Le métier d'infirmière puéricultrice est une vocation qui attire ceux qui ont le sens du relationnel et qui aiment aider les autres. Ce domaine offre une grande variété de débouchés, que ce soit dans le secteur social, médical ou éducatif.
Un Métier en Pénurie: Auxiliaire de Puériculture
Le métier d'auxiliaire de puériculture est très demandé en France. En raison de l'augmentation du nombre de naissances et de la demande croissante de places en crèche, les établissements de la petite enfance recrutent en permanence des professionnels qualifiés. Pôle Emploi classe le métier d’auxiliaire de puériculture parmi les 10 emplois les plus recherchés en France. Sur le territoire, il existe une véritable pénurie d'auxiliaires de puériculture. La demande de places en crèche augmente, et les établissements d’accueil de jeunes enfants (EAJE) recherchent donc activement des professionnels. Les débouchés pour une auxiliaire de puériculture sont variés et permettent une insertion rapide sur le marché du travail.
Formation et Accès au Métier d'Auxiliaire de Puériculture
La formation d’auxiliaire de puériculture dure environ 11 mois, au sein d’un institut spécialisé (IFAP). Il n'existe pas de prérequis pour entrer dans ce parcours de formation. Une fois l'admission validée sur dossier et après un entretien, le candidat peut entrer dans un IFAP afin d’obtenir le diplôme d’état d’auxiliaire de puériculture (DEAP). Les places en centre de formation sont nombreuses et ouvertes à tous. Certains gestionnaires de crèches comme Babilou ouvrent leurs propres écoles de formation.
Où exercer le métier d’auxiliaire de puériculture ?
L’auxiliaire de puériculture peut travailler dans différentes structures du domaine éducatif, social ou médical :
- Crèches et haltes-garderies: L'auxiliaire assure le soin, l'hygiène et l'éveil des jeunes enfants en collaboration avec une équipe pluridisciplinaire.
- Centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI): L'auxiliaire joue un rôle de soutien aux familles et de prévention médicale.
- Milieu hospitalier (maternité, service de pédiatrie, néonatalogie): Son travail est plus axé sur les soins médicaux et l'accompagnement des parents.
- Structures médico-sociales: L'auxiliaire peut travailler auprès d’enfants en situation de handicap ou ayant des besoins particuliers.
Les titulaires du diplôme d’auxiliaire de puériculture peuvent exercer au sein de différents établissements tels que des centres de PMI (Protection Maternelle et Infantile), des crèches privées ou publiques ou encore en milieu hospitalier et notamment au sein d’une maternité.
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Les auxiliaires de puériculture exercent leur métier en collaboration avec d’autres professionnels de la petite enfance tels que l’éducateur de jeunes enfants, l'assistante maternelle, la puéricultrice ou encore les infirmiers dans une structure de santé. Leur rôle est d’accompagner l’enfant dans son éveil via des activités éducatives et des jeux tout en veillant à son bien-être et à son développement.
Qualités requises pour exercer ce métier
Pour devenir auxiliaire de puériculture, certaines qualités sont indispensables :
- Patience et bienveillance ;
- Sens des responsabilités ;
- Capacité d’adaptation ;
- Travail en équipe ;
- Connaissance des règles d’hygiène et de sécurité.
Évolutions de carrière pour l'Auxiliaire de Puériculture
L’auxiliaire de puériculture dispose de plusieurs options d'évolution de carrière :
- Infirmier puériculteur: Après trois années d’expérience, il est possible d’accéder à un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) et, après obtention du diplôme, de préparer une spécialisation en puériculture.
- Éducateur de jeunes enfants (EJE): Une Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) peut permettre de devenir EJE, un poste avec davantage de responsabilités et d’encadrement.
- Aide-soignant: Une passerelle est possible pour obtenir ce diplôme en seulement six mois.
- Encadrement en crèche: Avec l’expérience, il est possible d’accéder à des postes de référent technique ou de direction.
Les auxiliaires de puériculture ont la possibilité de se former tout au long de leur carrière grâce à des formations continues ou des échanges de pratiques avec d'autres professionnels. Certains réseaux sociaux internes aux établissements permettent de partager des idées et des activités, enrichissant ainsi le quotidien professionnel.
Infirmier Diplômé d'État (IDE): Un Tremplin Vers la Spécialisation
Bien que les formations en Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) soient très professionnalisantes et permettent une insertion directe des diplômés sur le marché du travail, certains font le choix de poursuivre leurs études.
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Intégrer le monde du travail après l'IFSI
Les cursus en soins infirmiers sont très formateurs. En somme, à la fin des trois ans de ton cursus, il est possible d’entrer directement dans le monde professionnel. Voici donc les professions que tu peux exercer en sortant d’un IFSI :
- Infirmière/infirmier en service d’hospitalisation ambulatoire: Tu épaules le service des ambulances et prends en charge les patients à leur arrivée. Ta mission est de rassurer les blessés et de leur appliquer les premiers soins.
- Infirmière/infirmier dans un bloc opératoire ou un service de chirurgie: Ton rôle est de veiller au bien-être des patients qui viennent de subir une opération. Tu es affilié à un hôpital et tu as des horaires précis.
- Infirmière/infirmier assistant auprès d’un anesthésiste: Cette profession est dédiée aux étudiants qui ont suivi un module de spécialisation pour être infirmier anesthésiste lors de leur formation. Là aussi, tu es affilié à une structure et as des horaires fixes.
- Infirmière/infirmier libéral: Tu peux te détacher des hôpitaux ou encore de centres spécialisés. En effet, ce métier offre une certaine liberté. Plus d'horaires fixes, c’est toi qui définis ton emploi du temps. Cependant, pour atteindre ce but, il te faudra 24 mois soit 3 200 heures de travail dans un des établissements répondant aux critères fixés par la convention nationale des infirmiers et infirmières.
- Infirmière/infirmier en réanimation: Ton but est de t'occuper des patients en réanimation. Tu dois veiller à ce que l'état du patient soit stable et qu’il ne se dégrade pas. Outre le malade, tu dois également rassurer sa famille et l'accompagner psychologiquement dans cette épreuve.
- Infirmière/infirmier en oncologie: L’une des missions premières est d’échanger avec les malades. Les personnes travaillant en oncologie doivent suivre les patients atteints d’un cancer et les guider dans leur traitement. Bien évidemment, elles doivent aussi être à leur écoute et suivre l’évolution de leur état de santé.
- Infirmière/infirmier scolaire: Tu peux travailler dans l’éducation et exercer au sein d’un collège, lycée ou encore d’une université. Ta mission est d'accueillir les élèves, observer leur état et éventuellement prendre la décision d’appeler un responsable légal pour qu’il vienne le récupérer.
- Infirmière/infirmier d’entreprise: Il arrive que certaines entreprises possèdent une infirmerie. Tu dois observer l'état de santé des salariés qui le demandent et également les conseiller, voire les soigner si besoin.
Poursuivre ses études après une formation d'infirmier
Certaines formations vont te permettre de développer tes compétences, voire de te spécialiser dans un domaine particulier !
Intégrer un master
Ce diplôme de niveau bac+5 te permet de poursuivre tes études supérieures deux années supplémentaires, dans le but d'enrichir tes connaissances. Même si cette option est rarement choisie par les diplômés d’IFSI, voici quelques masters possibles :
- Master en droit sanitaire et social
- Master solidarité internationale et action social
- Master management des organisations sociales
- Master recherche et innovation en soins
- Master de santé publique
- Master éthique du soin, de la santé publique et des nouvelles technologies
- Master en sciences de l’éducation
Si tu choisis cette voie, cela te permettra d’acquérir de nouvelles compétences et d'exercer dans des domaines parallèles à ceux du sanitaire et de la santé. Tu pourras ainsi prétendre à des postes plus qualifiés que ceux d'infirmiers/infirmières. En plus, en master, tu seras amené à réaliser des stages en entreprise : un bon point pour gagner en expérience professionnelle !
Réaliser une formation complémentaire
Bien évidemment, tu peux aussi te spécialiser dans différents domaines pour perfectionner ton apprentissage et acquérir de nouvelles compétences, sans pour autant passer par un master. Pour ce faire, tu peux t'orienter vers différentes formations. Voici quelques-une d'entre elles :
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- L’infirmière de pratique avancée: Tu acquiers des compétences relevant du champ médical au cours d’une formation à l’université. Avec cette spécialisation, tu assures le suivi médical de patients relevant de ton domaine d’expertise. Attention, il est nécessaire d’exercer 3 ans en qualité d'infirmier (IDE) avant d’obtenir un poste d’IPA.
- Spécialisation en tant qu'infirmière puéricultrice: Un an de formation qui peut se suivre immédiatement après l'obtention du diplôme d'État d'infirmier.
- Diplôme d'État d'infirmier anesthésiste: Deux années de formation accessibles après deux années d'exercice professionnel infirmier.
- Diplôme d'État d'infirmier de bloc opératoire (IBODE): Deux ans de formation accessibles après deux années d'exercice professionnel infirmier.
- Cadre de santé: Pour ceux qui souhaitent manager une équipe de soins ou enseigner dans les instituts de formation en soins infirmiers, il est possible après cinq ans d'expérience de suivre la formation de cadre de santé au sein d'un IFCS (Institut de formation des cadres de santé). Cette formation se déroule sur 12 mois. Les cadres santé ont des compétences plus valorisantes dans le monde professionnel, car ils doivent savoir gérer et manager une équipe en plus des compétences des infirmiers et des infirmières.
- Infirmier en addictologie: Pour ceux qui souhaitent venir en aide aux personnes souffrant d’une quelconque addiction, une formation est disponible pour les infirmiers expérimentés. Cependant, le titre d'addictologue n’est pas décerné aux infirmiers, il est seulement réservé aux médecins.
Opter pour la reconversion professionnelle
Lorsque le métier d’infirmier n’est plus apprécié par celui qui l'exerce, des voies de reconversions peuvent être une solution. Si tu n'es plus épanoui dans ton métier, mais que le domaine de la santé te passionne, tu peux tout à fait trouver un métier qui corresponde davantage à ton projet professionnelle en passant par des passerelles pour rejoindre des études de médecine. Voici quelques idées de métiers dans la santé : kinésithérapeute, podologue, psychologue, préparateur en pharmacie, dentiste, orthophoniste, etc.
Si vous aimez les relations humaines, en particulier avec les enfants et que vous avez le sens du relationnel, vous souhaitez peut-être vous tourner vers le poste d’auxiliaire de puériculture. Avec une forte demande sur le marché du travail, l’auxiliaire de puériculture peut prétendre à un emploi dans un centre socio-éducatif, une crèche, un centre de PMI, une halte-garderie, un service hospitalier ou encore dans une pouponnière.
Le Rôle Spécifique de la Puéricultrice
La puéricultrice est une professionnelle de santé spécialisée dans la prise en charge des nourrissons et jeunes enfants. Son rôle principal est d'assurer leur bien-être et leur développement.
Missions de la puéricultrice
Dans les maternités, la puéricultrice (ou infirmière puéricultrice diplômée d'Etat) veille sur les nouveaux-nés, en collaboration avec le pédiatre et la sage-femme. Elle réalise le premier examen des bébés, établit leur régime alimentaire et assure leur toilette. La puéricultrice conseille également les jeunes mamans sur les soins, l'allaitement, le développement physique et affectif de l'enfant.
Dans les services pédiatriques des hôpitaux ou en chirurgie infantile, elle partage son temps entre les soins aux enfants malades et les relations avec les familles. La puéricultrice fait les pansements, pose des perfusions, distribue des médicaments et suit l'exécution du traitement. Elle gère également une équipe d'auxiliaires de puériculture.
En PMI (protection maternelle et infantile), ou en crèche, la puéricultrice joue un rôle de prévention, de protection et d'éducation auprès des familles. Elle participe aux consultations dans les centres spécialisés, conseille les parents, assure le suivi à domicile des enfants signalés par l'hôpital ou par les services de l'aide sociale à l'enfance.
La puéricultrice collabore avec plusieurs professionnels de la santé, tels que les pédiatres, les infirmières, les sages-femmes, pour assurer une prise en charge globale et coordonnée des enfants.
Formation pour devenir puéricultrice
Pour devenir puéricultrice, il faut obtenir le diplôme d'État de puériculture (DEP). Pour passer le concours d'admission dans une école de puériculture, il faut d'abord être titulaire du diplôme d'État d'infirmière ou de sage-femme. Une fois admis en école de puériculture, les études durent une année, alternant enseignement théorique et stages pratiques.
Lieux d'exercice de la puéricultrice
La puéricultrice peut exercer son métier au sein d'une maternité, d'un centre de protection maternelle et infantile (PMI), d'un service pédiatrique ou d'un service spécialisé en chirurgie infantile d'un hôpital, d'une crèche, d'une halte-garderie…
Évolutions professionnelles
Après cinq ans d'expérience professionnelle, la puéricultrice peut devenir directrice d'une structure d'accueil de jeunes enfants (crèches, halte-garderies, pouponnières…).
Salaire d'une puéricultrice
Dans la fonction publique, l'infirmière puéricultrice gagne aux alentours de 2 300 euros bruts par mois en début de carrière.
Reconversion vers le métier d'auxiliaire de puériculture
Si vous aimez les relations humaines, en particulier avec les enfants et que vous avez le sens du relationnel, vous souhaitez peut-être vous tourner vers le poste d’auxiliaire de puériculture. Métier de la petite enfance qui recrute dans le secteur public comme privé, cette profession offre de nombreuses opportunités pour qui sait les saisir. Un des nombreux avantages de ce métier est qu’il est très facile de trouver du travail. Il est donc tout à fait possible de se reconvertir professionnellement vers ce poste selon votre situation, avec plusieurs options possibles. Avec une forte demande sur le marché du travail, l’auxiliaire de puériculture peut prétendre à un emploi dans un centre socio-éducatif, une crèche, un centre de PMI, une halte-garderie, un service hospitalier ou encore dans une pouponnière. Tous ces métiers existent dans le secteur public comme dans le secteur privé. S’occupant des soins, de la sécurité physique et affective des enfants de la naissance à 3 ans, il s’agit d’une profession très féminine même si elle n’est pas fermée à la gent masculine. Ce métier ne consiste pas uniquement à « garder » des enfants, vous aurez la chance de contribuer à l’éducation des enfants, tout en assurant la sécurité physique et affective des jeunes enfants. Au sein d’une crèche, ce professionnel aura un rôle éducatif, une rôle d’accompagnement et un rôle d’éducation en plus des soins courants d’hygiène et de propreté du matériel. Il aura à cœur de favoriser l’éveil et l’autonomie à travers des activités ludiques (lecture, peinture, psychomotricité). Si vous aimez le contact humain, que vous êtes patient(e), rigoureus(e), dynamique et sociable, vous êtes sûrement la(le) candidat(e) idéal(e) pour exercer cette profession du secteur de la petite enfance. Le métier d’auxiliaire de puériculture demande en effet un panel de compétences avec des gestes techniques liés au soin des jeunes enfants (change, repas, hygiène), mais aussi des qualités humaines comme l’empathie, la douceur, le travail d’équipe et le sens du relationnel. L’accompagnement des familles comme des enfants est le cœur de ce métier, dans un climat de confiance et de bienveillance afin de prodiguer les soins ou conseiller les parents sur les pratiques éducatives. Pour exercer en tant qu’auxiliaire de puériculture, le diplôme d’auxiliaire de puériculture (DEAP) est un prérequis. Il se prépare en 1 an dans un institut de formation d’auxiliaire de puériculture (IFAP) qui alterne enseignement théorique et stages sur le terrain, après une sélection sur dossier et entretien. Pour intégrer cette formation , il faut avoir au minimum 17 ans mais il n’y a pas de limite d’âge. Il est donc tout à fait possible de suivre ce cursus dans le cadre d’une réorientation professionnelle. Outre le parcours classique, le métier d’auxiliaire de puériculture est aussi accessible sans poursuite d’études par la validation des acquis de l’expérience (VAE), dans la mesure où vous avez déjà exercé dans un métier de service à la personne ou en lien avec l’éducation, ou dans le cadre de la formation pour adulte. Il se pose alors la question du financement. Si vous êtes en activité professionnelle, vous pouvez financer votre projet grâce au CPF (compte personnel de formation), qui vous permet de faire une pause dans votre activité pour suivre la formation d’auxiliaire de puériculture sans perte de salaire. Si vous êtes sans emploi, il existe aussi des solutions, comme l’AIF (aide individuelle à la formation). Le salaire d’un auxiliaire de puériculture est autour de 1500€ brut en début de carrière pour atteindre en moyenne 2000€ brut après quelques années d’expérience. Il est important de souligner que le salaire varie d’un secteur géographique à l’autre. Néanmoins, un professionnel officiant dans la fonction publique territoriale ou hospitalière pourra bénéficier de primes et d’indemnités supplémentaires tout au long de sa carrière, en gravissant des échelons selon une grille tarifaire. Les professionnels diplômés après 3 années d’expériences, quant à eux, pourront valoriser leur salaire en se tournant vers les métiers d’éducateur de jeunes enfants ou d’infirmier.
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