Chaque année, des millions de veaux naissent dans les élevages laitiers français, et leur bien-être durant les premières semaines de vie est une préoccupation croissante. Cette réflexion est partagée entre la filière et les associations de protection des animaux d’élevage telles que CIWF, LFDA, OABA et WELFARM. La production de lait nécessite la naissance de veaux, car une vache doit vêler pour déclencher sa production de lait. Dans les pratiques d’élevages actuelles, les vaches vêlent tous les ans afin de relancer une nouvelle lactation. En France, près de 2,8 millions de vaches laitières donnent naissance à environ autant de veaux chaque année. Avec environ 23 milliards de litres de lait produits en 2024, la France est le 2e producteur de l’Union européenne, après l’Allemagne, et le 6e producteur à l’échelle mondiale. Les veaux nés dans la filière laitière suivent différents parcours : une partie des femelles sont gardées pour le renouvellement des troupeaux laitiers, les autres, ainsi que la quasi-totalité des mâles, sont orientés vers la filière viande pour être engraissés, principalement pour la production de viande de veau.

Les premières semaines de vie sont déterminantes pour la santé, le développement et le bien-être de ces jeunes veaux. Pourtant, les pratiques prédominantes en élevage laitier sont contraires, à différents égards, au bien-être de ces animaux, alors même que des alternatives existent et sont déjà mises en œuvre avec succès dans certains élevages.

I. Pratiques Actuelles et Leurs Implications sur le Bien-Être des Veaux

1. Séparation Précoce de la Mère

Dans la plupart des élevages, les veaux sont séparés de leur mère peu après la naissance, le plus souvent dans les 24 premières heures. Cette pratique s’est développée avec l’intensification des élevages laitiers et vise à optimiser leur rentabilité en réservant la production de lait de la vache à la consommation humaine. Cette séparation prive le veau de soins maternels essentiels, tels que l’allaitement et le toilettage. Elle génère un état de stress, dont les manifestations comportementales (vocalisations, agitation, …) sont plus ou moins marquées selon l’âge du veau et la durée du contact initial avec sa mère, mais avec des conséquences importantes sur son bien-être.

Comme le souligne l’EFSA, une séparation juste après la naissance empêche le veau de bénéficier des effets positifs du contact mère-veau : vitalité, croissance, meilleure résistance aux maladies et développement des compétences sociales. L’incidence de la séparation sur la vache a été beaucoup moins étudiée que pour le veau.

2. Alimentation Artificielle Inadéquate

Privés d’allaitement maternel, les veaux sont nourris avec du lait de vache ou des laits de remplacement. La quantité, ainsi que la fréquence et le mode de distribution de l’aliment lacté ont des conséquences importantes sur le bien-être des jeunes veaux laitiers. Les rations quotidiennes équivalent le plus souvent à seulement 10 % du poids de l’animal, alors les veaux allaités par leur mère ingèrent jusqu’à 13 % de leur poids en un repas et 20 % de leur poids en une journée. Dans ces conditions, les veaux souffrent d’un état de faim prolongé.

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De surcroît, afin de réduire le travail dédié à l’alimentation des veaux, seulement 1 ou 2 repas leur sont distribués par jour. Cette pratique ne respecte aucunement le rythme spontané d’alimentation des jeunes veaux, puisqu’ils tètent leur mère 5 à 10 fois par jour durant leurs premières semaines de vie. Si le nombre de tétées quotidiennes diminue progressivement, les veaux plus âgés tètent au moins 3 fois par jour tant que leur mère produit du lait.

Enfin, le mode de distribution de l’aliment lacté contribue au fait que le veau n’atteigne pas l’état de satiété et est un facteur majeur du développement de troubles du comportement. Donné dans un seau avec ou sans tétine, le lait (entier ou de remplacement) est consommé beaucoup plus rapidement que si le veau tétait au pis et, même avec une tétine, le besoin de succion n’est pas entièrement satisfait. Des comportements de succion redirigés vers des éléments de l’environnement, ou vers des parties du corps de congénères, sont des troubles du comportement fréquents.

3. Logement en Cases Individuelles

Après la séparation d’avec leur mère, environ 85 % des veaux laitiers en France sont placés seuls dans de petites cases individuelles pendant leurs premières semaines de vie. Pour justifier cette pratique, la profession met en avant le contrôle de la prise alimentaire quotidienne des veaux, ainsi que la réduction des risques de transmission par les autres veaux de maladies (ex : diarrhées, maladies respiratoires). La réglementation européenne n’impose le logement collectif qu’à partir de l’âge de 8 semaines.

En France, la majorité des éleveurs mettent leurs veaux en groupe à l’âge de 3 à 4 semaines et une partie peuvent aller jusqu’à 8 semaines (données non recensées clairement par la profession). Cette mise en groupe à 3 ou 4 semaines concerne uniquement les veaux femelles destinées au renouvellement du troupeau, puisque les veaux non gardés (mâles et femelles) quittent l’exploitation laitière dès 2 à 3 semaines d’âge pour des ateliers d’engraissement dans lesquels ils sont de nouveau détenus en cases individuelles jusqu’à leur huitième semaine le plus souvent.

Ainsi, plus de huit veaux laitiers sur dix passent leurs premières semaines de vie isolés dans de petites cases dans leur élevage de naissance. Il existe différents modèles de cases individuelles (à l’intérieur d’un bâtiment, à l’extérieur avec ou sans courette), mais toutes privent le veau de la possibilité de se mouvoir librement, d’interagir avec son environnement physique et social et de satisfaire des besoins comportementaux essentiels pour son bien-être.

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Durant ses premières heures de vie, le veau n’a de contact qu’avec sa mère, mais dès que celle-ci rejoint le troupeau, il élargit ses interactions à d’autres congénères, prioritairement à d’autres veaux du même âge. Il fait ses premières expériences sociales sous la protection de sa mère et développe rapidement des liens affiliatifs avec d’autres veaux. Ces interactions sociales précoces (proximité spatiale, flairage, contacts tactiles, jeux…) sont essentielles pour l’acquisition des compétences sociales nécessaires à la vie en troupeau.

Dans les cases individuelles, ce besoin d’interactions sociales ne peut être satisfait, bien que la réglementation en vigueur exige que les cases soient pourvues de parois ajourées permettant un contact visuel et tactile direct entre les veaux. Lorsque cette obligation est respectée, ce qui est loin d’être toujours le cas, les contacts tactiles avec le voisin de case à travers la paroi sont insuffisants pour une interaction sociale complète et ne peuvent répondre aux besoins sociaux du veau.

Dans cet espace réduit, qui ne permet souvent même pas au veau de se déplacer de trois pas, toute motivation d’exploration, de fuite face à un stimulus perçu comme aversif, ou encore de jeu est immédiatement contrariée. Couplée à l’isolement social, la restriction de mouvement maintient le jeune veau dans un environnement hypo-stimulant, cela conduit à l’ennui et est préjudiciable, entre autres, à son développement comportemental et au développement de ses capacités cognitives.

Les veaux nés dans les exploitations laitières vivent donc leurs premières semaines dans des conditions qui génèrent de nombreuses frustrations et stress, sans suffisamment d’opportunités d’éprouver des émotions positives.

II. Alternatives et Recommandations pour un Meilleur Bien-Être des Veaux

Des solutions existent pour élever les jeunes veaux laitiers dans des conditions plus conformes à leurs besoins. Elles sont déjà mises en œuvre par certains éleveurs, et ont fait leurs preuves quant à leurs bénéfices pour les veaux et leur fiabilité pour les éleveurs.

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1. Allaitement Naturel : Mère ou Vache Nourrice

Dans certains élevages, les veaux restent auprès de leur mère ou sont confiés à une vache nourrice. Le recours à des vaches nourrices nécessite une vigilance particulière lors de la phase de l’adoption des veaux, mais aussi une attention à la santé de ces vaches auxquelles sont confiés plusieurs jeunes. L’élevage avec leur mère ou avec une nourrice permet aux veaux d’exprimer les comportements propres à leur espèce et à leur âge. Ils peuvent téter librement plusieurs fois par jour, recevoir des soins maternels et, selon les cas, interagir avec d’autres veaux ou d’autres adultes que leur mère ou leur nourrice.

2. Amélioration des Pratiques d'Alimentation Artificielle

En l’absence d’allaitement par la mère ou par une nourrice, les pratiques d’alimentation prédominantes peuvent et doivent être améliorées afin de mieux respecter les besoins des veaux. Les principales améliorations portent à la fois sur des aspects quantitatifs et qualitatifs de l’alimentation des veaux.

  • Augmenter le nombre de repas quotidiens, pour s’approcher de la fréquence naturelle de tétées.
  • Fournir aux veaux, dès l’âge de 2 semaines, du fourrage à fibres longues, tel que du foin, pour permettre la rumination et garantir un apport de fer.

Ces mesures permettent de mieux satisfaire les besoins des jeunes veaux, tant sur le plan comportemental que physiologique, et contribuent ainsi à réduire les facteurs de risques des troubles digestifs et des comportements oraux anormaux, tels que les succions croisées.

3. Logement en Groupe Précoce

Le logement des veaux en petits groupes dès leurs premiers jours de vie est une alternative aux cases individuelles qui améliore considérablement leur qualité de vie et qu’il est urgent de développer. La recherche scientifique ‒ dont les récents travaux de l’EFSA sur le bien-être des veaux ‒ a largement démontré les bénéfices du logement collectif précoce pour les veaux qui ne sont pas laissés avec leur mère ou une nourrice.

  • Offrir aux veaux une surface totale utilisable plus importante.
  • Favoriser le développement des capacités d’apprentissage et d’adaptation des veaux.

Le logement en groupe précoce a donc des bénéfices immédiats, qui se traduisent par une meilleure qualité de vie des veaux comparé à ceux élevés en cases individuelles, mais il a également des bénéfices à moyen et long termes, en permettant une plus grande diversité d’expériences et ainsi le développement des compétences sociales et cognitives.

Ce mode de logement présente également des avantages pour les éleveurs. Il offre en particulier la possibilité de rationaliser et d’optimiser le temps consacré aux soins des veaux. Par exemple, à nombre de veaux équivalent, la charge de travail pour le nettoyage des cases collectives (curage, paillage…) est moindre que pour des cases individuelles. La mécanisation du travail d’entretien est aussi plus facilement envisageable. Par ailleurs, le logement en groupe peut faciliter l’observation des veaux ; en effet, logés dans un espace plus grand, les veaux sont plus mobiles ce qui facilite l’observation de l’ensemble de leur corps, de leurs postures et plus généralement de leur comportement, ainsi que sa comparaison avec celui des autres veaux, et permet ainsi de détecter plus facilement certains problèmes de santé ou une faiblesse.

Comme cela est souligné dans la note de synthèse de la concertation sur le logement collectif précoce des veaux menée entre les ONG et l’interprofession de la filière laitière (CNIEL), plusieurs points de vigilance doivent être pris en compte afin que les veaux bénéficient de tous les bienfaits du logement en groupe précoce d’une part et, d’autre part, afin de sécuriser l’efficacité de ce mode de logement pour la réussite et la satisfaction de l’éleveur. Bien entendu, les bonnes pratiques recommandées pour la santé et la croissance des veaux (prise de colostrum, qualité des paramètres d’ambiance, suivi sanitaire rigoureux…) valent quel que soit le mode de logement, individuel ou en groupe.

Au-delà de ces bonnes pratiques de portée générale, certaines spécificités du logement en groupe précoce méritent une attention particulière afin de prévenir au mieux d’éventuelles difficultés. Il s’agit en particulier du nombre de veaux par case, puisque au-delà de 7 veaux les risques sanitaires liés à la transmission de pathologies peuvent augmenter, mais aussi de l’anticipation des arrivées et départs des veaux afin de constituer des groupes qui ne seront pas, ou exceptionnellement, remaniés, des mesures à prendre pour réduire les facteurs de risque des succions croisées (mode d’alimentation, niveau de stimulation,..), ou encore de la surveillance du bon apprentissage de la buvée durant les premiers jours.

III. Importance du Colostrum et des Premiers Soins

Gestion du Colostrum : Un Facteur Clé pour l'Immunité du Veau

Le colostrum est le premier lait ingéré par le nouveau-né après la naissance. Il est très riche en protéines et en anticorps, indispensables à l’immunité du nouveau-né pendant les premiers jours. La prise de colostrum est essentielle à leur démarrage pour éviter les affections néonatales. Il est donc conseillé de distribuer au chevreau, moins de 6 heures après sa naissance, 400 mL de colostrum riche en immunoglobulines (mesure au réfractomètre > 24 BRIX).

Jean-Philippe Gartioux, vétérinaire, insiste sur la règle des 5Q pour la distribution du colostrum :

  • Qualité du colostrum (à mesurer)
  • Quantité (à ajuster en fonction de la qualité)
  • Rapidité d’administration (dans les 4 premières heures de vie)
  • Hygiène et propreté
  • Mesure

Il recommande de traire les vaches allaitantes pour contrôler la qualité et la quantité du colostrum administré. La quantité de colostrum à distribuer dépend de sa teneur en immunoglobulines G. Il est facile de mesurer la qualité d’un colostrum en s’équipant d’un réfractomètre.

Surveillance Post-Natale et Besoins Énergétiques

Le poids d’un veau nouveau-né (Prim’Holstein) est d’environ 35 à 45 kilogrammes. Il est important de savoir que le veau n’a pas de réserves d’énergie après la naissance et que le système immunitaire n’est pas en place. La consommation d’au moins deux litres de colostrum dans les quatre premières heures après la naissance est essentielle pour que les anticorps du lait maternel soient absorbés dans l’intestin et conduisent à l’immunisation passive du veau. Sans ces anticorps, le veau est sans défense contre les agents pathogènes et une infection est quasi inévitable. Il est donc important de veiller à ce que le veau reçoive une quantité suffisante de colostrum. Le premier jour, ce volume doit être d’au moins 4 litres. Lorsqu’il est administré, le colostrum doit avoir une température de 38 à 40 °C.

Il est important de veiller à ce que la vache commence à manger et à boire le plus rapidement possible pour remplir son rumen. Veillez mettre à la disposition de la vache suffisamment d’eau ! Il est particulièrement important d’apporter de l’énergie à l’animal et d’éviter un retournement de caillette.

IV. Plans d'Alimentation et Sevrage

Alimentation des Veaux : Lait Entier vs. Aliment d'Allaitement

Depuis quinze ans, la ferme expérimentale des Trinottières a testé de multiples protocoles et plans de buvée pour alimenter les veaux, avec comme fil conducteur : la volonté d’élever les veaux simplement, sans dégrader les performances et à moindre coût. Nourrir des veaux avec un aliment d’allaitement à base de 50 % de poudre de lait écrémé (22 % PB et 18 % MG) marche aussi bien qu’avec le lait entier. Plus que le type de lait ou de concentrés employés, c’est le travail de l’éleveur et son savoir-faire, qui font que les résultats sont bons ou pas.

Avec un aliment d’allaitement, il faut gérer à la fois un volume et une concentration de poudre. Il est préférable d'opter pour un protocole simple avec une concentration unique à 200 g par litre de buvée dès le départ, et adapter les volumes à chaque tranche d’âge. Il faut tabler sur 45 kg d’aliment d’allaitement par veau sur la durée de la phase lactée pour qu’il parvienne à doubler son poids de naissance.

Âge et Pratiques de Sevrage

Aux Trinottières, le sevrage intervient à 8 semaines. Au-delà de 8 semaines, la réglementation bien-être précise que les veaux ne doivent plus être logés en cases individuelles. D’après une enquête réalisée dans les élevages du Grand Ouest, le sevrage intervient plutôt en moyenne à 11 semaines. En élevage, il est conseillé de viser un sevrage précoce à 9 semaines. Il est toujours possible d’allonger un peu pour les veaux un peu plus légers à la naissance ou les veaux à diarrhées, mais il ne faut pas en faire une règle générale.

Un repas par jour fonctionne bien avec le lait entier, et c’est également le cas avec un aliment d’allaitement. Même une simplification à six repas par semaine, avec suppression de la buvée du dimanche soir, s’avère possible sans compromettre les résultats.

Importance de l'Eau et des Concentrés

Les veaux boivent de l’eau dès leur plus jeune âge, pas seulement à partir de deux mois ! Les veaux ont bu 58 litres d’eau en huit semaines, soit plus de deux litres par jour par veau ! Ils commencent à boire dès la deuxième semaine (0,5 l/j).

Une fois sevré, le veau doit puiser dans le concentré et le fourrage la même quantité de protéine et d’énergie qu’il buvait dans le lait. Quel que soit le concentré, il doit être distribué à volonté et renouvelé tous les jours pour rester bien appétent. En plan simplifié à six repas par semaine, il faut en distribuer davantage le dimanche. Le repère des deux kilos de concentrés ingérés par veau au sevrage est plus important que l’âge ou le poids.

V. Exigences et Recommandations pour la Certification de la Viande de Veau

En matière de qualité, le consommateur recherche des informations sur l'alimentation des animaux et le mode d'élevage des animaux. Il est de plus en plus demandeur d'informations sur le respect de l'animal et les conditions d'élevage, de transport et d'abattage.

Les recommandations suivantes constituent un ensemble de règles utilisables pour obtenir une certification de produit pour de la viande et des abats de veau de moins de 7 mois.

Exigences Minimales

  • Âge maximum de 210 jours.
  • Alimentation essentiellement liquide avec au moins 50 % de produits d'origine laitière dans la ration liquide et l'apport de fibres végétales selon recommandations réglementaires.
  • Couleur de la viande : 1, 2 (et 3 à justifier dans le cahier des charges).
  • État d'engraissement : 2 et 3.
  • Conformations retenues :
    • Races à viande : E, U ou R.
    • Races mixtes et races laitières : E, U, R ou O ; le cahier des charges ne conserve au maximum que 3 classes.
  • Fourchettes de poids carcasse, justifiées dans le cahier des charges en considérant la race, le mode d'alimentation et les débouchés commerciaux.
  • Âge des veaux à l'introduction (entrée en élevage) : au plus 45 jours.
  • Durée d'élevage : les veaux doivent passer au minimum 2/3 de leur durée de vie dans l'exploitation.

Recommandations pour la Communication

  • Respect des Bonnes Pratiques d'Élevage: L'éleveur doit être adhérent à la charte des bonnes pratiques d'élevage ou bénéficier d'un encadrement technique appliquant un règlement au moins équivalent aux prescriptions de la charte des bonnes pratiques d'élevage.
  • Alimentation des Animaux: Le pourcentage de matières premières d'origine laitière (exprimées en matière sèche) doit être supérieur à 60 % de la ration liquide et l'apport d'au plus 80 kilogrammes de fibres végétales (50 kg pour les animaux abattus avant l'âge de 6 mois et 80 kg pour les animaux abattus avant l'âge de 7 mois). Pour une communication du type "Veau nourri au lait entier" ou "veau de lait", le pourcentage de lait entier distribué doit être supérieur à 60 % du total de la quantité d'aliments liquides et solides absorbés par le veau durant toute sa durée de vie. Pour une communication du type "veau élevé sous la mère", le pourcentage de lait entrant dans la ration de l'animal doit être supérieur à 70 % du total de la quantité d'aliments liquides et solides absorbés par le veau durant toute sa durée de vie.
  • Âge des Animaux: Une communication sur "veau jeune" est possible si l'âge à l'abattage est inférieur ou égal à 180 jours (6 mois).
  • Qualité de la Viande: Le cahier des charges doit décrire la ou les races et croisements de races utilisés, justifier les fourchettes de poids carcasses et d'âges proposées, et définir les exigences justifiant la sélection et qui portent sur la maîtrise du stress des animaux lors du transport, du déchargement et de l'attente avant l'abattage, les conditions de refroidissement et de conservation au froid des viandes, les caractéristiques des carcasses : conformation, état d'engraissement, couleur, absence de défaut.

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