L'appétit de découverte de l'être humain se nourrit autant de curiosité que d'imagination, le poussant à imaginer, anticiper, et se représenter ce qu'il peut bien y avoir après. Comment envisager l'après de ce qui, a priori, est une fin ? La littérature offre de nombreuses réponses, explorant l'au-delà de la vie, des sociétés, ou des relations humaines. Ce thème de l'après est exploré dans le septième numéro du Novelliste, avec des contributions variées allant de la fiction à l'essai.

Sommaire du Novelliste : Une Exploration de l'Après

Le sommaire de ce numéro propose un voyage littéraire à travers différentes visions de l'après, avec :

  • Après la fin, blabla liminaire de Leo Dhayer
  • Horizon, nouvelle de Didier Lesaffre, illustrée par Jacek Malczewski
  • J'étais là avant le soleil, nouvelle de Philippe Cousin, illustrée par l'auteur
  • L'Oil, nouvelle d'Yves Letort, illustrée par Céline Brun-Picard
  • L'Ile, nouvelle de Nina Allan, traduite par Bernard Sigaud, illustrée par TheHardLab
  • Inventaire après déménagement, Portfolio, texte de Fay Ballard traduit par Bernard Sigaud, illustré par une série de dessins de l'autrice
  • Historiettes de Philippe Cousin, Claude Ecken, Thomas Geha, Frédéric Holic, Yves Letort
  • Les salauds ont toujours tort, nouvelle de C. M. Deiana, illustrée par Charles Frederick William Mielatz
  • Portrait d'un inconnu, nouvelle d'Anne Richter, illustrée par Albrecht Dürer
  • Jeremiah, nouvelle de Jessica Amanda Salmonson, traduite par Leo Dhayer, illustrée par une toile d'un artiste anonyme
  • La Madone aux sept glaives, nouvelle de Vernon Lee, traduite par Eugene Lee-Hamilton, illustrée par Alejandro Carnicero
  • Un ex-voto dans le goût espagnol, article de Sophie Geoffroy
  • Mes exuvies, Parenthèse, nouvelle de Louise Pleth
  • Funérailles secondaires, nouvelle de Didier Pemerle, illustrée par Andrea Mantegna
  • A corps et à cris, nouvelle de Joel Lane, traduite par Jean-Daniel Brèque, illustrée par Léo Kennel
  • Le mausolée de tous les arts, nouvelle de Pascal Malosse, illustrée par Fritz von Uhde
  • L'au-delà, nouvelle d'E. F. Benson, traduite par H. Frichet, illustrée par Howard Giles
  • L'au-delà, y croire… ou pas, article d'H. G. Wells, traduit par Pierre-Paul Durastanti, illustré par Georges Roux

Faut-il Réveiller les Endormis ? La Vaccination : Un Rempart Face aux Épidémies

Face aux épidémies et pandémies que l’humanité a eu à combattre, la médecine a toujours cherché les traitements les plus efficaces. La vaccination, fruit de découvertes empiriques et de progrès scientifiques, s'est imposée comme un outil essentiel de santé publique.

Genèse et Évolution de la Vaccination

L'histoire de la vaccination est jalonnée d'observations empiriques et de découvertes scientifiques majeures.

  • Observations antiques et pratiques chinoises: Déjà au Ve siècle avant J.-C., Thucydide notait que les survivants de la peste d’Athènes étaient immunisés. Au XVIe siècle, les médecins chinois pratiquaient l'inoculation de pustules de variole séchées pour immuniser contre la maladie.
  • L'inoculation en Occident: Cette pratique se propagea jusqu'à Constantinople, où Lady Wortley-Montagu fit varioliser ses enfants en 1717. De retour à Londres, elle contribua à populariser cette technique, malgré les risques de développer la maladie (2 % des cas).
  • La découverte de Jenner: En 1796, Edward Jenner observa que les personnes ayant contracté la vaccine (variole de la vache) étaient immunisées contre la variole humaine. Il inocula le pus de pustules de vaccine à un enfant, James Phipps, qui ne développa aucun symptôme lors d'une variolisation ultérieure. Jenner venait de découvrir la vaccination.
  • L'ère Pasteur: Louis Pasteur démontra que les infections sont causées par des agents microscopiques spécifiques. Il développa des vaccins contre le choléra des poules, le charbon et la rage, ouvrant la voie à la vaccination moderne.

Mécanismes de la Vaccination : Comment ça Marche ?

La vaccination stimule le système immunitaire pour le préparer à lutter contre un agent pathogène spécifique.

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  • Reconnaissance de l'antigène: La vaccination introduit des antigènes dans l’organisme. Ceux-ci sont reconnus par différents leucocytes et en particulier par les cellules dendritiques. Après phagocytose, les antigènes sont dégradés et présentés en surface de la cellule par les CMH de classe I et II.
  • Activation des lymphocytes: Les cellules dendritiques migrent, via les vaisseaux lymphatiques, jusqu’aux organes lymphoïdes secondaires (ganglions lymphatiques, rate et tissus lymphoïdes associés aux muqueuses). Là, les antigènes présentés par les cellules dendritiques activent les lymphocytes T naïfs capables de les reconnaître. Les cellules dendritiques peuvent également apporter avec elles des antigènes natifs, c’est-à-dire non dégradés, qui sont alors transmis aux cellules dendritiques folliculaires (des cellules résidentes des organes lymphoïdes) ce qui va activer les lymphocytes B naïfs.
  • Production d'anticorps et cellules mémoires: Après cette sélection, l’amplification et la différenciation clonales mènent à la formation de cellules effectrices et de cellules mémoires.
  • Réponse immunitaire rapide: Vacciner n’empêche pas d’attraper la maladie mais comme la personne vaccinée possède déjà des anticorps dans son organisme et des lymphocytes mémoires, la réaction de défense du système immunitaire est beaucoup plus rapide à se mettre en place et le pathogène est neutralisé rapidement.

Les Différents Types de Vaccins

Il existe plusieurs types de vaccins, basés sur différentes approches pour stimuler le système immunitaire :

  • Vaccins atténués: Contiennent une forme affaiblie de l'agent pathogène.
  • Vaccins inactivés: Contiennent un agent pathogène tué.
  • Vaccins sous-unitaires: Contiennent des fragments de l'agent pathogène, comme des protéines ou des polysaccharides.
  • Vaccins à anatoxine: Contiennent une toxine bactérienne modifiée pour la rendre inoffensive.
  • Vaccins à ARNm: Contiennent des instructions génétiques pour que les cellules produisent elles-mêmes des antigènes.

Succès et Défis de la Vaccination

La vaccination a permis d'éradiquer la variole et de réduire considérablement l'incidence de nombreuses maladies. Cependant, des défis persistent :

  • Couverture vaccinale: Il est essentiel d'atteindre une couverture vaccinale élevée pour protéger l'ensemble de la population, y compris les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées.
  • Hésitation vaccinale: La désinformation et la méfiance envers les vaccins peuvent entraîner une baisse de la couverture vaccinale.
  • Mutations virales: Les virus peuvent muter, ce qui peut réduire l'efficacité des vaccins existants.
  • Accès aux vaccins: Il est important de garantir un accès équitable aux vaccins dans le monde entier.

Effets Secondaires et Contre-indications

Comme tout médicament, les vaccins peuvent entraîner des effets secondaires, généralement légers et transitoires :

  • Réactions locales: Douleur, rougeur, gonflement au site d'injection.
  • Symptômes généraux: Fièvre, maux de tête, fatigue.

Les contre-indications à la vaccination sont rares et spécifiques à chaque vaccin.

La Relation Thérapeutique et l'Accompagnement en Soins Palliatifs

Cheminer aux côtés de l’autre a toujours fait sens pour moi. Avant d’être psychopraticienne relationnelle, j’ai moi-même traversé des périodes de questionnement profond, d’effondrement, de reconstruction. Elle est fondée sur la relation, à soi, à l’autre, au monde, sur ce qui se crée entre nous, dans cette co-construction d’une relation de confiance, que les mots peuvent émerger, que les émotions se posent et se déposent, que des mouvements intérieurs deviennent possibles. Je travaille aussi en Soins Palliatifs et en Oncologie. Ce sont des lieux où la vulnérabilité est extrême, où la parole devient précieuse, parfois rare, toujours essentielle.

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Comprendre les Modes de Transmission du VIH : Dissiper les Idées Fausses

Malgré les nombreuses campagnes d’information déjà réalisées, beaucoup d’idées fausses continuent à circuler sur les modes de transmission du virus du sida. Il est crucial de comprendre les faits pour prévenir la propagation du VIH.

  • Présence du VIH et pouvoir infectant: Il faut dissocier la présence du VIH dans les sécrétions corporelles et le pouvoir infectant de la sécrétion en question. Dans les faits, le VIH est présent dans l’ensemble des sécrétions corporelles, sans exception aucune (sa présence dans la sueur reste néanmoins du domaine de l’anecdotique).
  • Conditions de transmission: La transmission du VIH suppose une porte d’entrée, une porte de sortie, un véhicule pour le VIH (qui est le liquide contaminant), mais également une quantité suffisamment importante de virus pour que la contamination soit possible.
  • Sécrétions corporelles: S’y ajoutent le liquide céphalo-rachidien, le liquide pleural, le liquide amniotique, et l’ensemble des liquides « intracorporels » contenus à l’intérieur des feuillets des mésos (un méso est un double feuillet constitué par le péritoine et dans lequel sont suspendus les organes), mais il est évident qu’ils ne constituent un risque que pour les professionnels de santé pratiquant des actes invasifs.
  • Le sperme: Concernant le sperme, la fraction liquide est produite par la prostate, les vésicules séminales, et les glandes de Cowper. Comme toute production corporelle, le sperme est d’abord un filtrat du sang. Il n’est pas censé véhiculer d’infections, mais il est riche en cellules immunocompétentes, comme les lymphocytes CD4+. Voilà pourquoi il y a du VIH dans le sperme.
  • Portes d'entrée: Toutes les portes d’entrée ne permettent pas la pénétration du virus, même lorsqu’il est présent. La transmission est le produit du contact entre une sécrétion infectée et une muqueuse. Dans l’ordre décroissant, les muqueuses perméables sont la muqueuse rectale, la muqueuse vaginale, et la muqueuse buccale. Évidemment, s’il y a des lésions, la porte d’entrée est encore plus ouverte, et c’est ce qui peut se produire lors du viol, ou d’une première expérience de sodomie.
  • Situations à risque: La pénétration (soit l’entrée d’un sexe dans un orifice corporel pour être prosaïque, ce qui inclut pénétration anale, vaginale, et, à un moindre degré, buccale). Les cas de transmission par cunnilingus sont rarissimes (2 cas documentés au maximum en 20 ans, ce qui fait douter de leur réalité), alors que les contaminations au cours de la fellation existent bel et bien, même si cela reste exceptionnel.
  • Contact de plaies: La bonne « vieille histoire » du contact de plaies ne tient pas la route au vu de l’expérience : il n’existe aucun cas de contamination décrit, en dehors de l’utilisation d’un objet (victimes principales : les chirurgiens). Il faudrait en effet un contact intime et prolongé entre 2 plaies fraîches ouvertes et sanglantes, avec un virus capable de progresser à contre-courant puisque le sang sort sous pression.
  • Situations à risque avéré: Les situations présentant un risque avéré de transmission du virus du sida sont donc très peu nombreuses : rapport sexuel non protégé, blessure par un objet souillé et transmission mère-enfant.
  • Prévention: Par ailleurs, il existe généralement des moyens de s’en prémunir : utilisation de seringues neuves pour l’usage de drogue et utilisation d’un préservatif pour les rapports sexuels. La prise en charge du risque de contamination mère-enfant doit-elle être réalisée par le corps médical.

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