À l'occasion du centenaire de sa disparition, la ville de Limoges rend hommage à Auguste Renoir (1841-1919), figure emblématique de l'impressionnisme et enfant du pays. Né à Limoges en 1841, dans un immeuble de l'actuelle Avenue Gambetta, Renoir quitte sa ville natale à l'âge de trois ans lorsque ses parents s'installent à Paris. Cet hommage offre l'opportunité de redécouvrir l'œuvre et l'époque qui ont façonné cet artiste majeur.

Une célébration immersive dans l'esprit de la Belle Époque

Pour marquer cet événement, le public est invité à remonter le temps dans les jardins de l'Évêché. Spectacles, déambulations et guinguettes plongent les visiteurs dans l'ambiance de la Belle Époque, période charnière entre la fin du XIXe siècle et le début de la Première Guerre Mondiale. La compagnie de théâtre Les 3 Coups l'Oeuvre propose une balade théâtrale au son de l'accordéon, dévoilant l'histoire du peintre et celle de son fils, Jean, blessé pendant la Première Guerre Mondiale. Le musée des Beaux-Arts se transforme en cabaret, accueillant des figures emblématiques de l'époque, dont la célèbre danseuse la Goulue.

Renoir : un artiste en révolution

Anne Liénard, directrice du musée des Beaux-Arts de Limoges, souligne que Renoir était un peintre en révolution. Fondateur de l'impressionnisme, il s'en éloigne rapidement pour explorer les techniques des maîtres anciens, les adaptant à son époque. Son travail se concentre sur le portrait et la vie quotidienne, capturant l'essence de son temps.

Parmi ses œuvres les plus célèbres, on peut citer "Le Déjeuner des canotiers", "Le Bal du moulin de la Galette" et le portrait de "Madame Charpentier et ses enfants". L'hommage à Renoir à Limoges propose une approche différente de son œuvre, privilégiant une fresque vivante pour toucher un public plus large. Cette mise en scène fait appel à différents sens grâce à la danse et à la musique, permettant de ressentir l'œuvre d'une manière nouvelle.

Limoges : sur les traces de Renoir

Du 19 au 28 juillet, les œuvres d'Auguste Renoir sont projetées sur la façade du musée des Beaux-Arts de Limoges à la tombée de la nuit. Certaines de ses peintures sont également visibles au musée tout au long de l'année.

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Limoges et la petite enfance : un héritage de bienveillance

La ville de Limoges, consciente de l'importance des premières années de la vie, déploie une politique attentive et bienveillante envers les enfants de 0 à 3 ans. L'accueil de qualité et l'encadrement qualifié des plus jeunes sont prioritaires dans les crèches municipales. Une initiative notable est l'utilisation d'assiettes en porcelaine dans les 12 crèches municipales, témoignant de l'engagement de Limoges en faveur de la santé et du bien-être des enfants.

Chatou : une ville marquée par l'évolution urbaine

La ville de Chatou, où Renoir a également séjourné, a connu d'importantes transformations urbaines à partir des années 1960. Certains quartiers ont été détruits, tandis que d'autres ont été créés. Ces évolutions ont conduit au Chatou d'aujourd'hui, divisé en trois quartiers distincts. Le cœur historique de la ville a disparu, laissant place à de nouveaux ensembles résidentiels et commerciaux.

Renoir et la Normandie

Auguste Renoir a séjourné fréquemment en Normandie, au château de Wargemont, de 1879 à 1885, pour rendre visite à ses amis, la famille Bérard, propriétaire du domaine depuis 1855. Plusieurs de ses toiles témoignent de ses déplacements, notamment "La Roseraie à Wargemont", son portrait de Thérèse Bérard, tous deux datés de 1879, ou encore le "Portrait d’Alfred Bérard avec son chien" en 1881.

En 2020, les Archives départementales de l’Aube ont acquis deux lettres manuscrites signées d’Auguste Renoir. La première lettre, datée de « mardi soir », permet d’attester de ses déplacements réguliers en Seine-Maritime. Malgré l’absence d’une datation exacte, le document a probablement été produit dans les années 1890. La lettre est adressée à son épouse Aline et fait part de son quotidien normand. Renoir mentionne les conditions météorologiques « épouvantables » et peu favorables à l’avancement de ses toiles. Un éventuel désaccord avec le propriétaire du château y est également mentionné par « Bérard me boude aussi ».

Renoir et Essoyes

À Paris, Pierre-Auguste Renoir rencontre une jeune provinciale native d’Essoyes, Aline Victorine Charigot. En 1885, Aline entraîne tout son époux à Essoyes. Renoir et sa famille y reviendront chaque été pendant trente ans. La maison familiale, achetée en 1896, accueille non seulement les Renoir, mais aussi bon nombre de leurs amis.

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Paule Gobillard et Renoir

Paule Gobillard fait partie des peintres post-impressionnistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. A la mort de sa mère en 1893, elle est initiée à la peinture et commence son activité de modèle chez sa tante Madame Berthe Morisot. Par son intermédiaire, elle reçoit les enseignements d’Auguste Renoir et noue une relation amicale avec ce dernier. Accompagnée de sa sœur Jeannie, elle lui rend régulièrement visite à Essoyes et à Cagnes-sur-Mer. Dès 1894, elle expose ses toiles au Salon des Indépendants puis au Salon d’Automne. Sa singularité lui permet de participer à des expositions d’envergure internationale se tenant au Japon, aux États-Unis ou encore au Danemark.

Dès le début de la correspondance, Auguste Renoir s’inquiète de l’état de Jeannie. L’artiste s’adresse par ailleurs directement à celle-ci en lui écrivant qu’il faut « encore un peu de courage et tout ira bien, nous en avons tous espoir ». Ici aussi, la lettre a été rédigée à l’encre noire sur un papier sommairement quadrillé et mesure 16 x 11, 5 cm. Le filigrane « Imprimerie Diadem » contenu dans le papier indique qu’il s’agit d’un papier imprimé en Haute-Vienne, à Limoges dans la ville natale du peintre.

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