Introduction

Le cycle menstruel, un processus biologique normal chez les femmes de la puberté à la ménopause, reste un sujet peu abordé et souvent stigmatisé. Cette invisibilisation des règles contribue à l'exclusion sociale des femmes. Cet article explore les multiples facettes du cycle menstruel, son impact sur la santé physique et mentale des femmes, les tabous culturels qui l'entourent, et les inégalités d'accès à l'hygiène menstruelle à travers le monde, notamment en Afrique. Il met également en lumière les avancées récentes dans la compréhension scientifique du cycle menstruel et les initiatives visant à briser les tabous et à améliorer la vie des femmes pendant cette période.

Le Cycle Menstruel : Un Aperçu Scientifique

Les menstruations sont décrites comme un saignement vaginal mensuel normal qui se produit de la puberté jusqu’à la ménopause et qui indique la période fertile de la vie d’une femme. Si le cycle menstruel a été étudié d’un point de vue scientifique depuis le XVIIème siècle, l’expérience à la première personne de celles qui le vivent est encore peu exposé socialement. Un cycle menstruel se répète tous les vingt-cinq à trente jours et commence par les « règles », pendant lesquelles la couche superficielle de l’endomètre, paroi interne de l’utérus, se détache. À ce moment-là, les niveaux d'hormones sexuelles féminines dans le sang sont les plus bas, mais ils augmentent fortement au cours des semaines suivantes. Tout d'abord, les niveaux d'œstrogènes montent, signalant la croissance de l’endomètre. Ensuite, ils chutent pour libérer un ovule de l'ovaire, ce qui marque le milieu du cycle. Puis, les taux de progestérone et d'œstrogènes augmentent à nouveau pendant environ sept jours afin de préparer la muqueuse utérine à la fécondation éventuelle de l'ovule. Si la grossesse ne se produit pas, ces niveaux diminuent, ce qui déclenche les saignements menstruels.

Un cycle ovulatoire classique, ou cycle menstruel, chez l’humain dure en moyenne 29,3 jours, avec des variations de durée d’une personne menstruée à une autre et d’un cycle à l’autre chez une même personne. Il commence au premier jour des menstruations et est constitué de trois phases, chacune dédiée à la réalisation d’un processus spécifique en lien avec l’ovulation qui survient autour du 14e jour de cycle. Certains travaux ont suggéré que chacune de ces trois phases pourraient se dérouler sous l’influence d’une horloge interne dont la perturbation du rythme serait associée à des irrégularités dans le cycle menstruel.

Impact sur la Santé Physique et Mentale

Une étude révèle que près d'une femme sur deux souffre de règles douloureuses, avec un taux de 60% chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans, dont 20% déclarent avoir des règles très douloureuses. Le cycle menstruel a également des effets sur l'état psychologique des femmes, avec 81% d'entre elles déclarant connaître des désagréments comme la fatigue (80%), le sentiment d'être plus irritable (71%) ou encore d'être plus mal à l'aise avec leur corps (59%).

Elma Jashim, récemment diplômée de l’université, a hâte de commencer son école de médecine à l’automne. Seul bémol : elle redoute les montagnes russes émotionnelles qu’elle subit chaque mois en raison de ses règles et les dégâts qu’ils pourraient poser pour son calendrier académique bien rempli. « Environ deux ou trois jours avant le début de mes règles, je ne ressens pas beaucoup d’émotions. Je ne suis pas particulièrement triste, mais pas particulièrement heureuse non plus », raconte Jashim. Cette humeur plate la rend encore plus sensible aux stimuli émotionnels, même minimes, quand ses menstruations commencent. « Il suffit que je fasse une erreur minuscule au travail pour que les larmes me montent aux yeux. »

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L'Impact du Cycle Menstruel sur le Cerveau

Des études antérieures menées sur des rats ainsi que sur d'autres mammifères avaient déjà montré que le volume de certaines régions du cerveau pouvait changer, influencé par l'œstrogène, une hormone nécessaire au bon développement de la sexualité et de la reproduction chez les femmes. Aujourd'hui, des scanners IRM récents de cerveau de femmes montrent que la montée et la descente des hormones sexuelles au cours du cycle menstruel, la période de vingt-neuf jours de flux et de reflux hormonaux qui prépare les organes reproducteurs à une éventuelle grossesse, remodèle de façon spectaculaire les régions du cerveau qui régissent les émotions, la mémoire, le comportement et l'efficacité du transfert d'informations.

« C’est fou de constater la vitesse à laquelle le cerveau adulte peut changer », dit Julia Sacher, psychiatre et neuroscientifique à l’Institut Max-Planck de neurologie et des sciences cognitives à Leipzig, en Allemagne, qui a mené l’une de ces études. Le fait que le cerveau se modifie pendant le cycle menstruel est particulièrement notable car sur trente à quarante ans, la plupart des femmes vivent environ 450 cycles menstruels, explique Catherine Woolley, neurobiologiste à l’université Northwestern d’Evantson, dans l’Illinois. Les imageries cérébrales et analyses d’hormones sur lesquelles s’appuient ces études ont été réalisées sur les mêmes individus, pendant des phases spécifiques de leurs cycles menstruels, ce qui rend les résultats d’autant plus fiables, explique Woolley. « Ces études nous ont permis de nous rendre mieux compte d’à quel point ces hormones influençaient non seulement la morphologie du cerveau mais également son architecture fonctionnelle », dit Emily Jacobs, neuroscientifique à l’université de Californie, à Santa Barbara.

L'hippocampe, centre cognitif du cerveau qui contient à la fois de la matière grise et de la substance blanche, est une petite structure incurvée enfouie dans le cerveau, derrière les oreilles, dans une région remplie de récepteurs d'hormones sexuelles. Il s’agit également de la région du cerveau humain adulte la plus influencée par les changements de volume. L'acquisition de nouvelles compétences, comme apprendre à jongler à un âge avancé ou étudier des cartes pour passer l'examen du permis de conduire taxi, fait grossir l'hippocampe. À l'inverse, un hippocampe qui rétrécit est parfois un signe précoce de démence, en particulier dans la maladie d'Alzheimer. Depuis la découverte révolutionnaire de Woolley, les scientifiques ont compris que la ménopause faisait réduire le volume de la matière grise dans certaines parties du cerveau. La recherche s'est cependant limitée à obtenir des images instantanées de cerveaux de personnes volontaires à un moment donné. Les scientifiques voulaient savoir si le cerveau humain adulte changeait au cours de la montée et de la descente mensuelles des hormones sexuelles.

Les Tabous Culturels et l'Exclusion Sociale

Plusieurs raisons peuvent expliquer le tabou touchant encore à la période des « règles ». Tout d’abord, le sang menstruel a traditionnellement été vu comme une forme d’impureté à risque de contaminer l’environnement (Fennie et al., 2022), ce qui a engendré une mise à l’écart des femmes pendant leurs menstruations. Si ce discours, souvent relié à des conceptions religieuses, est moins dominant dans nos cultures occidentales, une certaine tendance à la dissimulation et au secret entoure encore ce moment du mois (Moloney, 2014). Le langage lui-même employé pour désigner la période des « règles » a tendance à éviter l’emploi direct du terme en le remplaçant par une série d’expressions qui peuvent être dénigrantes et contribuer à l’invisibilité sociale de la période menstruelle.

Une autre raison expliquant le manque de visibilité des menstruations comme expérience subjective est la dominance du paradigme médical. Young (2005) souligne que les premières connaissances offertes aux jeunes filles quant à leur cycle menstruel se limitent souvent à une lecture physiologique, où les menstruations sont présentées sous le prisme de la douleur ou de la pathologie (par exemple le syndrome prémenstruel). La dimension expérientielle de ce moment de la vie ainsi que le sens qu’il peut prendre ne sont pas restent peu pris en compte. Cette manière d’envisager les menstruations véhicule en outre une vision implicite du corps, perçu comme déficient et incontrôlable.

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L’étude de Martin (1992) témoigne du sentiment de fragmentation entre l’expérience de la corporéité et l’image de soi particulièrement en ce qui concerne les expériences corporelles typiquement féminines (menstruations, accouchement, ménopause). Plusieurs écrits contemporains sur le sujet soulignent encore combien les menstruations sont souvent ressenties comme dégoûtantes, dérangeantes ou honteuses (Fahs, 2020). Cette honte internalisée encouragerait une tendance à se complexer ainsi qu’une vision dévalorisante de la corporéité féminine (Moloney, 2014).

Il apparait que les règles constituent encore aujourd'hui un frein dans les relations sociales et les sorties, notamment pour les plus jeunes femmes. Alors que les premières menstruations semblent abordées de plus en plus facilement au sein du cercle familial, l'espace public est encore loin d'être « menstrue-friendly ». Malgré une libération de la parole vis-à-vis des menstruations depuis le XXe siècle du fait de la déchristianisation de la société, de la libération sexuelle et de la seconde vague du féminisme, certains freins sociaux perdurent et les personnes réglées restent invisibilisées de l'espace public. En effet, les femmes cachent encore leurs protections hygiéniques pour se rendre aux toilettes et, alors que les distributeurs de préservatifs sont courants, ceux de protections hygiéniques commencent à peine à peupler l'espace public.

Les Règles en Afrique : Précarité et Tabous

Partout dans le monde, les femmes connaissent cette réalité mais au cœur du 21ème siècle, les inégalités concernant les règles sont encore criantes. Alors qu’en Europe les mentalités commencent doucement à changer et que le sang se colore enfin de rouge dans nos publicités, qu’en est-il sur le continent africain ? Connaître son corps, avoir accès aux serviettes hygiéniques et tampons périodiques, prendre soin de sa santé et de son hygiène sont indispensables pour vivre sereinement la période délicate des règles. Mais entre précarité menstruelle et tabou culturel, que signifie réellement avoir ses règles en Afrique ?

Que ce soit par ignorance ou par honte, en Afrique, les règles sont un sujet tabou. Pas question d'évoquer ses saignements devant tout le monde ! Dans les familles africaines comme dans certains autres endroits du globe, la parole n’est pas libre à propos de cette réalité féminine. Parfois même, comme au Malawi, les jeunes femmes découvrent l’existence des menstruations le jour où celles-ci se présentent pour la première fois. L’apparition de la puberté est d’ailleurs influencée par plusieurs facteurs, qu’ils soient environnementaux, comme la nourriture ou l’accès aux soins, ou socio-éducatifs. Une fois les menstrues installées, les quelques informations glanées ça et là par les filles au sujet de leurs saignements sont souvent teintées de coutumes et traditions africaines. Assez éloignées de la réalité, ces dernières nourrissent les peurs et les fantasmes. Dans certaines contrées du continent, le quotidien des femmes pendant la période des menstruations est donc synonyme de honte et d’exclusion.

Les pertes de sang sont souvent considérées comme sales. Une femme menstruée est considérée comme impure. Certaines sont éloignées de leur foyer et des membres de la famille de sexe masculin. D’autres ne partagent pas leur lit avec leur conjoint durant leurs règles. Ces exclusions ne sont toutefois pas l’apanage des pays d’Afrique : fréquemment liées aux religions, beaucoup existent ailleurs dans le monde. Les statistiques de l’Unicef sont sans appel : en Afrique, une fillette sur 10 serait déscolarisée pendant sa période de règles. 83% des jeunes filles restant en classe seraient angoissées par une situation qui les dépasse. En cause : les douleurs et spasmes menstruels difficiles à supporter, mais aussi la honte. Enfin, le manque de moyens d’hygiène menstruelle dans certaines écoles est également responsable de la déscolarisation pendant les règles. Pas de toilettes ni d’eau courante ? Si quelques fillettes trouvent le courage de rentrer chez elles pour changer de serviette ou se nettoyer, parcourant parfois plusieurs kilomètres, d’autres préfèrent se passer d’école.

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Dernier fléau auquel les femmes et filles de l’Afrique doivent faire face chaque mois : la précarité menstruelle. Est en cause le prix des serviettes hygiéniques et tampons, rédhibitoire dans ces pays gravement touchés par la pauvreté. Conscients de cette réalité, plusieurs gouvernements africains (Kenya, puis Ouganda, Tanzanie, Rwanda) ont, dès 2004, décidé de supprimer la TVA sur les protections périodiques. Ainsi, la précarité menstruelle donne lieu à des situations intolérables. Ailleurs, comme au Cameroun, les femmes apprennent à leurs cadettes comment bricoler une protection menstruelle de fortune à partir d’un morceau de vieux vêtement ou de feuilles. Au-delà de l’inefficacité du procédé, qui perpétue la honte de souvent voir ses habits tachés de sang, c’est un fléau sanitaire qui en découle.

Initiatives et Solutions

Pour tenter d’endiguer les impacts de cette déscolarisation, des associations œuvrent contre le tabou des règles. L’ONG Care France, dont le cœur de bataille est de défendre les femmes et enfants au niveau mondial, ne se contente pas de relayer les chiffres. En 2019, c’est une grande campagne de sensibilisation qui a vu le jour sous le hashtag #RespectezNosRegles. Un film diffusé sur les réseaux sociaux montrait une femme âgée, probablement ménopausée, se rendant à l’école à la place de sa petite fille pendant ses règles. Des missions éducatives dédiées aux règles sont également mises en place dans les écoles. Au Burkina Faso par exemple, l’Unicef agit en collaboration avec le gouvernement pour instruire les jeunes filles. Au programme de ces séances tenues en l’absence des garçons : informations sur la menstruation, l’hygiène intime et l’éducation sexuelle. Des plaquettes sont distribuées et les fillettes ont la liberté de poser tout type de questions.

Au Burkina Faso, en 2017, Emilie Kyedrebeogo a créé Palobdé (« qui ne se jette pas »), une petite entreprise qui coud et commercialise des kits de serviettes hygiéniques lavables en coton biologique traditionnel. Composé de 3 serviettes, une pochette imperméable, mais aussi de culottes et savon pour les jeunes écolières, ce pack est peu onéreux, durable et écologique. La vision est identique chez Olivia Mvondo, fondatrice de KmerPad en 2011 au Cameroun. Après une longue phase expérimentale et de recherche de fonds, les premières serviettes lavables de KmerPad sont mises en vente en 2014. Une fabrication intégralement camerounaise, de même que la quasi-totalité des matières premières.

À l'heure où la ministre de l'Enseignement supérieur a décidé de la mise en place de distributeurs de protections hygiéniques dans les universités pour la rentrée , on assiste depuis peu à une mise en lumière des menstruations dans l'espace médiatique et politique.

L'Horloge Interne et le Cycle Lunaire

Afin de mieux comprendre l’origine de la régularité rythmique du cycle menstruel, une équipe de recherche internationale associant l’Inserm, le CNRS et l’Université Claude Bernard Lyon 1, a comparé un grand nombre de données de cycles, récoltées dans des études européennes et nord-américaines. Ses résultats montrent que le cycle menstruel serait finement régulé par une horloge interne, elle-même influencée de manière occasionnelle par le cycle lunaire. Ces travaux à paraître dans Science Advances plaident pour l’intérêt d’étudier davantage ce lien potentiel sur des jeux de données de plus grande ampleur, afin d’identifier un éventuel intérêt de la chronobiologie dans le traitement des troubles de la fertilité.

Chez l’humain, l’horloge interne la plus connue est l’horloge circadienne, très proche de 24h, qui maintient le cycle veille-sommeil et l’ensemble des rythmes physiologiques. Elle est en phase avec le cycle jour-nuit sous l’influence de la lumière. Lorsque l’horloge circadienne est perturbée - comme dans le cas du jet-lag par exemple -, elle met quelques jours à se recaler sur son rythme habituel en se resynchronisant au nouveau cycle jour-nuit. Dans le cas des cycles menstruels, l’implication d’une horloge interne pourrait se manifester de façon similaire : la durée du cycle serait habituellement hautement stable chez une même personne et, en cas de perturbation, des mécanismes d’adaptation par synchronisation avec des conditions externes entreraient en jeu pour rétablir le rythme optimal.

Une théorie récurrente suggère que le cycle lunaire pourrait jouer ce rôle, mais les preuves scientifiques manquent à ce jour. Une équipe de recherche internationale menée par Claude Gronfier, chercheur Inserm au sein du Centre de recherche en Neurosciences de Lyon (Inserm/CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1), s’est intéressée à l’existence potentielle d’une horloge biologique interne qui régulerait le cycle menstruel et qui pourrait être synchronisée avec le cycle lunaire.

Elle a ainsi pu observer une association, occasionnelle mais significative, entre le cycle menstruel et le cycle lunaire, avec cependant - et sans que ces travaux ne permettent de statuer sur la cause -, une différence majeure entre les cohortes européennes et la cohorte nord-américaine : chez les européennes, le cycle commençait le plus souvent lors de la phase croissante de la lune tandis qu’il commençait plus souvent à la pleine lune dans la cohorte d’Amérique du Nord.

Rituels et Réappropriation du Cycle Menstruel

Depuis une dizaine d’années, on assiste cependant à un renouveau autour de la manière d’accueillir et de représenter les menstruations en Occident. Suite au roman d’Anita Diamant (1997), des mouvements de « tente rouge » entendent favoriser autour d’un bâton de parole les échanges entre les femmes à propos de leur vécu menstruel. Certaines célébrations des ménarches sont proposées aux jeunes filles, parfois sur un mode essentiellement commercial et festif, parfois dans une orientation plus rituélique et sororale.

On assiste à la publication d’ouvrage en littérature jeunesse, dépassant l’information physiologique et proposant une description plus militante des menstruations ou les abordant sous l’angle du « féminin sacré » (Pérez - Gomez & Vinit, ). L’idée d’un accompagnement personnel des menstruations à travers de pratiques rituelles individuelles émergent dans plusieurs recherches. Certains auteurs mentionnent l’importance du repos, l’utilisation de calendrier lunaire durant les règles, le don du sang à la terre, l’art menstruel ou encore la pratique de la méditation, du yoga, de l’écriture réflexive, de la danse, du Qi Gong (Moloney, 2014). Nous faisons ici l’hypothèse que ce renouveau contemporain autour des rituels menstruels exprime le besoin d’une réappropriation d’un corps cyclique et la reliance à une cosmologie. En redonnant du sens à cette expérience corporelle, ces pratiques participent à une reconquête symbolique du féminin, souvent occulté ou dévalorisé dans les sociétés modernes.

Au moment des menstruations, les participantes honorent leur envie de calme et de repos. Stella évoque ainsi pratiquer des « activités qui sont (…) très apaisantes comme, soit le yoga, soit la tisane » et « [s]'installer avec le moins de bruits et de stimulations possibles ». Les femmes semblent vouloir revenir à une écoute d ’elles - mêmes et se soustraient à certaines obligations et rythmes venant de l’extérieur (Moas, 2010). En organisant leur routine autour de leur cycle menstruel, elles affirment une autre manière d’être productives, travaillant à un rythme adapté à leur réalité corporelle (Koskenniemi, 2022; Moas, 2010).

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