Introduction

La question de l'impact de la consommation d'alcool sur la fertilité masculine est un sujet de débat persistant. Alors que certaines études suggèrent une association négative entre la consommation excessive d'alcool et la qualité du sperme, d'autres mettent en évidence des effets potentiellement bénéfiques d'une consommation modérée, notamment de bière, sur la fertilité masculine. Cet article vise à explorer les différentes facettes de cette question controversée, en tenant compte des dernières recherches et des recommandations des experts.

Consommation d'alcool et infertilité : quel est le lien ?

Impact de l'alcool sur la qualité du sperme

La consommation d'alcool peut affecter la qualité du sperme et l'altérer. Il n'est pas possible d'estimer réellement à partir de combien de verres cela peut altérer la production de spermatozoïdes. L’effet de l’alcool serait dose-dépendant comme le montre cette étude de 2016 qui relaye le cas d’un homme ayant eu une consommation de plus de 6 verres de vin par jour (60g d’éthanol) qui a abouti à une azoospermie. Sans forcément parler de grosses doses d’alcool, une étude de 2003 montre l’impact déjà significatif d’une consommation de 12g d’alcool par jour ; soit seulement 1 verre de vin pour les hommes participant à une PMA (procréation médicalement assistée).

Une équipe française du département de biologie reproductive de l’hôpital de Dreux, a étudié le cas d’un homme présentant une azoospermie. Ils ont déterminé que c’était sa consommation d’alcool, équivalente à 2 bouteilles quotidiennes (150g d’éthanol) pendant 5 ans qui était responsable de sa condition. Ce cas n’est pas le seul. Le Service d’Histologie et de Biologie de la Reproduction de l’hôpital Tenon à Paris a rapporté le cas d’un autre homme ayant eu une consommation plus élevée ; soit 165g d’alcool par jour pendant 10 ans (c’est-à-dire l’équivalent de 2 bouteilles d’alcool plus 2 verres d’alcool fort par jour).

L'alcool et la spermatogenèse

Il est possible de consommer de l’alcool avant un spermogramme, cela n’aura pas d’impact sur la spermatogenèse (le développement des spermatozoïdes) car on va retrouver des spermatozoïdes créés il y a 3 mois environ.

Études sur l'impact de l'alcool sur la fertilité

Pour en arriver à cette conclusion, une équipe de chercheurs de l’hôpital Tongji de Shangaï (Chine), ont compilé neuf études distinctes et analysé les données de près de 27 000 hommes et femmes ayant suivi un traitement contre l’infertilité. Dans le détail, les hommes qui boivent quotidiennement de l'alcool réduiraient leurs chances de voir leur conjointe enceinte de 9 %, par rapport aux abstinents. Les femmes qui boivent près d'une fois par jour, elles, verraient leurs chances de procréer réduites de 7 %. Et de conclure : "La manière dont ces facteurs influent sur le système reproductif doit encore être élucidée par la recherche".

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Alcool et qualité des érections

La qualité des érections : l’alcool peut rendre difficile l’obtention et le maintien d’une érection. Cet effet secondaire peut aller jusqu’à l’impuissance. L’alcool peut diminuer la libido via son impact direct sur les niveaux de testostérone. Dans ces travaux, on retrouve une diminution significative du pourcentage de spermatozoïdes chez les hommes alcooliques.

La bière, une exception ?

Une étude italienne sur les effets de la bière

Une étude réalisée par des scientifiques de la clinique de fertilité de l’hôpital Policlínico de Milan a révélé que les hommes qui boivent une bière par jour, ou équivalent, produisent plus de sperme et sont donc plus fertiles. Pour déterminer cela, les auteurs de l’étude ont analysé la consommation d’alcool et le taux de sperme de 320 hommes classés en 3 catégories : ceux qui consomment 1 à 3 boissons alcoolisées par semaine, ceux qui boivent 4 à 7 verres par semaine et ceux qui en boivent 8 ou plus. Ces hommes ont été interrogés sur leurs habitudes alimentaires, leur activité physique et leur qualité de vie afin de les classer et essayer de déterminer en quoi cela pouvait affecter le résultat. Après deux ans d’études, il a été constaté que ceux qui consommaient entre 4 et 8 verres voire plus avaient une concentration de sperme nettement plus élevée que ceux qui en consommaient 1 à 3 par semaine.

Le rôle des antioxydants

On pense que les hommes qui boivent plus de bière sont plus fertiles, en partie parce que cela influe sur les antioxydants Xanthohumol qui sont responsables de la protection des cellules du sperme.

Prudence et modération

Par ailleurs, certaines études ont révélé que boire trop d’alcool distillé pouvait nuire à la fertilité et à la santé, il est donc suggéré de contrôler sa consommation.

Consommation modérée d'alcool et fertilité masculine : une association positive ?

Une étude suggère un lien positif

L’association entre consommation d’alcool et fonction reproductive masculine reste controversée. Une nouvelle étude publiée dans la revue Andrology, qui suggère qu’une consommation modérée d’alcool semble être associée de manière positive à la qualité du sperme, vient nourrir cette controverse. L’étude a recruté des partenaires masculins de couples subféconds ayant recours à des cycles de technologie de reproduction assistée (TRA) dans une clinique italienne. Parmi les 323 participants de sexe masculin inclus dans l’analyse transversale, 9,6 % étaient des non-buveurs, 30 % buvaient moins de 1 à 3 unités d’alcool par semaine, 30,3 % buvaient 4 à 7 unités par semaine et 30 % buvaient 8 unités ou plus par semaine. Par rapport aux hommes qui buvaient moins de 1 à 3 unités par semaine, le volume de sperme médian et le nombre total de spermatozoïdes se sont avérés plus élevés chez les hommes qui buvaient 4 à 7 unités d’alcool par semaine. L’association avec la concentration du sperme a également été significative, avec une tendance en forme de U pour les différents groupes.

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Interprétation des résultats

Une consommation modérée d'alcool peut stimuler la fertilité masculine, conclut cette étude italienne, qui a suivi les mesures de fertilité de plus de 300 patients, en rapport avec leur consommation d’alcool. 4 à 7 unités par semaine sont associées au niveau de fertilité le plus élevé : l’étude est menée auprès de 323 patients hommes, dont 9,6% étaient abstinents, 30% consommateurs d’1 à 3 unités d’alcool par semaine, 30% 4 à 7 par semaine, et 30% 8 unités d'alcool et plus par semaine. (1 unité = 125 mL de vin ou 330 mL de bière ou 30 mL de spiritueux, contenant tous environ 12,5 g d'éthanol).

Attention à la quantité

Les résultats de cette étude montrent qu’une consommation régulière d’alcool de plus de 5 unités par semaine est associée à une réduction de la qualité du sperme. Cette observation s’accentue chez les sujets buvant plus de 25 unités hebdomadaires.

Alcool et sexualité : les risques de l'abus

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé… mais aussi pour la sexualité ! Physiologiquement et psychologiquement, consommer de l’alcool en excès s’avère néfaste pour les femmes comme pour les hommes, voire dangereux. Dans le cadre d’une consommation raisonnable, modérée et maîtrisée, l’alcool peut présenter quelques avantages pour la sexualité. Lorsqu’il entraîne un effet désinhibiteur (qui, pour rappel, n’est pas automatique et dépend des individus), l’alcool peut faciliter les interactions sociales et donc aider à nouer des relations. De plus, il favorise le désir sexuel chez les hommes comme chez les femmes, en raison de l’augmentation du taux de progestérone qu’il génère chez ces dernières. Pour rappel, il est recommandé de se limiter à deux verres par jour et dix verres par semaine, l’idéal étant d’éviter de consommer d’alcool tous les jours.

Une consommation excessive d’alcool provoque des troubles de la sexualité conséquents : il devient plus difficile de maintenir une érection et donc d’atteindre l’éjaculation. Ce trouble peut devenir chronique si l’abus d’alcool l’est également : impuissance, éjaculation précoce peuvent apparaître. Ces troubles s’accompagnent généralement d’une baisse du désir sexuel. L’abus d’alcool présente en outre des risques pour la fertilité féminine et masculine : anomalies hormonales et ovulatoires chez la femme, ou troubles érectiles, diminution de la qualité et de la quantité de spermatozoïdes chez les hommes… Sans oublier les risques qu’une consommation excessive chronique représente pour le fœtus : anomalies congénitales, retards de développement, grossesse à risque…

Augmentation du risque de rapports sexuels non protégés, irrespect du non-consentement, brutalité, pratiques sexuelles qui n’auraient pas eu lieu sobre, incapacité physique à se défendre et à dire « non »… L’abus d’alcool et la sexualité peuvent aussi ne pas faire bon ménage au regard des comportements dangereux que leur association peut provoquer. Il est d’ailleurs prouvé que la consommation excessive d’alcool favorise les conduites à risques pour soi et envers les autres.

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Facteurs de style de vie affectant la fertilité

Recommandations générales

« Tout est une question de quantité et cela fait partie d’un lifestyle global. On demandera aux personnes souhaitant concevoir de limiter leur consommation d’alcool, de drogues, de tabac ainsi que de junk food. S’il est difficile d’estimer exactement la quantité d’alcool autorisé, l’OMS (1) a tout de même fixé des recommandations pour une consommation à moindre risque.

L'importance des vitamines

Ces vitamines sont productrices des radicaux méthyle (molécules). La méthylation de l’ADN joue un rôle crucial au début du développement notamment, alors que l’embryon va former tous les types cellulaires. En effet, la qualité de l’ADN spermatique peut être altérée à cause de ce que l’on appelle « le processus de stress oxydatif » dû à de nombreux facteurs.

L'impact de l'environnement

« La pollution, les perturbateurs endocriniens peuvent jouer sur la fertilité, il faut donc être attentif à tout ce que l’on consomme, que l’on touche, l’environnement dans lequel on vit.. Vous n’arrivez pas à concevoir un enfant et souhaitez en savoir plus sur le processus de fécondation ? Maladies cardiovasculaires, troubles neurologiques, diabète…

Tabagisme et fertilité masculine

13,7 millions de personnes entre 11 et 75 ans fumeraient du tabac de façon quotidienne selon Santé Publique France. La survie et la qualité des spermatozoïdes dépend grandement de la qualité du liquide séminal. Une étude observationnelle réalisée par le département d’urologie et de reproduction humaine de l’hôpital de Sao Paulo met en évidence les effets du tabac sur la qualité du sperme en comparant les fonctions spermatiques entre 20 hommes fumeurs et 20 non-fumeurs. Pour conduire leur étude, les chercheurs ont analysé les taux de 422 protéines retrouvées dans le liquide séminal. Chez les fumeurs, on retrouve donc plus de protéines de l’inflammation que les non-fumeurs. Le tabac est donc associé à un état inflammatoire avec une action directe sur les glandes accessoires. Une méta-analyse sur 2500 hommes fumant plus de 20 cigarettes a montré que le tabac diminue la quantité des spermatozoïdes dans le sperme avec pour résultat une concentration spermatique diminuée de 19%. La nicotine est métabolisée en trans-3’-hydroxycotine (3HC) et la concentration de 3HC dans le liquide séminal est corrélée avec une baisse de mobilité des spermatozoïdes. C’est une étude italienne de l’université de Rome qui avait mis en avant ce lien entre nicotine et baisse de la mobilité. Une augmentation significative des anomalies morphologiques du sperme a été rapportée. Ces anomalies concernaient l’acrosome ou la tête des spermatozoïdes et empêchaient ces derniers de passer la zone pellucide, une couche protectrice de l’ovocyte. Le tabac modifie l’ADN spermatique via le stress oxydatif. Concernant les leucémies et le rhabdomyosarcome, les chercheurs observent que c’est seulement la consommation de tabac chez l’homme et non la consommation chez la femme qui serait responsable du développement de ces cancers. Les effets du tabac seraient réversibles. Il existe cependant un lien effet-dose, la consommation de moins de 10 cigarettes par jour ne montre aucun effet au niveau des paramètres spermatiques entre fumeurs et non-fumeurs.

Exposition aux pesticides et fertilité

Ces deux études d’ampleur montrent des résultats similaires : l’exposition environnementale aux pesticides semble impacter la spermatogénèse. Elles montrent donc qu’il y a un fort faisceau de preuves liant l’exposition environnementale à ces pesticides et l’infertilité. Si l’exposition environnementale aux pesticides peut impacter la spermatogénèse, ils pourraient aussi avoir un rôle dans la dépression et la maladie de parkinson. Une étude de 2015, effectuée par le département de nutrition de Harvard et dirigée par les professeurs Chiu et Chavarro a tenté de répondre à cette question. Une équipe de chercheurs français issue de l’institut de recherche De Jaeger spécialisée dans les recherches sur le vieillissement et du CHU de la Pitié-Salpêtrière a tenté de répondre à cette question dans une étude intitulée : « Exposition chronique aux pesticides, santé et longévité. Mais il y a toutefois une certitude, on consomme de façon directe et indirecte des produits végétaux issus de l’agriculture conventionnelles quotidiennement. Ce n’est pas tout : l’évolution de cette utilisation est spectaculaire. L’augmentation de l’utilisation des pesticides dans notre agriculture a commencé dans les années 1930 avec l’apparition des pesticides de synthèses. Le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane) est commercialisé en 1943 et ouvre la voie à la famille des pesticides organochlorés. La diminution du nombre de spermatozoïdes dans le sperme est devenue un problème de santé publique mondiale. Au niveau mondial, une méta-analyse très récente, publiée le 15 novembre 2022 a comparé le sperme d’hommes fertiles et infertiles du monde entier. La diminution de la concentration du nombre de spermatozoïdes dans la monde. Si les intoxications au tabac et à l’alcool sont réversibles et facilement constatables. Il est facile de questionner un homme sur sa consommation de tabac et d’alcool lorsqu’il se retrouve avec un diagnostic d’infertilité. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’alimentation constitue la principale source d’exposition pour les non-professionnels. L’alimentation contribuerait à 80 % de l’exposition chronique aux pesticides contre 10 % pour l’eau. C’est ici que les choses se compliquent. Si la consommation de fruits et légumes avec un taux significatif de pesticides est néfaste pour la santé des spermatozoïdes, une consommation de fruits et légumes avec peu ou une quantité modérée de pesticides est corrélée avec une meilleur qualité du sperme. On sait tous que l’alimentation biologique a un coût supplémentaire et que certaines familles ne peuvent pas se le permettre.

Conseils pour les couples souhaitant concevoir

Recommandations pour les femmes

De nombreuses femmes souhaitant tomber enceintes se posent des questions sur leur consommation d’alcool. Et pour cause: alcool et désir de grossesse font rarement bon ménage. S’il est désormais reconnu que l’alcool pendant la grossesse est nocif, une abstinence totale est-elle nécessaire plusieurs mois avant la conception pour éviter tout risque ? L’alcool durant la grossesse peut avoir des effets graves sur le développement du fœtus. Même en petite quantité, il traverse le placenta et peut perturber la croissance et le fonctionnement des organes du bébé. Les risques incluent des troubles physiques, cognitifs ou comportementaux, qui peuvent se manifester dès la naissance ou plus tard dans la vie de l’enfant. C’est pourquoi les professionnels de santé recommandent une abstinence totale dès le projet de grossesse et tout au long de la gestation. La consommation d’alcool durant la grossesse est bien connue pour ses effets sur le fœtus, mais l’alcool peut également influencer la fertilité avant même la conception. Chez la femme, boire régulièrement peut perturber le cycle menstruel, diminuer la qualité des ovules et retarder le moment de la grossesse. Même une consommation modérée peut avoir un effet négatif si elle s’inscrit dans le temps. Avant même la conception, les résultats de différentes études ont démontré que l’éthanol peut avoir un impact négatif sur la fécondité, en affectant notamment la qualité des ovules. Ce constat est surtout notable au-delà de 8 verres d’alcool par semaine. Dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (PMA), l’abstinence totale est d’ailleurs préconisée plusieurs mois à l’avance. Avant la nidation, l’embryon n’est pas en contact avec la paroi utérine et le système vasculaire maternel. Le risque d’intoxication directe du bébé est donc moindre, à ce stade. Toutefois, l’impact possible sur le développement embryonnaire et sa nidation impose l’arrêt de sa consommation d’alcool pendant la grossesse.

Recommandations pour les hommes

Avoir un enfant est un projet de couple. Or, la boisson peut aussi avoir un impact sur la fertilité masculine. Des études ont démontré qu’au-delà de 6 verres d’alcool par semaine, cette absorption est susceptible d’affecter le développement des spermatozoïdes et la qualité du sperme chez les hommes. Afin d’optimiser ses chances de concevoir, consulter un médecin peut permettre d’obtenir des conseils personnalisés sur sa consommation d’alcool et sa fertilité. Ce facteur, s’il est combiné chez l’homme et la femme, peut majorer les difficultés de grossesse. Il est généralement recommandé aux femmes qui tentent de tomber enceintes de limiter la consommation d’alcool, de nicotine et de caféine avant le début de la grossesse.

L'importance d'une hygiène de vie équilibrée

Lorsque l’on est en projet bébé, il est conseillé de réduire, voire de supprimer, la consommation d’alcool. Même si aucun lien direct n’a été scientifiquement prouvé entre une consommation légère et des difficultés à concevoir, l’alcool durant la grossesse - ou dans la période qui précède - peut influencer la qualité des ovules et des spermatozoïdes. Adopter une hygiène de vie équilibrée et limiter les toxines favorise la fertilité et prépare le corps à accueillir une grossesse dans les meilleures conditions.

Que faire en cas de consommation d'alcool involontaire en début de grossesse ?

Beaucoup de femmes découvrent leur grossesse après avoir consommé un verre ou deux sans le savoir, et cette situation est plus fréquente qu’on ne le pense. Dans la grande majorité des cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter : le risque dépend surtout de la quantité et de la fréquence de consommation. Si la prise d’alcool a été ponctuelle, les conséquences sont souvent minimes, car le placenta n’est pas encore complètement formé au tout début de la grossesse. Cependant, il est important d’en parler avec un professionnel de santé pour être rassurée et accompagnée.

Alcool caché dans les préparations culinaires : un risque ?

Beaucoup se demandent si les préparations culinaires contenant de l’alcool, comme les sauces, desserts ou plats mijotés, sont risquées pendant la gestation. Même si une partie de l’alcool s’évapore à la cuisson, il peut rester des traces, surtout si la cuisson est courte. L’alcool durant la grossesse n’est jamais totalement sûr pour le fœtus, car même de petites quantités peuvent avoir un impact sur son développement.

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