Dominique Besnehard, figure emblématique du cinéma français, est aujourd’hui un producteur de renom et l’organisateur du Festival du film d’Angoulême. Son parcours atypique, loin des paillettes parisiennes, a débuté dans une Normandie qu’il a découverte dès son plus jeune âge.
Une enfance normande : Houlgate et le bocage virois comme berceaux
Dans les années 1960, Dominique Besnehard quitte Paris pour la Normandie avec ses parents. "Je suis arrivé en Normandie à l’âge de 6 ans", se souvient-il. Ses parents, originaires de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), décident de changer de vie et ouvrent une épicerie-crèmerie dans le centre-ville d’Houlgate, rue du Général-Leclerc.
L'été de son arrivée marque le début de son attachement à cette région. Alors que ses parents sont accaparés par leur commerce, le jeune Dominique est envoyé chez son oncle et sa tante, à Saint-Martin-des-Besaces, un village du Calvados. Ces vacances à la campagne, entouré de ses cousins et cousines, laissent une empreinte indélébile.
Vire : L'éveil artistique au cœur du bocage
Dominique Besnehard garde un souvenir ému de ses escapades dans le bocage virois, notamment au Viaduc de la Souleuvre. Il se remémore avec nostalgie les jonquilles qui illuminaient les champs. C'est dans ce cadre bucolique qu'il s'initie aux arts de la scène. Avec ses cousins, il organise des spectacles de marionnettes et des pièces de théâtre dans la ferme ou le fournil de son oncle, boulanger à Vire.
Malgré son amour pour la campagne, Dominique Besnehard avoue une préférence pour le cinéma. "J’allais au cinéma plutôt que d’aller à la mer", confie-t-il. Il reconnaît cependant que la plage d'Houlgate aurait pu lui apporter un autre type de bonheur, mais sur le plan affectif, il se sentait mieux à Vire, où l'ambiance était chaleureuse et familiale.
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Houlgate : Entre travail estival et premiers questionnements
En grandissant, Dominique Besnehard retourne à Houlgate. Adolescent, il travaille dans l’épicerie de ses parents pendant la saison estivale. Cette expérience lui permet de développer son sens du commerce, même s'il avoue avoir parfois agacé son père en offrant des cerises à tous les clients. Il se souvient également s'être "gavé d'abricots", au point d'en avoir mal au ventre.
C'est à Houlgate qu'il traverse également des périodes difficiles. Il ne se sent pas comme les autres, mais paradoxalement, il est heureux de cette différence. Cette ambivalence marque le début de sa quête identitaire, qui le conduira plus tard à s'épanouir dans le milieu artistique.
L'appel de Paris : Vers la lumière des projecteurs
En 1973, Dominique Besnehard quitte le Calvados pour Paris, avec la ferme intention d'intégrer le monde du spectacle. Il laisse derrière lui l'épicerie familiale et les paysages normands pour se lancer à la conquête de ses rêves.
Retour aux sources : La Normandie, un refuge après la tempête
Après la crise sanitaire, Dominique Besnehard ressent le besoin de revenir à ses racines. Il redécouvre Houlgate, une ville qu'il considère comme "extraordinaire". Il apprécie son climat changeant, où la pluie alterne avec le beau temps. Il retrouve également le charme de Vire, où les champs verdoyants après la pluie évoquent des souvenirs d'enfance.
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