Introduction

La crèche municipale Ethel et Julius Rosenberg, au-delà d'être un simple lieu d'accueil pour les jeunes enfants, porte un nom chargé d'histoire et de signification. Ce nom rend hommage à Ethel et Julius Rosenberg, un couple américain condamné à mort en 1951 dans un contexte politique et social particulier. Cet article explore l'histoire de ce couple, le contexte de leur condamnation, et la pertinence de leur nom pour une institution dédiée à la petite enfance.

Ethel et Julius Rosenberg : Un bref rappel historique

Ethel et Julius Rosenberg furent des citoyens américains reconnus coupables d'espionnage au profit de l'Union Soviétique pendant la Guerre Froide. Accusés d'avoir transmis des informations sur la bombe atomique, ils furent condamnés à mort lors d'un procès controversé. Leur exécution, le 19 juin 1953, suscita une vive émotion et un débat passionné sur la justice, l'idéologie et la peine capitale.

Dans le contexte tendu de l'après-guerre, marqué par la rivalité idéologique entre les États-Unis et l'Union Soviétique, le procès des Rosenberg se déroula dans un climat de peur et de suspicion. Le sénateur Joseph McCarthy lança une « chasse aux sorcières » (maccarthysme) qui dura de 1950 à 1953, visant les sympathisants, militants ou agents communistes. Cette atmosphère influença le déroulement du procès et contribua à la condamnation des Rosenberg.

Le procès et la condamnation

Le procès des Rosenberg fut marqué par des irrégularités et des témoignages contradictoires. La culpabilité d'Ethel Rosenberg, en particulier, fut remise en question par de nombreux observateurs. L'affaire devint un symbole des excès de la lutte contre le communisme et de la violation des droits individuels.

La Ligue des droits de l’Homme rappelle son attachement à ce que toute justice soit rendue dans des circonstances où les droits des personnes, leur présomption d’innocence, la présentation publique de preuves et leur étude contradictoire soient respectées, et son refus de tout secret dû à un supposé « intérêt supérieur ». La Ligue des droits de l’Homme rappelle son opposition totale à tout traitement inhumain, et singulièrement à la peine de mort.

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Pourquoi un tel nom pour une crèche ?

Le choix du nom d'Ethel et Julius Rosenberg pour une crèche municipale peut sembler surprenant à première vue. Il est essentiel de comprendre le contexte et les motivations qui ont conduit à cette décision.

Un symbole de justice et de droits humains

En nommant une crèche en leur honneur, la municipalité choisit de rappeler l'importance de la justice, des droits humains et de la présomption d'innocence. C'est un message fort envoyé aux citoyens, en particulier aux jeunes générations, sur la nécessité de défendre les valeurs démocratiques et de lutter contre toutes les formes d'injustice.

Un engagement envers la petite enfance

Le choix de ce nom peut également être interprété comme un engagement envers la petite enfance et le développement de l'enfant. Ethel et Julius Rosenberg, en tant que parents, ont été privés de la possibilité d'élever leurs enfants. En leur rendant hommage, la crèche affirme son rôle dans l'accompagnement et l'épanouissement des jeunes enfants.

Une ouverture sur le monde et la diversité

La crèche municipale Ethel et Julius Rosenberg, par son nom, s'ouvre sur le monde et la diversité. Elle invite à la réflexion sur l'histoire, la politique et les enjeux sociaux contemporains. C'est un lieu où les enfants apprennent à grandir dans le respect des différences et l'ouverture aux autres cultures.

La crèche : un lieu d'éveil et de découverte

Au-delà de son nom symbolique, la crèche municipale Ethel et Julius Rosenberg est avant tout un lieu d'accueil et d'éveil pour les jeunes enfants. Elle offre un environnement stimulant et sécurisant, propice à leur développement physique, intellectuel et social.

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Des activités adaptées aux tout-petits

La crèche propose une variété d'activités adaptées aux besoins et aux capacités des tout-petits. Des jeux d'éveil aux ateliers créatifs, en passant par les sorties en plein air, les enfants sont encouragés à explorer, à expérimenter et à développer leur imagination.

Dans le travail avec les jeunes enfants, notamment en crèche, les instruments doivent être adaptés aux jeunes enfants ; solides et adaptés au besoin de mouvement de l’enfant.

L'importance du jeu et de la musique

Le jeu et la musique occupent une place centrale dans la pédagogie de la crèche. Les enfants sont invités à jouer librement, à manipuler des objets, à chanter et à danser. Ces activités favorisent leur développement sensoriel, moteur et cognitif.

Une collègue et moi-même avons contacté Robert Hebrard et nous lui avons proposé de construire une maison de musique, lieu d’explorations, de jeux moteurs sonores, ou autres. Nous la concevions un peu comme la maison de Hansel et Gretel, avec des murs, non pas en pain d’épice, comme dans l’histoire, mais en sons divers. Ainsi naquit la première maison de musique de Robert Hebrard qui est non seulement un formidable instrument de musique collectif, mais aussi un très bel objet. Les murs sont des balafons, le toit des angklung ( instrument de l'île de Java. Il est constitué de 3 tubes de bambou accordés à l’octave et disposés verticalement dans une structure légère de bambou. A l’avant en hauteur, il y a des tambours de bois, à l’arrière des boîtes maracas, tout ceci (sauf le balafon) étant manipulé par des ficelles qui descendent jusqu’au sol et peuvent être tirées par les bébés. Les enfants de la crèche se sont appropriés cette maison de diverses manières. Certains y sont allés d’emblée sans aucune réticence, ont joué de tous les instruments, les plus grands ont même escaladé les murs-balafons et joué à cache-cache entre les poteaux. Pour certains petits, et surtout les bébés, il a fallu une période « d’apprivoisement ». Nous y allions avec eux et faisions tourner la roue tout doucement, nous visitions la maison un par un, découvrant et essayant ensemble.

Un accompagnement personnalisé

Chaque enfant est unique et a des besoins spécifiques. L'équipe de la crèche est attentive à chaque enfant et lui offre un accompagnement personnalisé. Les professionnels de la petite enfance veillent à créer un lien de confiance avec les enfants et leurs parents, afin de favoriser leur bien-être et leur développement.

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La musique et les instruments de musique à la crèche

La musique occupe une place importante dans la vie de la crèche. Les enfants ont l'occasion de découvrir différents instruments de musique, de jouer avec les sons et de développer leur sensibilité artistique.

Du département avec Robert Hébrard et 6 percussionnistes de la Région intéressés par ce projet étonnant et original de création d’un lieu à la fois pédagogique et touristique. Les visiteurs pouvaient faire sonner ces cloches de bambou en les secouant ou en tirant sur les cordes. A gauche en entrant, il y avait une grande roue marine de 5 m de diamètre, que les visiteurs faisaient tourner lentement, ce qui déclenchait les bâtons de pluie longs remplis de perles de verre accrochés sur les rayons de la roue qui s’écoulaient à tour de rôle en arrivant en haut. L’effet était saisissant et très puissant ! Cette roue qui tournait lentement donnait l’impression de vagues successives qui venaient se fracasser sur la plage. Les résonateurs derrière les lames étaient faits de tubes PVC de 20 cm de diamètre et de différentes longueurs, entre 30 cm et 2 mètres, accordés selon les notes et la taille des lames. Les sons étaient très graves et sonores. Un des balafons été accordé sur la gamme pentatonique utilisée par Hèbrard (fa, sol, sib, do ré, fa sur 2 octaves). L’autre balafon était accordé sur une gamme balinaise. Les 2 balafons géants étaient entourés de chaque côté par des sortes de harpes en bois accrochées sur la structure. Sur cette plateforme était installé un énorme orgue à Angklungs que l’on faisait sonner en poussant fort sur des poignées qui coulissaient d’avant en arrière avec des ressorts. A droite du temple, une quatrième maison vide permettait d’installer des petits balafons portables au sol ou sur des tables. Des bancs de bois permettaient de jouer des tambours en tous genres, djembés, Doundoun et tous les tambours sur pieds en pvc avec peau crées par Robert. Petit à petit, nous avons complété cet instrumentarium Hébrard déjà très riche par des cloches en métal en tous genres et par des gongs de toutes tailles. Il y avait aussi les arcs musicaux et les kutu wapas en aluminium inventés par Robert, ainsi qu’une série de balafloks (sortes de tam-tam secs très puissants en bois montés sur un coffre qui servait de résonateur). On pouvait les déplacer et créer des circuits musicaux qui permettaient aux enfants de courir le long de ces gros instruments en les frappant au passage. L’orchestre était complété par une trentaine de petits balafons portables ou des lithophones que l’on posait sur le sol sur la place centrale du village lors des animations de classe. Un musicien professionnel guidait les animations et dirigeait l’orchestre ainsi créé avec les enfants ou les groupes de touristes. L’ensemble était très harmonieux, car la même gamme pentatonique était utilisée dans presque tous les instruments, sauf un certain nombre qui étaient accordés sur la gamme balinaise. Aux visiteurs de la bambouseraie et aux enfants et enseignants que nous recevions pour des classes musicales ou des visites découverte.

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