Dès la naissance et durant les premières années de vie, le développement de votre bébé est suivi de près. Parmi les mesures effectuées, celle du périmètre crânien est essentielle. Cet article vous informe sur l'importance de cette mesure, son évolution normale, les anomalies possibles et les solutions existantes.

Mesurer le périmètre crânien de bébé : à quoi ça sert ?

La mesure du tour de tête de bébé est un indicateur clé de sa croissance. Elle permet de contrôler la croissance de votre bébé, en fonction de son sexe et de son âge, et de déterminer le volume du cerveau avec précision. En effectuant cette mesure, cela permet de s’assurer que son cerveau se développe correctement, et qu’il n’est ni au-dessus ni en dessous des normes ou encore qu’il n’y a pas de cassure de la courbe de croissance du périmètre crânien. Le périmètre crânien, c'est-à-dire la taille du tour de crâne, doit être surveillée de près de la naissance jusqu'à l'âge de 2 ans. Il s'agit de s'assurer du bon développement de l'enfant dès les premières années.

La croissance du périmètre crânien, doit être surveillée de près de la naissance à l'âge de 2 ans. Le périmètre crânien se mesure grâce à un ruban centimétré, placé juste au niveau du front et faisant le tour de la tête en passant au niveau de la partie la plus postérieure de l'occiput. On le mesure à la naissance puis, environ tous les mois la première année, tous les 3-4 mois la deuxième année, lors de la visite de suivi de l'enfant chez son pédiatre, son médecin généraliste ou à la PMI, explique le Dr Sophie Pierrepont, pédiatre. On reporte ensuite la mesure sur une courbe, comme pour le poids et la taille. Cette courbe permet de suivre l'évolution du périmètre crânien selon l'âge.

L’évolution normale du périmètre crânien de bébé

C’est entre la naissance et 1 an que la courbe du périmètre crânien va le plus évoluer. Avec un périmètre autour de 35 cm à la naissance, il atteint environ 47 cm vers 1 an. Une prise de cm possible parce que les os du crâne, les fontanelles, ne sont pas soudés à la naissance. À 2 ans, le périmètre crânien se situe autour de 50 cm : l’évolution se ralentit de manière notable. La surveillance entre 0 et 12 mois est donc primordiale afin de déceler un éventuel problème de développement.

Comme pour le poids et la taille, la taille du périmètre crânien varie d'un bébé à l'autre. En moyenne, pour un bébé à terme, le périmètre crânien mesure 35 cm à la naissance, poursuit le médecin. Certains bébés ont une tête plus grosse, d'autres plus petite ! Le périmètre crânien peut même être supérieur ou inférieur aux "normes" sans pour autant que cela soit le signe d'un problème : souvent, au moins l'un de ses parents a lui aussi un périmètre crânien plus gros/plus petit". Le périmètre crânien croit beaucoup lors de la première année de l'enfant, puisqu'il mesure en moyenne 44 cm à 6 mois puis 47 cm à 1 an, il augmente donc d'environ 30% entre la naissance et l'âge d'un an ! "C'est pour ça que les fontanelles, les "trous" entre les os du crâne, ne sont pas fermées à la naissance, rappelle la spécialiste. La fontanelle antérieure, celle située au-dessus du crâne, se ferme en général entre 9 et 18 mois, la fontanelle postérieure entre 2 et 4 semaines".

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La formule suivante : périmètre crânien (PC) en cm = (la taille en cm / 2) +10 est parfois utilisée avant l'âge d'un an. "Ensuite, il mesure en moyenne 50 cm à 2 ans puis, de 2 ans à l'âge adulte, n'augmente plus que de 5 à 6 cm. Plus que la valeur en tant que telle, c'est l'évolution sur la courbe qui est importante ".

Anomalies du périmètre crânien : macrocéphalie et microcéphalie

Le périmètre crânien de bébé est trop gros

Un périmètre crânien plus important que la moyenne est quelque chose d’assez fréquent sans pour autant que cela soit le signe d’un problème : certains bébés ont une tête plus grosse, et c’est souvent le cas dans les familles où l’un des parents à un PC supérieur à la normale. C’est surtout une augmentation rapide, soudaine, du périmètre crânien, qui doit interpeller. On parle alors de macrocéphalie. Si le périmètre crânien est supérieur aux normes, on parle de "macrocéphalie". Souvent, c'est "familial" et sans conséquence.

Elle peut être le signe d’une hydrocéphalie, la présence d’une quantité anormalement élevée de liquide céphalo-rachidien. Les risques sont bien sûr des lésions cérébrales en raison de la compression du cerveau.

Des examens neurologiques sont alors pratiqués si un retard moteur est constaté pour faire un état des lieux, notamment une échographie des fontanelles et une IRM, et un fond de l’œil, qui permet d’évaluer s’il y a une hypertension intracrânienne ou non. Les causes de l’hydrocéphalie peuvent être génétiques, mais aussi une tumeur, ou encore résulter d’une hémorragie ou une infection. "C'est surtout une augmentation rapide, soudaine et anormale, du périmètre crânien, qui doit interpeller, alerte le Dr Pierrepont. Souvent, si l'examen neurologique de l'enfant est rassurant, le médecin prévoit simplement de contrôler la mesure du périmètre crânien quelques jours plus tard.

Périmètre crânien trop petit : faut-il s’inquiéter ?

Si votre petit bout à un périmètre plus petit que la moyenne, et qu’il sort de la courbe du périmètre crânien du carnet de santé, il a peut-être ce que l’on appelle une « microcéphalie ». Mais là encore, certains bébés ont une tête plus petite que la plupart, en raison des antécédents familiaux, mais cela ne constitue pas pour autant un souci. Votre médecin vous signalera s’il y a effectivement un problème. Si le périmètre crânien est inférieur aux normes, il peut s'agir de ce que l'on appelle une "microcéphalie".

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Le principal risque de la microcéphalie, c’est le retard mental. Des examens complémentaires sont indiqués : une IRM cérébrale est systématique, et sera parfois complétée par un bilan génétique, un bilan métabolique… Il existe plusieurs causes à cela, notamment une infection, comme la rubéole, le CMV (cytomégalovirus) ou le virus Zika, des pathologies avant la naissance, comme un AVC, ou encore l’usage de produits toxiques durant la grossesse, notamment l’alcool. "Il existe plusieurs causes à cela : les plus courantes sont une infection contractée pendant la grossesse, comme la rubéole, le CMV (cytomégalovirus) ou le virus Zika, une consommation de produits toxiques par la mère durant la grossesse, comme l'alcool ou certains médicaments, ou encore d'une pathologie survenue chez le fœtus avant la naissance, comme un AVC ", détaille notre interlocutrice.

Pas de panique cependant : le périmètre doit être significativement plus petit ou plus grand pour que cela constitue un souci.

Les déformations crâniennes positionnelles

Depuis la recommandation de la Haute Autorité de Santé (en 1996) de placer les bébés sur le dos pour dormir afin d’éviter la mort subite du nourrisson, on observe une augmentation des déformations du crâne chez les nouveau-nés. Les dernières études scientifiques démontrent que ces déformations pourraient présenter des conséquences sur le développement des enfants.

La tête d’un bébé est fragile et malléable. Une pression ou un appui prolongé ou intense sur le crâne du bébé risque d’entrainer un syndrome de la tête plate. Ces déformations peuvent être présentes dès la naissance ou s’installer progressivement au cours des premiers mois de la vie des bébés.

Il existe 3 types de déformations crâniennes positionnelles pouvant affecter les enfants : la Plagiocéphalie, la Brachycéphalie et la Dolichocéphalie.

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Pour quantifier l’importance des déformations du crâne des nouveau-nés, les seuls critères valables sont les mesures des Indices Crâniens.

La plagiocéphalie

La plus fréquente des déformations crâniennes des nourrissons (85% des cas). La plagiocéphalie positionnelle se caractérise par un aplatissement asymétrique (droite ou gauche) de l’arrière du crâne de l’enfant. Dans les formes les plus marqués, on observe une avancée de l’hémifront du côté atteint : apparition d’une bosse frontale et un décalage des oreilles.

La tête des bébés prend la forme d’un « parallélogramme ».

A noter, que la présence d’un torticolis ou d’une rotation préférentielle de la tête du bébé d’un côté provoque très souvent une plagiocéphalie.

  • Légère : Aplatissement d’un côté de l’arrière du crâne (région occipito-parietal) - Asymétrie de 0 à 6 mm
  • Modérée : Aplatissement majoré de l’arrière du crâne d’un côté (région occipito-pariétal) - Avancé de l’oreille du côté de l’aplatissement - Asymétrie de 6 à 12 mm
  • Sévère : Aplatissement important de l’arrière du crâne d’un côté (région occipito-pariétal) - Bosse frontal du côté de l’aplatissement - Avancé de l’oreille du côté de l’aplatissement - Asymétrie supérieur à 12 mm

La brachycéphalie

La Brachycéphalie positionnelle se caractérise par un aplatissement de l’ensemble de l’arrière du crâne. Plus fréquente chez les bébés « costaux » ou moins tonique. On remarque, chez ces enfants, une perte de l’arrondi de la partie postérieur du crâne, un élargissement du haut de la tête et un front avancé.

La tête des bébés est décrite en forme de « pain de sucre ».

  • Légère : Aplatissement de l’ensemble de l’arrière du crâne - Indice crânien : de 85 à 90%
  • Modérée : Aplatissement majoré de l’ensemble de l’arrière du crâne - Élargissement des bosses pariétales - Indice crânien : de 90 à 95%
  • Sévère : Aplatissement important de l’ensemble de l’arrière du crâne - Élargissement majoré des bosses pariétales - Élargissement et avancé du front - Indice crânien : supérieur à 95%

La dolichocéphalie

La dolichocéphalie positionnelle est une déformation crânienne peu fréquente. Elle est principalement présente chez les bébés prématurés et ceux ayant été « en position de siège » au cours de la grossesse. Le crâne de l’enfant est allongé et plus étroit.

Certains enfants peuvent présenter des déformations plus complexes, qui correspond à la combinaison de 2 déformations crâniennes : Plagiocéphalie + Brachycéphalie / Plagiocéphalie + dolichocéphalie

  • Légère : Aplatissement de l’ensemble de l’arrière du crâne - Indice crânien : de 85 à 90%
  • Modérée : Aplatissement majoré de l’ensemble de l’arrière du crâne - Élargissement des bosses pariétales - Indice crânien : de 90 à 95%
  • Sévère : Aplatissement important de l’ensemble de l’arrière du crâne - Élargissement majoré des bosses pariétales - Élargissement et avancé du front - Indice crânien : supérieur à 95%

Causes des déformations crâniennes positionnelles

Les déformations crâniennes du bébé continuent de faire l’objet de nombreuses recherches médicales. Les causes qui ont été admises par la communauté scientifique peuvent apparaitre dans différentes circonstances : Avant, Pendant et Après l’accouchement.

  • Pendant la grossesse : Mauvaise position du bébé (siège, transverse, engagé trop tôt), manque de liquide amniotique, manque place dans l’utérus, grossesse multiple, manque de vitamine D de la maman, alitement de la maman, engagement précoce du bébé. Peuvent créer des pressions prolongées sur le crâne du bébé et provoquer des déformations.
  • L’accouchement : Travail trop long, maman avec un bassin étroit, mauvaise présentation du bébé, passage difficile du bébé, aide instrumental (forceps, ventouse, cuillère), prématurité, péridurale, déclenchement par ocytocine trop fortement dosée. Ces contraintes de l’accouchement peuvent causer des asymétries du crâne du bébé.
  • Les premières semaines de la vie de bébé : Manque de mobilité globale du bébé, torticolis, existence d’une rotation préférentielle de la tête du bébé, position prolongée sur le dos, contact prolongé de la tête sur une surface dure (transat, siège bébé, cosy, siège-auto), trop peu de temps d’éveil sur le ventre, manque de portage, bébé nourri toujours du même côté. Ces circonstances provoquent progressivement des déformations de la tête du bébé.

Certains facteurs de risques augmentent la probabilité de développer des déformations du crâne chez le Nourrisson, ils concernent en priorité : les premiers-nés, les garçons (souvent moins actif avec une tête plus lourde), les prématurés, le manque de mobilité globale du bébé, la présence d’un Torticolis, un enfant qui passe beaucoup de temps sur le dos, le manque de stimulation du bébé par les parents, une alimentation exclusive au biberon (la tête de l’enfant reposant toujours du même côté dans les bras de l’adulte).

Plagiocéphalie : idées reçues et recommandations

La plagiocéphalie est une déformation du crâne, qui se présente alors sous une forme asymétrique en lui donnant un aspect oblique, et généralement avec un méplat postérieur. Elle est dans l’immense majorité des cas positionnelle, et donc bénigne. On parle de brachycéphalie lorsque la déformation à l’arrière du crâne est symétrique.

L’incidence des déformations postérieures du crâne s’est multipliée à partir des années 1990. Pour certains auteurs, cette augmentation pourrait être liée à la campagne « Dodo sur le dos », campagne qui a pourtant permis de diviser par 4 le nombre de décès par mort inattendue du nourrisson, et donc sauver en moyenne 900 vies par an.

Face au phénomène croissant de plagiocéphalie, de nombreuses idées reçues circulent, notamment sur les forums et les réseaux sociaux. Depuis la généralisation du couchage sur le dos, instaurée pour limiter les morts subites du nourrisson, la fréquence de la plagiocéphalie est en augmentation. Pourtant, selon les spécialistes, ce mode de couchage n’expliquerait pas directement la déformation du crâne des bébés. Les autorités de santé insistent sur l’importance de coucher les nourrissons sur le dos et à plat, pour prévenir la mort subite du nourrisson. Le couchage sur le ventre ou sur le côté est totalement à proscrire, sauf avis médical contraire.

De même, il faut favoriser les libres mouvements de l’enfant, par exemple en le plaçant sur un tapis d’éveil posé au sol (motricité libre). Il est conseillé par ailleurs de le mettre en position ventrale plusieurs fois par jour, et de le changer de position régulièrement au cours de la journée.

Comment savoir si mon bébé a la tête plate ?

Prendre une photo de la tête de votre bébé vue de dessus, on doit voir le bout du nez et des oreilles, une fois la photo faite, regardez si l'arrière de la tete est symétrique ou non, si les oreilles sont au même niveau et si il y a une bosse sur le front d'un côté. Si vous remarquez quelque chose, alors parlez-en avec votre médecin/ pédiatre, ça nécessite un suivi !

Traitement et prévention des déformations crâniennes positionnelles

Les nourrissons présentant une plagiocéphalie doivent être pris en charge dès que la déformation est détectée.

Je limite les investissements dans le matériel de puériculture : fabricants et commerciaux vous font miroiter des objets confortables ou indispensables à votre enfant. A l’exception d’un dispositif règlementé en voiture, aucun autre matériel de puériculture n’est réellement nécessaire. Si leur utilisation avec parcimonie peut parfois être possible, l’investissement est en règle générale inutile et bien souvent inadapté.

Afin que bébé puisse s’épanouir aussi bien vers la droite que vers sa gauche, il est important qu’il puisse découvrir ces deux côtés. C’est à travers l’environnement qu’il lui est offert que bébé va grandir et se développer. J’évite le transat, le cosy ou tout autre dispositif de positionnement qui pourrait limiter la motricité de bébé (Doom…., Cooconabab….) : je les limite à 1h 30 par jour et je réserve le cosy aux transports en voiture uniquement. Je préfère le tapis d’éveil, dès le premier mois de bébé, sur lequel il pourra bouger librement sa tête des deux côtés, et expérimenter d’autres positions horizontales (plat ventre, côté…).

Pendant les biberons, s’il y en a, j’alterne les bras et je fais attention à ce que bébé profite de ce moment pour tourner aussi bien la tête vers la droite que vers la gauche. Pendant les changes, je profite de l’habillage pour lui faire découvrir un court instant le plat ventre. Pour l’aider à s’y sentir bien, je lui propose un soutien, en lui replaçant les coudes sous ses épaules qui faciliteront les appuis et la tenue de sa tête. Je multiplie les temps de plat ventre dans la journée : les anglais parlent de « tummy time », qu’ils préconisent 3x10 minutes par jour. Si bébé ne tolère pas, je n’insiste pas pendant 10 minutes d’affilée (voir rubrique « Mon bébé n’aime pas le plat ventre »), mais je multiplie les occasions plus courtes pour lui faire découvrir et apprivoiser cette nouvelle position.

Pour mes rendez-vous ou autre déplacement, je privilégie lors des premiers mois les bras ou le portage en écharpe/porte-bébé à la poussette. Je préfère également poussettes ou nacelles dans lesquelles mon enfant peut être aussi bien allongé ou redressé, en fonction de son état d’éveil et de son tonus. En sortant de la voiture, et notamment pour un RDV concernant mon enfant lors duquel il sera de toute façon amené à se réveiller, je laisse le cosy dans la voiture pour le prendre dans les bras.

Je veille toujours à laisser les voies aériennes de mon enfant bien dégagées lorsque je l’installe dans un dispositif de portage, et je le garde « à portée de bisous » ; c’est-à-dire à hauteur de mon thorax (et non du ventre) et le visage aéré. J’utilise ses sens (vue, ouïe, goût,. …) pour lui proposer régulièrement des temps d’interaction et de jeu. Ces temps sont essentiels à son bon développement et participeront également à créer du lien avec lui. Inutile encore une fois d’investir dans du matériel inutile et dangereux : tours de lits, couvertures, oreillers et même cale-bébés sont un risque de mort inattendue du nourrisson. J’essaie de varier l’origine des stimulations sonores et lumineuses autour du lit, qui pourrait attirer bébé toujours du même côté. Je peux surélever légèrement l’une de ses fesses, en repliant le surplus de la turbulette ou en y plaçant un petit doudou.

40% des bébés âgés de 2 à 5 mois présentent une déformation crânienne. Ce pourcentage est considérablement diminué lorsque les parents sont avertis et informés sur ce sujet.

La plagiocéphalie peut être traitée en même temps que le torticolis, lorsqu’il est présent. Il est recommandé dès la naissance d'inciter les nourrissons à regarder dans les deux directions le plus souvent possible. Si ces simples gestes ne suffisent pas, il est conseillé de consulter un médecin pour dépister un éventuel torticolis congénital.

Approches thérapeutiques complémentaires

Pour réduire l’anxiété, plusieurs approches naturelles et complémentaires existent. Elles permettent de diminuer les symptômes physiques et psychologiques liés au stress, tout en favorisant un état de détente et de bien-être global. La cohérence cardiaque est une méthode de relaxation basée sur le contrôle de la respiration. Elle permet de réguler le rythme cardiaque en cas de stress et d’anxiété. La réflexologie plantaire est une thérapie manuelle qui stimule des points réflexes situés sur les pieds, correspondant à différents organes et systèmes du corps. Les massages en général peuvent également être bénéfiques pour réduire l’anxiété et la douleur. Les massages agissent à la dois sur le plan physique, en détendant les muscles, et sur le plan psychologique, en favorisant un état de relaxation et de bien-être. La RESC ou résonance sous cutanée, est inspirée d’un rapprochement entre les savoirs de la médecine chinoise et la cartographie des méridiens où circulent les énergies corporelles pour comprendre et accompagner les ressentis du patient vers l’apaisement de ses souffrances physiques et morales.

Après un bilan complet et un examen doux de tout le corps du bébé, le chiropracteur avec uniquement des mobilisations douces (sans "crack") redonne de la mobilité aux différentes structures en levant les compressions aux niveaux des sutures crâniennes mais aussi en travaillant sur les tensions tissulaires qui maintiennent ces dysfonctions. L'amélioration se fait avec la croissance du bébé dans les semaines, mois qui suivent. Le nombre de séance dépendra de la sévérité de la déformation et de l'évolution. Le travail effectué en consultation par votre chiropraticien représente une partie du traitement.

Le développement optimal du nourrisson nécessite qu’il soit positionné sur le dos sans oreiller ni couette ni couverture, dans un environnement facilitant une activité motrice spontanée (tapis ferme au sol avec des jouets positionnés autour de lui, en évitant les arches de jeu et les « mobiles » qui fixent son attention).

La kinésithérapie devra être associée aux séances de chiropraxie dans le cadre d'une prise en charge pluridisciplinaire. Idéalement, nous conseillons de poursuivre la kinésithérapie et la chiropraxie pendant le port du casque. De plus l’étude de Cabrera-Martos, 2016 (la seule sur le sujet) montre que la combinaison thérapie manuelle + kinésithérapie + casque a de meilleurs résultats que le port du casque seul en matière de récupération de l’asymétrie.

La craniosténose : une malformation rare

Il faut différencier les déformations positionnelles du crâne et la craniosténose. "Si les fontanelles ne sont pas bien palpées par le médecin, une radiologie des os du crâne est pratiquée pour chercher une craniosténose, c'est-à-dire une fermeture trop précoce des fontanelles, qui risque d'empêcher le cerveau de bien grandir, conclut la pédiatre. Si c'est le cas, une intervention chirurgicale est nécessaire. La craniosténose est rare (1/2500 enfants). Elle est dû à la fermeture prématurée d’une ou de plusieurs sutures crâniennes. En fonction de la ou des sutures affectées, la forme de la tête des bébés est très variable. Seuls les examens d’imageries complémentaires poseront le diagnostic.

La craniosténose est une déformation du crâne des nouveau-nés qui se produit lorsque les os se soudent trop tôt. Le crâne des nouveau-nés est souple à certains endroits. Les os sont simplement reliés entre eux par une zone de transition (suture) qui va s’ossifier au cours des premières années. Quand ces os se soudent trop tôt, parfois dès le ventre maternel, cela entraîne une déformation du crâne qu’on appelle la craniosténose. Dans la grande majorité des cas, les craniosténoses sont isolées (non syndromiques) et on ne connaît pas toujours leur origine. Cette malformation est généralement diagnostiquée au cours des premiers jours ou mois de vie. La prise en charge des patients est multidisciplinaire. Le traitement de la craniosténose est chirurgical consistant à remodeler la boite crânienne afin de recréer une meilleure morphologie et compliance pour le cerveau sous-jacent.

Diagnostic et risques de la craniosténose

Le seul signe visible extérieur de la craniosténose est l’aspect déformé du crâne du bébé. Des examens radiologiques vont être effectués, mais aussi des examens génétiques car dans certains cas, environ 20 %, la craniosténose est liée à une maladie plus complexe, comme les syndromes de Crouzon, d’Apert ou de Pfeiffer. Le diagnostic est posé dans la majorité des cas durant les quelques jours suivant la naissance.

La craniosténose peut s’avérer très dangereuse pour notre nouveau-né. Le risque principal est celui de l’hypertension crânienne : les fontanelles étant déjà soudées, le cerveau se retrouve comprimé et la pression du liquide céphalo-rachidien à l’intérieur de la boîte crânienne est trop élevée. La craniosténose doit donc être diagnostiquée et prise en charge médicalement au plus vite pour le bien-être et la santé de notre enfant. La microcéphalie est l’une des conséquences de la craniosténose, il s’agit de l’absence d’évolution du périmètre crânien.

Traitement de la craniosténose

Le plus tôt est le mieux pour opérer bébé d’une craniosténose. Un enfant peut être opéré dès qu’il pèse 6 kg, poids à partir duquel sa masse sanguine permet une opération en toute sécurité. En général, l’opération a donc lieu entre 3 et 9 mois. Celle-ci se pratique sous anesthésie générale, et a pour but de remodeler le crâne de notre bébé : ses os crâniens vont être découpés, retirés puis replacés de façon à laisser plus de place à son cerveau. Bien que très impressionnante, cette opération ne devrait causer aucune séquelle à l’enfant, si ce n’est une cicatrice qui va d’une oreille à l’autre et qui sera vite cachée par la pousse de ses cheveux. Pour traiter une craniosténose, le traitement est uniquement chirurgical.

Impact des déformations crâniennes sur le développement

Le décalage des oreilles affecte le sens de l’équilibre (la position décalée des organes d’équilibre est signalée par les croix rouges sur la photo ci dessous). Cela rend le développement moteur plus difficile pour les jeunes enfants. Les os et les articulations de la mâchoire sont également touchés. Une asymétrie de la mâchoire supérieure et inférieure conduisant à une malocclusion, devrait être traitée orthodontiquement comme une conséquence tardive à l’adolescence.

La déformation du crâne comprend également la base du crâne et, comme les vertèbres cervicales sont encore déformables, elles peuvent également se déplacer asymétriquement l’une par rapport à l’autre. La mobilité de la tête et de la colonne vertébrale s’en trouve réduite. Le tout peut être renforcé par une préférence pour une position ou un côté préféré du bébé.

Lorsque les enfants se redressent pour s’asseoir et se tenir debout, la tête est souvent tenue de travers, ce qui peut entraîner une attitude scoliotique. Les muscles sont plus sollicités unilatéralement et se contractent davantage, ce qui se traduit par des maux au niveau des épaules, du cou et de la tête. On ne peut pas dire avec certitude dans quelle mesure cela exerce une pression sur les voies nerveuses et a des effets sur la digestion. Toutefois, en l’absence de traitement, la perception de tout le corps peut être perturbée, ce qui reste présent chez les adultes. Les techniques de correction ne s'adressent pas uniquement au crâne de l'enfant mais bien à sa globalité.

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