Robert Hossein, de son vrai nom Robert Hosseinhoff, est une figure emblématique du cinéma et du théâtre français. Né d'un père compositeur d'origine persane et d'une mère danseuse russe, il a marqué le paysage culturel par son talent d'acteur, de metteur en scène et de réalisateur.
Jeunesse et Premiers Pas
Dès son plus jeune âge, Robert Hossein est attiré par le monde du cinéma. Après la guerre, il suit des cours d'art dramatique, notamment au cours Simon. À seulement 19 ans, il écrit et joue sa première pièce, "Les Voyous", qui lui vaut un premier succès d'estime. Son père, André Hossein, était un compositeur d'origine azerbaïdjanaise, natif de Samarcande, et sa mère était une comédienne native de Kiev (Ukraine). Il suit très tôt des cours de théâtre, auprès notamment de René Simon et de Tania Balachova.
L'Ascension Cinématographique
Robert Hossein débute sa carrière cinématographique en 1948 avec une petite figuration dans "Le Diable boiteux" de Sacha Guitry. Sa carrière prend de l'ampleur grâce au film de Jules Dassin, "Du rififi chez les hommes". En 1955, il réalise son premier film, "Les salauds vont en enfer", adaptation de la pièce de théâtre de son ami Frédéric Dard, dans lequel il est également acteur.
Il réalise ensuite "Pardonnez nos offenses" en 1956, et "Toi le venin". En 1964, il acquiert une renommée internationale grâce à son rôle de Geoffrey de Peyrac dans la saga "Angélique, marquise des anges". Pourtant, il hésitait à accepter ce rôle, ne se voyant pas incarner cet homme balafré et boiteux. Finalement, il accepte et ce rôle le propulse au rang de sex-symbol. Il retrouve Michèle Mercier, sa partenaire d’Angélique, pour "Une corde, un colt", western français qu'il réalise et interprète.
Il multiplie les apparitions comme acteur, notamment dans "Le Casse", d'Henri Verneuil. En 1973, il joue un prêtre et amant de Claude Jade dans "Prêtres interdits" de Denys de La Patellière, et joue avec Johnny Hallyday dans "Point de chute", qu'il réalise. En 1981, il fait un retour remarqué dans "Les Uns et les Autres" de Claude Lelouch.
Lire aussi: Retour sur le parcours de Fernando Alonso
L'Engagement Théâtral
En 1970, Robert Hossein prend en charge la maison de la Culture de Reims afin de "marcher au devant du public qui n'était jamais venu au théâtre". La réussite est totale. Pour cet humaniste, il faut donner aux gens la possibilité de voir du grand spectacle. Pari réussi avec ses représentations légendaires au Palais des sports et au Palais des congrès. Il expérimente un théâtre traité comme un véritable spectacle cinématographique. En 1972, Isabelle Adjani joue avec sa troupe "La Maison de Bernarda Alba" de Federico García Lorca, qui la consacre.
De retour à Paris, Hossein se lance dans une série de grands spectacles au Palais des Sports et du Palais des congrès de Paris, où le public est invité à prendre parti : "Le Cuirassé Potemkine", "Notre-Dame de Paris", ou bien encore "Danton et Robespierre". En 2007, il présente une pièce intitulée "N'ayez pas peur" sur la vie de Jean-Paul II.
Directeur de Théâtre et Homme de Foi
En 2000, Robert Hossein réalise son rêve : diriger un théâtre. Il jette son dévolu sur Marigny dont il assure la direction artistique. Pendant sa présidence, il participe à plusieurs pièces jouées dans son théâtre, dont ‘Huis Clos’ de Jean-Paul Sartre ou ‘Antigone’ de Jean Anouilh. À l'âge de quarante ans, il s'est fait baptiser dans la religion catholique, en même temps que son fils Julien. Robert Hossein se définissait comme un homme de foi.
Vie Privée
Côté vie privée, il épouse Marina Vlady en 1955. Le couple a deux fils, Igor et Pierre, mais se sépare après quelques années. Il épouse en secondes noces Caroline Eliacheff, fille de Françoise Giroud, alors âgée de 15 ans. Leur fils Nicolas naît en 1963. En 1976, il épouse Candice Patou à Reims.
Une Philosophie de Vie
Robert Hossein laisse derrière lui des réflexions sur la vie et la société. Pour lui, il est nécessaire de renoncer à être une victime pour prendre soin des autres. Il s'inquiétait de la place de la technologie dans nos vies, déplorant l'oubli de la relation vraie, de personne à personne.
Lire aussi: Thibault Rabiet : son engagement dans l'édition
Héritage
Robert Hossein est décédé le jeudi [Date du décès à insérer] d'une insuffisance respiratoire, laissant derrière lui un héritage artistique riche et diversifié. Il restera dans les mémoires comme un acteur inoubliable, un metteur en scène visionnaire et un homme de théâtre passionné.
Lire aussi: Le pilier de la vie de Julien Courbet
tags: #robert #hossein #biographie
