Popeck, de son vrai nom Judka Herpstu, est un acteur et humoriste français né à Paris le 18 mai 1936. Son parcours est marqué par les épreuves de la Seconde Guerre mondiale et une ascension artistique qui l'a mené des petits cabarets aux scènes les plus prestigieuses.
Une Enfance Marquée par la Guerre
Fils d'immigrés juifs originaires d'Europe de l'Est, Popeck voit son enfance bouleversée par la Seconde Guerre mondiale. Ses parents, installés en France depuis 1912, sont déportés. Pour échapper à la persécution, il est caché dans un foyer pour enfants juifs à Mainsat, dans la Creuse. Il doit porter l’étoile jaune. Cette période difficile le marque profondément et il perd sa mère, Esther, décédée à Auschwitz.
Des Débuts Difficiles et la Révélation du Cours Simon
Après la guerre, Popeck se désintéresse de l'école et enchaîne différents petits boulots, notamment comme employé de pompes funèbres et livreur de fleurs. Cependant, il rêve d'une carrière sous les projecteurs. Vers la fin des années 50, il découvre la comédie au Cours Simon à Paris. Cette expérience est une révélation et il décide de s'orienter vers une carrière d'acteur dramatique. Il prend alors le pseudonyme de Jean Herbert.
Les Premiers Pas au Cinéma et à la Télévision
Le comédien débute sa carrière au cinéma en 1966 dans Le Chien fou d'Eddy Matalon, aux côtés de Claude Brasseur et Jacques Monod. À cette époque, il s'illustre principalement à la télévision, en apparaissant dans différentes séries comme Quand la liberté venait du ciel et Les Compagnons de Baal. Il se voit offrir plusieurs propositions de collaborations.
La Naissance de Popeck: Un Personnage Inoubliable
En 1968, sa carrière connaît un tournant majeur lorsqu'il lance le personnage humoristique de Popeck, inspiré par la personnalité de son père. Ce personnage de vieux grognon râleur, reconnaissable à son accent yiddish, son costume trois-pièces et son chapeau melon, vendeur de caleçons molletonnés, devient rapidement populaire. Sa phrase fétiche, « On n'est pas des sauvages, tout de même ! », devient culte.
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L'Ascension Vers le Succès
Il faut cependant attendre 1978 avant que Popeck ne présente son premier one-man-show. Entre temps, le comédien fait des apparitions remarquées dans des films tels que Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury (1973), Cousin cousine de Jean-Charles Tacchella (1975) ou encore Le Guêpier de Roger Pigaut (1976) dans lequel il retrouve Claude Brasseur. Son premier succès au Café d’Edgar de Montparnasse marque le début de sa notoriété auprès du grand public. Ses nouveaux succès d'humoriste le poussent alors progressivement à abandonner le répertoire classique au profit de spectacles comiques et de sketchs. Dès lors, l'acteur dramatique disparaît pour laisser peu à peu la place à Popeck, le vieux juif râleur, à la télévision comme à la scène.
Les Années de Gloire: Olympia et Sketchs Incontournables
Au cours des années 1980, l’humoriste se produit à plusieurs reprises sur la scène de l’Olympia. Sa carrière est rythmée par des sketchs et des spectacles incontournables comme "Le Bois de Boulogne", "Le Dîner chez Maxim’s" ou "Le Tribunal". Il se produit par la suite sur d’autres scènes mythiques comme le Palais des Congrès et le Casino de Paris. Ses one man shows sont un succès et le public assiste en masse à ses shows.
Diversification et Reconnaissance Cinématographique
Après plusieurs seconds rôles en Italie au cours des années 1990 (Cellini, l’or et le sang de Giacomo Battiato - 1990 ; Le Chef de gare de Sergio Rubini - 1990 ; L’angelo con la pistola - 1992…), Popeck fait un retour remarqué auprès du grand public grâce au personnage de Rubinstein qu’il interprète dans Le Pianiste de Roman Polanski, Palme d’or au Festival de Cannes en 2002.
Une Carrière Polyvalente: Cinéma, Théâtre et Écriture
Parallèlement à sa carrière d'humoriste, Popeck continue de promouvoir sa carrière d'acteur. Il participe à une vingtaine de films et séries, démontrant sa polyvalence artistique. En 1979, il publie un livre intitulé « Popeck raconte », édité par les Éditions Menges. Il lance dans son premier One-man-show à l'Olympia de Paris en 1990, puis au Palais des Congrès en 1992 et au Casino de Paris en 1995. Il ne délaisse pas le monde du cinéma, ni celui du théâtre. On le retrouve dans une pièce baptisée « Drôles d'oiseaux » en 1997 et dans « Le Bourgeois Gentilhomme » de Molière en 2002.
Toujours Actif
Toujours très actif sur les planches, tant dans ses spectacles que dans ceux des autres (L’Amour foot de Robert Lamoureux, Toc Toc de Laurent Baffie…), Popeck se fait par la suite plus rare au cinéma malgré des prestations remarquées dans différentes comédies comme Beur sur la ville de Djamel Bensalah (2011) et Ils sont partout d’Yvan Attal (2016). En 2017, l’artiste français sort son nouveau spectacle : Même pas mort ! à L’Archipel et tourne dans toute la France. À 88 ans, il reprend le chemin de la scène fin septembre 2023 pour jouer Popeck : Fini de rire, on ferme !
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Vie Privée
Côté vie privée, Popeck épouse Anne en 1970, et ensemble ils ont un fils. Il a également un fils aîné né d’une première union. En janvier 2021, il révèle, lors d'une émission, son calvaire d'homme battu par sa femme.
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