Les coliques, souvent associées aux nourrissons, peuvent affecter les personnes de tous âges. Elles se manifestent par des douleurs liées à des spasmes des organes creux, tels que les intestins ou les uretères. Cet article explore les causes, les symptômes et les traitements des coliques chez les bébés et les adultes.

Coliques chez le nourrisson

Définition et symptômes

Les coliques du nourrisson se caractérisent par des crises de pleurs qui surviennent généralement après la tétée ou le biberon. Elles débutent généralement autour du premier mois de l'enfant et disparaissent spontanément vers le troisième ou quatrième mois. Ces crises sont souvent déconcertantes pour les parents, car elles surviennent soudainement et semblent disparaître d'elles-mêmes.

Après son repas, le nourrisson peut soudainement se mettre à pleurer, se tortiller, devenir rouge et sembler souffrir sans raison apparente. Il peut également être ballonné, avec un ventre dur. Ces crises surviennent plus fréquemment en fin d'après-midi ou en début de nuit, et lorsque le bébé est allongé. L'enfant est alors difficile à calmer, mais il peut être soulagé par l'émission de gaz ou de selles.

Causes

L'origine exacte des coliques du nourrisson est souvent difficile à déterminer. Elles sont dues à des spasmes de l’intestin.

Traitement et soulagement

Bien qu'il n'y ait pas de traitement médical spécifique pour les coliques du nourrisson, plusieurs gestes simples peuvent aider à soulager l'enfant. Il est important de consulter un médecin ou un pédiatre pour exclure d'autres pathologies potentielles et obtenir des conseils rassurants.

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Coliques chez l'adulte

Les coliques ne touchent pas seulement les bébés ; les adultes peuvent également en souffrir. Les causes et les traitements varient en fonction du type de colique.

Coliques intestinales

Les coliques intestinales chez l'adulte se manifestent par des spasmes au niveau des intestins, accompagnés de gaz et de ballonnements. Elles peuvent être causées par divers facteurs, tels que :

  • Gastro-entérite
  • Stress
  • Alimentation trop riche
  • Intolérance alimentaire
  • L'arrivée des règles chez la femme

Le traitement des coliques intestinales dépend de leur cause. En cas de gastro-entérite, la guérison se produit généralement en 2 ou 3 jours. Des médicaments antidouleur peuvent être pris pour soulager les symptômes. Dans un premier temps, le traitement repose exclusivement sur la prise d'antispasmodiques de type Spasfon pour calmer les douleurs. En cas de nausées, des antihistaminiques peuvent aider.

Diverticulose colique

Qu'est-ce qu'une diverticulose colique ?La diverticulose colique est une maladie qui touche le côlon (gros intestin). Elle est caractérisée par la présence de diverticules sur la paroi du côlon, c’est-à-dire des poches qui sortent à travers la paroi externe du côlon. Chez 80 % des patients, les diverticules sont localisés dans le côlon sigmoïde (partie inférieure du côlon, du côté gauche du bassin, juste avant le rectum). Une fois qu’il s’est formé, un diverticule ne peut pas disparaître spontanément. On peut dénombrer un à des centaines de diverticules chez une même personne. la diverticulite, c’est-à-dire l’inflammation ou l’infection des diverticules. L’hémorragie diverticulaire. La diverticulose colique est une pathologie fréquente dont la prévalence est d’autant plus élevée que l’âge augmente. Elle touche seulement 5 % des moins de 40 ans, mais plus de 60 % des plus de 45 ans. La cause exacte de la diverticulose colique n’est pas identifiée. Les études montrent que cette maladie est corrélée avec le lieu de vie, et notamment avec une diète urbaine et occidentale.

Un deuxième avis est tout à fait pertinent dans le cadre d’une diverticulose colique car il s’agit d’une pathologie fréquente qui peut avoir un retentissement important sur la qualité de vie. Quand des symptômes sont présents, ils peuvent être facilement confondus avec ceux d’autres pathologies comme le syndrome de l’intestin irritable (colopathie fonctionnelle). S’agissant d’une pathologie bénigne (non tumorale), la décision de chirurgie doit être mûrement réfléchie pour que la balance bénéfice/risque soit en faveur de la chirurgie. Un gastroentérologue. Un chirurgien digestif. C’est le spécialiste des interventions sur les organes abdominaux (comme la rate, le foie, les intestins, la vésicule…).

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Quels sont les symptômes d'une diverticulose colique ?La diverticulose colique est asymptomatique, ce qui rend la présence de diverticules compliquée à diagnostiquer. De plus, les symptômes non spécifiques de la diverticulose colique sont identiques à bon nombre de symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Aussi les circonstances du diagnostic sont souvent fortuites, à l’occasion d’un examen radiologique ou d’une coloscopie réalisée suite à des troubles du transit (constipation…) ou pour la recherche d’une tumeur. En cas de diverticulite, une douleur est ressentie en bas à gauche de l’abdomen, avec souvent de la fièvre (cela ressemble à une appendicite à gauche).

Comment diagnostiquer une diverticulose colique ?Une coloscopie. Il s’agit d’insérer un instrument appelé coloscope par l’anus afin de visionner l’intérieur du côlon. une tomodensitométrie abdominale (scanner). En cas de diverticulite, un scanner abdominal doit être demandé en urgence ainsi qu’une prise de sang pour confirmer le diagnostic et évaluer sa gravité (simple inflammation, abcès intra-abdominal ou péritonite).

Comment soigner une diverticulose colique ?La diverticulose colique non compliquée ne nécessite pas de traitement particulier, en dehors d’un traitement purement symptomatique. En matière de prévention, on peut recommander de consommer des repas bien équilibrés et riches en fibres, et de boire en quantité suffisante. En effet, les fibres et les liquides permettent de ramollir les selles et limitent une pression trop forte contre la paroi du côlon.

Coliques néphrétiques

La colique néphrétique aiguë se définit comme un syndrome douloureux lombo-abdominal résultant de la mise en tension brutale de la voie excrétrice du haut appareil urinaire (uretère) en amont d’une obstruction, quelle qu’en soit la cause. La colique néphrétique touche environ 150 000 Français par an et représente 1 à 2% des consultations aux urgences hospitalières.

Causes

Les coliques néphrétiques sont dues à la présence d’un calcul urinaire, ou lithiase rénale (du grec lithos = pierre), secrété par le rein et se coinçant dans l’uretère. On parle également de maladie lithiasique. L’uretère est le fin conduit qui amène les urines du rein à la vessie lors de leur évacuation. Cela provoque une augmentation brutale de la pression en amont de l’uretère, mais aussi au niveau rénal. Lorsque la colique néphrétique n’est pas due à un calcul, on parle de colique non lithiasique (20 % des cas). L’obstacle se révèle alors être une anomalie de la paroi urétérale (rétrécissement ou tumeur).

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Symptômes

Le symptôme principal de la colique néphrétique est une douleur intense d’apparition brutale. Elle prend naissance au niveau lombaire, du côté du rein touché, et irradie vers le ventre, l’aine et les organes génitaux. Exceptionnellement, la colique néphrétique peut se compliquer en pyélonéphrite (infection du rein), auquel cas le patient présente de la fièvre.

Diagnostic

Le diagnostic des coliques néphrétiques est essentiellement clinique, basé sur la présence des symptômes caractéristiques de l’affection. Une échographie permet de visualiser et mesurer le calcul et la dilatation de l’uretère et du rein. On peut aussi avoir recours à la radiographie pour mettre en évidence un calcul que l’on sait radio-opaque (c’est-à-dire visible à la radiographie).

Traitement

Le premier objectif thérapeutique est de soulager la douleur, le temps que l’obstruction soit levée et que le calcul rénal s’élimine naturellement. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont souvent prescrits. Par ailleurs, il est demandé au patient de conserver ses urines et de les filtrer avec un filtre à café afin de recueillir le calcul expulsé. Il faut savoir que les coliques néphrétiques ont tendance à récidiver. On estime que la moitié des personnes ayant souffert de cette affection récidive dans les 5 ans. Une des précautions principales est de boire suffisamment, au moins 2 litres d’eau par jour. Cela permet de diluer les urines, et, ainsi, de diminuer la concentration en sels minéraux. Il faut privilégier l’eau comme boisson et ne pas oublier de boire avant le coucher. La prévention passe également par l’alimentation.

En prévention d’une crise de colique, on conseille de boire beaucoup. En cas de crise avérée, il est conseillé de ne pas trop boire et de prendre des antispasmodiques à forte dose ainsi que des anti-inflammatoires non stéroïdiens en l’absence de contre-indications.

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