Savoir que l’on est enceinte est un heureux événement dans la vie d’un couple, particulièrement marquant dans la vie de la femme. Cependant, il arrive que la grossesse soit interrompue avant son terme, une situation connue sous le nom de fausse couche. Cet article explore en profondeur les aspects liés à la fausse couche, en mettant l'accent sur les symptômes, les causes potentielles et les mesures préventives, notamment autour de la 9ème semaine d'aménorrhée (SA).
Qu’est-ce qu’une fausse couche spontanée ?
Lorsqu'une grossesse n’évolue plus et que le fœtus est expulsé entre le premier et le cinquième mois, on parle de fausse couche spontanée. Il est important de différencier la fausse couche spontanée précoce de la fausse couche tardive. La fausse couche précoce se produit au cours des trois premiers mois de grossesse, tandis que la fausse couche tardive (ou avortement tardif) est une interruption non volontaire de la grossesse entre le troisième et le cinquième mois. Toute interruption et expulsion de grossesse au-delà de cinq mois (22 semaines d’aménorrhée) est qualifiée de "mort fœtale". Ces distinctions sont cruciales, car la prise en charge et le traitement varient selon le type de fausse couche.
En moyenne, une fausse couche se produit le plus souvent entre la 8e et la 9e semaine d'aménorrhée, soit entre la 6e et la 7e semaine de grossesse. Les fausses couches sont un événement extraordinairement fréquent, concernant environ 20% des grossesses.
Types de fausses couches
Une fausse couche n’est pas prise en compte de la même manière selon le stade de la grossesse. Ainsi, on parlera de :
- Fausse couche précoce : lorsqu’elle a lieu avant la fin du premier trimestre, soit avant 14 SA.
- Fausse couche tardive : quand elle survient entre 14 et 22 SA.
Passé ce terme de 22 SA, il s’agit d’un accouchement prématuré. Aussi, la fausse couche peut être un événement isolé dans la vie d’une femme, ou se répéter : au-delà de 2 fausses couches, on parle de fausses couches à répétition.
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Causes et facteurs de risque d’une fausse couche
Une fausse couche peut être causée par divers facteurs, classés en causes internes et externes.
Causes internes
- Anomalies génétiques : Détectées au niveau de l’embryon, comme des chromosomes mal répartis après la fécondation. L'âge de la mère est généralement la cause des fausses couches entraînées par des anomalies génétiques de l'embryon. Si les femmes très jeunes, c'est à dire de moins de 30 ans, ont un faible risque de fausse couche, entre 10 et 15%, ce dernier passe à 30% à 39 ans et atteint même 75% pour les femmes âgées de 42 ans. Pourquoi ? Car les ovocytes se sont de plus en plus détériorées au fur et à mesure des années. Sur la durée, "la structure qui organise le matériel génétique des ovocytes restantes se dégrade".
- Anomalies embryonnaires : Pouvant ralentir le développement embryonnaire, notamment au niveau du cœur ou du système nerveux.
- Anomalies pathologiques maternelles : Incluant un diabète non contrôlé, des problèmes de thyroïde ou d’hormones, des maladies auto-immunes ou cœliaques, des troubles de la coagulation sanguine et des anomalies du col de l’utérus (fibromes, polypes, polykystes ovariens). On peut également observer de nombreuses fausses couches chez les femmes ayant souffert d’une des infections suivantes : la toxoplasmose, la rubéole, la listériose ou le cytomégalovirus. L’interruption de la grossesse peut avoir également lieu à la suite d’une longue série de forte fièvre, ou après avoir utilisé des produits chimiques.
Causes externes
- Substances nocives : La consommation de tabac, d’alcool, de cocaïne, d’héroïne, d’amphétamines, un excès de café ou certaines plantes médicinales (absinthe, armoise, génépi, aloès, cascara, menthe pouliot, sauge officinale) peut provoquer l’interruption de la grossesse avant le 5e mois.
- Âge des parents : Plus la mère est âgée, plus le risque de fausse couche est élevé (20 % pour les femmes de 35 ans, 40 % pour les femmes de 40 ans et 80 % pour les femmes au-delà de 45 ans). Chez les hommes de plus de 40 ans, on constate également un risque accru en raison de l’augmentation du nombre de spermatozoïdes anormaux. Malheureusement, avoir vécu une fausse couche dans le passé peut présager d'un risque accru d'en avoir d'autres. Consommer du tabac ou de l'alcool durant la grossesse multiplie les risques de fausse couche. D'autres facteurs environnementaux impactent également. Les maladies auto-immunes par exemple, mais aussi un diabète ou une maladie de la thyroïde, mal contrôlés peuvent être des facteurs de risques. Il existe aussi des facteurs exogènes, favorisant les fausses couches. Ainsi, une l'hygiène de vie et l'alimentation sont à surveiller de près, en optant au plus tôt pour des repas sains et équilibrés, tout comme des en terme d'hygiène de vie sont à adopter dès l'annonce de la grossesse. La surconsommation quotidienne de café est à revoir, surtout si elle est couplée à la prise d'aspartame, et évidemment, pas de fromage au lait cru non pasteurisé. Et encore plus que de raison, le tabagisme, l' alcool, ou la prise de drogue sont à bannir totalement. En cas d'addiction, ne pas hésiter à en parler à son gynécologue, pour un suivi et un accompagnement sur mesure, propice au bon déroulement de la grossesse.
Signes et symptômes d’une fausse couche
La fausse couche se manifeste généralement par :
- Saignements vaginaux : Abondants ou non, le sang peut être rouge clair puis foncé.
- Caillots sanguins : Ou des tissus brunâtres expulsés.
- Douleurs : Fortes douleurs dans le bas du dos ou le bas-ventre.
- Disparition des symptômes de grossesse : Absence soudaine des nausées, vomissements, tensions ou douleurs des seins. En début de grossesse, il peut y avoir des signes de grossesse - douleurs et tensions des seins, fatigue, nausées…-, mais ce n’est pas systématique. Certaines femmes n’ont en effet aucun symptôme enceintes et portent pourtant bel et bien la vie. Cependant, la disparition des symptômes, pour celles qui en ressentaient, comme les nausées matinales ou les seins qui « dégonflent » de manière soudaine doit interpeller : c’est peut-être un signe d’arrêt de la grossesse.
Il est à noter que certaines grossesses peuvent s’interrompre sans présenter de signes, le fœtus étant évacué lors des premières menstruations. Pour une grossesse de plus de 3 mois, la fausse couche peut s’annoncer par de fortes contractions.
Fausse couche silencieuse
Une fausse couche silencieuse, également appelée fausse couche retenue, a lieu lorsque la grossesse s’arrête sans signes d’expulsion spontanée et immédiate de l’embryon ou du fœtus. De là l’origine du nom de ce type de fausse couche spontanée, car l’expulsion de l’embryon ou du fœtus a lieu des jours ou des semaines après. Ce type de fausse couche spontanée ne peut être totalement confirmé qu’à l’aide d’une échographie ou d’une analyse de la hCG (hormone gonadotrophine chorionique humaine).
Même si ces facteurs prédisposent à une fausse couche silencieuse, cela ne signifie pas qu’il y aura toujours une fausse couche. Les symptômes d’une fausse couche silencieuse peuvent varier et, très souvent, ils ne se manifestent pas de la même manière que ceux des fausses couches spontanées. Ceci est dû à un fait essentiel : l’embryon n’est pas expulsé du corps de la femme. Dans un certain sens, le corps agit comme si la grossesse était encore en cours. Il est improbable que ce type de fausse couche spontanée provoque un saignement ou une douleur intense, parfois seuls des symptômes très légers font leur apparition. Cela signifie que le diagnostic de la fausse couche silencieuse se révèle d’une manière particulière, normalement durant une visite chez le médecin et grâce à une échographie.
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Quand consulter un médecin ?
Il est impératif de consulter un médecin dans les situations suivantes :
- Saignement vaginal abondant (nécessitant l’utilisation d’au moins deux serviettes hygiéniques par heure).
- Douleurs intenses dans le bas-ventre, le dos ou l’abdomen.
- Perte de conscience.
Traitements possibles suite à une fausse couche
Trois types de traitements peuvent être envisagés :
- Traitements médicamenteux : Pour les grossesses de moins de 10 semaines, le Misoprostol peut être utilisé, accompagné d’antidouleurs et d’anti-nauséeux. Une menstruation abondante et douloureuse est généralement observée dans les 12 à 24 heures suivant la prise.
- Curetage : Recommandé pour les grossesses entre 10 et 13 semaines, il consiste à expulser entièrement le fœtus et le placenta pour éviter les infections et hémorragies. Une observation de 24 heures à l’hôpital est nécessaire.
- Fausse couche naturelle : Attendre l’expulsion naturelle du fœtus sans intervention médicale est possible, mais peut être douloureuse et stressante. Un suivi médical régulier est indispensable. La gestion de la fausse couche silencieuse peut varier en fonction de la situation et des préférences de la femme. Attendre : dans de nombreux cas, si la grossesse n’évolue pas, le corps de la femme expulse naturellement le tissu fœtal quelques jours ou semaines après. Dilatation et curetage : si le corps n’expulse pas naturellement tout le tissu fœtal, un curetage peut être fait. Il s’agit d’un procédé médical au cours duquel le col de l’utérus est dilaté et les tissus qui se trouvent dans l’utérus sont retirés.
Deuil suite à une fausse couche
Vivre une fausse couche est un traumatisme pour beaucoup. Hommes et femmes peuvent ressentir du vide, de la déception, de la tristesse et parfois de la culpabilité. Le deuil doit se faire à deux, en communiquant et en se soutenant mutuellement. Un accompagnement psychologique professionnel ou des groupes de soutien peuvent être nécessaires pour surmonter cette épreuve.
Comment différencier saignements de fausse couche et règles ?
Pendant les règles, l’écoulement est normal et nécessite en moyenne l’usage d’une serviette hygiénique par heure. Le saignement d’une fausse couche est abondant et exige plus de deux serviettes par heure. Néanmoins, une fausse couche précoce s’évacue normalement - tout comme des règles.
Comment éviter une fausse couche ?
Prévention après une fécondation in vitro (FIV)
- Réaliser l’hystérosalpingographie (HSG) pour connaître la forme et la situation de l’utérus.
- Réaliser la thrombophilie pour permettre d’anticiper la formation des caillots de sang dans l’utérus.
- Réaliser le test de réceptivité endométriale ER Map afin de confirmer la réceptivité de l’endomètre.
Prévention générale
- Se faire vacciner contre la rubéole et la grippe.
- Se faire dépister couramment de la toxoplasmose. En traitant la vaginose par exemple, on peut éviter qu'elle n'induise plus tard une fausse couche. D'autres infections, comme la toxoplasmose - que l'on contrôle chaque mois de grossesse en cas de non immunité - ou la listériose, peuvent être à l'origine d'une fausse couche.
- Adopter une alimentation saine et variée. En plus de l'âge et de l'hygiène de vie qui sont des facteurs importants, la prise en charge des infections bactériennes peut aussi aider : "Le dépistage est important.
- Éviter la consommation de boissons alcoolisées et de boissons issues de plantes médicinales à risque.
- Aller régulièrement aux contrôles et visites médicales de suivi.
- Pour diminuer le risque de fausses couches il faut que les femmes sachent que la meilleure période pour avoir un enfant est entre 25 et 35 ans, et qu'après 40 ans c'est plus difficile.
L’avis des experts
Il est important de rappeler qu’une fausse couche est rarement liée à un geste, une activité ou une erreur de la future mère. Dans l’immense majorité des cas, elle résulte d’anomalies chromosomiques spontanées de l’embryon, impossibles à prévenir.
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Les premiers signes qui doivent alerter sont généralement des saignements vaginaux inhabituels, des douleurs abdominales comparables à des crampes de règles ou une baisse brutale des symptômes de grossesse. Toutefois, il est important de préciser que des saignements légers ou des douleurs discrètes peuvent aussi être tout à fait compatibles avec une grossesse normale. Le rôle du médecin est alors de déterminer si ces symptômes nécessitent une surveillance ou une prise en charge.
Dans tous les cas, dès l’apparition d’un symptôme inquiétant, il est recommandé de contacter rapidement un professionnel de santé, en particulier si les douleurs deviennent intenses, si les saignements s’accentuent ou s’accompagnent de caillots. Une téléconsultation peut permettre une première orientation, mais un examen en présentiel pourra être nécessaire pour réaliser une échographie, seul moyen de confirmer la vitalité de la grossesse.
Il est essentiel de ne pas rester seule face à ses peurs ou à sa culpabilité. Une fausse couche est un événement physique, mais aussi émotionnel. Un accompagnement médical et psychologique doit être proposé autant que possible. En cas de fausse couche confirmée, un suivi médical est utile pour vérifier que l’expulsion est complète, mais aussi pour répondre aux questions, rassurer et préparer sereinement la suite.
Enfin, il est important de se rappeler que la majorité des femmes ayant vécu une fausse couche auront ensuite une grossesse parfaitement normale. Un bilan médical n’est généralement nécessaire qu’après plusieurs pertes de grossesse successives.
Symptômes à 7 semaines de grossesse (9 SA)
Il est normal de se demander quels symptômes vous « devriez » avoir à 7 semaines de grossesse (9 SA) mais sachez qu’il n’y a pas de symptômes « obligatoires » pendant une grossesse. Chaque femme est différente et chaque grossesse l’est également. Voici quelques-uns des symptômes possibles à 7 semaines de grossesse (9 SA) :
- Augmentation du tour de taille. Votre ventre n’a pas encore commencé à s’arrondir de façon visible mais après 7 semaines de grossesse (9 SA), vous commencez probablement déjà à vous sentir un peu à l’étroit dans vos vêtements habituels. En effet, votre taille s’épaissit et vous êtes peut-être un peu ballonnée à cause des hormones de grossesse. Celles-ci peuvent aussi gêner votre digestion et provoquer des diarrhées ou des brûlures d’estomac.
- Léger saignement ou gouttes de sang. Il n’est pas inhabituel de constater un léger saignement pendant le premier trimestre et donc à 7 semaines de grossesse (9 SA) aussi. Si ce saignement dépasse quelques gouttes ou que vous constatez des pertes vaginales anormales (par exemple jaunâtres ou verdâtres), contactez votre professionnel de santé.
- Crampes utérines légères. Votre corps change rapidement pendant cette période et peut se traduire par de légères crampes utérines ou douleurs dans le bas du dos à mesure que votre utérus grandit et que les ligaments qui l’entourent se détendent. Ces symptômes similaires aux règles ne s’accompagnent pas pour autant de saignements. Si les crampes sont particulièrement douloureuses ou que vous ressentez d’autres douleurs, contactez votre médecin pour vérifier qu’il n’y a pas de complications.
- Nausées matinales. Si vous n’avez toujours pas fait l’expérience des nausées matinales, alors vous êtes peut-être l’une des chanceuses qui seront épargnées par ce symptôme très répandu. Tout est possible : certaines femmes commenceront seulement à souffrir de nausées à 7 semaines de grossesse (9 SA) tandis que chez d’autres, les nausées commenceront à s’atténuer.
- Fringales. Vous commencez peut-être à avoir plus souvent faim que d’habitude. Pas de problème : grignotez plus sans pour autant manger pour deux. Privilégiez des en-cas sains à base de fruits, de céréales ou de yaourts.
- Envies alimentaires et aversions. Votre odorat est maintenant plus développé et certains aliments ou odeurs que vous appréciiez il y a encore quelques semaines peuvent maintenant vous paraître désagréables. À l’inverse, vous avez peut-être maintenant des envies spécifiques. Du moment que ces envies sont saines, pas besoin de se priver ! Assurez-vous simplement de maintenir un régime équilibré. Si vous ressentez l’envie d’ingérer des choses non comestibles telles que de la craie ou de la terre, parlez-en à votre professionnel de santé.
- Fatigue. À cause de l’augmentation de votre taux de progestérone durant le premier trimestre, vous vous sentez peut-être plus fatiguée que d’habitude autour de 7 semaines de grossesse (9 SA) et il peut arriver que vous ayez mal au crâne. Reposez-vous autant que possible pendant la journée, particulièrement si vous avez du mal à dormir.
- Sautes d’humeur. Si vous avez par moments l’impression d’être la reine du monde et que vous vous sentez totalement misérable la minute d’après, dites merci aux hormones de grossesse. Partagez ce que vous ressentez avec vos proches : cela peut vous aider à vous sentir mieux. Si vos sautes d’humeur sont très prononcées, demandez de l’aide à votre professionnel de santé.
- Envie fréquente d’uriner. Et oui, ces allers-retours incessants aux toilettes font probablement toujours partie de votre quotidien, à cause de la croissance de votre bébé et de la pression que votre utérus exerce sur votre vessie. Cette envie d’uriner plus fréquente peut aussi être liée à l’augmentation du volume de sang dans votre corps, ce qui force vos reins à travailler encore plus. Ne cherchez pas à boire moins, car il est important de rester hydratée. Si vous avez mal ou que cela vous brûle lorsque vous urinez, il peut s’agir d’une infection urinaire : consultez votre professionnel de santé.
- Acné. L’un des possibles symptômes de la grossesse est l’apparition d’acné chez des femmes qui n’en avaient pas (ou le renforcement d’une acné existante si vous en aviez déjà). Bien qu’il s’agisse d’un symptôme agaçant, pas de panique : comme beaucoup d’autres, il devrait disparaître après la naissance de votre enfant.
- Poitrine sensible. L’un des symptômes courants à 7 semaines de grossesse (9 SA) est la transformation de la poitrine. Entre les réserves de graisse et l’augmentation de volume des glandes mammaires, vos seins peuvent vous paraître plus ronds, plus lourds et plus sensibles. Si la croissance de la poitrine a tendance à se poursuivre tout au long de la grossesse, leur sensibilité disparaît progressivement à mesure que votre corps s’habitue aux hormones.
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