Le cycle menstruel, un processus biologique complexe et rythmique, est souvent perçu comme un simple fait physiologique. Cependant, il est intimement lié à la santé émotionnelle et énergétique des femmes. Les perturbations de ce cycle, telles que l'aménorrhée (absence de règles) ou les irrégularités, peuvent avoir des significations symboliques profondes, révélant des déséquilibres sous-jacents. Cet article explore les aspects physiologiques du cycle menstruel, les causes possibles de ses perturbations, et les interprétations symboliques de ces troubles, en intégrant les perspectives de la médecine occidentale et de la médecine traditionnelle chinoise.
Comprendre le Cycle Menstruel
Le cycle menstruel féminin, également appelé cycle hormonal féminin, commence à la puberté et se termine à la ménopause. Généralement, ce cycle dure environ 28 jours, mais il peut varier d’une femme à l’autre, étant parfois plus long ou plus court et malheureusement pas toujours régulier. Il est divisé essentiellement en trois périodes : la phase folliculaire, la phase ovulatoire et la phase lutéale.
- Phase Folliculaire : Aussi appelée phase proliférative, elle correspond à la « maturation » de l’ovule et commence le premier jour des règles. Durant cette phase, l’hormone folliculo-stimulante (FSH) stimule la croissance d’un certain nombre de follicules. Un seul follicule dominant finit par être sélectionné et la maturation est assurée pour un seul ovule. De plus, l’hormone de l’œstrogène produite par le follicule régénère la muqueuse utérine (endomètre).
- Phase Ovulatoire : Elle correspond comme son nom l’indique à l’ovulation : les hormones LH et FSH augmentent, provoquant l'explosion d'un des follicules et la libération de l’ovule. Cette phase se produit généralement deux semaines avant la fin du cycle.
- Phase Lutéale : Il s’agit de la dernière phase du cycle menstruel. Cette phase vient juste après l’ovulation et dure 14 jours. Le follicule rompu se referme et constitue le corps jaune, structure cellulaire temporaire qui produit des œstrogènes ainsi qu’une grande quantité de progestérone.
Aménorrhée : Absence de Règles et Ses Formes
L'absence de cycle menstruel ou sa disparition soudaine chez certaines femmes peut susciter de nombreuses interrogations. Est-ce un état de grossesse ? La ménopause ? Ou une simple aménorrhée ? Ce dernier phénomène, souvent moins connu, concerne pourtant 2% à 5% des femmes. L'aménorrhée est une maladie fréquente dont les origines sont multiples. Le terme « ménarche » signifie l'apparition des premières règles. Le mot « aménorrhée » signifie donc l'absence d'écoulement menstruel chez une femme en âge de procréer.
Il existe deux formes d'aménorrhées :
- Aménorrhée Primaire : Une jeune fille de plus de 16 ans n'a toujours pas de règles.
- Aménorrhée Secondaire : Absence de règles depuis plus de trois mois. Cette dernière est d'ailleurs la plus fréquente et dont les deux principales origines sont la grossesse et la ménopause.
Les prises en charge sont alors différentes selon le type d'aménorrhées en jeu.
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Perturbations du Cycle Menstruel et Leur Signification Émotionnelle
Depuis ces dernières années, de nombreuses femmes observent que leur cycle est perturbé. Pour certaines, les règles s’arrêtent subitement quelques mois, pour reprendre de plus belles, avec parfois un flux inhabituel. À l’inverse, d’autres témoignent d’un cycle plus court qu’avant ou de spottings qui arrivent sans prévenir de façon anarchique. On considère d’ailleurs que la durée d’un cycle équilibré se situe entre 23 et 35 jours. On peut parler de cycle perturbé seulement si, d’un cycle à l’autre, il y a plus de sept jours de différence.
Du point de vue de la gynécologie émotionnelle, la longueur du cycle symbolise le rythme de nettoyage interne. L’utérus décide quel est le moment parfait pour lui pour vider les énergies afin qu’elles se renouvellent.
- Cycle Court (moins de 23 jours) : C’est qu’il déborde déjà d’émotions et qu’il lui faut nettoyer tout ça avant de continuer à avancer. Il est important de se demander ce qui déborde et a besoin d’être évacué si vite et quel changement opérer dans notre quotidien.
- Cycle Long (plus de 35 jours) : C’est le symbole d’un manque d’action. Notre « citerne émotionnelle » attend d’être complètement remplie avant le grand nettoyage. Il faut se poser les bonnes questions : une situation qui attend d’être résolue ? Un choix à faire ? Un problème qu’on n’a pas envie de résoudre ? On peut se questionner sur l’énergie solaire qui stagne, un blocage peut-être dans le passage à l’action.
- Cycle Irrégulier (variation de plus de 7 jours) : Ces moments confus peuvent correspondre à « des périodes de choix ou de transition de vie profondes : Je reste ou je pars ? Qu’est-ce que j’y gagne et qu’est-ce que j’y perds ? Les décisions sont souvent source de doutes. » Il est alors important de se demander qui ai-je envie d’être dans 20 ans ? Quelle est la vie dont je rêve ?
- Absence de Cycle : Le corps devient linéaire. Le passage au monde des adultes, et plus symboliquement au monde des « femmes », a été franchi. Cependant, pour x raisons, la personne a décliné l’invitation de ce passage. Il faut se demander pourquoi avoir refusé ce passage ? Quelle est la symbolique de l’enfance et de l’âge adulte ?
Le Cycle Menstruel Vu par la Médecine Chinoise
En médecine traditionnelle chinoise (MTC), une attention particulière est accordée à la santé féminine. L’équilibre du cycle menstruel est influencé par la qualité et la quantité du Qi et du Sang ainsi que par le Yin et le Yang. En effet, en MTC, l’Utérus n’est pas considéré comme un organe (comme c’est le cas en médecine occidentale) mais plutôt comme un système englobant tout l’appareil reproducteur féminin (trompes, ovaires).
Plusieurs organes jouent un rôle crucial dans la régularité du cycle :
- La Rate : Système responsable de la production du Sang, la Rate maintient le Sang dans les vaisseaux. Un vide de Rate impacte la production de Sang, et par conséquent, affecte lourdement le cycle : en cas de déséquilibre de la Rate, les règles sont peu abondantes, voire absentes dans certains cas (une Rate affaiblie peut conduire à de l'aménorrhée).
- Le Foie : Un Foie (fait circuler le Qi et le Sang en MTC) en bonne santé est primordial pour que l’Utérus fonctionne correctement.
- Le Cœur : Il est celui qui gouverne le Sang et il est lié à l’Utérus par le Bao Mai (méridien de l'Utérus).
- L’Estomac : L’Utérus est aussi lié à l’Estomac par le Chong Mai, méridien qui veille à ce que l'Utérus soit correctement nourri de Sang. L’Estomac transforme le Jing des aliments afin de nourrir le Jing et du Qi des Reins.
En médecine chinoise, le Sang (Xue) a pour fonction de nourrir les tissus du corps en transportant les Essences jusqu’aux organes ainsi que d’humidifier et réchauffer l’organisme.
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Le cycle féminin dure 28 jours et se déroule en différentes phases. La première moitié du cycle est liée à la croissance du Yin qui atteint son paroxysme durant l'ovulation. Durant la première phase, le Qi mobilise le sang de l'utérus et le fait couler à l'extérieur, ce sont les règles. Ensuite, le corps doit reconstituer son sang. Le Qi mobilise le sang et l'entraine vers le haut du corps. Quand le Yin arrive à son maximum, il se transforme en yang. C'est le moment de l'ovulation. Le Qi et le volume du sang sont en plénitude. C'est à ce moment-là que les déséquilibres sont amplifiés et que le syndrome prémenstruel apparaît.
Selon la médecine chinoise, plusieurs déséquilibres du cycle liés à certains organes peuvent apparaître. C'est le cas avec le rein dont la faiblesse du Qi peut entrainer stérilité et fausses couches à répétition. C'est aussi le cas avec le foie, si celui-ci divague, il pourra engendrer des saignements en dehors du cycle. Le coeur doit aussi assurer son rôle et propulser le sang.
Le traitement en médecine chinoise visera à établir un bilan énergétique pour mettre en avant le déséquilibre. Il s'agira alors de tonifier le ou les organes déficients ou de nourrir et faire circuler le sang, nourrir le yin… En pharmacopée chinoise, l'angélique chinoise ou Ginseng vous permettra de maintenir la santé féminine et le soutien de l'oxygène dans le sang.
Les Phases du Cycle Menstruel en MTC
- Phase du Sang : Elle commence le premier jour des règles : le Sang stocké dans le Chong mai, appelé aussi "Mer du Sang", se vide progressivement. Cette phase est très importante puisqu’il est dit que la façon dont elle est vécue influencera le reste du cycle. En Chine, on dit qu’il est important d’éviter le froid pendant les règles. La diététique chinoise recommande d’opter pour les aliments dits « réchauffants » puisqu’ils aident la Rate à produire le Sang. Par ailleurs, la pratique d'exercice physique intense est fermement déconseillée pendant la phase du Sang. En effet, après un effort physique important, le corps puise le Sang afin de nourrir les muscles et épuise l'énergie. La période menstruelle favorisant le « vide de Sang », il est donc préférable d'éviter d'épuiser le Sang.
- Phase du Yin : Elle commence juste après la fin des règles et finit un jour avant l’ovulation. Durant cette période le Yin monte progressivement jusqu’à atteindre son apogée. Ensuite, le corps doit reconstituer le Sang. Il est donc essentiel de nourrir le Yin des Reins, le Sang et les Essences. Il est bon de préciser que la phase du Sang et la phase du Yin "correspondent" d'une certaine façon à la phase folliculaire en médecine occidentale et sont parfois considérées comme une seule et unique phase en MTC.
- Phase du Yang : Après avoir atteint son paroxysme, le Yin laisse sa place au Yang : c’est le moment de l’ovulation.
- Phase du Qi : Cette phase vient juste après l’ovulation. Cette phase est dominée par le Yang des Reins et le Qi de la Rate. Dans le cas d'un vide du Qi de la Rate, des symptômes tels que la fatigue, une perte d’appétit et des selles molles peuvent se faire remarquer. La phase du Qi survient lorsque l’ovule n’est pas fécondé. Cette phase correspond à la période prémenstruelle : elle dure entre 2 à 7 jours. Durant cette phase, il est important que le Qi et le Sang circulent librement dans le corps afin d’éviter les blocages et les stases.
Stress et Cycle Menstruel
Le bon déroulement du cycle menstruel est l’aboutissement d’une merveilleuse horlogerie interne en relation directe avec le monde des émotions. Tout se passe bien tant que les émotions négatives sont gérées, métabolisées. Une fois le point de rupture dépassé, une façon pour le corps de la femme de s’exprimer face au choc, au traumatisme, à la détresse est de somatiser au travers de troubles hormonaux impliquant tout l’axe hormonal et affectant le cycle menstruel : arrêt des règles, retard de règles sans grossesse, saignements anormaux en dehors de la période normale des règles, règles irrégulières, règles douloureuses, règles abondantes, règles trop peu abondantes, troubles de l’ovulation, syndrome prémenstruel… Ces perturbations sont dites fonctionnelles (liées au stress et à ses conséquences hormonales).
Comment le Stress Influence le Cycle Menstruel
Le cycle menstruel est sous la dépendance hormonale et le contrôle de l’axe cortico-hypothalamo-hypophysaire-ovarien. Le cortex cérébral réagit par la sécrétion de neuromédiateurs, agissant dans un sens ou un autre, selon la façon dont sont gérés les divers stimuli positifs ou négatifs, émotionnels et autres. Certains neuromédiateurs comme la sérotonine, l’adrénaline sont des molécules excitatrices. D’autres comme la dopamine, le GABA, des opiacés sont des molécules inhibitrices.
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L’hypothalamus qui est aux ordres du cortex cérébral reçoit les informations transmises par les neuromédiateurs et en informe l’hypophyse. Des cellules spécifiques de l’hypothalamus libèrent de façon pulsatile des neuro-hormones à destination de cellules de l’hypophyse. L’hypophyse est la plate-forme de commande et de régulation de toutes les structures endocriniennes sous-jacentes (surrénales, thyroïde, ovaires…), celles-ci sont dépendantes les unes des autres.
La GnRH est l’hormone hypothalamique responsable du fonctionnement du cycle menstruel. Elle induit la sécrétion pulsatile de FSH et LH, hormones hypophysaires gonadotropes, responsables du déclenchement du cycle menstruel par leur action sur les ovaires. La prolactine est une hormone hypophysaire impliquée principalement dans le déclenchement et le maintien de la lactation. Mais sous l’influence de trop de stress, son taux peut augmenter, perturbant le cycle menstruel et altérant la fertilité.
Les hormones hypophysaires, FSH et LH, vont induire la synthèse et la sécrétion des hormones stéroïdiennes, les oestrogènes, la progestérone, la testostérone, à partir de la molécule de cholestérol, et permettre ainsi le bon déroulement du cycle.
C’est par un impact direct du stress, perturbant le caractère pulsatile de ces hormones, et plus particulièrement celui de la GnRH, que peuvent s’expliquer les troubles du cycle menstruel (affectant l’ovulation et/ou le déroulement des règles).
En situation de stress chronique, la corticosurrénale détourne un précurseur de la progestérone et de la testostérone, la prégnénolone, afin de lui permettre de synthétiser encore plus de cortisol. De plus, le cortisol en excès bloque un certain nombre de récepteurs à la progestérone.
Solutions pour Gérer le Stress et Rétablir le Cycle
Les troubles fonctionnels du cycle menstruel sont réversibles. Le cycle se rétablit le plus souvent, une fois le stress passé, digéré.
- Psychothérapie : Une psychothérapie de soutien peut aider à retrouver rapidement la maîtrise de ses émotions.
- Thérapies Allopathiques : Une aide par des thérapies allopathiques est parfois nécessaire, avec des anxiolytiques, des antidépresseurs et des hypnotiques selon les besoins, ces médicaments peuvent être des béquilles provisoires mais indispensables. En cas de syndrome de stress post-traumatique, l’intervention d’un neuropsychiatre est souhaitable.
- Prise en charge globale et naturelle : Une prise en charge globale, la plus naturelle possible avec de la phytothérapie, de l’aromathérapie, de l’homéopathie, de la nutrithérapie, de l’acupuncture, peut être instaurée pour un temps de récupération qui est variable. Elle passe notamment par l’arrêt du tabac, du cannabis, de l’alcool, de trop de café… Le traitement des carences en nutriments indispensables à une meilleure gestion des stress, comme le magnésium et la vitamine B6, est incontournable. Il convient d’y associer, s’il y a lieu, la correction de désordres surrénaliens, thyroïdiens et/ou ovariens ainsi qu’un rééquilibrage de l’immunité.
- Activités Physiques et de Relaxation : La pratique d’une activité physique régulière et celle du yoga, de la sophrologie, du tai-shi, du qi-gong ou de la méditation… sont des atouts efficaces pour amener chacune à une meilleure gestion des stress.
Menarche : Accompagner les Premières Règles
L’arrivée des menstruations est une expérience à laquelle, tôt ou tard, toute adolescente doit faire face. Cependant, bien qu’il s’agisse d’un événement tout à fait naturel et révélateur d’une bonne santé, il peut être vécu comme négatif et même traumatisant. Pour réduire l’impact psychologique des premières règles, il est essentiel que les jeunes filles soient accompagnées et soutenues par leur noyau familial.
L’Impact Psychologique des Premières Règles
Toutes les filles ne vivront pas l’arrivée des règles de la même manière ou ne s’y adapteront pas au même rythme. Certaines peuvent les accueillir avec enthousiasme, d’autres avec crainte. Dans tous les cas, il existe une série de réactions courantes qui doivent être prises en compte afin de les détecter et de les prévenir.
- Le corps change : Après la ménarche, le corps de la jeune fille change : la masse osseuse et corporelle augmente, le bassin se dilate et il y a une augmentation régionale du tissu adipeux. Les seins se développent et des poils axillaires et pubiens apparaissent. Cette transformation peut produire des complexes, le rejet de son propre corps et même l’apparition de troubles du comportement alimentaire.
- L’enfance se termine : Au niveau biologique et symbolique, la première menstruation marque la fin de l’enfance. La jeune fille commence à être considérée comme une jeune femme et peut constater que les regards et le traitement des autres changent à la suite de cet événement. Pour beaucoup d’entre elles, cela est déroutant, angoissant et déconcertant car elles ne ressentent encore pas, intérieurement, cette maturité qui leur est désormais attribuée. Cela est particulièrement vrai chez celles qui souffrent de puberté précoce, au point que chez ces jeunes filles, le risque de développer une dépression et d’autres difficultés psychosociales est plus élevé. De plus, un processus de deuil peut se déclencher à cause de la perte du corps d’enfant et du statut de petite fille qui part pour ne plus jamais revenir. Bien que ce ne soit pas facile à verbaliser, la peur et la tristesse peuvent être présentes.
- Le monde des adultes semble leur appartenir : Beaucoup de jeunes filles vivent cette transition avec enthousiasme et fierté et peuvent vivre le phénomène inverse : elles ne se languissent pas de l’enfance perdue mais se lancent plutôt à la découverte du monde des adultes. Elles se sentent matures, indépendantes, capables et peuvent être tentées de franchir les étapes plus rapidement qu’il ne le faudrait. Le désir sexuel commence à se manifester et les parents peuvent observer, stupéfaits, le style vestimentaire, l’attitude ou les goûts de l’adolescente changer radicalement.
- Les émotions sont incontrôlables : L’action hormonale joue un rôle important dans l’état émotionnel. Pour cette raison, les adolescentes peuvent commencer à éprouver une labilité émotionnelle difficile à comprendre et à gérer. La tristesse, l’euphorie, la colère ou l’irritabilité apparaissent et disparaissent sans raison claire et avec une intensité inhabituelle, surtout dans les cas où elles subissent le syndrome prémenstruel.
Comment Accompagner les Premières Règles
- Offrir des informations : Offrir des informations suffisantes et pertinentes sur le cycle menstruel et reproductif. Expliquer ce qui se passe et ce à quoi les jeunes filles peuvent s’attendre à chaque instant.
- Maintenir la relation : Le traitement de l’adolescente par les parents ne doit pas changer à la suite de la ménarche. En d’autres termes, ils doivent continuer à établir des limites adaptées à son âge et être proches et émotionnellement disponibles.
- Aider à gérer les changements : Aider la jeune fille à gérer les changements de son image physique et rester attentifs aux éventuels comportements à risque, tels que la restriction de l’apport calorique ou l’exercice physique excessif.
- Créer un dialogue ouvert : Il est avant tout essentiel d’accompagner la jeune fille dans ce processus, en lui permettant d’exprimer ses émotions. Les règles ne doivent pas être un tabou et cette période doit être traitée naturellement au sein de la famille.
Cycle Menstruel et Lune : Une Connexion Ancestrale
Saviez-vous que le mot menstruation vient du latin mensis signifiant mois, et du grec mene signifiant lune ? C’est d’ailleurs de là que l’expression ancestrale « avoir ses lunes » tire son origine. Autre indice d’un lien entre les règles et le corps céleste, tous deux suivent un cycle divisé en phases, d’une durée quasi équivalente : en moyenne 28 jours pour la femme, et 29,5 jours pour le satellite de la Terre. Il n’en faut pas plus pour se rendre compte de la relation qui existe entre cycle menstruel et lune.
Bien que les résultats de l’étude ne prouvent pas de causalité, ils soutiennent la plausibilité d’une relation entre eux. Les chercheurs ont émis l’hypothèse que dans les temps anciens, l’astre contrôlait non seulement la fréquence du cycle menstruel, mais aussi ses phases.
Synchronisation avec les Phases Lunaires
- Nouvelle Lune : Il s’agit des règles, qui surviennent quand le vagin expulse sous forme de sang la muqueuse qui était destinée à accueillir l’embryon. Originellement, elles apparaissent à la nouvelle lune.
- Phase Croissante : Aussi appelée phase pré-ovulatoire, elle correspond au moment où la muqueuse utérine, ou endomètre, s’épaissit pour se préparer à accueillir un futur embryon. Du point de vue sacré, on assiste à la croissance de la lune.
- Pleine Lune : L’ovocyte arrivé à maturité est expulsé. Celui-ci se déplace jusqu’à la trompe de Fallope en attendant d’être fécondé… Ou non. Quant à la lune, son magnétisme est très élevé.
- Phase Décroissante : Le follicule qui a généré l’ovule se transforme en un corps jaune. Il produit de la progestérone et de l’œstradiol pour maintenir la paroi de l’utérus épaisse et prête à accueillir l’ovule fécondé. Pendant ces quelques jours avant les règles, la lune rétrécit. Nos émotions sont plus intenses.
Comment Se Connecter à la Lune
- Cadran Lunaire : Cet outil pourrait être comparé à un journal intime… de l’intime. Il est un excellent moyen de révéler un potentiel lien entre notre cycle menstruel et la lune. Il se présente sous la forme d’une roue divisée selon les 4 phases lunaires. On lui confie nos émotions et nos ressentis. En échange, il nous aide à nous connaître davantage, cadran après cadran, mois après mois. Après 3 ou 4 cycles, penchez-vous de nouveau sur vos cadrans lunaires et résumez les tendances observées. C’est là que votre profil menstruel se dessine. Vous pouvez alors anticiper vos émotions et adapter vos activités à vos besoins les plus intimes.
- Rituels de Pleine Lune : Une autre façon de se connecter au satellite naturel de la Terre : les rituels de pleine lune. Une parenthèse sacrée d’harmonie avec l’Univers, où nous semons des intentions pour fermer une page et en ouvrir une nouvelle. Écrire ses souhaits pour le nouveau cycle sur un bout de papier. Désirs futurs ou envies d’en finir avec des émotions particulières. Peu importe, l’idée est de se confier à la lune. Prendre un bain de lune et se recharger de l’énergie de l’eau baignée par les rayons argentés. Recharger ses outils spirituels, et plus particulièrement les pierres. En diffusant leurs vertus, elles ont tendance à perdre leur énergie. Il s’agit donc de les recharger grâce à la lumière lunaire. Et si on observait la lune ce soir ? Simplement la regarder quelques instants, en prenant conscience du moment présent, et de notre corps.
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