Karen Khachanov est un joueur de tennis professionnel russe, né le 21 mai 1996 à Moscou. Sa carrière, lancée en 2013, l'a propulsé parmi les figures marquantes de sa génération.

Début de carrière et ascension

Khachanov a commencé son parcours professionnel en 2013. Dès ses débuts, il a fait preuve d'un talent exceptionnel, gravissant rapidement les échelons du tennis mondial.

Karen Khachanov, alias "Djan" a démarré le tennis à l'âge de 3 ans à la crèche, ses parents le plaçant dans le groupe de tennis. Sa surface privilégiée est le dur en indoor et le service mon meilleur coup.

Rapidement, il fait étalage de son talent, notamment en remportant le tournoi Européen des moins de 18 ans en juillet 2013 en Suisse. Il n'hésite pas à parler de ses objectifs, être "dans le top 100 à la fin de la saison 2014".

En 2014, il remporte l'ITF de Mulhouse face au Français David Guez. Décidément, la France lui sourit, puisqu'il remporte l'ITF de Lille en 2015. Le jeune joueur Russe de 19 ans (en sept. 2015), poursuit sur sa lancée avec l'ITF de Bukhara en Ouzbékistan. En 2015, de nouveau, il obtient le titre au Challenger d'Istanbul en Turquie. Au 21/09/2015, il est classé 164ème à l'ATP.

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En 2016, le Russe confirme l'étendue de son talent. Pour sa 1ère participation dans le tableau principal d'un Grand Chelem, il passe le 1er tour à l'US Open et s'incline seulement en 4 sets face à Kei Nishikori, 1/2 finaliste du tournoi. Mais surtout, à 20 ans, Khachanov remporte son 1er titre ATP, à Chengdu, en battant Albert Ramos Vinolas en finale. Il atteint évidemment son meilleur classement en pointant à la 55ème place.

Titres et réalisations

Au cours de sa carrière, Khachanov a accumulé plusieurs titres en simple sur le circuit ATP. Parmi ses victoires les plus notables, on compte le titre Masters 1000 à Paris en 2018, un moment phare de sa carrière.

En 2018, il remporte le tournoi ATP 250 Open 13 de Marseille face à Lucas Pouille en finale puis s'impose à Moscou face à un autre Français en la personne d'Adrian Mannarino. Lors du dernier tournoi de sa saison, il termine l'année en beauté avec un troisième titre et non des moindres, le Masters 1000 de Paris-Bercy, en battant solidement en finale Novak Djokovic (7/5 6/4) qui restait pourtant sur 22 victoires consécutives. Le Russe devient alors 11ème mondial à l'issue de sa meilleure saison dans l'élite.

L'année 2019 n'est pas du tout du même standing, ce dernier s'incline dès les 1/16èmes à l'Open d'Australie et Wimbledon. Il ne parvient pas à soulever un nouveau trophée.

Victoire au Masters 1000 de Paris en 2018

Karen Khachanov a frappé fort à Paris. Il fallait bien que cela s'arrête un jour. Vingt-deux victoires d'affilée, un Grand Chelem (US Open) et deux Masters 1000 enquillés (Cincinnati, Shanghaï) et une finale à Paris. Mais son physique n'a pas tenu.

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Les premiers signes de fatigue sont apparus à la fin du premier set alors que Khachanov délivrait une partition impeccable. Breaké à 6-5, le Serbe n'a pas réussi à se reprendre. «Je n'ai pas eu ce petit extra dont j'avais besoin», a estimé le Serbe. Le combat proposé par le surprenant membre premium de la nouvelle vague du tennis mondial était celui de trop. Car, en face, le jeune Khachanov a joué sa carte à fond. Et a délivré une partie incroyable. Avec le premier set en poche, un break à 2-1 dans la deuxième manche lui a permis d'aller au bout.

«C'est mon plus grand titre jusqu'à maintenant. Je ne pleure peut-être pas mais je suis très heureux», a-t-il reconnu. Il n'avait jusqu'ici qu'un top 10 sur son CV cette saison, il en a battu quatre (Zverev, Thiem, Isner, Djokovic) cette semaine à Paris. Parti au début de l'année aux alentours de la 50e place mondiale, arrivé 18e en début de semaine à Paris, il est assuré d'occuper le 11e rang ce matin.

Style de jeu et potentiel

Son jeu surpuissant cache une palette bien plus large que ses frappes de mammouth peuvent laisser penser. Il est d'ailleurs rare, voire impossible, d'arriver aux portes du top 10 mondial avec la puissance comme seule argument.

Car, depuis plusieurs mois, les signes avant-coureurs s'accumulaient. Seuls les top players parvenaient à le battre. À Wimbledon, il s'était incliné contre Djokovic en 8e.

Soutenu à ses débuts par un oncle millionnaire, présent hier, Khachanov a signé sa plus belle saison avec 45 victoires pour 22 défaites, et trois titres à Marseille, Moscou et Paris.

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Vie personnelle

Côté personnel, Karen Khachanov est marié à Veronika Shkliaeva, et ensemble ils ont un fils, né en 2019.

Faits intéressants

Khachanov parle couramment trois langues - le russe, l'anglais et le serbe. Il est aussi un grand fan de basket-ball et il suit régulièrement la NBA.

Comparaison avec Marat Safin

Russe, gros cogneur, grand (1,98 m), au physique d'armoire à glace… Forcément, la comparaison avec Marat Safin, l'ex N.1 mondial à la retraite, est inévitable.

Pour Guy Forget, le directeur du Masters 1000 parisien, il y a effectivement quelque chose : «C'est vrai qu'il y a des similitudes, dans la personnalité aussi», évoquant «un garçon très attachant», très apprécié sur le circuit, même s'il y a encore de la marge avec le palmarès de Safin.

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