L'oppression thoracique, parfois douloureuse, est un symptôme qui peut avoir de nombreuses causes, dont certaines nécessitent une attention médicale immédiate. La sensation d'oppression thoracique est fréquente en raison des nombreux facteurs ou pathologies qui peuvent provoquer ce type de symptôme. Cet article vise à explorer les causes potentielles d'une contraction musculaire pectorale gauche, les symptômes associés et les options de traitement disponibles.
Comprendre la douleur thoracique
La sensation d'oppression thoracique se caractérise par l'impression d'avoir un poids sur la poitrine, au niveau des côtes notamment, ce qui peut parfois s'avérer douloureux et angoissant. Ce symptôme fréquent peut se révéler de différentes manières et être plus ou moins durable, en fonction de sa cause. Le thorax est composé d'une cage thoracique, elle-même constituée du rachis dorsal à l'arrière, du sternum à l'avant, entourés des clavicules et des côtes. La cage thoracique est fermée par le diaphragme, un muscle qui sépare le thorax de l'abdomen.
Les causes de la sensation d'oppression de la poitrine sont nombreuses, en raison des différents éléments qui composent le thorax. Une douleur à la poitrine peut même être causée par certaines maladies abdominales, dont les symptômes se répercutent jusqu'au thorax. Au niveau de la paroi du thorax et de la cage thoracique, les douleurs sont fréquentes et de nature diverse : musculaires, cartilagineuses…
Causes possibles de la contraction musculaire pectorale gauche
Causes cardiovasculaires
Quelle que soit la pathologie en cause, une consultation et des soins en urgence doivent être effectués si la cause est cardiovasculaire. Parmi les causes cardiovasculaires possibles, on retrouve :
- Infarctus du myocarde : La « crise cardiaque » correspond à la destruction plus ou moins étendue du muscle cardiaque, le myocarde. Bien que la douleur à la poitrine soit habituellement le premier symptôme, près de 20 % des personnes concernées font un infarctus sans éprouver de douleur. L’infarctus du myocarde ou crise cardiaque se produit suite à l’obstruction d’une artère coronaire (dont le rôle est d’alimenter le cœur en oxygène), provoquant la destruction partielle d’une partie du muscle cardiaque. Les personnes les plus touchées par cette pathologie sont les hommes de plus de 55 ans et les femmes entre 65 et 70 ans. L’infarctus du myocarde concerne 80 000 personnes par an en France et est responsable d’environ 12 000 décès chaque année. Il peut cependant arriver qu’un infarctus du myocarde soit silencieux, c’est-à-dire qu’il ne s’accompagne d’aucun de ces signes. Ce cas est plus courant chez les femmes, les diabétiques et les personnes âgées. En cas de présence de ces symptômes ou de doute, mieux vaut contacter immédiatement le SAMU en appelant le 15 ou le 112. Le diagnostic pourra être confirmé par la réalisation d’un électrocardiogramme, un test qui mesure l’activité électrique du cœur et permet d’évaluer son bon fonctionnement. En cas de crise cardiaque avérée, il est nécessaire d’intervenir immédiatement afin de déboucher l’artère. La prise en charge consiste en une thrombolyse, l’injection d’un produit qui va tenter de dissoudre le caillot obstruant l’artère coronaire atteinte.
- Angine de poitrine : Située derrière le sternum, la douleur provoquée par cette maladie donne l'impression que le thorax est pris dans un étau. Elle survient généralement pendant un effort ou une période de stress. L'angine de poitrine (ou angor) est la manifestation d'un déséquilibre entre les apports et les besoins du cœur en oxygène. Ce déséquilibre survient souvent à l'effort, lorsque les artères coronaires qui alimentent le cœur sont atteintes d’athérosclérose et que leur diamètre diminue. Lorsque des dépôts de cholestérol se forment sur la paroi interne des artères qui alimentent le cœur, leur diamètre diminue peu à peu, réduisant l'apport en oxygène au muscle cardiaque. Les efforts, qui augmentent les besoins du cœur en oxygène, provoquent alors des douleurs dans la poitrine car le muscle cardiaque peine à effectuer son travail. Ce sont les crises d'angine de poitrine, ou angor. L’angine de poitrine se traduit par une douleur derrière le sternum, au centre de la poitrine. Elle peut irradier le long du bras gauche, mais aussi dans le dos, sur les côtés, en haut du ventre, dans le bras droit, la nuque, la mâchoire ou même les dents. La douleur évoque une sensation d'oppression. Elle est généralement plus intense lorsque l'effort physique qui la provoque est associé à la prise d’un repas, une exposition au froid ou au vent, ou un stress psychologique.
- Embolie pulmonaire : Lorsqu'une artère pulmonaire se bouche à cause d'un caillot de sang. L’embolie pulmonaire est l’obstruction d’une artère pulmonaire ou d’une de ses branches, généralement par un caillot de sang. Il s’agit d’une cause fréquente d’hospitalisation aux urgences. Il existe cependant plusieurs facteurs de risque comme certaines interventions chirurgicales (particulièrement les interventions orthopédiques, gynéco-obstétricales ou liées à un cancer), les traumatismes physiques, les troubles de la coagulation liés à des maladies héréditaires ou la prise la contraceptif oral chez la femme.
- Péricardite : Avec une atteinte possible du muscle du cœur, le myocarde : le péricarde se définit par une poche fibreuse dans laquelle se trouvent le cœur et les gros vaisseaux sanguins auxquels il est rattaché. Lorsque le cœur se contracte, le péricarde sécrète un liquide lubrifiant. Le péricarde est une membrane fibreuse qui entoure le cœur et qui, quand il se contracte, sécrète un fluide qui facilite ses mouvements. Elle s’accompagne de douleurs thoraciques violentes qui débutent brusquement. Elles augmentent à l’inspiration et sont soulagées par la position penchée en avant. La douleur irradie souvent au niveau du cou ou des épaules et s’accompagne de fièvre et d’un essoufflement qui tend à s’atténuer en position assise.
- Dissection aortique : La dissection aortique est une fissuration localisée de la paroie de l’aorte, la plus grosse artère du corps humain, qui est rattachée au ventricule gauche du cœur.
Causes musculo-squelettiques
- Douleurs musculaires : Les douleurs musculaires, comme une contracture musculaire ou une douleur intercostale, sont fréquentes. Elles surviennent souvent après un effort, une mauvaise posture ou un traumatisme mineur. Un muscle peut se contracter de façon brusque et involontaire. Ce spasme entraine des contractions prolongées. Il est à surveiller lorsqu'il se produit trop souvent. Atteinte du syndrome "Stiff-Man" qui cause des spasmes musculaires, la chanteuse Céline Dion a dû annuler ses tournées. Le spasme musculaire est différent de la crampe car la contraction dure. Œil, bouche, mâchoire, joues… Il peut concerner diverses zones du visage et parfois la région abdominale. Un spasme est une contraction involontaire de fibres musculaires. Il se distingue de la crampe par le fait que la contraction est prolongée alors que la crampe est de courte durée. Il peut atteindre un groupe de muscles, un muscle seul ou une partie isolée d'un muscle. "Mais le spasme peut aussi concerner des zones comme la paupière, l'avant-bras, les pectoraux, les mollets ou encore la voûte plantaire ", précise le Dr.
- Tendinite du grand pectoral : Les symptômes de la tendinite du grand pectoral comprennent des douleurs à l’avant de la partie supérieure du bras vers l’épaule où s’insert le tendon du biceps dans l’os. Le patient va ressentir une douleur lors de l’utilisation du muscle en particulier en essayant de tirer le bras sur le devant de la poitrine contre la résistance ou de la rotation du bras vers l’intérieur contre la résistance. L’infarctus du myocarde ou l’angine de poitrine : les douleurs thoraciques provenant d’une crise cardiaque ou d’insuffisance coronarienne doivent être écartées par un cardiologue avant qu’un traitement de votre tendinite du grand pectoral puisse être proposée.
- Syndrôme du défilé thoracique : La douleur projetée du grand pectoral, petit pectoral, et les muscles scalènes peut imiter les symptômes associés au syndrome du défilé thoracique.
- Rupture du Muscle pectoral : Une déchirement du muscle provoque une douleur intense et immédiate dans la poitrine.
- Douleur intercostale : La douleur intercostale se manifeste au niveau thoracique. Elle concerne donc les muscles situés entre les côtes et peut survenir chez tout individu, indépendamment de son mode de vie. Ses origines sont multiples et son intensité peut varier d’aigüe à chronique. La douleur intercostale, ou névralgie intercostale, est une douleur neuropathique spécifique située entre les côtes et les muscles intercostaux. Elle concerne principalement les composants de la paroi thoracique tels que les nerfs intercostaux, les côtes, leurs articulations, et les muscles intercostaux. Cette douleur est classifiée comme une douleur pariétale, car elle est directement localisée dans la paroi du thorax. Elle peut être causée par la compression, l'inflammation, ou l'irritation d'un ou plusieurs nerfs intercostaux. Ces nerfs jouent un rôle important dans la transmission des signaux sensoriels et moteurs entre le système nerveux central et la région thoracique. La douleur intercostale se caractérise par une douleur thoracique qui s'intensifie lors de mouvements tels que l'inspiration et l'expiration, ainsi que lors de la toux ou des éternuements. Elle peut aussi être déclenchée par la palpation ou la compression du thorax. L'intensité et la durée de cette douleur peuvent varier, allant de quelques secondes à plusieurs jours ou semaines, en fonction de sa cause et de son intensité. Les traumatismes thoraciques : des lésions au niveau de la poitrine, comme les fractures de côtes ou les contusions, peuvent affecter les nerfs intercostaux, causant ainsi inflammation et douleur. Les opérations chirurgicales, telles que la thoracotomie, peuvent aussi augmenter le risque de névralgie intercostale ; les infections virales : des virus tels que la varicelle et l'herpès zoster (zona) peuvent endommager les nerfs intercostaux, menant à une inflammation et une douleur. la mauvaise posture : une posture inadéquate peut exercer une pression sur les nerfs intercostaux et provoquer inflammation et douleur thoracique ; la toux chronique : une toux persistante, souvent liée à des maladies pulmonaires comme la bronchite ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), peut irriter les nerfs intercostaux et causer des douleurs thoraciques ; l’arthrite et les hernies discales : l'arthrite, notamment l'arthrite rhumatoïde, et les hernies discales peuvent inflammer ou comprimer les nerfs intercostaux, entraînant des douleurs ; les tumeurs et maladies auto-immunes : les tumeurs affectant les nerfs intercostaux ou des maladies auto-immunes telles que la sclérose en plaques ou la polyarthrite rhumatoïde peuvent aussi causer inflammation et douleur ; le syndrome de Tietze : ce syndrome, ou costochondrite, se manifeste par une inflammation du cartilage de la cage thoracique, souvent sans cause apparente, provoquant de la douleur ; la grossesse : les modifications hormonales et physiques durant la grossesse peuvent augmenter la pression sur les nerfs intercostaux, causant inflammation et douleur ; le stress et troubles anxieux : le stress et l'anxiété peuvent également provoquer des douleurs intercostales par des contractions musculaires et des sensations de douleur thoracique.
Causes respiratoires
- Pneumothorax : Un pneumothorax, qui se définit par la présence anormale d’air entre les deux feuillets de la plèvre (la membrane qui entoure les poumons), autrement dit, dans la cavité pleurale. La douleur concerne généralement un seul côté du thorax et s’accompagne souvent d’une toux sèche : vous devez alors consulter un médecin rapidement.
- Hyper-réactivité bronchique : Vous venez d’arrêter de fumer ? Il est possible que vous ressentiez des douleurs dans la poitrine quelques jours après. Cette sensation d’oppression correspond à l’hyper-réactivité bronchique. En effet, le fonctionnement de votre organisme a été perturbé par les produits toxiques des cigarettes pendant longtemps. Lorsque vous arrêtez de fumer, il retrouve peu à peu son fonctionnement normal, en particulier les cils vibratiles qui tapissent vos cellules bronchiques et celles de votre gorge. En se remettant à « travailler », ils peuvent à nouveau évacuer les déchets accumulés, ce qui peut provoquer des douleurs.
- Autres maladies ou infections liées à la sphère respiratoire : D’autres maladies ou infections liées à la sphère respiratoire peuvent également causer des douleurs au thorax comme la pneumonie, le pneumothorax, la pleurite virale ou le Covid-19 long.
Causes digestives
En cas d’origine digestive, les douleurs thoraciques concernent essentiellement l’œsophage. Enfin, il arrive aussi que cette sensation d’oppression concerne en réalité la région de l’abdomen. Les douleurs, pouvant être produites par les différents organes situés en dessous du diaphragme, remontent alors jusqu’au thorax.
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- Calculs biliaires ou colique hépatique : Lorsque la vésicule biliaire est bloquée par la présence de calculs qui empêchent la bile de circuler à travers ses canaux.
- Cholécystite aiguë : En cas d’association d’une colique hépatique avec de la fièvre.
- Reflux gastrique : Le reflux gastrique, causé par des remontées acides, peut également provoquer une sensation d’oppression thoracique sans lien direct avec le cœur.
Causes psychogènes
Si vous allez consulter votre médecin et que ce dernier ne trouve aucune cause médicale à vos douleurs au thorax, cela ne signifie pas pour autant que vous n’avez rien ! Sous l’effet du stress et de l’anxiété persistants, vos muscles intercostaux se contractent, provoquant alors cette sensation d’oppression qui peut se répercuter jusqu’au cou et au dos. Par ailleurs, les douleurs psychogènes, liées au stress ou à l'anxiété, peuvent aussi engendrer des sensations similaires.
Autres causes
- Zona intercostal : Un zona intercostal, une maladie infectieuse due à la réactivation du virus de la varicelle, après l’âge de 50 ans, dans la majorité des cas. Pendant des années, le virus reste au repos au niveau de la racine des nerfs ou des ganglions nerveux.
- Carence en magnésium : Une carence en magnésium, ce minéral favorisant la contraction musculaire.
Symptômes associés à la douleur intercostale
La douleur intercostale se caractérise par des symptômes qui peuvent varier selon leur intensité et leur nature :
- Douleur thoracique : Ce symptôme principal se manifeste par une douleur dans la région thoracique, souvent perçue comme une sensation de brûlure ou un coup de poignard le long d'une côte. Dans environ 70 % des cas, cette douleur est unilatérale.
- Irradiation de la douleur : La douleur peut se propager du dos vers l'avant de la poitrine et irradier vers le milieu, sans toutefois traverser la ligne médiane. Elle peut également être ressentie de manière uniforme le long des côtes.
- Exacerbation par les mouvements et la respiration : Les mouvements de la colonne vertébrale, la respiration profonde, la toux, les éternuements, le rire ou même le fait de parler peuvent intensifier la douleur. Les contractions des muscles intercostaux et abdominaux peuvent aussi l'aggraver.
- Engourdissement et picotement : En plus de la douleur, certains patients peuvent ressentir un engourdissement ou des picotements dans la zone affectée.
- Douleurs abdominales et autres localisations : Parfois, la douleur intercostale peut s'accompagner de douleurs abdominales ou se manifester dans les bras et les épaules, pouvant être confondue avec des douleurs cardiaques ou une angine de poitrine.
Dans des cas plus sévères, la douleur intercostale peut être associée à :
- Des difficultés respiratoires.
- Des palpitations cardiaques.
- Une toux persistante avec du mucus.
- Des vertiges.
- De la confusion.
- Des douleurs abdominales aiguës.
Ces symptômes requièrent une attention médicale immédiate.
Diagnostic
Face à une douleur thoracique à gauche, il est essentiel d'évaluer rapidement la situation. Si la douleur est intense, persistante, ou associée à des signes systémiques comme un essoufflement, des sueurs froides ou une irradiation de la douleur, contactez les urgences immédiatement. N’hésitez pas à utiliser une téléconsultation pour un avis rapide. Il est indispensable de se rendre aux urgences si vous ressentez une douleur à la poitrine à gauche, accompagnée d’une oppression thoracique, d’un essoufflement, ou d’une irradiation.
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La démarche diagnostique de la douleur intercostale s'appuie sur l'association d'une anamnèse, d'un examen physique et, si nécessaire, de tests complémentaires :
- Anamnèse et examen physique : Le praticien commence par recueillir une anamnèse détaillée pour cerner le type de douleur, son emplacement, sa durée, ainsi que les éléments qui peuvent l'intensifier ou la soulager. L'examen physique permet de repérer les zones douloureuses et sensibles, et d’évaluer la mobilité de la colonne vertébrale et de la cage thoracique.
- Examen neurologique : Un examen neurologique approfondi est réalisé pour identifier l'origine de la douleur et vérifier le fonctionnement des nerfs intercostaux. Ce diagnostic peut comporter des tests de sensibilité, de force musculaire et de réflexes.
- Examens radiologiques : Des examens d'imagerie tels que la radiographie thoracique ou l'IRM sont souvent prescrits pour observer les structures osseuses et les tissus mous. Ils permettent de détecter d'éventuelles fractures de côtes, hernies discales, tumeurs ou autres anomalies susceptibles de comprimer ou d'irriter les nerfs intercostaux.
- Électromyographie (EMG) : L'électromyographie peut être recommandée dans certains cas pour évaluer la fonction des nerfs intercostaux et repérer des dysfonctionnements dans la transmission des signaux nerveux.
Selon les causes suspectées, le patient peut être orienté vers un pneumologue pour écarter des infections pulmonaires, un cardiologue pour des problèmes cardiaques, ou un rhumatologue pour des maladies auto-immunes.
Traitements
Le traitement qui vous sera prescrit après le diagnostic est spécifique à la pathologie dont vous souffrez. La gestion de la douleur intercostale repose sur l'identification et le traitement de sa cause. Plusieurs stratégies peuvent être employées pour atténuer les symptômes :
- Traitements médicamenteux : L'utilisation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et d'antalgiques est courante pour minimiser la douleur et l'inflammation. Pour les douleurs plus tenaces, des médicaments plus puissants tels que les opioïdes peuvent être envisagés, bien que leur utilisation soit restreinte en raison du risque de dépendance. Il s'agit principalement de myorelaxants musculaires comme : Miorel thiocolchicoside ou Lumirelax. Des injections de toxine botulique peuvent aussi être recommandées pour empêcher la contraction musculaire.
- Thérapies alternatives : Des approches telles que l'ostéopathie, la chiropraxie et l'acupuncture peuvent s'avérer bénéfiques.
- Kinésithérapie : La kinésithérapie peut aider à soulager les spasmes musculaires et à améliorer la mobilité. Des exercices spécifiques d'étirement et de renforcement sont souvent recommandés pour fortifier les muscles intercostaux et améliorer la posture.
- Utilisation du froid : Appliquer de la glace ou des compresses froides sur la zone affectée peut diminuer l'enflure et l'inflammation en réduisant le flux sanguin. Il est important d'éviter le contact direct de la glace avec la peau et de limiter chaque application à environ 20 minutes.
- Mise au repos et évitement des activités aggravantes : Il est essentiel, en cas de traumatisme ou de blessure, de reposer la zone concernée et d'éviter les mouvements qui pourraient aggraver la douleur.
- Choix du matelas et de la posture : Sélectionner un matelas adapté et maintenir une bonne posture sont indispensables pour les personnes souffrant de douleurs intercostales, afin de prévenir les rechutes et minimiser la douleur. Le matelas choisi doit offrir un soutien adéquat, en évitant les points de pression et les tensions corporelles.
- Massage : En cas de spasmes, massez la zone douloureuse avec des pommades réchauffantes à base de camphre. Aromathérapie : l'huile essentielle de lavandin super possède des vertus myorelaxantes et antalgiques qui soulagent vite et bien les contractures musculaires bénignes. Diluez 20 gouttes de cette huile essentielle dans 50 ml d'huile végétale (olive, tournesol, macadamia…) et appliquez cette préparation sur le membre douloureux.
- Massage du Petit Pectoral : Je vous propose de commencer par masser le muscle Petit Pectoral. Vous pouvez le faire du bout des doigts ou avec une balle de tennis. Placez-vous face à un mur, ou mieux, dans l'encadrement d'une porte. Placez la balle de tennis sur le mur et venez poser votre torse dessus. La balle est alors sous la clavicule, à l'intérieur de votre épaule. Puis faites de petits cercles à la recherche d'un point plus douloureux. Si vous en trouvez un, gardez la pression dessus et maintenez cette position 20 secondes en continuant à bien inspirer/expirer. Attention à bien éviter la zone sous l'apophyse coracoïde! Pour ce petit muscle, on peut effectuer un exercice dynamique pour le soulager : dans la même position que celle décrite pour le massage avec la balle de tennis, placez la pression sur le muscle Petit Pectoral. le premier est un mouvement que vous connaissez probablement déjà et qui permet en outre d'étirer le muscle Petit Pectoral qui est essentiellement vertical. Debout, les pieds à largeur de bassin, ramenez vos mains derrière votre bassin et croisez vos doigts, paumes vers le haut. Tirez avec vos mains vers le sol. Vos épaules s'enroulent en bas et en arrière alors que votre nuque reste au neutre. Une autre position bien connue des pratiquants de Yoga est la Posture du Chiot.
En cas de stress ou d’anxiété prolongée provoquant des douleurs à la poitrine, plusieurs solutions existent pour vous soulager. Commencez par consulter un professionnel de la santé mentale : psychologue, psychothérapeute ou psychiatre. Seul ce dernier est toutefois habilité à vous prescrire des médicaments, qui ne sont pas forcément nécessaires.
Prévention de la douleur intercostale
Pour prévenir efficacement la douleur intercostale et diminuer le risque de récidives, il est conseillé d'adopter plusieurs mesures préventives :
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- Exercices de respiration et d'étirement : La pratique régulière d'exercices de respiration profonde et d'étirements peut améliorer la flexibilité des muscles intercostaux et atténuer les tensions au niveau du thorax. Des gestes simples, tels que l'étirement des muscles pectoraux ou l'exécution de mouvements de respiration profonde, se révèlent particulièrement utiles.
- Posture et mobilité : Adopter une bonne posture et éviter les positions susceptibles d'exercer une pression excessive sur les nerfs intercostaux peut aider. Le renforcement des muscles du dos et de la colonne vertébrale contribue également à la prévention des douleurs intercostales.
- Activité physique régulière : L'exercice physique régulier, à intensité modérée, favorise le renforcement des muscles intercostaux et améliore la mobilité thoracique. Il est conseillé de s'échauffer avant toute activité physique et de se ménager des temps de repos après pour prévenir les blessures.
- Gestion du stress et de l'anxiété : Le stress et l'anxiété peuvent déclencher des douleurs intercostales en induisant des contractions musculaires. L'adoption de techniques de relaxation, telles que la sophrologie, le yoga ou la méditation, peut s'avérer bénéfique pour gérer le stress et prévenir ces douleurs.
- Alimentation équilibrée : Opter pour une alimentation riche en fibres, magnésium, oméga-3 et antioxydants peut contribuer à réduire l'inflammation et à prévenir les douleurs intercostales. Il est recommandé de privilégier la consommation de fruits rouges, légumes verts, poissons gras et légumineuses.
- Éviter les facteurs de risque : Il est conseillé d'éviter les facteurs de risque tels que le tabagisme, qui peut affaiblir les os et augmenter le risque de fractures de côtes, et de limiter les efforts physiques intenses, surtout en présence de hernies discales ou d'autres conditions préexistantes.
En appliquant ces recommandations, vous pourrez significativement diminuer le risque de souffrir de douleurs intercostales et améliorer votre qualité de vie.
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