Les beaux jours reviennent, et avec eux, le désir de renouveau et de purification. C'est le moment idéal pour envisager une détox, en mettant cette année l'accent sur l'équilibre hormonal. Les hormones, ces messagères chimiques essentielles, jouent un rôle crucial dans notre bien-être, et leur équilibre est souvent fragile. Cet article explore en profondeur la détox hormonale, en tenant compte des spécificités du cycle menstruel et des défis auxquels les femmes peuvent être confrontées.

Pourquoi la détox hormonale est-elle efficace ?

Une détox hormonale bien menée est une technique formidable pour nettoyer le corps, retrouver un cycle menstruel régulier et une peau éclatante. Elle permet d'éliminer les toxines qui peuvent perturber l'équilibre hormonal et d'optimiser le fonctionnement des émonctoires, les organes responsables de l'élimination des déchets.

Qu'est-ce qu'une hormone ?

Une hormone est une messagère chimique créée par une glande, un organe ou un tissu, qui délivre son message à un autre organe. Cet autre organe est doté de récepteurs spécifiques pour chacune des hormones que le corps produit. Le corps fabrique énormément d'hormones différentes pour réguler un large éventail de fonctions, notamment l'ovulation, les règles, la glycémie, la tension artérielle, l'humeur et le sommeil.

Équilibre versus déséquilibre endocrinien

Contrairement à une vision simpliste, les hormones ne se contentent pas de circuler d'un organe à un autre. Il existe une intelligence somatique qui permet à l'organisme de conserver son équilibre global, appelé homéostasie. Les hormones ont la capacité de se réguler les unes par rapport aux autres. Un déséquilibre hormonal peut entraîner un cercle vicieux, affectant la peau, le cycle menstruel et la santé globale.

Les ennemis de l'équilibre hormonal

Plusieurs facteurs peuvent perturber cet équilibre subtil, notamment :

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1) Les perturbateurs endocriniens

Ces substances chimiques agissent de deux manières :

  • En mimant les hormones et en agissant comme telles (effet hormon-like).
  • En bloquant les récepteurs hormonaux.

Dans les deux cas, les sécrétions hormonales naturelles sont impactées. Les perturbateurs endocriniens peuvent être présents à l'état naturel dans certaines plantes, mais les composés synthétiques, appelés xéno-œstrogènes, sont souvent plus problématiques.

Sources de perturbateurs endocriniens ou xéno-œstrogènes :

  • Pilules contraceptives : Elles mettent en sommeil le cycle menstruel.
  • Polluants organiques persistants (POP) : Ils s'accumulent dans le corps et se retrouvent dans les produits animaux, le textile, l'ameublement, etc.
  • Certains plastiques : Ils peuvent contenir du Bisphénol A ou d'autres substances controversées.
  • Phtalates : Présents dans l'industrie textile et plastique, ils ont une activité anti-androgène.
  • Parabènes : Utilisés dans les produits cosmétiques, ils sont suspectés d'être des perturbateurs endocriniens.
  • BHA et BHT : Conservateurs présents dans les maquillages et médicaments sans ordonnance à base d'huile. Ils augmentent l'œstrogène chez la femme et diminuent la testostérone chez l'homme.
  • Formaldéhyde : Composé organique volatil présent dans les détergents et les lingettes pour le ménage.
  • Alkyphénols : Présents dans les peintures, la cire pour les parquets, les produits ménagers, etc.

2) Le stress

Le stress peut être psychique (choc émotionnel, tensions professionnelles ou familiales) ou fonctionnel (manque de sommeil, pics de glycémie répétés, repas sautés, carences, chaud/froid répétés). À chaque stress, l'organisme mobilise son énergie pour y faire face, reléguant au second plan les fonctions sexuelles, menstruelles, digestives et immunitaires. Un stress constant peut épuiser le corps et perturber le système endocrinien. Le stress chronique entraîne une production excessive de cortisol, une hormone liée à la réponse au stress.

3) Une alimentation déséquilibrée

Une carence en protéines et acides gras entraîne un manque de matériaux de base pour fabriquer suffisamment d'hormones, notamment la progestérone. De plus, l'apport de vitamines et d'oligo-éléments est essentiel à leur fabrication. Une alimentation équilibrée mais avec un rythme anarchique peut également perturber l'équilibre hormonal. Les repas sautés et les grignotages sont une source de stress qui induit une réponse hormonale et une surcharge du foie. Une alimentation non adaptée peut déséquilibrer la flore intestinale et le transit, ce qui peut affecter l'équilibre de l'œstrogène. L'alimentation déséquilibrée ou indigeste fatigue l'organisme.

Qui peut faire une détox hormonale ?

La détox hormonale peut être bénéfique dans les situations suivantes :

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  • Arrêt de la contraception hormonale
  • Acné chronique
  • Post-partum
  • Condition hyper-œstrogénique
  • Pathologie hormonale : SOPK, endométriose

Il est important de tenir compte de sa vitalité et de ses capacités d'élimination pour choisir la manière de mener sa détox hormonale. Certaines personnes ne peuvent pas faire de détox : maladie ou faiblesse des reins, tuberculose pulmonaire, diabète de type 1, myopathie. Les personnes épileptiques, spasmophiles, fortement constipées, ayant une faiblesse émonctorielle, étant épuisées, en état d'obésité ou souffrant d'insuffisance veineuse doivent consulter un médecin et un naturopathe avant de commencer une détox. Il est important de noter que les cancers hormonodépendants et le post-partum avec allaitement demandent également des précautions particulières.

En quoi consiste la détox hormonale ?

Il s'agit d'éliminer les éléments qui perturbent les hormones. Bien qu'il puisse sembler suffisant d'arrêter la pilule et d'éviter les sources de xéno-œstrogènes, le processus est plus complexe. Les xéno-œstrogènes sont omniprésents, et notre hygiène de vie favorise souvent l'intoxination, ce qui épuise le corps et diminue les capacités d'élimination.

On détox quoi, au juste ?

Tout au long de la journée, le corps absorbe des éléments bénéfiques et nocifs à travers l'alimentation, l'air et la peau. De plus, le corps fabrique des déchets organiques à chaque division cellulaire, processus digestif et mécanisme physiologique. Heureusement, le corps est doté de portes de sortie pour ces déchets, appelées émonctoires en naturopathie.

Les émonctoires

  • Les reins : Ils filtrent le sang, maintiennent l'équilibre hydrique et sécrètent des hormones.
  • Le foie : Il neutralise les œstrogènes usés pour les rendre inoffensifs. Un foie qui ne fonctionne pas de manière optimale peut entraîner une dégradation incomplète des œstrogènes, les rendant plus agressifs. Il détoxifie les œstrogènes en les transformant en formes plus faciles à éliminer via l’urine et les selles.
  • L'intestin : Il dirige les hormones usées vers la sortie. Un transit lent peut entraîner la réabsorption des œstrogènes usés dans la circulation sanguine. Un microbiote en bonne santé aide à dégrader et à éliminer efficacement les œstrogènes. Une digestion lente ou une constipation fréquente augmente le risque de réabsorption des œstrogènes.
  • Les poumons : Ils évacuent les déchets gazeux et les acides gras volatils.
  • La peau : Elle produit de la sueur, du sébum et rejette les toxines. Elle réagit aux hormones du cycle féminin. En cas de saturation des autres émonctoires, elle peut être le siège d'acné, d'eczéma ou de psoriasis.

Les techniques de détoxination et détoxication

La première étape consiste à réduire la charge de travail des émonctoires.

Techniques pour réduire la charge de travail (du plus doux au plus intense) :

  • Monodiètes : Soupe maison, jus crus
  • Jeûnes : Intermittent, hydrique, sec

Le drainage des émonctoires

Lorsque la charge de travail est réduite, il est temps de drainer les émonctoires pour les rendre plus efficaces dans leurs fonctions d'élimination. Cela peut se faire avec des plantes, choisies en fonction du profil de chacun :

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  • Radis noir : Draineur du foie par excellence. Déconseillé en cas de calculs vésiculaires et de gastrite.
  • Artichaut : Drainant et détoxiquant hépatique. Intéressant en cas d'excès de cholestérol.
  • Chardon marie : Hépato-protecteur. À associer à une plante dépurative. À éviter en cas d'hypertension.
  • Desmodium : Hépato-protecteur. Convient pendant et après un traitement médicamenteux ou pendant le sevrage de la contraception.
  • Fumeterre : Dépurative du sang, du foie et de la peau. À réserver aux cures courtes et aux personnes ayant une bonne vitalité.
  • Pissenlit : Diurétique doux. Convient aux femmes souffrant de constipation par faiblesse hépatique et en cas d'acné.
  • Mauve : Protège la muqueuse intestinale et a une action déconstipante. Intéressant en post-pilule ou en cas de transit lent.
  • Aubier de tilleul : Draineur général, notamment des reins. Utile pour les femmes en condition hyper-œstrogénique avec surpoids ou après les excès de l'hiver.
  • Orthosiphon : Draine l'urée, l'acide urique et les chlorures. Plante de choix en cas d'hypertension ou de surpoids.
  • Salsepareille : Diurétique. Draine la peau des femmes manquant de progestérone.
  • Bardane : Diurétique et laxative. Plante de choix pour traiter la peau en cas d'acné, de psoriasis ou d'eczéma.
  • Pensée sauvage : Draine principalement la peau, ainsi que le foie et les reins, tout en protégeant les intestins.

Pendant le drainage, il est important de bien s'hydrater et de se reposer.

Comment réussir sa détox hormonale ?

Voici les étapes à suivre et l'alimentation à adopter pour une détox hormonale réussie :

1) Évaluer sa vitalité

2) Fuir les sources de xéno-œstrogènes

Réduisez progressivement votre exposition aux perturbateurs endocriniens. Chaque petit geste compte !

3) Préparer sa détox hormonale avec une descente alimentaire

4) Drainer les émonctoires ayant un rôle dans l'équilibre hormonal

L'alimentation pendant et après la détox hormonale

L'alimentation joue un rôle essentiel dans la régulation des œstrogènes.

  • Fibres alimentaires : Facilitent l'élimination des œstrogènes via les selles.
  • Aliments riches en indole-3-carbinol (I3C) et DIM : Améliorent la dégradation des œstrogènes en métabolites bénéfiques. Ces composés présents dans les crucifères améliorent la dégradation des œstrogènes en métabolites bénéfiques.
  • Oméga-3 : Ont un effet anti-inflammatoire et aident à l'équilibre hormonal.
  • Produits transformés et riches en sucre : Favorisent l'inflammation et peuvent augmenter la production d'œstrogènes par le tissu adipeux.
  • Viandes non biologiques : Peuvent contenir des résidus d'hormones ou de perturbateurs endocriniens.
  • Alcool et caféine : Le foie doit métaboliser ces substances en plus des œstrogènes, ce qui peut ralentir leur élimination.

En adaptant votre alimentation, vous aidez naturellement votre corps à mieux gérer les œstrogènes et à retrouver un équilibre hormonal optimal.

Conseils alimentaires spécifiques :

  • Pour le foie :
  • Pour les intestins :
  • Pour le cycle menstruel et la fertilité :
  • Pour la détox en sevrage ou arrêt de pilule :

Autres conseils :

  • Prenez des collations saines : Légumes verts, céréales complètes, légumes secs, banane, chocolat noir. Le magnésium stimule la production de sérotonine (hormone du bonheur) et satisfait les fringales.
  • Buvez entre 1 et 2 litres d'eau par jour : Pour éviter la rétention d'eau.
  • Acceptez les changements qui se produisent dans votre corps : C'est une courte période.

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