L'usage de la langue française est régi par un ensemble de règles, souvent subtiles, qui assurent sa clarté et son élégance. Parmi ces règles, celles concernant les contractions devant les noms propres, et plus particulièrement les prénoms, méritent une attention particulière. Cet article explore les règles de contraction en français, en se concentrant sur leur application devant les prénoms, et aborde également divers aspects de la grammaire française.

L'Article Indéfini et les Contractions

L'article indéfini masculin "un" se transforme en "un" devant les mots commençant par une voyelle ou une consonne autre que "s impur" (s suivi d'une consonne) ou "z". Devant "s impur" et "z", on utilise "uno". Au féminin, "une" devient "una".

Articles définis et noms propres

Généralement, on emploie "il" (au singulier) et "i" (au pluriel) devant les mots (noms et adjectifs) commençant par une consonne autre que "s impur" et "z". Il est à noter que, dans la prononciation, "z" équivaut à deux consonnes. Cependant, la règle n'est pas aussi stricte pour "z" que pour "s impur".

Exceptions pour les prénoms

On ne met généralement pas d'article devant les prénoms. On dira donc "Dante" et non "il Dante", car Dante est un prénom (Dante Alighieri). De même, on dira "Raffaello", "Michelangelo", "Leonardo da Vinci", sans article.

Autres usages de l'article défini

On rencontre des expressions comme "il Signore è fuori" (Monsieur est sorti) ou "la Signora C. è venuta" (Madame C. est venue).

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Prépositions et appartenance

La préposition "à" marque normalement l'appartenance après un verbe ("cette maison est à notre ami"). On l'emploie avec la même valeur devant un pronom ("un ami à nous") ou pour reprendre un possessif ("c'est sa manière à lui"). Cependant, on ne peut plus l'employer entre deux noms, sauf dans des locutions figées ("une bête à Bon Dieu"), par archaïsme ou dans un usage très familier.

L'Académie française recommande de réserver la préposition "en" aux véhicules ou aux moyens de transport dans lesquels on peut s'installer : "partir en voiture, en train, en bateau". La locution "à l'intention de (quelqu'un)" signifie "pour lui, dans le dessein que cela lui soit agréable, profitable, bénéfique" : "Il a acheté ce livre à leur intention, pour le leur offrir. On compose un poème à l'intention d'un ami."

"Chez" - étymologiquement : "dans la maison" - ne se dit qu'en parlant de personnes et, par extension, d'êtres animés ou d'êtres personnifiés : "Il habite chez ses parents." On traite comme nom de personne un nom de chose, un acronyme, etc. On dit peut-être plus couramment "à Carrefour, à Auchan" que "chez Carrefour, chez Auchan".

L'Importance des accents

L'usage des accents sur les majuscules est parfois négligé, mais il convient de se rappeler qu'en français, l'accent a une pleine valeur orthographique. Son absence ralentit la lecture, fait hésiter sur la prononciation, et peut même induire en erreur. Il est donc important d'utiliser systématiquement les capitales accentuées, y compris la préposition "À".

Nationalité : adjectif ou nom

Dans les noms et les adjectifs de nationalité, la majuscule est réservée aux substantifs désignant les personnes habitant un pays ou en étant originaires (un Suisse mais une montre suisse). La langue correspondant à cette nationalité relève en revanche de la catégorie des noms communs et, en tant que tel, ne prend pas de majuscule (apprendre l'anglais). On écrira donc "Les Français parlent le français" ou, adverbialement, "parlent français". Un autre problème se pose dans les phrases du type "Il est français" : doit-on considérer français comme un adjectif et l'écrire avec une minuscule à l'initiale, ou comme un nom en position d'attribut (comme dans "Il est médecin") et préférer une majuscule ? L'usage en la matière est mal fixé.

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Participe présent et adjectif verbal

Le participe présent et l'adjectif verbal qui en dérive sont deux formes en -ant parfois difficiles à distinguer l'une de l'autre. Le participe présent, à valeur verbale, est invariable et évoque une action en train de se dérouler. Au contraire du participe présent, l'adjectif verbal, comme tout adjectif, est variable et exprime plutôt un état, une propriété. Pour différencier le participe présent de l'adjectif, on peut noter qu'en général la présence d'un complément, en particulier d'un complément d'objet direct ou indirect, indique qu'il s'agit d'un participe présent tandis que l'emploi absolu est en faveur de l'adjectif verbal.

Verbes irréguliers

En tant qu'irrégulier, le verbe aller ne saurait appartenir au "premier groupe", qui ne comporte par définition que des verbes dont la conjugaison est régulière, c'est-à-dire tous les verbes dont l'infinitif est en -er sauf aller et envoyer.

Genre de certains mots

Le mot "amour" (au sens de "sentiment passionné ; passion charnelle") est souvent féminin au pluriel. On le rencontre, soit dans un usage populaire qui se reflète dans divers textes (chansons…), soit dans une langue littéraire assez recherchée, au féminin singulier, tandis que le masculin pluriel appartient à tous les niveaux de langue. "Délice" est généralement masculin au singulier et féminin au pluriel.

An et année

"An" et "année" sont parfois substituables l'un à l'autre. "An" désigne une période indivisible, une simple unité de temps, abstraction faite des divisions que l'on pratique dans l'année.

Anglicismes

Il est excessif de parler d'une invasion de la langue française par les mots anglais. Les emprunts à l'anglais sont un phénomène ancien. Cette extension des emprunts à l'anglais, qui a connu une accélération depuis une cinquantaine d'années, tient au fait que l'anglais est aussi la langue de la première puissance économique, politique et militaire, et l'instrument de communication de larges domaines spécialisés des sciences et des techniques, de l'économie et des finances, du sport, etc. Langue mondiale d'usage pratique, l'anglais (principalement l'anglo-américain) exerce une forte pression sur toutes les autres langues. L'Académie française s'y consacre, par son Dictionnaire et ses mises en garde, et par le rôle qu'elle tient dans les commissions officielles de terminologie et de néologie des différents ministères et au sein de la Commission générale.

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Expressions et locutions

L'expression "au jour d'aujourd'hui", particulièrement redondante puisque aujourd'hui comporte déjà deux fois l'idée du "jour où nous sommes", se trouve parfois dans la langue littéraire, chez de fort bons auteurs, et très bien employé, lorsqu'il y a volonté d'insistance, pour bien marquer soit une étroite limite temporelle, soit une immédiate actualité.

L'adjectif indéfini "aucun" est utilisé avec une valeur négative dans une phrase à la forme négative ou dans une réponse elliptique.

Avoir l'air

Lorsque "avoir l'air" est une locution figée dont le sens est "sembler, paraître", l'adjectif qui suit est attribut et s'accorde avec le sujet : "Elle a l'air méfiante ; Ils ont l'air imbus de leur personne ; Ces prunes ont l'air bonnes, mauvaises ; Cette maison a l'air abandonnée ; Ces recherches ont l'air sérieuses."

C'est

"C'est", suivi d'un nom au pluriel ou d'un pronom autre que personnel, s'accorde avec celui-ci. Lorsque l'attribut, également appelé complément du présentatif, est formé de plusieurs noms coordonnés dont le premier au moins est au singulier : "C'est le chocolat et les bonbons que préfèrent les enfants."

Ce qui reste ou ce qu'il reste

Avec les verbes susceptibles d'être construits soit personnellement, soit impersonnellement, on utilise "ce qui" ou "ce qu'il" : "qui" est le sujet du verbe construit personnellement, "qu'il" apparaît dans la tournure impersonnelle. La nuance entre les deux possibilités est parfois indiscernable.

Ci-joint, ci-inclus, ci-annexé

Ces locutions peuvent être utilisées de différentes manières :

  • En tête d'une phrase sans verbe, devant un groupe nominal (avec ou sans déterminant) : "Ci-annexé la copie des pièces demandées. Ci-inclus les photocopies du document ; Ci-joint l'expédition du jugement ; Ci-joint les deux quittances exigées." Ou encore : "Ci-joint copie du rapport."
  • À l'intérieur d'une phrase, avec un nom sans déterminant (qu'elles précèdent ordinairement) : "Je vous adresse ci-inclus quittance de votre versement ; Vous trouverez ci-joint copie du contrat ; La circulaire dont vous trouverez copie ci-inclus."
  • Dans les autres cas, lorsque ces locutions sont employées, dans le corps de la phrase, avec un substantif accompagné d'un déterminant, l'usage n'est pas fixé. Selon qu'on leur accorde une valeur adjective ou adverbiale, on fait ou non l'accord.

Lorsque et quand

"Lorsque" est plus explicite et appuyé que "quand" et convient peut-être mieux pour marquer les circonstances, l'occasion. Aujourd'hui, l'Académie française indique que le "e" s'élide devant "il(s)", "elle(s)", "on", "un", "une", et généralement devant "enfin", "en", "avec", "aussi", "aucun". "Lorsque" s'élide devant "on", pourtant, il est conseillé d'éviter le son [con]. Alors, faut-il écrire "Lorsque l'on" ? Ici, la présence des deux "l" n'est pas heureuse à l'oral. Aujourd'hui, c'est la même règle que pour "lorsque".

Contractions de travail

Le déclenchement des contractions est généralement le signe que le travail a commencé. Elles résultent d'un allongement et d'une contraction des fibres musculaires utérines. Lorsque la grossesse arrive à terme, les structures musculaires qui composent la cavité utérine vont se contracter de manière régulière et douloureuse. Ceci est dû aux hormones de l'accouchement que sont, entre autres, l'ocytocine et la prostaglandine. Ce sont ces contractions qui vont permettre la dilatation et l'effacement du col utérin. Toujours sous l'effet des contractions, le bébé est alors expulsé de l'utérus en direction du bassin maternel puis du périnée. Après la naissance, des contractions vont persister jusqu'à la délivrance du placenta, c'est-à-dire jusqu'à son expulsion complète en dehors de l'utérus.

Reconnaître une contraction de travail

Tout au long de sa grossesse, l'utérus de la femme enceinte subit de nombreuses contractions. Avant le 4e mois de grossesse, elles sont presque imperceptibles. Au-delà, elles restent irrégulières, peu intenses et non douloureuses. C'est le signe que l'utérus se prépare tout doucement à l'accouchement. Mais les contractions de travail, elles, se distinguent par leur régularité et par leur intensité. Plus le travail avance, plus les contractions se rapprochent les unes des autres et plus elles durent longtemps. Chaque femme ressent des contractions différentes. Pour certaines, la douleur des contractions se situe au niveau du bas du ventre ; tandis que pour d’autres, elle est plutôt localisée dans le bas du dos. Mais, à la différence des "fausses contractions", la fréquence et l’intensité des contractions de travail ne cède pas avec la prise de médicaments antispasmodiques ou d'un bain chaud.

Contractions de Braxton-Hicks

Si elles peuvent survenir tout au long de la grossesse, les contractions de Braxton-Hicks (du nom du médecin anglais qui les a décrites pour la première fois au 19e siècle) s'avèrent plus fréquentes à partir du 3e trimestre de grossesse ou juste avant l’accouchement. Ces contractions de grossesse se traduisent par des contractions utérines irrégulières d'une trentaine de secondes environ. En effet, l’utérus est un muscle qui a donc la particularité de pouvoir se contracter. Elles résultent d'un durcissement passager de l'utérus. Certaines femmes comparent cette sensation à des tiraillements ressentis au niveau du bas ventre ou à des douleurs menstruelles. A la différence des contractions qui conduisent à l'accouchement, les contractions de Braxton-Hicks ne déclenchent pas le travail, et n'ont aucun impact sur la dilatation du col de l'utérus.

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