Il est essentiel de reconnaître que le choix divin ne s'est pas limité à Marie pour la maternité du Fils unique de Dieu. Joseph, en tant que père adoptif et éducateur de Jésus, a également été choisi avec soin. Cette sélection met en lumière le caractère exceptionnel de Joseph, un homme appelé à participer au processus de rédemption de l'humanité en devenant le père nourricier du Sauveur. Une telle mission exigeait un homme hors du commun. L'Évangile de Matthieu le décrit simplement comme « un homme juste », c'est-à-dire, un homme ajusté à la volonté de Dieu, désireux de suivre le chemin tracé pour lui. Saint Joseph est donc un homme unique dans l'histoire, tout comme Marie.

Joseph, l'Homme des Songes et de l'Obéissance

Les Évangiles présentent Joseph comme un homme guidé par les songes. Après l'Annonciation, alors qu'il est fiancé à Marie et découvre sa grossesse, Joseph est confronté à un dilemme. La tradition mystique suggère que Marie n'a peut-être rien révélé à Joseph, gardant le secret de Dieu. Dans ce contexte, le premier songe de Joseph est interprété comme une Annonciation personnelle, lui annonçant que l'enfant est engendré par l'Esprit Saint. Il est également possible que Marie ait partagé sa situation avec Joseph, comme le feraient deux êtres qui s'aiment. Car il est indéniable que Marie et Joseph s'aimaient profondément ; Dieu n'aurait pas confié son Fils à un couple dépourvu d'amour.

« Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit. Or tout ceci advint pour que s’accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l’appellera du nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : "Dieu avec nous." Une fois réveillé, Joseph fit comme l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui sa femme ; et il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils, et il l’appela du nom de Jésus. »

La loi de Moïse autorisait la répudiation, mais la décision de Joseph de répudier Marie en secret suggère qu'il comprenait la vocation unique de Marie et ne voulait pas interférer. Dès lors, Joseph assume pleinement son rôle de père : il conduit Marie à Bethléem pour le recensement, cherche un logement, et obéit aux injonctions divines.

« Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu’à ce que je te dise. Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. »

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Joseph obéit immédiatement, devenant un migrant avec sa famille dans un pays inconnu. Puis, à nouveau, il obéit à l'appel de rentrer en Israël et de s'installer à Nazareth.

Comme le souligne le pape François, Joseph a vécu en cachette dans le village de Nazareth, loin de sa ville natale de Bethléem et de Jérusalem. Sa vie discrète laisse supposer qu'il est décédé avant le début de la vie publique de Jésus.

La Reconnaissance de l'Église envers Saint Joseph

Malgré sa discrétion, saint Joseph occupe une place importante dans la vie des chrétiens et de l'Église. Il a été proclamé « Patron de l’Église Catholique » par le pape Pie IX, « Patron des travailleurs » par le pape Pie XII et « Gardien du Rédempteur » par le pape Jean-Paul II. En Italie, la fête des pères est célébrée le 19 mars.

Joseph est décrit comme courageux, obstiné, ouvert d'esprit, prêt à discuter et à écouter les autres. Il est réfléchi, idéaliste, et soucieux du bien-être de son entourage. Il est également ambitieux et déterminé à réussir. Enfant, il aimait les arts et les travaux manuels. Sa fidélité et son honnêteté en font une personne fiable. Joseph est un homme bon et fiable, qui a besoin de se sentir entouré et en sécurité pour être heureux.

L'Église accorde une place importante à saint Joseph dans la liturgie. Son nom a été introduit dans le Canon romain par Jean XXIII en 1962. Saint Joseph est invoqué dans la prière d'intercession juste après Marie.

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Le peuple fidèle a toujours manifesté une grande dévotion à saint Joseph. Le pape Benoît XVI a souhaité approuver le désir du peuple des fidèles d'honorer saint Joseph, en se souvenant de la communion des saints. Joseph donne son nom à l'enfant Jésus, l'intégrant ainsi dans la lignée de David et dans l'histoire du Salut.

L'Église catholique honore saint Joseph, l'époux de Marie, le 19 mars. La préface de la messe rappelle que saint Joseph avait pour mission de « veiller sur Jésus comme un Père ». C'est en partie pour cette raison qu'en 1955, le pape Pie XII a institué le 1er mai comme fête de saint Joseph artisan.

Saint Joseph : Le Grand Silencieux de l'Évangile

Saint Joseph est souvent appelé le « grand silencieux de l'Évangile ». Les rédacteurs des Évangiles n'ont conservé aucune parole prononcée par lui. Pourtant, choisi par Dieu, il devient l'époux de Marie et donne au Fils de Dieu le nom de Jésus. Humble charpentier à Nazareth, Jésus passe les trente premières années de sa vie avec lui, après sa naissance à Bethléem et la fuite en Égypte. Joseph est donc le « dépositaire de l’autorité de Dieu » dans la Sainte Famille.

Curieusement, ce silence relatif sur la figure de saint Joseph a perduré dans l'Église au cours des premiers siècles, avant que son culte ne grandisse avec la modernité. Au XVIe siècle, sainte Thérèse d'Avila prend cet homme très intérieur comme guide du renouveau par la prière. Au XIXe siècle, le pape Pie IX l'instaure comme protecteur de l'Église universelle. Au milieu du XXe siècle, le pape Pie XII le couronne comme saint patron des travailleurs. Enfin, en 2021, le pape François le donne pour modèle pendant toute une année, par sa lettre apostolique Patris Corde - « Avec un cœur de père ».

Le pape François présente saint Joseph comme un modèle de paternité, soulignant le manque de pères dans la société actuelle. Saint Joseph est « l’ombre du Père éternel » selon les mystiques. Cette intuition confirme celle de nombreux pères de famille qui cherchent leur identité d'hommes et de chrétiens sur les traces de saint Joseph.

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Saint Joseph est également le patron de la bonne mort. La tradition rapporte qu'il s'est éteint au seuil de la vie publique du Christ, entouré de la Vierge Marie et de son fils adoptif Jésus.

Joseph dans l'Ancien Testament

Joseph est un personnage important dans la Bible hébraïque, où il relie l'histoire d'Abraham, d'Isaac et de Jacob en Canaan à l'histoire ultérieure de la libération des Israélites de l'esclavage en Égypte. Le Livre de la Genèse raconte que Joseph est l'un des douze fils de Jacob et le premier des deux fils (avec Benjamin) de Rachel. Il est vendu en esclavage par ses frères jaloux, mais devient l'homme le plus puissant d'Égypte à côté du roi d'Égypte. Lorsque la famine frappe la terre, il fait venir les enfants d'Israël en Égypte, où ils s'installent dans le pays de Goshen. Il est le père d'Éphraïm et de Manassé dont les descendants donneront deux des 12 tribus d'Israël, celles d'Éphraïm et de Manassé.

Au XIXe siècle, la critique textuelle a divisé l'histoire de Joseph entre les sources jahviste, élohiste et sacerdotale de l'hypothèse documentaire. Au début du XXe siècle, Hermann Gunkel a suggéré que, contrairement aux histoires d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, l'histoire de Joseph forme une seule histoire avec des origines littéraires plutôt qu'orales. En 1953, Gerhard von Rad a fait une évaluation détaillée de son style littéraire et a attiré l'attention sur le fait qu'il agissait d'une littérature de Sagesse, et en 1968, R. N. Whybray a fait valoir que l'unité de style impliquait un auteur unique. La majorité des biblistes modernes datent l'histoire de Joseph dans sa forme actuelle au plus tôt du Ve siècle av. J.-C. (époque perse).

Selon le récit biblique, Joseph est le fils préféré de son père Jacob/Israël. Cette préférence entraîne la jalousie des demi-frères de Joseph. Un jour où Joseph rejoint ses frères partis faire paître les troupeaux, les frères complotent contre lui. L'aîné, Ruben, ne souhaite pas que Joseph soit tué. Il sera plutôt dépouillé puis jeté au fond d'un puits. Juda propose de vendre Joseph à une caravane de marchands ismaélites. Mais des marchands madianites, qui passent par là, tirent Joseph de la citerne. Ils le vendent pour vingt pièces d'argent aux Ismaélites, qui l'emmènent en Égypte. Ses frères utilisent la tunique et du sang d'agneau pour faire croire au décès de Joseph à leur père Jacob inconsolable.

Arrivé en Égypte, Joseph est revendu comme serviteur à Potiphar, officier du roi. Il fait prospérer les affaires de celui-ci et devient rapidement son intendant; pendant plusieurs années il gère ses biens. Un jour, Joseph refuse les avances de la femme de Potiphar; elle raconte alors à son époux qu'il a tenté de la séduire. Joseph est envoyé en prison. Joseph partage sa cellule avec le maître-échanson et le maître-panetier de Pharaon. Joseph interprète leurs rêves. Il prédit au maître-échanson qu'il sera innocenté et qu'il retrouvera ses fonctions auprès du roi : il prédit au maître-panetier qu'il sera pendu et mangé par les oiseaux. Trois jours plus tard, ces prédictions se réalisent.

Le maître-échanson ne se souvient de Joseph que trois ans plus tard lorsque Pharaon fait un rêve interprété de différentes façons. Le maître-échanson raconte alors au Pharaon comment Joseph a interprété son rêve et lui demande de le faire sortir de prison. Joseph dit alors au Pharaon que les sept beaux épis et vaches sont des années d'abondance et que les sept maigres épis et vaches sont des années de famine. Il lui demande ensuite de choisir un homme sage et juste pour veiller à ceci. Pharaon dit alors : C'est toi qui t'en occuperas. Je suis le Pharaon, mais nul en Égypte ne lèvera le pied sans ton consentement. Joseph défile alors en Égypte entouré des Grands du pays et est acclamé par la foule. Joseph se marie à Asnath et en a deux fils : Manassé et Éphraïm. Après sept années d'abondance pendant lesquelles Joseph organise la constitution de réserves, la famine s'abat sur toute la région et conduit les populations environnantes à venir s'approvisionner en Égypte. Jacob envoie tous ses fils, sauf Benjamin, acheter du grain. Joseph les reconnaît mais ses frères ne le reconnaissent pas car il a beaucoup changé avec l'âge et il a désormais l'allure d'un vice-roi d'Égypte. Il fait accuser ses dix frères d'espionnage et emprisonne Siméon pour obliger les autres à revenir avec Benjamin, le dernier des frères. Lorsqu'ils reviennent en Égypte, Joseph est ému de revoir son petit frère. Il les fait repartir ensemble mais fait placer une coupe dans le sac de Benjamin pour les accuser de vol. Juda se dévoue pour que Benjamin puisse rentrer auprès de leur père. Voyant que ses frères ont retenu la leçon, Joseph révèle son identité à ses frères, puis il leur pardonne. Il invite son père et toute sa famille à venir s'installer en Égypte. La veille de sa mort, Jacob dit alors à Joseph : « Je peux mourir à présent mon fils, puisque je t'ai vu ».

Les Éléments Égyptiens dans l'Histoire de Joseph

L’histoire de Joseph est riche en éléments égyptiens. Les noms, titres, lieux et coutumes égyptiens apparaissent dans le Livre de la Genèse chapitres 37 à 50. Au cours des cent dernières années, les recherches historiques et archéologiques ont rendu l’étude des éléments égyptiens de l’histoire de Joseph plus fructueuse que jamais.

Joseph naquit à Paddan-Aram (Mésopotamie), six ans avant le retour de Jacob en Canaan. Il devait avoir environ 17 ans quand son père l’envoya prendre des nouvelles de ses frères qui faisaient paître les troupeaux à Sichem (aujourd’hui Naplouse). Joseph rencontra ses frères à Dothan. À son approche, ses frères décidèrent de se saisir de lui et le jetèrent dans une citerne. Ils décidèrent alors de le vendre à des Madianites faisant partie d’une caravane d’Ismaélites en route vers l’Égypte.

Joseph fut vendu à Potiphar, chef des gardes du Pharaon qui, ayant constaté les compétences de Joseph, lui remit l’administration de tous ses biens. L’épouse de Potiphar tenta de séduire Joseph mais devant son refus, cette femme l’accusa de ce forfait. Dès lors, Joseph fut jeté en prison durant plusieurs années. Il gagna toutefois la confiance du geôlier qui le chargea de la surveillance de tous les détenus. Il eut l’occasion d’interpréter les songes de deux autres prisonniers, le grand échanson et le grand panetier de Pharaon et ces songes se réalisèrent, selon ce que Joseph avait dit. Le grand panetier fut exécuté et le grand échanson rétabli dans sa fonction. Plus tard, le Pharaon eut des songes que personne ne pouvait expliquer. C’est alors que le chef des échansons se souvint de Joseph capable d’en dévoiler le sens. L’explication des deux songes est celle de l’annonce d’une terrible famine qui allait s’abattre sur tout le pays.

Le roi impressionné devant la sagesse de Joseph le nomma surintendant des greniers royaux et ministre d’État chargé de gérer la crise économique annoncée. Ce qui le plaçait au nombre des personnages officiels les plus proches du souverain. Joseph s’acquitta de cette tâche en faisant emmagasiner d’importantes réserves de nourriture.

Le pharaon lui donna en mariage Asnath, jeune fille d’une famille sacerdotale. Pendant les années de famine, ses entrepôts fournirent du blé à l’Égypte et aux pays voisins. Joseph retrouva ses frères, venus de Canaan acheter des provisions ; au lieu de chercher à se venger, il leur pardonna et leur dit : « … Dieu m’a envoyé devant vous pour vous faire subsister dans le pays, et pour vous faire vivre par une grande délivrance. » Il les invita à s’installer durablement sur la terre fertile de Goshen, dans la partie orientale du Delta du Nil. Joseph mourut à l’âge de 110 ans. Son corps fut embaumé et déposé dans un sarcophage selon la coutume égyptienne.

Archéologie et l'Histoire de Joseph

Ce récit a suscité des recherches archéologiques et culturelles visant à en retrouver des traces sur le terrain. Loin de prouver la réalité du récit, les résultats de ces travaux se limitent à quelques points de comparaison intéressants entre les passages bibliques et la société égyptienne antique. Face à l’absence de preuves, certains érudits actuels considèrent que le texte est une belle fable littéraire tardive.

Un argument économique avancé est la somme versée pour la vente de Joseph par ses frères : cent talents d’or (Genèse 37, 28), un montant qui correspond effectivement au prix moyen des esclaves lors de la première moitié du second millénaire avant J.-C. Les mœurs égyptiennes mentionnées dans le Livre de la Genèse, sont corroborées par certains monuments et quelques papyri.

Le titre honorifique attribué à Joseph par Pharaon, Zaphnath-paneah (traduit selon la tradition juive par « Celui qui explique les choses cachées ») et en égyptien Djed-panotcher-ioufânkh qui signifie « le dieu-a-dit-qu’il-vivra ». Selon l’égyptologue Alan Gardiner, ce nom signifierait : « Dieu a parlé ».

Lorsque Joseph devient gouverneur d’Égypte, il est honoré publiquement, revêtu de vêtements de lin et d’un collier d’or. Il porte la bague du pharaon et parcourt l’Égypte sur un char d’apparat aux côtés du roi, symboles typiques du pouvoir pharaonique.

La mention des famines d’Égypte est également corroborée par des inscriptions. Une inscription datant d’un siècle avant J.-C. mentionne une famine de sept ans sous le pharaon Djoser de la IIIe dynastie.

Près du village de Beni Hassan, en Moyenne-Égypte, un ensemble de sépultures princières datant du Moyen Empire présentent des décorations murales d’un grand intérêt qui évoquent des thèmes empruntés à la vie agricole et à l’artisanat. La tombe rupestre du fonctionnaire égyptien Khnoumhotep II porte sur ses parois, l’image d’une caravane de Bédouins, dont l’aspect physique tranche avec celui des personnages égyptiens qui l’entourent. L’inscription hiéroglyphique qui complète l’image désigne ces nomades par le mot Aamou, un terme égyptien qui définit les « peuples asiatiques » du Levant. Cette fresque est auto-datée de l’an 6 du règne de Sésostris II, c’est-à-dire d’environ 1890 avant J.-C., une date probablement antérieure à l’époque présumée des patriarches bibliques.

En l’absence dans le texte biblique du nom du pharaon concerné, il serait plausible de situer l’arrivée de Joseph en Égypte pendant la Deuxième période intermédiaire (vers 1700/1550 avant J.-C.), période où de nombreux petits royaumes se partagent le territoire égyptien.

Depuis le XXe siècle avant J.-C., les sources constatent l’arrivée d’étrangers, venus du Levant, et installés comme commerçants, artisans, marins… notamment dans la région du delta oriental du Nil. Au XVIIe siècle, deux centres de pouvoir émergent, l’un, au sud, autour de Thèbes (aujourd’hui Louqsor), l’autre dans le Delta avec pour capitale Avaris.

Un indice matériel figure dans deux versets de la Genèse, qui précisent d’une part que Joseph fut honoré « sur le second des chars de l’État » (Genèse 41, 43), et que le roi d’Égypte permit à Joseph d’aller enterrer son père Jacob en Canaan « avec des chars et des cavaliers » (Genèse 50, 9). L’absence d’archives égyptiennes mentionnant un vizir nommé Joseph ou plutôt Tsaphnath-Panéach, s’explique par la volonté de la dynastie thébaine qui a vaincu Avaris au milieu du XVIe siècle de faire disparaître toute trace de cette période.

Un autre passage de la Genèse contient également des noms et des titres d’origine incontestablement égyptienne : « Pharaon appela Joseph Zaphnath-paneah, et lui donna pour femme Aséneth, fille de Potiphar, prêtre de On » (Genèse 41, 45).

Joseph dans le Nouveau Testament

Connu par les Évangiles, particulièrement par celui de Matthieu, Joseph, l'époux de Marie, était, selon la « généalogie de Jésus », de la race de David. Il aurait exercé le métier d'ouvrier en bâtiment (en grec, tektôn : charpentier, menuisier, etc.). Fiancé à Marie, il reconnut le fils de cette dernière, Jésus, lorsqu'il apprit qu'elle était miraculeusement enceinte, et il l'épousa. Joseph n'est nommé que dans la section des Évangiles de Matthieu et de Luc, que l'on dit « de l'enfance » (Matthieu, i-ii et Luc i-ii) : ailleurs, il est mentionné comme le tektôn, dont Jésus est dit le fils.

La figure de Joseph est en grande partie calquée sur le modèle traditionnel des grandes vocations bibliques dont le rôle fut déterminant dans l'histoire d'Israël : celle des patriarches d'abord, celle des sages et des justes ensuite. Ainsi, dans Matthieu, i, 20-21, le récit de l'annonce de la naissance de Jésus reflète le schéma littéraire de l'annonce à Abraham de la naissance miraculeuse d'Isaac. Par ailleurs, Joseph est dit « juste » (Matthieu, i, 19), tout comme Noé dans Genèse, vi, 9.

Le nom de Joseph n'apparaît dans les calendriers liturgiques qu'au ixe siècle, le choix de la date de sa fête (le 19 mars) étant dû à une confusion avec le nom de Josippe.

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