La discopathie dégénérative est une affection complexe qui implique la dégénérescence des disques intervertébraux. Elle peut toucher n’importe quelle partie de la colonne vertébrale, et ses conséquences varient en fonction de l’emplacement et de la gravité de cette détérioration progressive. Cet article explore en profondeur la discopathie dégénérative, en particulier au niveau L5-S1, et examine les liens potentiels avec le cycle menstruel et la ménopause chez les femmes.
Qu'est-ce que la Discopathie Dégénérative ?
La discopathie est un terme médical qui fait référence à la dégénérescence des disques intervertébraux de la colonne vertébrale. Ces disques jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de notre squelette en absorbant les chocs et en facilitant la mobilité de notre colonne vertébrale. La discopathie dégénérative est la plus courante et est souvent due à de l’arthrose chez le patient.
Causes et Diagnostic de la Discopathie
Les raisons exactes qui mènent à la discopathie restent encore floues pour les médecins, les spécialistes et chercheurs du domaine de la santé. Pour diagnostiquer la discopathie, les médecins se basent généralement sur un examen physique et l’évaluation des symptômes du patient. Lors de l’examen clinique, le médecin évalue la mobilité, la force musculaire et la sensibilité des différentes parties du corps, ainsi que la présence de douleurs provoquées par certains mouvements ou positions.Les tests d’imagerie médicale permettent de visualiser les structures internes du corps et d’identifier avec précision la dégénérescence discale. Les radiographies, par exemple, peuvent montrer des modifications structurelles au niveau des vertèbres ou des espaces intervertébraux.
Symptômes de la Discopathie
Les symptômes de la discopathie varient en fonction de l’emplacement et de la gravité de la dégénérescence discale. Certains patients atteints de cette affection peuvent ne présenter aucun symptôme, tandis que d’autres souffriront de douleurs chroniques ou épisodiques qui affectent le disque intervertébral.
Discopathie L5-S1 : Focus sur la Région Lombaire
Les infiltrations épidurales réalisées à l'étage L5-S1 sont principalement proposées lorsque vous souffrez de douleurs qui irradient dans une ou deux jambes. À cet étage, cela concerne les sciatiques (pour les cruralgies, plus rares, l'infiltration se fait plus haut). En effet, au niveau L5-S1 on a accès à la racine nerveuse L5 (qui s'apprête à sortir de la colonne vertébrale) et à la racine S1 (qui continue de descendre pour se diriger vers le premier trou du sacrum). Les infiltrations concernent souvent les étages L4-L5 et L5-S1 à cause de la prévalence importante des sciatalgies par rapport aux cruralgies, plus rares et liées à une irritation un peu plus haut dans la colonne vertébrale.
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Traitements de la Discopathie
Le traitement de la discopathie vise principalement à soulager les symptômes et à améliorer la qualité de vie des patients.
Options Non Chirurgicales
- Exercices physiques, kinésithérapie et massages: Les procédures physiothérapeutiques employées pour traiter les lombalgies comprennent des exercices physiques, de la kinésithérapie et des massages.
- Infiltrations épidurales lombaires: Les infiltrations épidurales lombaires sont un geste courant dans les services de rhumatologie, notamment en cas de sciatique ou de cruralgie rebelle. En cas de douleur sciatique, les infiltrations épidurales permettent en moyenne un léger soulagement de la douleur et une amélioration de vos capacités dans les activités quotidiennes. Il est à noter que ces améliorations ont surtout été démontrées au court terme et au moyen terme. À partir de 6 mois post-infiltration, les preuves d'efficacité sont moins solides. Le soulagement permis par les corticoïdes doit être une opportunité pour instaurer de la rééducation et de l'activité physique; des stratégies qui sont plus efficaces à long terme.
- Médicaments : A noter : à partir du 1er décembre 2024, la délivrance d’antalgiques de type 2, contenant du tramadol, de la codéine et de la dihydrocodéine nécessite une ordonnance sécurisée. Il n’est donc pas possible d’en prescrire en téléconsultation.
Options Chirurgicales
- Chirurgie : Dans les cas les plus sévères, une intervention chirurgicale peut être envisagée pour éliminer les fragments de disque détériorés, décompresser les nerfs affectés ou stabiliser la colonne vertébrale.
Ménopause, Hormones et Douleurs Lombaires
Les femmes vivent un tiers de leur vie en ménopause. Au cours de cette période, certaines d’entre elles souffrent de lombalgies sévères. Le passage de la préménopause à la ménopause est le résultat d’un ralentissement de la production d’hormones par les ovaires. Les symptômes physiques de la ménopause peuvent inclure des lombalgies et des douleurs articulaires, des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, une fatigue chronique. Les symptômes psychologiques incluent une irritabilité, de l’anxiété, des sautes d’humeur, une dépression et des troubles du sommeil.
Prise de Poids et Douleurs Lombaires
Si peu d’études se sont penchées sur les lombalgies dont souffrent de nombreuses femmes à la ménopause, les dernières études suggèrent qu’une prise de poids importante sous l’emprise des hormones est à l’origine de ces douleurs de dos. Car à la ménopause, le corps a tendance à stocker plus de graisse que par le passé, ce qui entraîne une augmentation de l’IMC et donc des douleurs lombaires.
Activité Physique et Prévention
À la ménopause, les femmes ont tendance à prendre plus de poids qu’elles n’en perdent. Pratiquer une activité sportive régulière améliore donc le métabolisme de la femme ménopausée et favorise la perte de poids. Afin de prévenir les douleurs lombaires, des exercices de stretching réguliers sont préconisés en plus des séances d’aérobic et de musculation. Des séances d’aérobic régulières, des séances de musculation à l’intensité modérée et des exercices d’assouplissement seraient efficaces pour améliorer la densité osseuse de la colonne vertébrale chez les femmes ménopausées.
Infiltrations Lombaires : Détails et Efficacité
Les infiltrations épidurales lombaires sont un geste courant dans les services de rhumatologie, notamment en cas de sciatique ou de cruralgie rebelle.
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Délai d'Action et Efficacité
Le délai d'action de l'infiltration dépend des médicaments qui sont injectés. Dans la grande majorité des cas, ce sont des corticoïdes, c'est-à-dire de puissants médicaments anti-inflammatoires. Seulement, les corticoïdes ne font pas effet directement après l'injection. Il faut parfois compter une semaine pour qu'ils fassent effet. Certains médecins ajoutent un anesthésiant local (comme la lidocaïne) au produit injecté. Dans ce cas, il est possible d'avoir un soulagement immédiat et de courte durée. Ce soulagement disparaît en quelques jours, puis l'action des corticoïdes se met en place.L'efficacité des infiltrations varie, comme toujours, d'une personne à l'autre. Elle dépend aussi beaucoup des indications. À l'heure actuelle, les infiltrations épidurales sont surtout recommandées en cas de douleurs radiculaires sévères et persistantes, comme une sciatique ou une cruralgie. Si la douleur se limite au bas du dos, elles ne sont généralement pas indiquées.Ces sciatiques et ces cruralgies peuvent être en lien avec une hernie discale, mais aussi une discopathie dégénérative ou encore un canal lombaire étroit. En cas de douleur sciatique, les infiltrations épidurales permettent en moyenne un léger soulagement de la douleur et une amélioration de vos capacités dans les activités quotidiennes. Il est à noter que ces améliorations ont surtout été démontrées au court terme et au moyen terme. À partir de 6 mois post-infiltration, les preuves d'efficacité sont moins solides.
Durée de l'Effet et Limites
La durée d’action d’une infiltration épidurale dépend de plusieurs facteurs : le type de douleur dont vous souffrez, votre style de vie, votre santé, etc. En général, si l’infiltration est efficace, l’effet peut durer de quelques semaines à plusieurs mois. Les preuves d'efficacité sont plutôt solides jusqu'à trois mois.Le point qui me paraît important à souligner est que l'infiltration ne devrait PAS être la seule chose mise en place. Le soulagement permis par les corticoïdes doit être une opportunité pour instaurer de la rééducation et de l'activité physique; des stratégies qui sont plus efficaces à long terme.
Nombre d'Infiltrations et Précautions
Le nombre d’infiltrations possibles est limité pour éviter les effets secondaires liés aux corticoïdes, notamment au niveau des os, du métabolisme, ou du système nerveux. En général, les médecins s’accordent à ne pas dépasser 3 infiltrations par an au même niveau, sauf cas exceptionnels.Dans tous les cas, la décision est prise au cas par cas, en tenant compte du bénéfice attendu, de l’efficacité des précédentes infiltrations et des traitements alternatifs disponibles (rééducation, médicaments, chirurgie…).
Facteurs d'Inefficacité
Certains facteurs pourraient prédire une moins bonne efficacité des infiltrations :
- Si vos douleurs sont installées depuis longtemps (plus d'un an, selon certaines études)
- Si vous avez beaucoup d'appréhension et d'anxiété vis-à-vis de l'infiltration
- Si vous avez déjà essayé de nombreux traitements pour la douleur
- Si vous prenez déjà plusieurs médicaments pour la douleur et/ou que ces médicaments ne diminuent pas vos douleurs
- Si vos douleurs ne sont pas vraiment pas dues à de l'inflammation au niveau de la racine nerveuse
Types d'Infiltrations
Une infiltration est dite radioguidée lorsqu’une méthode d’imagerie médicale permet de visualiser le trajet et le point exact de l’injection.
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- Une infiltration sous scopie est réalisée sous le contrôle d'un appareil de radioscopie (aussi appelé fluoroscopie).
- Une infiltration sous scanner est réalisée sous le contrôle d'un scanner (aussi appelé tomodensitométrie).
- Une infiltration sous échographie est réalisée sous le contrôle d'un appareil à ultrasons.
Douleur et Inconfort Post-Infiltration
Pour la majorité des personnes, le geste de l'infiltration est peu ou pas douloureux. Vous pouvez ensuite ressentir une sensation de tension musculaire dans la zone concernée et/ou une sensation de pesanteur, de lourdeur dans cette zone. Ces effets disparaissent bien entendu dans les heures et les jours qui suivent.On observe parfois une augmentation de la douleur pendant 24 à 72 heures. En cas d’aggravation importante ou persistante, il est important de contacter le médecin prescripteur ou le service où a eu lieu l’infiltration. Vous pouvez appliquer du froid ou de la chaleur (selon ce qui vous soulage le mieux), adapter les positions pour les rendre plus confortables, effectuer quelques étirements (ou a minima marcher), et prendre un antalgique si besoin (sous réserve d’avis médical). Il est possible de marcher après une infiltration épidurale lombaire, sans limitation particulière.
Voies d'Infiltration
- La voie interlamaire est la plus courante.
- La voie foraminale (ou transforaminale) n'est pas recommandée actuellement en France, car le seul corticoïde que nous pouvons utiliser entraine alors des risques importants.
- Lorsque vous avez déjà été opéré(e) du dos, on peut aussi vous proposer une infiltration par le hiatus sacro-coccygien.
Effets Secondaires et Complications
Lorsqu'elles sont réalisées dans les règles de l'art, les infiltrations entraînent très peu de complications. Une revue de 2020 trouve un taux de complications mineures survenant dans 2.4% à 9.6% des infiltrations. Il s'agit essentiellement de réactions vagales (dont le malaise vagal), de maux de têtes temporaires, d'augmentations temporaires des douleurs lombaires ou sciatiques, et d'autres symptômes liés aux corticoïdes (rougeur du visage, déséquilibre du diabète, etc). Les complications graves sont excessivement rares et nécessitent bien entendu une prise en charge rapide.
Arthrose Lombaire (Lombarthrose)
L’arthrose lombaire aussi appelée lombarthrose est une des arthroses les plus communes. Il s’agit d’une maladie chronique dont les symptômes peuvent heureusement être contrôlés grâce à des traitements médicaux. L’arthrose lombaire (lombarthrose) est une maladie chronique liée à une usure du cartilage qui se localise au niveau des vertèbres lombaires, dans le bas du dos. Ce type d’arthrose touche la colonne vertébrale au niveau des lombaires. L’arthrose lombaire provoque des douleurs, des raidissements (surtout le matin) et une réduction de la mobilité. La lombarthrose peut se déclarer par une lombalgie aiguë (lumbago). Les douleurs d’arthrose sont fréquentes la nuit, en particulier en cas d’arthrose lombaire, mais il s’agit plutôt de douleurs inflammatoires de type arthrite, conséquence de l’arthrose. Vous pouvez également avoir des fourmillements à cause de l’arthrose lombaire, qui peuvent être le signe d’une atteinte par proximité du nerf rachidien. C’est toutefois assez rare.
Causes et Soulagement
L’arthrose lombaire est souvent la conséquence d’une mauvaise posture au travail. Pour soulager une poussée inflammatoire liée à la lombarthrose, vous devez avant tout vous reposer. L’arthrose lombaire nécessite rarement une opération chirurgicale, sauf dans le cas d’une importante invalidité. Contre les douleurs, vous pouvez appliquer du froid sur la zone qui vous fait mal. En cas de raidissement, vous pouvez au contraire utiliser du chaud pour les articulations, afin qu’elles s’échauffent plus facilement. L’arthrose lombaire ainsi que d’autres types d’arthrose, comme l’arthrose qui touche la hanche ou la gonarthrose (arthrose du genou), sont améliorées par la pratique d’une activité physique régulière. Les sports doux comme le yoga ou la natation peuvent vous aider. Néanmoins, lors des poussées inflammatoires de l’arthrose lombaire, certaines activités comme la marche peuvent être douloureuses.
Spondylarthrite
Chez 65 % des patients, la spondylarthrite évolue par poussées, c’est-à-dire de façon intermittente. Chez les autres patients, elle évolue de façon continue durant une période de temps très variable. Chaque spondylarthrite évolue de manière très variable, en fonction de l’intensité de l’inflammation et des lésions des articulations. Il n’y a pas de relation entre l’intensité des douleurs et le développement de l’ankylose. La spondylarthrite ne modifie en rien le déroulement de la grossesse. Néanmoins, certains de ses traitements sont contre-indiqués chez les femmes enceintes, mais aussi chez les femmes qui ont décidé d’avoir un enfant. Ils doivent être suspendus dès la décision de concevoir. En l’absence de tout traitement, la spondylarthrite peut bloquer de manière progressive et définitive les articulations du bas du dos, par fusion des os du bassin avec le sacrum, ou par fusion des vertèbres. Dans les cas les plus sévères, la colonne vertébrale peut se souder en un seul bloc. Cette ankylose, présente autrefois lorsque les traitements étaient insuffisants, est devenue rare. L’une des complications de la spondylarthrite est la fracture d’une ou plusieurs vertèbres. Une autre complication, rare, est le syndrome dit « de la queue de cheval » : ce sont des symptômes provoqués par la compression des nerfs qui terminent la moelle épinière.
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