L'histoire de France est jalonnée de figures royales marquantes, parmi lesquelles les rois Louis occupent une place prépondérante. Cet article explore les dates de naissance de certains de ces monarques emblématiques, en mettant en lumière l'impact de leur règne sur le royaume de France.
Louis IX, Saint Louis : Naissance et Ascension d'un Roi Saint (1214-1270)
Le 25 avril 2014 a marqué le 800e anniversaire de la naissance de Louis IX, né à Poissy le 25 avril 1214. Fils de Louis VIII (roi de France de 1223 à 1226) et de Blanche de Castille (régente du royaume de France de 1226 à 1235), Louis IX a régné pendant plus de 43 ans. Sa sainteté était reconnue de son vivant, et il a été canonisé en 1297, devenant Saint Louis.
L'enfance et l'accession au trône
Louis IX était le troisième enfant de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille. Après la mort de son frère aîné, il est devenu l'héritier du trône. Louis n'avait que douze ans lorsqu'il succéda à son père le 7 novembre 1226. Bien que Louis IX ait été proclamé majeur en 1234, il laissa à sa mère la conduite des affaires au moins jusqu'en 1242. De 1248 à 1252, pendant la croisade d'Égypte, Blanche de Castille, une Espagnole énergique, dirigea le royaume. La régente a maintenu en place les conseillers expérimentés de Philippe Auguste et de Louis VIII et a fait appel aux membres des familles seigneuriales d'Île-de-France.
La régence de Blanche de Castille
Avec l'aide de son conseiller italien Romain Frangipani, la régente a mis fin à la révolte de Philippe Hurepel, fils de Philippe Auguste et d'Agnès de Méran, et des barons hostiles à une régence exercée par une femme. Cependant, la révolte a rapidement repris. Les Parisiens ont pris le jeune roi sous leur protection, et les révoltés ont été vaincus dans le Perche en janvier 1229. Privés du soutien du comte de Toulouse en avril 1229, ils ont repris les armes en 1230 avec l'appui du roi d'Angleterre Henri III, qui a été accueilli à Saint-Malo le 3 mai par Pierre Mauclerc. La soumission de Philippe Hurepel en septembre et le retour outre-Manche du Plantagenêt en octobre ont mis fin à la révolte avant que la paix avec l'Angleterre et la Bretagne ne soit consolidée par les trêves de juillet 1231, qui ont laissé à Louis IX Bellême et Angers.
Réformes administratives et monétaires
Louis IX a poursuivi avec vigueur la réforme administrative du royaume, initiée par Philippe Auguste et Louis VIII. Des prévôts et des baillis ont été introduits, ces derniers cessant d'être des inspecteurs itinérants pour devenir des administrateurs nommés, payés et révoqués par le roi. Ils exerçaient leurs fonctions dans le cadre d'une vingtaine de circonscriptions bien distinctes, appelées bailliages, sénéchaussées dans le Centre-Ouest et le Midi languedocien, et prévôté à Paris. Ces officiers, recrutés dans la petite noblesse locale ou la bourgeoisie, se sont constitués en dynasties.
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Les ordonnances de 1263 et de 1265 ont renforcé les prérogatives royales. La monnaie royale jouissait d'un cours forcé sur tout le royaume, et de nouvelles monnaies ont été frappées dès 1266 : un gros d'argent et une pièce d'or. Le règne de Louis est devenu celui de la "bonne monnaie".
Croisades et Sainteté
En décembre 1244, à la suite d'une grave maladie, Louis IX fit le vœu personnel de se croiser. En 1247, une grande enquête fut confiée à des moines mendiants pour relever toutes les injustices commises auprès des populations et y porter remède. Le roi quitta le royaume le 25 août 1248, laissant la régence à sa mère Blanche de Castille. L'armée royale débarqua près de Damiette après avoir fait étape à Chypre. Malgré le succès initial de la prise de Damiette, l'expédition fut un échec, et le roi fut fait prisonnier à Mansourah le 5 avril 1250. Louis ne rentra en France qu'après avoir appris la mort de sa mère.
En mars 1267, il reprit de nouveau la croix et s'embarqua le 1er juillet 1270 pour Tunis, où il mourut de la peste le 25 août. Louis IX fut rapidement considéré comme un saint, et sa canonisation fut accordée en 1297.
Personnalité et Héritage
Élevé dans la crainte du péché mortel, Louis IX fit preuve d'une profonde piété. Il assistait chaque jour à la totalité de l'exercice divin et était un auditeur passionné de sermons. Sa piété s'appuyait sur les œuvres et sur des aumônes généreuses. Louis IX a développé toute une symbolique du pouvoir. Il ne se croyait pas contraint de soutenir la papauté contre l'empereur germanique Frédéric II, mais a pris sous sa protection le concile de Lyon.
Louis XIV, le Roi Soleil : Grandeur et Absolutisme (1638-1715)
Surnommé « Louis-Dieudonné » en raison de sa naissance attendue pendant 23 ans, Louis XIV est né en 1638, à Saint-Germain-en-Laye. Devenu roi à quatre ans et demi, à la mort de son père Louis XIII, le jeune souverain a reçu d’Anne d’Autriche, sa mère, et du cardinal Mazarin, son parrain, une éducation complète.
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L'enfance et la Fronde
Alors que sa mère assure la régence et que Mazarin s’occupe de son initiation politique, arrive rapidement le temps de la Fronde (1648-1653), une rébellion qui touche d’abord le Parlement avant de s’élargir à la haute noblesse. L’enfant se sent humilié par l’arrogance des Grands et menacé dans sa capitale : il s’en souviendra.
Mariage et Descendance
Louis XIV épouse à Saint-Jean-de-Luz, en 1660, sa cousine doublement germaine, Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne. Leur union cimente la réconciliation de la France et de l’Espagne voisine. Le Roi et la Reine ont six enfants. Seul l’ainé, Louis de France dit Le Grand Dauphin, survivra. Après la mort de la souveraine en 1683, le roi épouse secrètement Madame de Maintenon qui succède à ses premières favorites, Mademoiselle de La Vallière et Madame de Montespan, avec lesquelles il a eu plusieurs descendants légitimés.
Versailles, Symbole de la Monarchie Absolue
Jusqu’à son installation au château de Versailles le 6 mai 1682, le Roi impose à la Courdes déplacements fréquents. Louis XIV et ses courtisans séjournent au palais du Louvre puis aux Tuileries, dans les châteaux de Saint-Germain-en-Laye, de Vincennes, Fontainebleau et Versailles, en pleine transformation. Les travaux sont confiés à des artistes tels qu’André Le Nôtre, Louis Le Vau, Charles Le Brun ou encore Jules Hardouin-Mansart. En 1678 débute la construction de la galerie des Glaces, plus grand symbole de la puissante monarchie absolue. Offrant suffisamment d’espaces pour loger les courtisans, le Château et ses dépendances deviennent le symbole de cette noblesse prête à tout pour loger près du roi, lequel respecte ainsi la tradition de la monarchie qui veut qu’il soit accessible. Sous l’œil du souverain, les Grands ne complotent plus ; ils résident soit aux armées, soit à la Cour, attentifs à plaire et à servir. Intimidant, majestueux, renseigné sur tout par ses espions, le roi contrôle tout.
Un Roi Mécène
Les centres d’intérêt du souverain sont très variés et il excelle dans de nombreux domaines : la musique (il joue de la guitare), la danse (il se distingue dans les ballets) ou encore l’équitation, étant un parfait cavalier. Il aime la chasse, la promenade, l’escrime, les spectacles, les jeux de société et en particulier le billard. Il s’entoure avec discernement des meilleurs artistes de l’époque, dont Molière, Lully ou Racine. Au château de Versailles, il fait jouer leurs comédies, opéras, tragédies et organise de brillantes fêtes.
Un Monarque de Droit Divin
Avant de lui préférer l’allégorie politique, Louis XIV choisit au début de son règne le soleil pour emblème. Le soleil, c’est Apollon, dieu de la paix et des arts ; c’est aussi l’astre qui donne vie à toutes choses, qui est la régularité même, qui se lève et qui se couche. À l’instar du dieu, Louis XIV, héros guerrier, ramène la paix ; il protège les arts, il est le dispensateur de toutes les grâces. Par la régularité de son travail, par ses levers et couchers publics, il marque la ressemblance, imprimée dans la pierre. Partout le décor de Versailles mêle les représentations et les attributs du dieu (lauriers, lyre, trépied) aux portraits et aux emblèmes royaux.
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Le Régime Absolutiste
Monarque de droit divin, le Roi est le lieutenant (tenant lieu) de Dieu sur terre. C’est en ce sens qu’il est dit « absolutiste » ce qui, en latin, signifie délié de tout lien : il n’a de compte à rendre qu’à Dieu. Lors de son sacre, il s’est engagé à défendre la foi catholique. Pour honorer son serment et afin de préserver l’unité religieuse du royaume, il lutte contre les jansénistes de Port-Royal et engage des persécutions contre les protestants. Les conversions forcées, l’émigration de deux cent mille d’entre eux, le conduisent à supprimer l’édit de tolérance : c’est la révocation de l’Édit de Nantes en 1685. Depuis Versailles, Louis XIV dirige un État centralisé et absolutiste qu’il a bâti autour de sa personne. Le monarque réside dans le corps central du Château, au premier étage, où trois appartements lui sont réservés. Il impose à la Cour l’étiquette, règles de préséance auxquelles doit se soumettre la noblesse. Avec Colbert, il conduit la réorganisation administrative et financière du royaume, ainsi que le développement du commerce et des manufactures. Avec Louvois, il réforme l’armée et accumule les succès militaires.
Fin de Règne et Succession
Affaibli par 72 années de règne, Louis XIV meurt le 1er septembre 1715. Il est inhumé à la basilique Saint-Denis et lègue le trône à son arrière-petit-fils Louis XV, alors âgé de 5 ans.
Louis XV, le Bien-Aimé : Entre Faste et Crise (1710-1774)
Né à Versailles, le 15 février 1710, Louis XV porte successivement les titres de duc de Bretagne, de duc d'Anjou, puis de dauphin de France à partir de 1712. Arrière-petit-fils de Louis XIV (1638-1715) et troisième fils de Louis, duc de Bourgogne (1682-1712) et de Marie-Adélaïde de Savoie (1685-1712), le jeune Louis XV est orphelin quand il accède au trône à l'âge de 5 ans, lors du décès de son trisaïeul le 1er septembre 1715.
La Régence et le Mariage
À la mort de Louis XIV, Philippe d'Orléans (1674-1723) assure la régence du royaume, et il fiance en 1721 le jeune Louis à sa cousine germaine, Marie-Anne Victoire infante d'Espagne (1718-1781), mais ce mariage échoue. Sacré roi de France et de Navarre dans la cathédrale de Reims, le 25 octobre 1722, le jeune roi est déclaré majeur le 16 février 1723.
Peu après le décès du Régent, en décembre 1723, Louis-Henri de Bourbon-Condé, 7e prince de Condé (1692-1740) accède au poste de premier ministre. Le prince de Condé subit l'influence de sa maîtresse la marquise de Prie, et quand il devient nécessaire de trouver rapidement une épouse au jeune Louis XV, le prince de Condé choisit la candidature d'une princesse polonaise, Marie Leszczyńska (1703-1768), fille de Stanislas Leszczynski (1677-1766), roi détrôné de Pologne. Le mariage est célébré le 5 septembre 1725 dans la chapelle de la Trinité du château de Fontainebleau. Le couple royal a dix enfants.
Un Règne Contradictoire
Après une longue maladie en 1744 à Metz qui faillit l'emporter, Louis XV reçoit le surnom de « Louis le Bien-Aimé ». Cependant, sa popularité auprès de ses sujets baisse considérablement au fil des ans, en raison de son manque de fermeté dans ses décisions politiques, ainsi qu'à sa vie privée dissolue. Le roi est largement influencé par ses maîtresses, dont la marquise de Pompadour (1721-1764) et, à la fin de son règne, la comtesse Du Barry (1743-1793).
Le 10 mai 1774, Louis XV décède de la variole au château de Versailles. Sous son règne, la Lorraine rejoint la Couronne de France en 1766, à la suite de la mort de son beau-père, ainsi que la Corse, pour laquelle il négocie avec les Génois en 1768, tandis que la puissance coloniale perd des territoires au profit des Britanniques.
Versailles sous Louis XV
Depuis sa naissance au château de Versailles, le jeune prince réside, de 1710 à 1713, dans le corps central du château. Ensuite, entre 1713 et 1715, il occupe l’appartement des Enfants de France au premier étage de la vielle aile. Au moment du décès de Louis XIV, l’enfant quitte Versailles pour Paris et le château des Tuileries avec toute la cour. Le jeune roi ne retrouvera le château de sa prime enfance qu’en 1722. Durant son règne, il montre un très grand attachement pour ce lieu et il y fait réaliser des remaniements importants dans les espaces intérieurs ouvrant sur la cour de marbre. Il occupe ses appartements privés au premier étage dans le corps central du château et au deuxième étage jusqu’à son décès en 1774. Autour de la cour des Cerfs, le roi fait aménager des cabinets pour son usage personnel. Ces espaces : bibliothèques, cuisines, cabinet aux Oiseaux, galerie des Chasses étrangères, laboratoires, salles à manger accueillaient parfois quelques privilégiés. Louis XV ne rompt pas avec les traditionnels voyages annuels de la cour dans les autres résidences royales : Compiègne, Fontainebleau et Marly.
Louis XIII : Un Roi Méconnu (1601-1643)
Le 27 septembre 1601, naissait le futur Louis XIII, dauphin de France et fils du roi Henri IV (1553-1610) et de sa seconde épouse, la reine Marie de Médicis (1575-1642).
Naissance dans le Salon Louis XIII
Pour l’occasion, suivez-moi dans le salon Louis XIII du château de Fontainebleau où il vît le jour. Située dans les grands appartements d’apparats où vivaient les rois de France (puis les empereurs), cette pièce sera, jusqu’au 16e siècle, le Cabinet du Roi, avant de devenir le salon Louis XIII après la naissance, ici-même, du futur roi de France.
Une question se pose alors: pourquoi la reine accouche-t-elle dans cette pièce et non dans son appartement? En réalité, la chambre de Marie de Médicis est trop exigüe pour l’accouchement. Car à l’époque et sous la monarchie, on accouche en public pour éviter les doutes sur l’origine royale du bébé qui naît. La chambre de la reine étant trop petite pour recevoir la cour, il a fallu organiser l’accouchement dans cette grande salle.
Un Accouchement Royal et Public
On connaît bien le récit de la naissance de Louis XIII, relatée en détails par Louise Bourgeois, la sage-femme présente ce jour-là. Elle raconte ainsi que tout commence ce 27 septembre 1601, vers minuit, quand les douleurs de la reine deviennent plus intenses.
Pensant que l’arrivée de son enfant est toute proche, Henri IV envoie chercher les princes de sang qui doivent, selon le protocole, assister à l’accouchement: les princes de Conti, de Soissons et de Montpensier. Arrivés vers les deux heures, peu enthousiastes (ce qui ne manquera pas d’agacer le roi), ils repartent rapidement, comprenant que l’attente peut être encore longue. Vers les quatre heures du matin, on place la reine sur sa chaise d’accouchement en velours cramoisi. Le travail va durer plus de 22 heures (22 heures et quart exactement) mais le roi, impatient, va rester à ses côtés, se faisant relayer lorsqu’il doit s’absenter (pour manger par exemple).
Quand enfin l’enfant arrive, il apparaît affaibli. La sage-femme décide alors, avec l’accord du roi, de lui ‘souffler’ du vin dans la bouche pour le revigorer, comme c’était l’habitude. Elle se tourne ensuite vers le roi qui, inquiet, lui demande: «Sage-femme, est-ce un fils?». Et bien oui, ce sera un fils! Henri IV est fou de joie et, levant les yeux au ciel, en larmes, il rend grâce à Dieu et s’empresse d’aller féliciter la reine.
Le Salon Louis XIII : Un Lieu de Mémoire
Dans le salon Louis XIII, beaucoup d’éléments rappellent la naissance du futur monarque. Souvenir de l’événement royal qui s’y est déroulé, le superbe médaillon au plafond représente ainsi Louis XIII enfant, juché sur un dauphin, l’emblème des futurs rois.
Très bien conservée dans son décor de la fin du 16e et du début du 17e siècles, ce salon présente en revanche un mobilier de style Louis XV réalisé sous le Second Empire. On remarque, par exemple, les chaises fines dorées, dites «chaises volantes», typiques du 19e siècle. Pourquoi «volantes»? Simplement parce qu’elles pouvaient être déplacées selon les besoins, quand auparavant chaque meuble était affecté à une fonction et un endroit précis. Le 19e siècle est aussi présent à travers les chauffeuses et autres fauteuils capitonnés confortables typiques du Second Empire où l’esthétique doit avant tout s’accorder avec le confort.
Louis VIII le Lion (1187-1226)
Fils de Philippe Auguste et d’Isabelle de Hainaut, qui descendait de Charlemagne, Louis VIII naquit le 5 septembre 1187, monta sur le trône au mois de juillet 1223, et fut sacré à Reims le 2 du mois suivant avec Blanche de Castille, sa femme.
Un Règne Marqué par la Guerre et la Politique
Malgré les vives oppositions du pape, qui le menaçait d’excommunication, et quoique Philippe eût l’air de désapprouver cette expédition, rien ne l’avait arrêté : il entra victorieux dans Londres, où il avait été proclamé roi. Louis répondit que les Anglais avaient les premiers violé plusieurs clauses du traité ; et il fit surtout valoir les constitutions du royaume, qui ne permettaient pas au roi d’en démembrer les provinces sans le consentement des seigneurs. Il reçut le serment du vicomte de Limoges, du comte de Périgord, enfin de tous les seigneurs d’Aquitaine, jusqu’à la Garonne, et retourna triomphant à Paris.
Le pape Honorius III, que les Anglais avaient mis dans leurs intérêts, redoubla d’efforts et d’intrigues : pour occuper Louis sur un autre point, il lui fit embrasser la cause de la maison de Montfort contre le comte de Toulouse, Raymond, et il le détermina à se mettre à la tête d’une croisade contre les Albigeois. Ce monarque assembla en conséquence une puissante armée, et il marcha contre les Albigeois, accompagné du légat. Avignon arrêta pendant trois mois le monarque français, qui ne devint maître de cette ville qu’après des assauts réitérés et lorsque le fer de l’ennemi, la disette et la contagion eurent détruit une grande partie de ses troupes. Enfin, la place capitula, et l’armée française pénétra dans le Languedoc, où tout se soumit jusqu’à quatre lieues de Toulouse.
Un Héritage Contrasté
Au surplus la guerre contre les Albigeois, tout injuste et cruelle qu’elle fût, présentait dans l’avenir d’assez grands avantages sous le rapport de la politique : le comté de Toulouse devait être le prix de la victoire, et cette possession eût rendu l’expulsion plus facile ; enfin Louis ne pouvait pas s’attendre à une mort si prompte. Malgré la brièveté de son règne, ce prince a marqué sa place entre Philippe Auguste et Saint-Louis.
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