Bernard Hinault, une figure emblématique du cyclisme français et international, est né le 14 novembre 1954 à Yffiniac, dans les Côtes-d'Armor. Surnommé "le Blaireau" en raison de son caractère parfois taciturne, Hinault a marqué l'histoire de ce sport par sa détermination, son panache et un palmarès exceptionnel. Cet article explore sa date de naissance dans le contexte de son parcours, de ses succès et de son impact sur le monde du cyclisme.
Les Premières Années et l'Ascension d'un Champion
Né à Yffiniac (Bretagne) en 1954, Bernard Hinault est le fils d'un poseur de rails pour la SNCF et d'une femme au foyer. Passionné par le vélo dès son plus jeune âge, il s'inscrit au club de Saint-Brieuc. Il remporte sa première course en 1971 et offre le bouquet du vainqueur à sa mère. La même année, il remporte 12 courses locales. Il est champion junior de Bretagne en 1972. Deux ans plus tard, il se consacre entièrement au cyclisme et se met à participer (et gagner) des courses nationales. En 1972, il est champion de France juniors. Il multiplie les succès chez les amateurs et passe professionnel en 1975. Il passe un C.A.P. d'ajusteur, mais il se consacre rapidement au sport cycliste.
Il débute sa carrière professionnelle en 1975 au sein de l'équipe Gitane-Campagnolo. Ses coéquipiers le surnomment "Le blaireau" en raison de son humeur changeante. Il termine 7e du Paris-Nice, course où figurent aussi Eddy Merckx et Raymond Poulidor. L'année suivante, Cyrille Guimard devient directeur sportif de l'équipe. En 1977, il remporte Liège-Bastogne-Liège, une classique ardennaise prestigieuse, signant ainsi une entrée remarquée dans le monde du cyclisme professionnel.
En 1977, le grand public le découvre. Lors du Critérium du Dauphiné libéré, il chute dans la descente du col de Porte. Cyrille Guimard, son directeur sportif, le sort du fossé, et le Breton, meurtri, remonte sur son vélo et s'en va gagner l'épreuve devant Bernard Thévenet, qui remportera quelques semaines plus tard le Tour de France. Devant ces images insolites retransmises en direct par la télévision, de nombreux amateurs de cyclisme, médusés, savent qu'un champion hors norme vient de prendre curieusement son envol.
L'Ère de la Domination : Les Grands Tours et le Titre Mondial
Dès 1978, Bernard Hinault s'impose comme le nouveau « patron » du peloton. Son arrivée au plus haut niveau est une aubaine pour le cyclisme, qui connaît alors une crise importante. Eddy Merckx vient de prendre sa retraite sportive, laissant un grand vide. Avec Guimard, Hinault impose, au sein de l'équipe Renault-Gitane, une nouvelle approche du sport cycliste.
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L'année 1978 marque le début de sa consécration. Il remporte le tour d'Espagne, le tour de France et le championnat de France sur route. Débute alors une belle série de victoires : il compte 5 victoires sur le tour de France, 3 sur le tour d'Italie et 2 sur le tour d'Espagne. Il est également champion du monde sur route en 1980. Dans sa carrière, il comptabilise aussi 41 étapes individuelles, 2 contre-la-montre et 9 classiques, dont Paris-Roubaix, la Flèche wallonne et le tour de Lombardie.
Hinault a remporté cinq fois le Tour de France (1978, 1979, 1981, 1982, 1985), trois fois le Giro (1980, 1982, 1985), deux fois la Vuelta (1978, 1983), deux fois Liège-Bastogne-Liège (1977, 1980) et le Tour de Lombardie (1979, 1984), Paris-Roubaix (1981). Il fut champion de France en 1978, champion du monde en 1980 et s'est également adjugé cinq fois le Grand Prix des nations (1977, 1978, 1979, 1982, 1984).
Un Caractère Fort et un Engagement Total
Toujours est-il que ce champion orgueilleux, têtu, obstiné s'est bâti le plus impressionnant palmarès du cyclisme français.
Homme de la terre, Hinault fut avant tout un admirable serviteur de son « métier ». Car, pour lui, le cyclisme était d'abord un métier. Il pouvait ainsi déclarer, aux journalistes médusés par l'exploit, à l'issue d'une victoire d'anthologie dans Liège-Bastogne-Liège en 1980 : « Ce ne fut pas une partie de plaisir, mais mon boulot, c'est de pédaler. » Il n'hésitait pas à affirmer, en termes plus crus, que Paris-Roubaix, la reine des classiques, était une course indigne de figurer au calendrier. C'est précisément pour cela qu'il se fit un devoir de la remporter en 1981, devant les meilleurs spécialistes du genre. Le peloton se montre-t-il las des demi-étapes qui multiplient les transferts routiers et réduisent le temps de repos des coureurs ? Bernard Hinault, pourtant débutant sur la Grande Boucle en 1978, prend déjà la tête de la révolte et déclenche la grève des coureurs : pour lui, le « métier » est bafoué par les organisateurs du Tour. Des grévistes bloquent-ils le peloton pour faire connaître leur cause ? Bernard Hinault n'hésite pas à faire le coup de poing avec l'un d'entre eux : pour le Breton, il est certes louable que ces personnes défendent leur emploi, mais il ne saurait être question qu'elles l'empêchent d'exercer son métier de coureur cycliste.
Comme Eddy Merckx, il pouvait, par simple défi ou parce que son orgueil avait été blessé par quelque contrariété que ce fût, faire montre d'un incomparable panache. Mais, a contrario, il savait, à l'instar de Jacques Anquetil, remporter en comptable le Tour de France si cette tactique prudente s'avérait suffisante. En outre, il fit radicalement évoluer l'approche du sport cycliste, en bousculant sans ménagement les habitudes du peloton.
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Après la Compétition : Reconversion et Engagement
En 1988, il remplace Jacques Anquetil en tant que sélectionneur de l'équipe de France. Il le restera jusqu'en 1993, avant de passer le relais à Bernard Thévenet. À la retraite, il s'est reconverti en tant qu'éleveur bovin en Bretagne, avant de cesser en 2006.
Après sa retraite sportive en 1986, il devient éleveur bovin à Calorguen, tout en restant actif dans l’organisation du Tour de France et diverses activités économiques. Installé à Calorguen, en Bretagne, il se consacre durant une vingtaine d’années à l’élevage bovin sur une exploitation de cinquante hectares avant de réduire cette activité. Parallèlement, il investit dans des sociétés de distribution d’ingrédients pour boulangers-pâtissiers et dans la holding Forum des Eaux - Bernard Hinault, qui développe des centres de balnéothérapie. Il devient ensuite ambassadeur de la marque Easyshower, liée à l’aménagement de salles de bains pour seniors, et s’implique dans des événements cyclistes et caritatifs, notamment une cyclosportive portant son nom.
De 1987 à 2016, il est responsable du protocole et des relations publiques sur le Tour de France pour Amaury Sport Organisation.
En 2023, il s’engage temporairement sur la liste « Alliance rurale » pour les européennes 2024 avant de se retirer, tout en restant associé publiquement à la défense du monde rural.
Vie Personnelle
Bernard Hinault épouse Martine Lessard le 7 décembre 1974. Le couple a deux fils, Mickael, né en 1975, et Alexandre, né en 1981 au lendemain de sa victoire à Paris-Roubaix.
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Distinctions
- 1986 : Chevalier de la Légion d’honneur.
- 2008 : Officier de la Légion d’honneur.
La Question du Dopage : Une Position Nuancée
Face au dopage, Bernard Hinault semble osciller entre deux positions : tantôt la fermeté, tantôt (et plus souvent) la tentation de minimiser la gravité du phénomène. Avec une belle constance, il tente de détourner les regards vers d'autres sports.
Quelques citations :
- « On n’a jamais pu transformer un mulet en cheval de course.
- « Les anabolisants et les hormones, qui sont interdits par le règlement, peuvent être utiles au cycliste s'ils sont pris sous contrôle médical. Les hormones, par exemple, servent à fixer les sels minéraux. Il est des cas, comme les fractures, où l'athlète, dont l'organisme est quand même fort sollicité, a besoin d'un coup de pouce pour accélérer la guérison.
- "L'an dernier (…), il y a eu deux milles contrôles pratiqués et treize seulement ont été positifs. Vous voyez bien que le vélo n'est pas aussi faisandé qu'on veut bien le dire." (L'Equipe 02/07/1987)
- "II devrait y avoir un contrôle systématique tous les mois. Mais les produits qui sont maintenant interdits seraient alors autorisés, en quantité raisonnable. Il y a certaines hormones qui pourraient être utilisées sans problème avec un suivi médical mensuel.
- "Prendre un café le matin, c'est déjà être dopé".
- A propos de l'affaire PDM : "Tout le monde a le droit d'être malade. Lorsqu'un groupe vit ensemble jour et nuit, ce genre de pépin peut tout à fait arriver. C'est trop facile de supposer certaines choses sans preuves. Maintenant, je pense que les coureurs de PDM peuvent aller plus loin après les accusations portées à leur encontre. Ils auraient le droit de porter cette affaire devant les tribunaux pour atteinte à la vie privée. (…) Certains journalistes sont déjà interdits de séjour sur le Tour pour avoir parlé de dopage sans preuves. Le peloton peut très bien boycotter la presse pendant une semaine, ça ne serait que justice. "
- [Le cyclisme] est le sport le plus sain de tous. Il ne faut pas avoir peur de le dire. Mais, dans tous les métiers, il y a des brebis galeuses.
- A propos de Christophe Bassons et de ses démêlés avec Lance Armstrong : "Bassons a eu tort de dire qu'il était propre et que les autres étaient sales (…). Il a dit que les autres étaient mus par l'argent, mais s'il a fait ces articles, c'est bien qu'il était payé pour le faire ? Répondant à la question "Certains médecins sont pour le rééquilibrage hormonal.
- "Moser a fait de l'autotransfusion. Il a joué avec son propre sang. (…) Est-ce vraiment du dopage ?
- Interrogé en 2005 sur les faibles performances des coureurs français, il met en cause un problème de mentalité : pas assez de travail, pas assez de tempéremment ou tout simplement pas envie de gagner. Il récuse fermement l'idée qu'il y aurait moins de dopage en France : "Il n'y a pas plus de dopage ailleurs qu'en France.".
- A nouveau interrogé en 2008 sur les performances des coureurs français, il adresse un satisfecit à la nouvelle génération tout en pointant encore du doigt la précédente : "Les jeunes coureurs ne se cachent pas derrière des réflexions du genre « les étrangers se dopent donc on ne peut rien faire ». J'avais envie de leur répondre « et les étrangers qui gagnent dans les équipes françaises, comment ils font ? » Il y a deux médecins dans les équipes françaises. Un pour les Français, un autre pour les étrangers ?
- En juin 2008, il se livre à son sport favori, le lancer de poutre dans l'oeil du voisin. Quand on lui faire remarquer que le cyclisme est malmené par dix ans d'affaires de dopage, il répond : « On parle beaucoup du vélo… J'aimerais aussi qu'on parle des autres sports. ». Et quand le journaliste insiste, il relance sa poutre : « Le cyclisme a peut-être voulu laver plus blanc que blanc et, du coup, il se retrouve particulièrement exposé. Mais il vaut mieux voir cela que de voir des joueurs de foot mourir sur un terrain en se disant qu'il avait un problème cardiaque. » Parce qu'on ne meut pas par arrête cardiaque dans le cyclisme ?
- A propos de Riccardo Riccò : "Il a une grande gueule, il a raison.
- A propos de l'annonce du cancer de Laurent Fignon et de ses aveux de dopage : "Ce n'est pas parce que lui l'a fait que les autres l'ont fait. C'est toujours la même chose, il faut arrêter tout cela. Ce n'est pas le moment d'en parler. Il y a plus de choses importantes à faire pour lutter contre cette maladie plutôt que de parler du dopage.
- A propos du contrôle positif de son coéquipier Gilbert Chaumaz en 1979 : "Il avait fait une bêtise en prenant des produits interdits." (Pédale !
- Réagissant aux propos de Yannick Noah qui accuse les espagnols de dopage : "Pour Puerto, on a eu seulement 50 noms et tout le monde sait qu'il y en a 200. Que s'est-il passé avec les autres ? Je crois que les autorités espagnoles doivent répondre à cette question.
- Interrogé sur le contrôle positif de Frank Schleck lors du Tour de France 2012 : "Non, pas de réaction.
- Après l'annonce par Lance Armstrong qu'il ne se défendrait plus contre les accusations de l'USADA : "Je m’en fous éperdument. C’est son problème pas le mien.
- A propos des calculs de puissance d'Antoine Vayer et Frédéric Portoleau : "On ne peut pas déterminer la puissance de quelqu'un en le regardant à la télévision. C'est ridicule car il faut déjà savoir quel pourcentage dans la montagne, d'où vient le vent, le poids de l'athlète, le seul moyen serait les capteurs de puissance qu'il y a dans le vélo. (…) Je connais celui qui fait ça.
- A propos de la révélation du contrôle positif de Laurent Jalabert sur le Tour de France 1998 : "Ce qui me met en rage, c’est que dans toutes les analyses révélées, il n’y a que les coureurs cyclistes. Où sont passés les autres ? Il faudrait qu’on arrête de toujours critiquer le cyclisme. De quel droit, nous gardons seulement les contrôles du vélo ? Je ne suis pas d’accord. Le jour où tout le monde aura les mêmes contrôles que les coureurs, à ce moment-là, on pourra parler. Mais pour l’instant, on ferme sa g…. Nous ne sommes pas sur un même pied d’égalité. J’ai toujours été contre le dopage.
- Toujours à propos de la révélation du contrôle positif de Laurent Jalabert sur le Tour de France 1998 : « Pourquoi on ne va pas chercher dans les autres sports ? Pourquoi il y a les flacons des coureurs cyclistes mais les autres n'existent plus ? (…) Ça me fout en colère et j'en ai ras-le-bol de toutes ces conneries. (…) Quand le CIO fera le travail de la même manière dans tous les sports, là on pourra en parler mais pour l'instant on ferme sa gueule. (…) Les Français n'en ont rien à foutre de tout ça. Ils veulent voir des coureurs cyclistes, des belles images, un beau tour avec des beaux combattants et c'est tout.
- « Faut arrêter de s’acharner avec le dopage dans le vélo. Faut aller voir dans tous les sports. Le cyclisme est peut-être plus sain que les autres sports. Le vélo n’est pas plus pourri. Si on effectuait exactement les mêmes contrôles dans tous les sports, on s’amuserait cinq minutes. Si les journalistes faisaient de vraies enquêtes, ils en trouveraient des choses, je vous le garantis.
- A propos de Tadej Pogacar : « Faut vraiment être des connards pour dire ça [que Pogacar se dope]. Le môme je l'ai vu gagner le Tour de l'Avenir à moins de 20 ans et j'avais dit qu'on avait trouvé un type exceptionnel. Où sont les preuves pour l'accuser ainsi ?
- A propos de Tadej Pogacar : « Le plus souvent, ce sont seulement des interprétations, toujours négatives, ou des vues d'esprit qui viennent essentiellement de France, et même de la part de certains managers d'équipes françaises comme Marc Madiot (Groupama-FDJ) par exemple. Parfois, lui, je ne le comprends pas du tout. Mais pourquoi ne s'intéresse-t-on pas autant aux champions français des autres sports, ceux qui gagnent tout sur leur passage, exactement de la même façon que Pogacar en cyclisme ? Dans les autres pays, il n'y a pas de doutes sur lui. Moi, à sa place, je publierais toutes mes données physiologiques, ça calmerait tout le monde.
- A propos du contrôle positif de Michel Pollentier sur le Tour de France 1978 : "Ca la fiche mal. Je peux même dire que c'est désolant.
- "Se doper, c'est voler le pain des autres."
- A propos du contrôle positif de Kim Andersen en 1985 : "Pas de dopé chez moi." (L'Equipe 24/10/1985).
- A propos du contrôle positif de Pedro Delgado sur le Tour de France 1988 : "Quand on veut gagner le Tour, on n'a pas le droit de tricher. Celui qui transgresse la loi doit être puni."
- A propos de Christophe Bassons et de ses séjours en caisson hypoxie : "Bassons a eu le tort de dire que lui était propre et que les autres étaient sales. Lui-même dort dans un caisson hypobare. C'est comme pour Moser.
- "Ceux qui se dopent n'ont plus leur place dans le cyclisme. Il faut les exclure à vie. Ca donnerait à réfléchir.
- "On voit arriver des coureurs relativement jeunes qui se chargent, gagnent des courses, gagnent du fric. Puis, boum ! Contrôles positifs et scandales dans la presse. Les types prennent six mois de suspension. Et six mois plus tard, ils reviennent la gueule enfarinée, et ils regagnent des courses. OK ! Mais le public ? Qu'est-ce qu'il raconte ? Eh bien, il raconte que les chargés d'hier ont trouvé de nouveaux produits. Et le cyclisme, une fois encore, est traîné dans la boue ! Franchement, avez-vous confiance en des types comme Frank Vandenbroucke ou Garzelli (les premiers noms qui me viennent à l'esprit) ? ! Moi, non !"
- Lors de la révélation de l'affaire Puerto : "J'attends qu'on fasse le ménage.
- A propos de Jan Ullrich : "A ce point, c'est un tricheur. C'est à lui de prouver qu'il n'a pas triché. Il m'a déçu. Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse faire ce genre de chose.
- A propos de Lance Armstrong et du Tour de France 2009 : "J'espère que Lance Armstrong ne va pas participer au Tour. C'est mieux qu'il ne vienne pas car il ne va quand même pas gagner.
- A propos de Lance Armstrong : "Armstrong, on l'accuse de beaucoup de choses, cela fait des années que le juge est sur son dos et on verra ce qu'il arrive. Les accusations de ses anciens équipiers ne sont pas des preuves.
- Ferme et définitif : "Le mec qui est pris, il est pris, hop, tu le dégages. Tu le suspends trois, quatre ans c'est tout et surtout, tu lui piques le pognon qu'il a gagné, qu'il a volé. C'est le seul moyen de lutter contre le dopage. Ne serait-ce que 50 % de ses gains.
- A propos de Lance Armstrong : « On ne parle pas de celui-là. Il a fait trop de mal au cyclisme. Avoir triché comme il l'a fait et surtout avoir menti…
- A propos des mésaventures de Chris Froome sur la Vuelta 2017 : « Je ne pensais pas ça de lui. Mais une chose est sûre : il faut arrêter avec la Ventoline et tous ces trucs-là. Comme par hasard, dans le vélo, ils sont tous asthmatiques ! Je pense qu’à partir du moment où vous avez besoin de ça pour rouler, eh bien vous ne roulez pas ! Quand ça ne va plus, quand ça s’aggrave, vous arrêtez tout. Lui a pris plus que la dose autorisée, ça fait chier… Et le dire après, se trouver des excuses, c’est un peu facile… C’est trop tard.
- A propos de Chris Froome, alors que celui-ci vient de s'imposer dans le Giro : « Il n'aurait jamais dû débuter le Giro. Froome n'appartient pas à cette liste (de champions), il a eu un test positif à la Vuelta et le résultat de l'échantillon B s'est révélé positif, il doit être suspendu. Il ne fait pas partie de la légende de ce sport.
- A propos de Chris Froome et de sa participation au Tour de France 2018 : « Pour moi, Christopher Froome ne doit pas être au départ du Tour. Tout simplement parce qu’il a été contrôlé positif, pour moi ce n’est pas un contrôle anormal ! On a condamné Contador pour la même chose, il a pris une suspension, et lui n’aurait rien ? À un moment donné, il faut arrêter… Comme toujours, des gens ne savent pas prendre la décision quand il faudrait la prendre. Les gens de l’UCI auraient dû dire, " vous avez été pris donc vous restez à la maison ". Parce qu’à l’occasion, Contador pourrait porter plainte. Tom Dumoulin aussi, il a fini deuxième du Giro derrière Froome…
- A propos du contrôle positif de Laurent Fignon en 1987 : "Je n'ai pas d'avis là-dessus.
- "Certains journalistes sont déjà interdits de séjour sur le Tour pour avoir parlé de dopage sans preuves.
- A propos des suspicions de dopage entourant Lance Armstrong : "Ceux qui doutent de ses qualités naturelles, qui le suspectent de recourir à des moyens illicites me foutent les boules ! Ils oublient par où il est passé. Ils oublient qu'un type qui a mis un pied dans la tombe en ressort avec un surcroît de volonté. Et puis, Armstrong a maigri de 10 kilos. En montagne, c'est considérable !
- A propos de l'annonce du cancer de Laurent Fignon et de ses aveux de dopage : "Ce n'est pas parce que lui l'a fait que les autres l'ont fait. C'est toujours la même chose, il faut arrêter tout cela. Ce n'est pas le moment d'en parler. Il y a plus de choses importantes à faire pour lutter contre cette maladie plutôt que de parler du dopage.
Anecdotes
1 - Depuis son succès sur Liège-Bastogne-Liège 1980, disputée sous des conditions météo très difficiles, il conserve encore deux doigts partiellement engourdis.
2 - Lors du Tour de France 1986, il franchit la ligne d’arrivée de l’Alpe d’Huez main dans la main avec Greg LeMond, après une étape de montagne décisive pour le classement général.
3 - Il est le parrain de Christopher Anquetil, fils de Jacques Anquetil, et a accompagné ce dernier dans les derniers jours précédant sa mort en 1987.
4 - Une rumeur persiste selon laquelle il aurait avalé le bouchon de son bidon pendant le Tour de France 1981, histoire qu’il a toujours démentie publiquement.
5 - Après sa carrière, il devient éleveur bovin à Calorguen pendant environ vingt ans, avant de se concentrer davantage sur des activités d’ambassadeur, d’entrepreneur et d’organisateur d’événements cyclistes.
Lieux de Référence
Né à Yffiniac, dans les Côtes-d’Armor, Bernard Hinault est durablement associé à la Bretagne, où il a grandi et commencé le cyclisme. Il a longtemps exploité une ferme à Calorguen, commune où il vit en retrait.
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