Gary Cooper, légende de l’âge d’or hollywoodien, est né le 7 mai 1901 à Helena, dans l'état du Montana. De son vrai nom Frank James Cooper, il incarna l’honnête homme américain à l'écran et marqua le cinéma par son talent et son charisme. Il décède le 13 mai 1961 à Beverly Hills (Californie) des suites d'un cancer de la prostate.

Une jeunesse entre ranch et éducation

Gary Cooper grandit en Angleterre où il reçoit une solide éducation. Pendant la Première Guerre mondiale, il retourne aux États-Unis pour travailler dans le ranch de son père et se destine par la suite à des études d'agriculture. Cependant, il s'aperçoit rapidement que ce domaine ne l'attire pas et il décide de partir pour la Californie, où il se passionne pour le dessin, et en particulier pour les caricatures. Il essaye de faire publier les siennes dans différents journaux, mais arrive difficilement à en vivre.

Des débuts à Hollywood comme cascadeur

Gary Cooper débute à Hollywood en 1923. Il cherche alors à mettre à profit ses talents de cavalier en devenant figurant à cheval dans de nombreuses œuvres. Il y tient d’abord des emplois de figurant et cascadeur, témoignant d’une maîtrise dans les scènes avec des chevaux, lui qui fut élevé dans un ranch. Simple garde romain dans Ben-Hur (1925) de Fred Niblo, il obtient des rôles de plus en plus importants et se fait remarquer dans Les ailes (1927) de William A. Wellman, au côté de Clara Bow.

Face à l'émergence de son succès, il décide de changer de prénom. En effet, n'étant pas le seul à s'appeler Franck Cooper à Hollywood, il remplace son prénom par celui de Gary. Il doit ce pseudonyme au nom de la ville de Gary, située dans l'Indiana, d'où était originaire son agent. En 1926, il obtient un rôle dans le film de Henry King, Barbara, fille du désert, où il est remarqué par la Paramount. Il tourne alors dans de nombreux films pour la compagnie et l'arrivée du parlant change considérablement son parcours.

L'ascension d'une star avec l'avènement du parlant

Le parlant intronise Gary Cooper grande star hollywoodienne. Ce beau garçon, grand, blond aux yeux clairs, devient, à l’instar de James Stewart et Henry Fonda, l’archétype de l’Américain moyen, honnête et charismatique. Sa voix claire et apaisante, sa lente élocution, lui permettent de composer de nouveaux personnages. En outre, il marque l'écran par sa présence physique incroyable : grand (il mesurait 1m91), ayant une démarche posée et des gestes simples, il occupe l'espace de manière captivante partout où il passe. Son premier film parlant est un western intitulé The Virginian réalisé par Victor Fleming. Il tourne ensuite dans Cœurs brûlés , où il partage l'affiche avec Marlene Dietrich.

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Il s'imposa au milieu des années 1930 comme une vedette internationale avec des films d'aventures comme Les Trois Lanciers du Bengale ou Beau Geste et les comédies dramatiques de Frank Capra, L'Extravagant Mr. Deeds et L'Homme de la rue.

Diversité des rôles et consécration

Gary Cooper excelle en légionnaire dans Cœurs brûlés (1930) de Josef von Sternberg, où il a Marlene Dietrich pour partenaire. Il se meut avec aisance dans la Lubitsch’s touch avec Sérénade à trois (1933), avant d’endosser à nouveau l’habit militaire dans Les trois lanciers du Bengale (1935) de Henry Hathaway, réalisateur qui l’emploie également pour le surréaliste Peter Ibbetson, la même année. Il développe également sa palette de jeu et se montre très impressionnant dans divers registres : le drame donc (citons aussi Peter Ibbetson), l'aventure (Les Trois lanciers du Bengale) et la comédie (La Huitième femme de Barbe Bleue).

C'est en 1936 que se construit véritablement son personnage d'américain au grand cœur, avec L'Extravagant Mr. Deeds de Frank Capra. Son interprétation lui vaut sa première nomination aux Oscars.

Dans les années 40, Gary Cooper voit sa popularité et son prestige se consolider. Il reçoit l’Oscar du meilleur acteur pour le biopic de guerre Sergent York (1941) de Howard Hawks, et se voit nommé dans cette catégorie pour un autre biopic, Vainqueur du destin (1942) de Sam Wood, et Pour qui sonne le glas (1943), du même réalisateur, d’après le roman d’Ernest Hemingway. Gary Cooper est également apprécié dans le film d’aventures L’odyssée du docteur Wassell (1944) et le western Les conquérants du nouveau monde (1947) de Cecil B. DeMille, le thriller Cape et poignard (1946) de Fritz Lang, et surtout le drame Le rebelle (1949) de King Vidor, dans le rôle d’un architecte idéaliste.

Le western et la reconnaissance ultime

Gary Cooper interprète le modeste fermier devenant Le roi du tabac (1950) pour Michael Curtiz, avant d’être le protagoniste de quatre westerns importants : il gagne son second Oscar du meilleur acteur pour Le train sifflera trois fois (1952) de Fred Zinnemann. Acteur de western, Gary Cooper obtint son plus grand triomphe en 1952 en incarnant le courageux shérif du Train sifflera trois fois. Puis il est à l’affiche de Vera Cruz (1954) de Robert Aldrich, La loi du seigneur (1956) de William Wyler, et L’homme de l’Ouest (1958) d’Anthony Mann.

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Il n’en néglige pas pour autant la comédie et se risque encore à la romance avec Ariane (1957) de Billy Wilder. Il termina sa carrière avec des succès comme Vera Cruz ou La Loi du Seigneur (Palme d'or à Cannes en 1957).

Un jeu sobre et des rôles marquants

Son jeu tout en retenue l'a conduit à incarner régulièrement des personnages taciturnes, solitaires ou peu diserts, à l'image de ses compositions dans des westerns comme Le train sifflera trois fois, Le Jardin du diable ou Vera Cruz. Toutefois, il fut aussi employé par Ernst Lubitsch dans des comédies de mœurs plus dialoguées (Sérénade à trois, La Huitième Femme de Barbe-Bleue) et interpréta des rôles dramatiques pour Frank Capra, King Vidor (Le Rebelle) ou Otto Preminger (Condamné au silence).

Anecdotes et regrets

Gary Cooper, qui a également tourné avec Lewis Milestone, Leo McCarey et Delmer Daves, décède au moment de la sortie du film anglo-américain La lame nue (1961) de Michael Anderson. Gary Cooper était l'un des acteurs les plus doués de sa génération. Sa filmographie est l'une des plus impressionnantes de l'Histoire du cinéma : Ernst Lubitsch, Josef von Sternberg, King Vidor, Frank Capra, Fritz Lang, Billy Wilder, Raoul Walsh, Henry Hathaway, Cecil B. DeMille (avec qui il tourne son premier film en couleurs, Les Tuniques ecarlates ) s'y succèdent.

Mais il a connu aussi des rendez-vous manqués : par deux fois, il refusa de tourner avec Alfred Hitchcock, qui lui avait proposé les rôles principaux de Correspondant 17 (1940) et La Cinquième colonne (1942), ce qu'il regretta par la suite. Il dit non également pour le personnage de Rhett Butler dans Autant en emporte le vent, le film lui paraissant d'avance un échec.

Hommages et héritage

En 1961, affaibli par la maladie, Gary Cooper ne pourra pas aller recevoir l'Oscar d'honneur qui lui est remis par la prestigieuse académie du cinéma et envoya James Stewart, bouleversé par l'absence de son ami, le chercher pour lui. Quelques semaines plus tard, le monde entier apprit la mort de l'acteur, six mois après celle de Clark Gable.

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Figure majeure du cinéma américain, Gary Cooper fut pendant près de deux décennies un des plus grands champions du box-office aux États-Unis et dans le monde. Ses films engrangèrent plus d'une centaine de nominations diverses et il fut personnellement nommé à cinq reprises pour l'Oscar du meilleur acteur (il reçut la statuette deux fois, en 1942 et 1953). En 1961, James Stewart accepta en son nom un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, et sa mort, peu après, sonna la fin de l'âge d'or d'Hollywood. En 1999, l'American Film Institute l'a désigné 11e plus grande star masculine de tous les temps.

Homme droit et sincère, il comptait parmi ses amis l'écrivain Ernest Hemingway, qu'il avait rencontré en 1940, et avec qui il entretint une forte amitié. Il figura d'ailleurs au générique de deux films inspirés des romans de l'auteur : A Farewell to Arms (1932) (un triomphe) et Pour qui sonne le glas (1943). Il était également très ami avec James Stewart et Pablo Picasso, qu'il admirait profondément.

Vie privée

Séducteur à la ville comme à l'écran, il fut marié à la même femme de 1933 à sa mort mais connut de nombreuses relations extra-conjugales, parfois avec ses partenaires, comme l'actrice Patricia Neal.

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