Le cycle menstruel, souvent réduit aux "règles" ou à la "fertilité", est en réalité un processus complexe et dynamique qui influence bien plus que l'utérus et les ovaires. Il impacte l'ensemble de la santé de la femme, de son système immunitaire à son métabolisme, en passant par sa flore intestinale et la qualité de son sommeil. Comprendre cette interconnexion est crucial pour une approche holistique de la santé féminine.

Le Cycle Menstruel : Bien Plus Que Les Règles

Entre chaque période de menstruations, un ensemble complexe de réactions hormonales se déroule. L'utérus et les ovaires ne sont pas les seuls concernés, mais la santé de la femme, de son système immunitaire à son métabolisme, en passant par sa flore intestinale ou encore la qualité de son sommeil.

Tant que les règles et la fertilité se déroulent bien, il est finalement assez rare que les femmes se préoccupent véritablement de leur cycle menstruel. Cependant, le déséquilibre hormonal peut s’installer insidieusement : règles douloureuses, abondantes, acné, cycles irréguliers, syndrome prémenstruel, difficulté à perdre du poids…Mais aussi, dans les formes les plus sévères : endométriose, fibrome, syndrome des ovaires polykystiques ou encore trouble dysphorique prémenstruel !

Les Quatre Phases du Cycle Menstruel

Au cœur du cycle menstruel se trouve la balance entre l'œstrogène et la progestérone, deux hormones sécrétées par les ovaires de manière cyclique. Ce cycle est divisé en quatre phases interconnectées :

  • La phase menstruelle : Elle marque le début et la fin du cycle. L'endomètre, la muqueuse utérine, se desquame et s'évacue sous forme de règles en raison de la chute des taux hormonaux.
  • La phase folliculaire : Le cerveau stimule les ovaires à se remettre au travail. Plusieurs follicules mûrissent et sécrètent des œstrogènes, amorçant la fertilité. Cette phase peut varier en durée.
  • La phase ovulatoire : Un follicule mûr libère l'ovule, un moment clé où le moindre déséquilibre peut perturber l'équilibre hormonal. Contrairement à une idée répandue, l'ovulation ne survient pas forcément au 14e jour du cycle. Les taux d'œstrogène et de testostérone sont à leur maximum.
  • La phase lutéale : Ce qu'il reste du follicule après l'ovulation se transforme en corps jaune, qui sécrète de la progestérone. Cette hormone contrebalance les effets de l'œstrogène et de la testostérone. En l'absence de fécondation, la phase lutéale se termine avec la chute de la progestérone.

L'Impact des Hormones sur l'Organisme

Derrière ces mécanismes hormonaux se cache la perpétuation de l'espèce humaine. Pendant la phase folliculaire, les ovaires sécrètent principalement des œstrogènes, favorisant la fertilité. L'endomètre s'épaissit, et le col de l'utérus sécrète la glaire cervicale, un mucus qui facilite la survie et le transport des spermatozoïdes.

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Les œstrogènes ont également des effets collatéraux :

  • Boost des neurotransmetteurs : Favorise le bien-être et la socialisation.
  • Stockage des graisses : Constitue une réserve d'énergie.
  • Hydratation de la peau : Améliore l'élasticité et l'hydratation de la peau et de la muqueuse vaginale.

La testostérone, présente en plus faible quantité, atteint un pic autour de l'ovulation, stimulant la libido, la compétitivité, le développement musculaire et la production de sébum. Un manque de testostérone peut entraîner une dépression et un manque d'énergie.

La progestérone, quant à elle, prépare le corps à la grossesse après l'ovulation :

  • L'endomètre devient plus nutritif, entraînant une dépense calorique supplémentaire.
  • L'utérus se relâche, favorisant la relaxation musculaire dans tout le corps, y compris l'intestin.
  • Le système immunitaire réduit son activité pour éviter de s'attaquer à l'embryon.
  • La sensibilité de la femme à son environnement est décuplée.
  • Les os se maintiennent.

Alimentation et Cycle Menstruel : Un Duo Indissociable

L'alimentation joue un rôle central dans le bien-être menstruel, en synergie avec la gestion du stress. Les hormones sont fabriquées à partir de protéines, et les vitamines, minéraux et oligo-éléments sont essentiels aux réactions chimiques et cellulaires de l'organisme. De plus, le cycle menstruel est interconnecté avec d'autres fonctions corporelles, comme la glycémie, qui peut influencer la testostérone et l'ovulation. Le corps neutralise et élimine les hormones utilisées grâce au foie, aux intestins et aux reins. Le côlon permet d'ajuster les niveaux hormonaux en capturant les hormones en fin de course pour les remettre en circulation.

Alimentation par Phase du Cycle

Adapter son alimentation aux différentes phases du cycle peut être bénéfique. Après les règles, le corps a besoin de retrouver de l'énergie et des nutriments pour la fabrication des hormones. En cas de fatigue, il est préférable d'éviter les excitants et de privilégier une alimentation riche en nutriments.

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Pendant la phase lutéale, de nombreuses femmes souffrent du syndrome prémenstruel en raison d'une carence en progestérone. Le stress chronique, et notamment le cortisol, peut aggraver cette carence, car le cortisol et la progestérone dérivent d'une même hormone, la prégnénolone, sécrétée en quantité limitée. Après l'ovulation et jusqu'aux menstruations, il est conseillé de consommer des protéines et des féculents à index glycémique bas. Le métabolisme a besoin de 80 à 280 calories supplémentaires par jour.

Au début de la phase menstruelle, une inflammation de l'organisme peut provoquer des douleurs menstruelles, des migraines et des diarrhées. Il est préférable d'opter pour des repas riches en nutriments mais faciles à digérer.

Nutriments et Aliments à Privilégier en Phase Menstruelle

  • Magnésium : Sardines, cacao amer, amandes, noisettes, noix du Brésil, noix de cajou, graines de tournesol, fruits de mer, germe de blé, levure maltée, sarrasin, banane, légumes vert foncé.
  • Potassium : Tofu, banane, abricot sec, figue sèche, raisin sec, pistache, légumineuses, châtaigne, épinards, artichaut, avocat.
  • Aromates : Basilic, estragon, cumin, menthe, coriandre, romarin, carvi, gingembre.
  • Aliments anti-inflammatoires : Ananas, papaye, raisin, grenade, céleri, betterave crue, choux et légumes verts feuilles.
  • Soupes et jus de légumes : Favorisent le repos digestif et permettent de faire le plein de nutriments.
  • Chocolat noir : Apporte du magnésium et soutient les hormones du bien-être.

Aménorrhée : Absence de Règles

L'aménorrhée se définit par l'absence de règles. On distingue :

  • L'aménorrhée primaire : La jeune femme n'a jamais eu de cycle menstruel.
  • L'aménorrhée secondaire : La femme a connu des cycles menstruels, mais ses règles disparaissent.

Les causes de l'aménorrhée sont variées. En cas de carences alimentaires ou chez les sportives de haut niveau, il est important de s'assurer d'un apport suffisant en protéines et en lipides de bonne qualité. Le zinc, la vitamine A et la vitamine E sont également essentiels pour la sécrétion d'œstrogène et l'épaississement de la muqueuse utérine. La maca, les graines de chanvre et la spiruline peuvent être de bons alliés.

En l'absence de carence alimentaire, une hyperprolactinémie (excès de prolactine, l'hormone de l'allaitement) peut être en cause. Cet excès peut être dû à un choc, un stress chronique, une hypothyroïdie, une insuffisance rénale ou la prise d'hormones de synthèse. La consommation d'aliments riches en vitamine B6 et vitamine E favorise le retour à un taux de prolactine normal. Il est également important d'adopter un rythme de repas régulier, en évitant le grignotage, les excès de sucreries et les repas sautés.

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Endométriose : Quand l'Endomètre Migre

L'endométriose touche une femme sur dix et associe souvent hyperœstrogénie et inflammation chronique. Les cellules de l'endomètre migrent en dehors de la cavité utérine et sont soumises aux mêmes variations hormonales, saignant également pendant les menstruations. Les femmes atteintes d'endométriose peuvent souffrir de douleurs pendant et en dehors des règles, pendant les rapports sexuels, ainsi que de troubles digestifs.

Il est important d'adapter l'alimentation aux troubles de la femme, en privilégiant ce qui réduit l'inflammation chronique et favorise l'élimination des œstrogènes. Les conseils alimentaires des phases ovulatoire et menstruelle peuvent être appliqués tout au long du cycle.

Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK)

Les symptômes principaux du SOPK sont les cycles irréguliers associés à l'hirsutisme (chute de cheveux et pousse de poils anormale), l'acné, la prise de poids et l'augmentation des risques cardiovasculaires. Il existe quatre types de SOPK (insulino-résistant, surrénalien, inflammatoire et post-pilule), tous caractérisés par des déséquilibres hormonaux : inversion des hormones hypophysaires FSH et LH, réduction de la sécrétion d'œstrogène et augmentation de la testostérone.

Les femmes atteintes de SOPK peuvent bénéficier de l'effet anti-LH de la luzerne, ainsi que des aliments riches en phytoœstrogènes en quantité modérée.

Contraception Hormonale et Cycle Menstruel

Les contraceptifs sont, par nature, des perturbateurs endocriniens. L'arrêt de la contraception hormonale, en particulier celle contenant des œstrogènes de synthèse, peut entraîner des perturbations du cycle menstruel, voire une aménorrhée. Il n'y a pas de lien direct entre la durée de la prise de contraception et le temps nécessaire au cycle naturel pour se remettre en place.

Hyperœstrogénie et Perte de Poids

L'hyperœstrogénie, caractérisée par une accumulation de masse graisseuse autour des hanches ou répartie harmonieusement sur le corps, peut rendre la perte de poids difficile malgré un bon équilibre alimentaire. L'activité physique peut s'avérer inefficace, voire épuisante.

Lien Entre le Cycle Menstruel et l'Immunité

Les femmes sont plus touchées par les maladies auto-immunes que les hommes. Elles ont aussi tendance à tomber plus facilement malades juste avant leurs règles ou au tout début de leur cycle. Le cycle menstruel et l'immunité sont intimement liés. L'immunité fluctue avec les hormones du cycle, étant activée ou affaiblie selon la période.

En principe, le système immunitaire de la femme est mieux armé contre les agents pathogènes que celui de l’homme. Au moment de la ménopause, cet avantage disparaît - en particulier au début de la ménopause, lorsque le taux d’hormones sexuelles féminines subit de fortes variations.

Les œstrogènes interagissent avec les cellules immunitaires. Au cours de la première moitié de cycle, lorsque les taux d’œstrogènes sont élevés, le système immunitaire est renforcé. En revanche, les taux d’œstrogènes et de progestérone diminuent vers la fin du cycle. En raison des changements hormonaux, les muqueuses s’affinent et ne sont plus aussi bien irriguées qu’auparavant.

Il est donc important de renforcer le mieux possible les muqueuses en buvant abondamment, en procédant régulièrement à des rinçages des voies nasales et en utilisant de l'huile de tournesol lorsque le nez est très sec et irrité.

Le manque de sommeil affaiblit le système immunitaire. Durant la ménopause, les femmes souffrent souvent de problèmes d’endormissement ou de sommeil continu en raison des changements hormonaux.

Une alimentation équilibrée, la plus variée possible avec beaucoup de fruits et légumes frais est essentielle. Le brocoli, le chou, les carottes, l’ail, les agrumes, toutes les baies foncées et les noix sont particulièrement bons pour les défenses immunitaires. La vitamine D joue également un rôle essentiel pour le système immunitaire.

L’exercice physique a un effet apaisant sur les défenses immunitaires. L’idéal est de pratiquer au moins trois fois par semaine un sport d’endurance modéré comme le jogging ou le vélo, si possible à l’air libre. Les stimuli de température, tel que le sauna ou les douches alternant le chaud et le froid, sont également un bon entraînement pour les cellules immunitaires.

Cycle Menstruel et Boutons de Fièvre

L’herpès labial ou bouton de fièvre s’invite souvent avec l’arrivée de vos menstruations. L’œstrogène a un effet activateur sur le système immunitaire. Dès l’ovulation, le taux d’œstrogènes chute, puis revient à des niveaux intermédiaires, tandis que celui de la progestérone augmente. Cette augmentation du niveau de progestérone prépare l’organisme à l’implantation éventuelle d’un embryon. Il est donc tout à fait naturel que les réactivité de votre système immunitaire diminue pendant cette phase de votre cycle. Cet état de tolérance immunitaire du système immunitaire est une porte d’entrée pour les virus.

Il est important d’être à l’écoute des signaux de votre corps et de prévenir les poussées de boutons de fièvre. La micro-immunothérapie peut être une solution. Le virus de l’herpès reste contagieux, même en dehors des périodes symptomatiques.

Exercice Physique et Cycle Menstruel

Le système immunitaire joue un rôle majeur dans l’adaptation à l’exercice. En réponse à un exercice, les leucocytes et les macrophages sont attirés dans les muscles par les cytokines et les chimiokines libérées afin de participer au remodelage du tissu musculaire squelettique.

Les concentrations d’œstrogène augmentent pendant la phase folliculaire pour atteindre leur pic juste avant l’ovulation alors que les taux de progestérone restent bas. Après l’ovulation, les concentrations d’hormones continuent d’augmenter pour atteindre un pic de progestérone et un second pic d’œstrogène au milieu de la phase lutéale. Enfin, ces concentrations chutent rapidement lors de la phase lutéale tardive avant de déclencher les menstruations au cours du cycle suivant.

Comme de nombreux composants du système immunitaire expriment des récepteurs d’œstrogène et de progestérone, les recherches suggèrent que les changements immunologiques se produisent en même temps que les fluctuations hormonales du cycle menstruel. En général, on suppose que la phase folliculaire et l'œstrogène semblent exercer davantage d'effets anti-inflammatoires, tandis que la phase lutéale semble exercer davantage d'effets pro-inflammatoires.

Après analyse de la littérature, il a été constaté une augmentation du nombre de cellules immunitaires innées (leucocytes, monocytes, granulocytes et neutrophiles) ainsi qu’une augmentation des concentrations de leptine au repos dans la phase lutéale par rapport à la phase folliculaire. En revanche, les cellules immunitaires adaptatives, les chimiokines, les cytokines des molécules d'adhésion cellulaire et la production de cytokines par les PBMC n'ont montré aucune différence significative entre la phase folliculaire et la phase lutéale.

Renforcer Ses Défenses Immunitaires Pendant le Cycle Menstruel

Pour éviter de tomber malade à chaque cycle, il est important d'agir sur plusieurs plans :

  • Hygiène de vie : Temps de repos suffisant, sommeil de qualité, gestion du stress, alimentation variée.
  • Micronutrition : Zinc, vitamine C et vitamine D.
  • Phytothérapie : Bourgeon d’églantier, bourgeon de cassissier, teinture-mère d’Echinacée, extrait de pépin de pamplemousse.

Micronutrition et Phytothérapie Pour l'Immunité

  • Zinc : Fruits de mer, foie, jaune d’œuf, céréales complètes, germe de blé, levure.
  • Vitamine C : Cassis, persil, acérola, poivron rouge, raifort, kiwi, fraises, papaye, chou de Bruxelles, orange.
  • Vitamine D : Complémentation en automne et en hiver.
  • Bourgeon d’églantier : Immunostimulant, riche en vitamine C, anti-inflammatoire et antiallergique.
  • Bourgeon de cassissier : Tonifiant des glandes surrénales, adaptogène.
  • Teinture-mère d’Echinacée : Tonifiant immunitaire.
  • Extrait de pépin de pamplemousse : Propriétés antibiotiques et antimicrobiennes.

Le Cycle Menstruel : Indispensable à la Santé des Femmes

Le cycle menstruel est indispensable aux femmes : son rôle dans le fonctionnement du système immunitaire. De nombreuses informations concernant les règles sont erronées. Ce sujet ainsi que les recherches le concernant ont longtemps été tabous. Ce n’est donc pas une surprise que l’on en sache si peu sur les menstruations et leur importance chez la femme.

Un des plus grands mystères pour les immunologistes est la différence de la réponse immunitaire entre l’homme et la femme. On sait que les femmes réagissent aux infections, aux vaccins et aux traumatismes par une production accrue d’anticorps et par une réponse immunitaire à prédominance de lymphocytes T auxiliaires de type Th2, tandis que la réponse de type Th1 et l’inflammation sont habituellement plus fréquentes chez les hommes.

Au cours d’un cycle ovulatoire, les œstrogènes et la progestérone interagissent de façon cyclique. L’immunité semble suivre ce processus. Lors de la phase folliculaire (première moitié du cycle), les œstrogènes sont dominants. Étant donné que le mucus cervical, en phase oestrogénique, permet l’ouverture de l’appareil reproducteur aux spermatozoïdes (et donc à d’autres microbes extérieurs), le système immunitaire doit être en alerte pendant cette phase pour filtrer de possibles envahisseurs indésirables. Durant la phase lutéale (phase post-ovulatoire du cycle), la progestérone devient dominante. Pendant cette phase, sous influence de la progestérone, le mucus cervical isole le col de l’utérus (ainsi que l’ensemble de l’appareil reproducteur) et l’immunité est temporairement supprimée, ce qui permet à l’organisme d’accueillir une potentielle grossesse.

Dans les maladies auto-immunes, le système immunitaire cesse d’attaquer les sources extérieures et s’attaque au corps lui-même. Or, quatre-vingt pour cent des personnes touchées par une maladie auto-immune sont des femmes. Ce n’est pas une coïncidence, et cela mérite d’être étudié plus attentivement.

Le mucus cervical n’est pas seulement un signe de fertilité : c’est aussi un élément vital de notre système immunitaire et riche en protéines immuno-régulatrices. Lors de la phase infertile du cycle de la femme, le mucus cervical, sous influence de la progestérone, occulte le col de l’utérus, empêche l’entrée de tous les agents pathogènes (dont le sperme) et lutte contre les infections.

L’immunité cyclique et les fluctuations hormonales du cycle fertile permettent au col de l’utérus de suivre un développement épithélial approprié et de développer une résistance naturelle aux infections.

Les femmes sous contraception hormonale ne bénéficient pas des effets cycliques de l’immunité en raison de l’effet de « nivellement » de la dose continue d’hormones de synthèse. La contraception hormonale modifie la structure chimique, les cytokines et les propriétés immunologiques du mucus cervical. Lorsqu’une femme prend une contraception hormonale pendant une période prolongée, les cryptes cervicales qui produisent le liquide cervical se modifient et finissent par rétrécir puisqu’elles ne produisent plus de mucus cervical caractéristique d’un climat oestrogénique lié à l’activité ovarienne.

Il est clair que la contraception hormonale affecte le corps au-delà de la fonction reproductive. Son impact sur le système immunitaire des femmes est une raison supplémentaire pour que la promotion d’hormones régulières, saines et équilibrées soit la norme de référence en matière de soins gynécologiques.

Une recherche récente a même mis en évidence que le cycle féminin pourrait avoir un effet protecteur face au COVID-19. Les niveaux élevés d’œstradiol, (œstrogène naturel produit lors du processus ovulatoire), pourraient offrir aux jeunes femmes une protection face aux conséquences graves du COVID-19 car il est connu pour réguler les cytokines, protéines qui jouent un rôle important dans la fonction immunitaire.

La dynamique des cycles ovulatoires, sans influence d’hormones de synthèse, permet le développement des tissus de l’appareil reproducteur et la production de mucus cervical, ce qui rend l’organisme de la femme plus à même de combattre les infections et les inflammations.

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