronnées par un parapet crénelé. La seule tour carrée qui existe au-dessous et à l'ouest de la Tour Magne, a une saillie de 10m24 sur le parement extérieur des murs contigus et une largeur extérieure de 10m53. On ne trouve aujourd'hui autour des remparts romains de Nîmes qu'une seule tour dont la base soit complète, cette tour se trouve à une vingtaine de mètres seulement au dessus de la route de Sauve, dans la propriété « Les Remparts », à Madame Jalabert, sise à la jonction de la route de Sauve avec l'Avenue de la Plateforme. Elle est complètement ronde, tangente au rempart et possède presque en entier ses revêtements extérieur et intérieur, à certains endroits sa hauteur atteint deux mètres. Sur tout le pourtour de l'enceinte, tant du côté de la plaine que du côté des collines, se trouvaient des portes donnant accès dans la ville.

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La porte que nous appelons aujourd'hui « Porte d'Auguste » , en souvenir du puissant protecteur de Nîmes, l'empereur Auguste, était désignée autrefois, suivant les textes du Chapitre Cathédral (947-978) sous le nom de « Porte d'Arles » (Porta Arelatensis), à cause de la voie romaine qui, venant d'Arles y aboutissait. C'était là principale porte de la Cité et, par son architecture, on avait voulu la distinguer des autres portes: La façade se compose de deux grandes arcades de plein cintre, larges de 3m93 sur une hauteur de 6 mètres, et de deux petits arceaux n'ayant que 1m93 de largeur sur 4m d'élévation, ces derniers sont surmontés d'une niche demi-circulaire ornée de deux petits pilastres portant un entablement de l'ordre dorique. Deux grands pilastres d'ordre corinthien servent d'encadrement à chacune des deux petites entrées et soutiennent, à 7m50 d'élévation, l'entablement général de l'édifice, cet entablement venait s'amortir contre deux tours demi-circulaires, démolies en 1793. IMP. CAESAR. DIVI. F. AUGUSTUS. COS. XI. TRIBUV. POTEST. VIII. PORTAS. MUROS. QUE. COL. DAT. Ce qui signifie qu'Auguste, ayant jugé utile à ses intérêts que Nîmes fut entourée de remparts, lui ordonne de les construire. Sur le milieu du monument se trouve une petite colonne ionique, qui sépare les deux grands arceaux, elle repose sur un chapiteau établi à l'imposte du pied droit sur lequel elle est située et s'élève jusqu'à l'entablement.

La Porte des Eaux, que l'on appelait à l'époque romaine « Porta Aquarum », se trouvait à l'entrée actuelle de la rue des Greffes. C'est là que le « Rivus de la Fontaine », une des branches de la Fontaine, après avoir traversé la ville en suivant le tracé jalonné actuellement par la rue de l'Horloge, la rue St-Castor, la Place Belle Croix, la Grand'Rue, débouchait dans les fossés, tout comme le Grand Cloaca Maxima, plus tard l'Aqualis, à la Porte d'Arles. Au Xe siècle, il existait sur l'emplacement de cette porte un certain « Castellum de Morricipio », dont les deux tours n'étaient autres que les vestiges de tours antiques ayant appartenu à la Porta Aquarum. Les différents auteurs qui ont écrit sur l'enceinte romaine signalent que sur l'emplacement actuel du Palais de Justice, où l'on a trouvé de solides fondations antiques, se trouvait une ancienne porte romaine, désignée sous le nom, da « Porta Anagia », Porte de Nages en 995, Porte Vielle, en 1220.

L'ancien oppidum de Nages se trouvant au sud-ouest de Nîmes, il semble peu vraisemblable que si une porte romaine ait existé en ce point, on lui ait donné le nom de cet oppidum, que rien ne justifiait. La vérité semble avoir été trouvée par M. Mazauric qui s'en explique dans ses « Recherches Archéologiques de 1909 ». A la suite de la découverte de vieilles constructions romaines vers la montée de Pissevin, au-dessous de la colline de Montaury, au quartier désigné dans les anciens titres sous le nom de « Four de Borrély », M. « Grâce à l'amabilité du propriétaire, M. Pellissier, j'ai pu étudier en cet endroit les bases de trois tours romaines établies sur le passage de l'ancien rempart.

Nous avons à notre tour visité la propriété de M. Pellissier; des trois tours signalées par M. Mazauric nous avons pu en voir encore deux (*), et, grâce à elles, déterminer exactement le tracé du mur romain dans le rentrant qu'il faisait dans la propriété précitée et son prolongement jusqu'au sommet de Montaury, signalé par une tour bien visible encore sur le chemin même de Montaury, en face le Mas Baguet à M. Nègre, et une autre, a peine visible, à une centaine de mètres au-delà dans la propriété de M.

La Porte Vieille des Arènes ne nous est connue dans ses détails que depuis la publication de l'ouvrage posthume de M. « Vers 1807 écrit M. Mazauric dans l'Histoire du Château des Arènes, la démolition de la vieille maison du sieur Mallenne, en face des arènes, permit de constater que cette maison était bâtie sur l'ancien rempart romain et possédait un arceau encombré de ruines et muré, absolument semblable à ceux de la Porte d'Arles. II y avait là une porte romaine presque en face et à quelques mètres seulement de la porte sud des arènes. Transformée comme les autres en petite forteresse par l'adjonction d'une maison, elle fut remplacée dans son rôle de passage public par une autre porte ouverte à quelques dizaines de mètres vers le nord. Cela dut se produire vers la fin du XIe siècle. A l'époque romaine, la Porte de France actuelle s'appelait la Porte d'Espagne, par ce que ouverte du côté de l'Espagne. Cette porte est connue sous le nom de « Porta Spana », de 920 à 1048, de « Porta Hispana », en 1080. A la fin du XVIIe siècle, cette port.

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Angers (Juliomagus)

L’enceinte est grossièrement de forme ovale d’environ 1 250 m. Les fondations de sa courtine et surtout de ses tours sont constituées, à plusieurs endroits, de très grands blocs de calcaire de remplois. Le reste du mur, dont l’épaisseur varie pour certains secteurs entre 4 et 5 mètres, est composé d’un petit appareil de roches dures avec arases de brique sur le parement externe. Aux quatre points cardinaux, quatre portes percent la muraille, dont l’une est qualifiée de poterne au Moyen Âge. Leurs noms sont connus au XIe - XIIe siècle : au sud, Chanzé (XIe siècle), au nord, l’Angevine (XIIe siècle), à l’est, l’Orientale puis nommée Saint-Aubin ou Hugon (XIIe siècle) et à l’ouest, la porte d’Enfer, auparavant poterne Boullet (XIe siècle) en direction du Grand pont. Seule la porte Orientale est encadrée par deux tours à talon. Elle est la porte principale durant l’Antiquité. Ces portes sont toujours en fonction pendant une grande partie du Moyen Âge. Les bouleversements n’apparaissent qu’au XIIIe siècle. Une série de tours semi-circulaires, espacées d’environ 50 m et quelques tours carrées et contreforts, complète le dispositif de fortification. Il ne semble pas y avoir eu d’adjonction médiévale comme à Tours, même si cela est évoqué à tort pour la tour Villebon ou la Tourelle. Jusqu’à présent, l’existence d’un fossé n’a pas été révélée. Si du côté de la Maine, son utilité n’était pas justifiée du fait de l’aplomb rocheux, en revanche quelques contreforts ont été nécessaires. La datation de l’enceinte résulte des analyses anciennes des briques fournies à Michel Provost en 1974. La date retenue serait une construction commencée à la fin du IIIe siècle et achevée au début du IVe siècle, soit la période traditionnelle correspondant au règne de Dioclétien. Celle-ci a été remise en cause, notamment pour les villes de Tours et d’Orléans, mais au Mans toutes les datations retenues par archéomagnétisme s’orientent également vers 280.

Paris

Les fouilles des jardins du Carrousel ont permis d’étudier un tronçon de l’enceinte dite de Charles V. Quatrième enceinte de Paris (fig. 88, no 4) après celle de l’époque gallo‑romaine (fin du iiie s.), celle du xe s. et celle de Philippe Auguste (fin du xiie s.‑début du xiiie s.), elle a pour la première fois pu être appréhendée en élévation. Cette enceinte n’a été construite que sur la rive droite de la Seine, de la tour de Bois en aval (près du Louvre) à la tour de Billy en amont (près de la Bastille).

Évolution et Destin des Enceintes Gallo-Romaines

Au fil des siècles, les enceintes gallo-romaines ont connu des transformations importantes, liées aux évolutions politiques, économiques et militaires. Certaines ont été agrandies, renforcées ou modernisées pour s'adapter aux nouvelles techniques de siège. D'autres ont été démantelées, partiellement détruites ou intégrées dans des constructions ultérieures.

Au Moyen Âge, de nombreuses enceintes gallo-romaines ont été réutilisées et adaptées aux besoins de la défense féodale. Des châteaux forts ont été construits à l'intérieur des enceintes, utilisant les murs antiques comme base de fortification. Des tours ont été surélevées, des fossés ont été creusés et des systèmes de défense complexes ont été mis en place.

À partir de la Renaissance, avec le développement de l'artillerie, les enceintes traditionnelles ont perdu de leur importance militaire. Certaines ont été démantelées pour permettre l'expansion des villes, d'autres ont été transformées en promenades ou en jardins publics.

Aujourd'hui, les vestiges des enceintes gallo-romaines constituent un témoignage précieux de l'histoire urbaine et militaire de la Gaule romaine. Ils sont souvent classés monuments historiques et font l'objet de recherches archéologiques et de restaurations.

Enceintes et Archéologie : Méthodes de Recherche

L'étude des enceintes gallo-romaines bénéficie des avancées de l'archéologie moderne, notamment en matière de prospection et de techniques d'analyse.

  • Prospection aérienne : Elle permet de repérer les traces des enceintes disparues grâce aux anomalies de la végétation ou du sol. Les clichés aériens peuvent révéler des structures enfouies, telles que des fossés, des murs ou des tours. Ainsi, le site de l'Étoile (Somme) est apparu, à l'époque, comme la première structure caractéristique de l'époque Néolithique, photographiée dans son intégralité dans le Nord de la France. Les clichés aériens permettaient de reconnaître une vaste enceinte à fossés interrompus, dont le plan, très grossièrement "ovalaire", nous était révélé sur les terres nues, grâce aux taches d'humidité différentielle subsistant au niveau d'un large fossé comblé présentant 8 interruptions.
  • Prospection géophysique : Elle utilise des méthodes non destructives pour détecter les structures enfouies. La résistivité électrique, le magnétisme, le radar géologique et les méthodes de microgravité permettent de cartographier le sous-sol et de localiser les vestiges archéologiques.
  • Fouilles archéologiques : Elles permettent d'étudier en détail les enceintes et de recueillir des informations sur leur construction, leur évolution et leur utilisation. Les fouilles peuvent révéler des éléments architecturaux, des objets archéologiques et des données environnementales.
  • Datation : Les méthodes de datation (carbone 14, archéomagnétisme, etc.) permettent de déterminer l'âge des enceintes et de reconstituer leur chronologie.
  • Analyse des matériaux : L'étude des matériaux de construction (pierre, brique, mortier, etc.) permet de mieux comprendre les techniques de construction et les ressources locales utilisées.

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