L'accouchement est un processus physiologique naturel, mais il peut parfois s'accompagner de complications. Parmi les plus fréquentes, on trouve les déchirures périnéales, qui touchent environ 35% des femmes primipares (qui accouchent pour la première fois) et 10% des multipares (qui ont déjà accouché). Les déchirures périnéales surviennent lors du passage du bébé dans le vagin et le périnée (zone entre le vagin et l'anus). La plupart du temps, elles guérissent bien avec le temps et les soins appropriés. En général, la plupart des femmes peuvent s'attendre à une guérison complète dans les 6 à 8 semaines.

Comprendre les déchirures périnéales

Définition et types de déchirures

Une déchirure périnéale, ou déchirure vaginale, est une lésion naturelle du périnée qui se produit lors de l’accouchement. Elle est provoquée par l’étirement des tissus dû au passage du bébé. Cette déchirure peut varier en gravité, allant de petites déchirures superficielles à des déchirures plus étendues nécessitant des points de suture. Il existe quatre degrés de déchirures :

  • 1er degré : Petite déchirure du vagin. Superficielle et courante, elle ne touche que la peau. Une déchirure de grade 1 est une déchirure relativement bénigne qui n’affecte que la peau et cicatrise souvent d’elle-même.
  • 2e degré : Déchirure du vagin et du périnée (déchirure périnéale). Une déchirure de grade 2 affecte, outre la peau, également le muscle du périnée et requiert la pause de sutures.
  • 3e degré : Déchirure complète, allant du vagin au sphincter anal. C’est une blessure compliquée qui implique les muscles du périnée et le tissu qui entoure l'anus.
  • 4e degré : Déchirure complète, s'étendant jusqu’à l’anus. Elle s'étend à travers le rectum. Toutes les déchirures doivent, après la naissance, être auscultées par un professionnel de santé et s’il s’agit d’une déchirure de grades 3 ou 4, il peut être nécessaire de recourir à une intervention chirurgicale pour réparer les dommages.

Causes des déchirures périnéales

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la survenue d'une déchirure périnéale :

  • Élasticité des tissus : Les femmes ayant des tissus moins élastiques, comme les primipares, sont plus exposées.
  • Poids du bébé : Un bébé de poids supérieur à 4 kg peut augmenter le risque de déchirure. Le poids du bébé exerce également une pression accrue sur le périnée. Il faut donc faire attention à son poids pendant la grossesse.
  • Antécédents de déchirure : Les femmes ayant déjà subi une déchirure lors d'un accouchement précédent sont plus à risque d'en subir une autre. Une cicatrice vaginale (ancienne épisiotomie ou ancienne déchirure).
  • Position du bébé : La position du bébé joue un rôle important pendant l’accouchement. Si son visage est dirigé vers le sacrum de la mère, le risque de déchirure augmente. Certaines positions du bébé lors de la naissance.
  • Durée du travail : Lors de l’accouchement, un travail prolongé et des efforts de poussée intense fragilisent le périnée et augmentent le risque de déchirure.
  • Accouchement prématuré : En cas d’accouchement prématuré, les tissus du périnée sont moins matures et plus fragiles chez les bébés prématurés, le risque de déchirure peut être aussi imminent.
  • Instruments d'extraction : L'utilisation de forceps ou de ventouses pour faciliter la sortie du bébé peut augmenter le risque, surtout si le bébé est mal positionné ou si la mère a un périnée rigide. Un recours à des instruments d'aide à l'accouchement (forceps, ventouses).
  • Premier accouchement vaginal (les tissus sont alors moins habitués à s’étirer).

Différence entre déchirure et épisiotomie

Il est important de distinguer la déchirure périnéale de l'épisiotomie. L’épisiotomie est une incision chirurgicale volontaire pratiquée pendant l’accouchement, dans le but de prévenir des déchirures plus importantes. À l'inverse, la déchirure apparaît naturellement, sans intervention médicale. L’épisiotomie est une coupure (de 2,5 cm à 5 cm de long environ) pratiquée dans le bas du vagin pour faciliter le passage de votre bébé (notamment s’il doit être sorti rapidement).

La bonne nouvelle c’est que le taux d’épisiotomie en France diminue (il était temps, les français n’étaient pas hyper bien placés). Nous sommes passés de 20% d’épisiotomies en 2016 à 8,3% en 2021. Et il y a 73% des femmes ayant eu une épisiotomie qui déclarent avoir des dyspareunies durant les 3 premiers mois après l’accouchement (étude de Barrett G. et al.). Alors oui, il y a moins d’épisiotomies grâce à une redéfinition des indications de celles-ci et une politique régressive de cette pratique, mais il ne faut pas négliger son impact dans le post-partum.

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Prévention des déchirures périnéales

Bien qu'il ne soit pas toujours possible d'éviter complètement les déchirures, certaines mesures peuvent aider à réduire le risque :

  • Exercices périnéaux : La pratique régulière d'exercices de Kegel, visant à tonifier les muscles du plancher pelvien, peut améliorer l'élasticité et la force des tissus périnéaux, les rendant moins susceptibles de se déchirer. Renforcer le périnée grâce à des exercices ciblés.
  • Massage périnéal : Le massage prénatal, réalisé à partir de la 36ème semaine de grossesse, peut assouplir et distendre les tissus, les rendant plus extensibles lors du passage du bébé. Ce massage peut être effectué par un professionnel ou réalisé soi-même avec l'aide d'un miroir et d'une huile de massage adaptée. Les dernières semaines, un massage périnéal régulier permet d’assouplir progressivement le tissu et les muscles du périnée. Ce geste simple aide la peau à mieux supporter les tensions au moment de la naissance du bébé, diminuant ainsi le risque de déchirure spontanée. Le CNGOF le recommande dans ses dernières RPC de 2018 concernant la prévention et la protection périnéale en obstétrique. Le massage périnéal doit être encouragé chez les femmes souhaitant le pratiquer. Les études montrent qu’il diminue le taux d’épisiotomie et les douleurs périnéales dans le post-partum.
    • Assurez vous d'avoir les mains propres et les ongles courts pour éviter toute irritation.
    • Installez vous confortablement avec le dos soutenu ou allongez vous sur le côté avec les genoux légèrement pliés.
    • Utilisez une huile de massage, une crème hydratante ou de la vitamine E pour lubrifier vos doigts et la zone du périnée.
    • Insérez doucement votre pouce ou vos doigts dans le vagin à environ 3 à 4 centimètres de profondeur. Exercez une pression douce vers le bas et sur les côtés pour étirer les tissus du périnée pendant environ 5 à 10 minutes.
  • Positionnement : Certaines positions, comme la position accroupie ou latérale, peuvent réduire la pression sur le périnée. Choisir une position d'accouchement. Accoucher sur le côté ou accroupie, serait plus favorable (lorsque c'est possible) pour préserver la souplesse du périnée. L'équipe médicale saura aider la future mère à trouver la position idéale.
  • Épisiotomie : Cette incision pratiquée pour agrandir l'ouverture vaginale peut être envisagée dans certains cas pour prévenir une déchirure plus grave. Cependant, l'épisiotomie n'est pas sans risque et peut causer des complications ultérieures. Toute fois, la communication ouverte avec votre professionnel de santé pendant l'accouchement peut vous aider à discuter des options pour réduire le risque de déchirure, comme une épisiotomie contrôlée.
  • Maintenir un poids corporel sain : Une prise de poids excessive pendant la grossesse peut exercer une pression supplémentaire sur le périnée.
  • Gérer le stress : Le stress peut affecter la tension musculaire et la capacité du corps à se détendre.
  • Suivre les conseils de l'équipe médicale : Lors d'un accouchement par voie basse, la sage-femme guide la poussée. Elle observe les signes précurseurs, au niveau du périnée, pour éviter une déchirure. Elle pourra accompagner la mère pour une poussée plus modérée ou encore retenir la tête fœtale.
  • Discutez ouvertement avec votre sage-femme ou votre médecin de vos préoccupations est essentiel.

Traitement et rétablissement après une déchirure périnéale

Le temps de guérison varie en fonction de sa gravité. Les petites déchirures peuvent guérir naturellement sans nécessiter de traitement spécifique. Tandis que, les déchirures plus graves peuvent nécessiter des points de suture et un suivi médical attentif. Le rétablissement peut prendre quelques semaines et nécessiter des soins spécifiques, comme l'utilisation de compresses froides, de bains tièdes et d'analgésiques.

Soins immédiats après l'accouchement

Après la naissance, le gynécologue ou la sage-femme examine soigneusement la zone blessée pour déterminer l’étendue de la déchirure. Si nécessaire, une réparation par suture est réalisée sous anesthésie locale, avant la sortie de la salle d'accouchement. La pose des points de suture ne dure que quelques minutes et favorise une cicatrisation efficace de la plaie. Des fils résorbables sont généralement utilisés.

Dans les premiers jours : antalgiques, position de confort, mobilisation périnée, suivi rapproché de la patiente et de la cicatrisation.

Traitements médicaux

  • Suture : Les déchirures du deuxième degré et plus sont généralement suturées avec des fils résorbables ou non résorbables. Elles sont suturées avec des fils résorbables (qui seront digérés par la peau en 2 ou 3 semaines) par la sage-femme ou le médecin.
  • Antalgiques : Des médicaments contre la douleur peuvent être prescrits.
  • Antibiotiques : Des antibiotiques peuvent être prescrits pour prévenir les infections.
  • Afin d’améliorer la trophicité vulvovaginale, l’apport d’acide hyaluronique peut être intéressant. En effet, son rôle dans la matrice cellulaire implique des propriétés cicatrisantes et anti-inflammatoires prouvées. Il existe sous forme de gel à appliquer sur le périnée et sous forme d’injections que seuls un dermatologue ou un gynécologue formé à cette technique, peuvent pratiquer.
  • La MIL-thérapie ou biophotomodulation, s’effectue quant à elle par l’intermédiaire d’un appareil qui associe des techniques du LED (Light-Emetting Diode), du laser et des champs électromagnétiques.
  • L’utilisation de la haute fréquence a une action drainante, anti-inflammatoire et antalgique.
  • Le laser O2 fractionné améliore quant à lui la trophicité vulvovaginale grâce à une bio stimulation.
  • De plus, l’électrostimulation a une valeur antalgique prouvée. Lors des séances de rééducation du périnée, le kinésithérapeute ou la sage- femme peut exercer des techniques à visée de relaxation musculaire telles que le biofeedback négatif, le contracter-relâcher, l’étirer-relâcher, la fascia thérapie ou l’ostéopathie. Ces méthodes doivent être systématiquement associées à la respiration et à la relaxation.
  • Dans certains cas exceptionnels, une nouvelle intervention chirurgicale pourra être prévue pour reprendre la cicatrice. C’est extrêmement rare ! Cependant, il arrive parfois qu’un point ait été trop serré et qu’il doive être retiré.

Soins à domicile et conseils d'hygiène

  • Repos adéquat : Accordez-vous suffisamment de repos pour permettre à votre corps de guérir.
  • Hygiène : Il est important de garder la zone propre et sèche pour favoriser la cicatrisation. Garder une hygiène soigneuse en rinçant délicatement la zone périnéale à l’eau claire après chaque passage aux toilettes, pour limiter les risques d'infection. Laver la zone avec du savon neutre et sécher-la parfaitement matin et soir avec une serviette qui ne sert qu’à ça (vous pouvez tapoter la zone). Cela permet de prévenir les infections. « Il faut écouter son corps. Une fois vos mains propres, lavez votre cicatrice deux fois par jour, à l’eau claire ou à l’aide d’un savon qui respecte le pH de votre vagin. « Surtout, pas de gels douche parfumés, ni d’antiseptiques », alerte Dr Beillat. Le secret, selon elle, est de « bien sécher la plaie avec une serviette-éponge ou un linge doux ».
  • Compresses froides : L'application de glace peut aider à réduire la douleur et l'enflure. En cas d’œdème ou d’hématome, vous pouvez appliquer de la glace sur la zone. Une des techniques efficaces consiste à remplir un préservatif d’eau, le mettre au congélateur et le glisser entre vos jambes (mais pas au contact direct de la plaie donc enroulé dans un tissu ou entre vos sous-vêtement et votre legging par exemple). humidifier une serviette hygiénique d’aloe vera, la congeler et la mettre dans votre culotte. Cela permet à la fois de soulager l’inconfort mais aussi d’aider à la cicatrisation grâce aux vertus de l’aloe vera.
  • Bains de siège tièdes : Les bains de siège tièdes peuvent soulager la douleur et favoriser la cicatrisation.
  • Exercices de Kegel : Pratiquer des exercices comme celui de Kegel permet de renforcer les muscles du périnée pour aider à prévenir l'incontinence urinaire et fécale.
  • Pour faciliter les choses, votre alimentation est importante : manger équilibré vous aidera à garder un bon transit. Aussi, vous pouvez boire au minimum deux litres d’eau par jour.
  • Éviter les vêtements serrés ou inconfortables pouvant provoquer une irritation.
  • « Même si ça peut faire peur, il ne faut surtout pas se retenir. Uriner sous la douche peut aider », conseille la gynécologue. « Pour les selles, il ne faut pas pousser. On peut donner des laxatifs dans certains cas, mais le mieux reste de se détendre », ajoute-t-elle.
  • Dans une immense majorité des cas, les fils utilisés sont résorbables et tombent seuls après 10 à 15 jours environ.
  • L’essentiel est que vous vous sentiez confortables dans vos vêtements.

Cicatrisation et suivi médical

La cicatrisation complète peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Des consultations de suivi avec un médecin ou une sage-femme sont nécessaires pour surveiller la cicatrisation et identifier d'éventuelles complications.

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Masser votre cicatrice avec une crème cicatrisante (Cicavit, Cicalfate, etc) afin de l’assouplir. Comme toutes les cicatrices du corps humain, la masser permet de récupérer plus rapidement la souplesse des tissus. Au début, vous allez sentir une cicatrice gonflée voire boursouflée. C’est normal. Au fur et à mesure des massages, vous remarquerez qu’elle sera plus fine et surtout, moins rigide. Tous les jours, vous pouvez masser la zone avec une huile végétale ou périnéale afin d’assouplir la cicatrice. Ça prend du temps, mais au bout de quelques mois, ça devrait aller mieux.

Complications potentielles

Heureusement, les complications restent rares lors de la cicatrisation.

  • Infection : Une déchirure doit faire l’objet d’une surveillance médicale étroite. Si plusieurs semaines plus tard, vous souffrez toujours, ce n’est pas normal. C’est peut-être le signe d’une infection ou d’une mauvaise cicatrisation. Bien que les procédures d’asepsie réduisent les risques d’infection, celles-ci ne peuvent pas être totalement éliminées. Une infection de l’épisiotomie se manifeste par une rougeur, un gonflement, et des écoulements. Une rougeur au niveau de la zone concernée, une augmentation de la douleur ou une odeur désagréable peuvent être autant d’indices de début d’infection.
  • Hématome : Un hématome peut se former au niveau de la cicatrice, causant douleur et durcissement localisé, qui disparaissent généralement avec un traitement anti-inflammatoire en quelques jours.
  • Hématome puerpéral (thrombus génital) : Une autre complication rare mais grave est l’hématome puerpéral (thrombus génital). Cette hémorragie interne peut provoquer des douleurs intenses, parfois accompagnées d’un gonflement notable au niveau des grandes lèvres ou de la paroi vaginale.
  • Sutures qui lâchent : « Le risque classique, ce sont les sutures qui lâchent. Rien de grave, il suffit de refaire quelques points.
  • Au moindre doute quant à l’évolution de votre cicatrice, faites appel à un professionnel de santé (votre sage-femme post-natale, votre gynécologue, un kiné ou encore un ostéopathe). Ne restez surtout pas dans cet inconfort et cette inquiétude.

Sexualité après une déchirure

En général, la reprise des rapports est conseillée 6 à 8 semaines après la naissance. Cette reprise peut être vécu comme stressante à cause de la peur d'avoir mal lors du rapport. Lorsqu'il y a une douleur, elle est généralement localisée au niveau de la cicatrice. Pour améliorer la cicatrisation, il est possible de masser la cicatrice avec du lubrifiant. Les massages peuvent être débutés autour de 4 à 6 semaines après la naissance. Il est important de ne pas masser de manière trop brutale, les massages ne doivent pas être douloureux. Il est également important de ne pas les faire trop tôt.

Après une déchirure, les premiers câlins peuvent être sensibles, voire douloureux. Une bonne communication avec votre partenaire permettra d’aborder ces moments d’intimité avec sérénité. Il est possible que la peur vis-à-vis de la reprise des relations sexuelles provoque une tension corporelle et donc de la douleur. Cette réaction est naturelle : elle résulte des transformations importantes qu’entraîne l’accouchement sur le corps et la sexualité. Il est important d’apprendre à se réapproprier son corps en douceur et de façon indulgente. N’hésitez pas à en parler à votre partenaire et lui expliquer ce que vous ressentez. Se sentir épaulée et comprise rend l’expérience plus facile.

Quelques conseils pour une reprise en douceur :

Lire aussi: Conseils pour gérer l'inconfort post-accouchement

  • Attendez toutefois l’accord de votre médecin ou sage-femme avant de commencer votre rééducation.
  • Utilisez un lubrifiant lors des rapports sexuels pour éviter toute irritation ou micro déchirure à l’endroit sensible.
  • Prenez le temps surtout de faire des préliminaires : plus vous vous sentez excitée et détendue, plus votre vagin sera lubrifié et plus vous serez à même de lâcher prise et de ne pas vous crisper par peur d’avoir mal.

Douleur persistante et dyspareunie

La dyspareunie, qui est une douleur ressentie pendant les rapports sexuels, est un problème fréquent en post accouchement. Pour soulager cette douleur, plusieurs actions sont possibles : accompagnement psychologique et médical, utilisation d’un lubrifiant, exercices de dilatation. Il n’existe pas de technique parfaite pour traiter les dyspareunies superficielles.

Attention le périnée intact comme cicatriciel peut être sujet aux dyspareunies du post- partum. Il n’a pas été démontré de lien entre leur degré et la présence de dyspareunies dans le post-partum (étude Barrett G, Pendry E, Peacock J, Victor C, Thakar R, Manyonda I. Women’s sexual health after childbirth. BJOG An International Journal of Obstetrics and Gynaecology.

Si une cicatrice du périnée reste anormalement douloureuse, des mesures telles qu’un massage de la cicatrice par un kinésithérapeute ou une sage-femme peuvent être nécessaires. Enfin, dans certains cas exceptionnels, une nouvelle intervention chirurgicale pourra être prévue pour reprendre la cicatrice. C’est extrêmement rare ! Cependant, il arrive parfois qu’un point ait été trop serré et qu’il doive être retiré. Dans tous les cas, si vous ressentez des douleurs dans les mois voire les années qui suivent, consultez ! Aucune raison ne justifie cette douleur et elle ne doit pas vous semblez normale. La douleur post-déchirure ne doit pas durer plus de quelques semaines. Généralement, au-delà de 3 semaines, il faut la considérer comme anormale. Si elle persiste, il existe des thérapies efficaces comme la técarthérapie ou des séances de kinésithérapie spécifiques. Surtout, il est essentiel d’en parler avec votre sage-femme ou votre gynécologue et ne pas rester dans cette situation très inconfortable.

Rééducation périnéale

La rééducation périnéale pendant la grossesse diminue de 40% les problèmes urinaires après. Source : Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français, Recommandations pour la pratique Clinique - Diagnostic et prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme adulte.

Après une déchirure, attendez toutefois l’accord de votre médecin ou sage-femme avant de commencer votre rééducation. Que vous ayez eu une déchirure ou non, n’oubliez pas de planifier vos séances de rééducation périnéale. L’Assurance Maladie prend en charge 10 séances, qui vous aideront non seulement à renforcer votre périnée, mais aussi à retrouver confiance et à vous reconnecter avec cette partie de votre corps, souvent éprouvée après l’accouchement. La rééducation du périnée, prise en charge à 100 %, peut être un bon moyen de renouer avec cette partie du corps et de reprendre confiance.

Lors des séances de rééducation du périnée, le kinésithérapeute ou la sage- femme peut exercer des techniques à visée de relaxation musculaire telles que le biofeedback négatif, le contracter-relâcher, l’étirer-relâcher, la fascia thérapie ou l’ostéopathie. Ces méthodes doivent être systématiquement associées à la respiration et à la relaxation.

Soutien psychologique

Il est important de se rappeler que l'accouchement est un événement majeur qui peut avoir un impact émotionnel important. N'hésitez pas à rechercher un soutien psychologique si vous vous sentez anxieuse, déprimée ou dépassée.

Aborder la reprise de la sexualité, ou si cela est déjà fait s’assurer de la non- douleur. Cet interrogatoire peut être aménagé selon la situation, qu’elle se produise en prénatal comme en postnatal. Les réponses à ces questions permettent de mieux comprendre la survenue, le vécu et le type de dyspareunies.

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