Qui n’a jamais ressenti cette sensation désagréable de fourmillements dans le mollet après être resté longtemps assis les jambes croisées ? Avoir des fourmis est un symptôme banal qui disparaît souvent quand on se met à bouger ou à changer de position. Cependant, il arrive que les fourmillements soient le signe d’une maladie neurologique ou métabolique plus ou moins sévère. Cet article explore en profondeur les causes possibles de la contraction des mollets et du fourmillement des doigts de pieds, offre des pistes pour les soulager et indique quand il est nécessaire de consulter un professionnel de la santé.
Fourmillements et Contractions : Signes et Symptômes
Les fourmillements, médicalement appelés paresthésies, sont des sensations anormales souvent décrites comme des picotements, des engourdissements ou des sensations de courant électrique. Ils sont généralement associés à une perte de sensibilité du toucher partielle (hypoesthésie) ou totale (anesthésie), conduisant à une sensation d’engourdissement. La contraction des mollets, quant à elle, se manifeste par une tension musculaire involontaire et parfois douloureuse.
N’importe quelle partie du corps peut être affectée par les fourmillements. Néanmoins, les parties du corps les plus souvent affectées sont les bras, les jambes et les extrémités. L’apparition de fourmillements au niveau des mains (notamment au bout des doigts) est très fréquente.
Causes Banal et Bénignes
Dans la grande majorité des cas, les fourmillements sont un symptôme aussi banal que bénin. Ils peuvent être la conséquence d’une crampe ou d’une mauvaise posture prolongée entraînant une coupure de la circulation sanguine ou une compression nerveuse. Les fourmillements sont un symptôme extrêmement répandu qui peut toucher n’importe quel individu quels que soient son âge, son sexe et son état de santé.
Causes Potentiellement Sérieuses
Il est crucial de ne pas ignorer les fourmillements persistants ou accompagnés d’autres symptômes. Voici quelques situations où une consultation médicale est recommandée :
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- Fourmillements dans la tête : Ils peuvent être le signe d’une crise d’hypoglycémie, souvent associés à des sueurs froides, une pâleur et des tremblements. Si les fourmillements affectent un seul côté du visage et s’accompagnent d’autres signes comme un état confusionnel, des difficultés d’élocution ou des maux de tête, cela pourrait indiquer un accident vasculaire cérébral (AVC). En cas d’AVC, des médicaments sont administrés pour dissoudre le caillot qui bloque le vaisseau sanguin. Si les fourmillements diffusent dans la tête, la nuque et parfois dans l’intégralité du corps avec d’autres signes associés : vertiges, étourdissements, faiblesse, hypotension, il pourrait alors s’agir d’un malaise (syncope).
- Syndrome des jambes sans repos : Ce trouble neurologique se caractérise par des fourmillements et des impatiences musculaires dans les membres inférieurs, créant un besoin impérieux de bouger les jambes pour calmer les symptômes. Les impatiences tendent à devenir plus fréquentes avec l’âge. Au-delà de 50 ans, 5 à 10 % des personnes en souffrent occasionnellement.
- Problèmes de circulation sanguine : Une mauvaise circulation sanguine dans les membres inférieurs peut provoquer des douleurs dans les jambes la nuit. Les symptômes de la maladie veineuse chronique s’intensifient souvent en fin de journée.
- Syndrome de Morton : Ce syndrome correspond à l’ensemble des symptômes relatifs à la présence d’un névrome de Morton sous la voûte plantaire, qui est un renflement du nerf interdigital plantaire. La stimulation du névrome, notamment lors de la marche, est responsable de décharges anarchiques, qui vont donner des sensations de fourmillement sous le pied. Ces fourmillements sont appelés dans le jargon médical paresthésies. La douleur relative au syndrome de Morton se localise dans l’immense partie des cas dans le deuxième ou le troisième espace intermétatarsien.
- Maladie de Parkinson : Les douleurs dans les jambes et les mollets peuvent être un symptôme précoce de la maladie de Parkinson. Elles se manifestent souvent avant les tremblements. Au début, ces douleurs brûlantes sont plus intenses le matin et la nuit.
- Autres affections : Certaines maladies systémiques, telles que le diabète, l'hypothyroïdie ou la polyarthrite rhumatoïde, peuvent provoquer des symptômes de paresthésie dans les pieds.
Fourmillements et Jambes Lourdes : La Mauvaise Circulation Sanguine en Cause
Plus d’un Français sur 4 est concerné par des problèmes circulatoires. Jambes lourdes, crampes, sensations d’engourdissement sont des désagréments familiers qui peuvent être attribués à une mauvaise circulation sanguine.
Les Causes d’une Mauvaise Circulation Sanguine
De nombreuses causes peuvent être à l’origine d’une mauvaise circulation du sang : un changement de température, un bouleversement hormonal, l’âge, le surpoids, la sédentarité ou tout simplement l’hérédité. Peu importe la raison, les problèmes circulatoires se traduisent toujours de la même façon : le sang circulant dans les veines des membres inférieurs présente des difficultés à remonter vers le cœur. Conséquence : la circulation ralentit, le sang stagne dans le bas du corps et les veines qui subissent une forte pression finissent alors par se dilater.
Au quotidien, une mauvaise circulation se traduit par une sensation de jambes lourdes, des crampes, des fourmillements ou encore, le besoin irrépressible de remuer les jambes.
Les Bonnes Habitudes à Adopter
Dès les premiers signes de mauvaise circulation sanguine, il est important de prendre quelques bonnes habitudes quotidiennes.
Opter pour une Meilleure Hygiène de Vie
Adopter une meilleure hygiène de vie est crucial pour améliorer la circulation sanguine et prévenir les troubles veineux. Le tabagisme, en particulier, joue un rôle néfaste en favorisant l’apparition de problèmes veineux et en aggravant les symptômes circulatoires existants. Pour les fumeurs, arrêter le tabac est une étape essentielle pour restaurer une bonne santé veineuse. En parallèle, il est important d’enrichir son alimentation avec des vitamines essentielles, telles que la vitamine C et E, qui renforcent les parois veineuses et favorisent une circulation sanguine optimale.
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Marcher Régulièrement
Les stations debout prolongées, mais aussi le fait de rester assis trop longtemps, favorisent la stagnation du sang dans les veines. Toutes les deux heures, essayez de marcher au moins 15 pas sans vous arrêter. C’est le minimum pour activer la pompe veineuse au niveau des jambes et relancer la circulation sanguine.
Vous travaillez en position debout ? Pour soulager vos jambes, effectuez des mouvements de balancier en déplaçant le poids du corps depuis les talons vers les orteils et inversement. N’hésitez pas à répéter l’exercice plusieurs fois de suite.
Vous travaillez en position assise ? Régulièrement, faites des petites rotations de cheville pendant au moins une minute pour éviter la stagnation des fluides.
Pratiquer une Activité Physique Régulière
La sédentarité a des effets néfastes sur la circulation du sang. Pratiquer une activité physique régulière est donc largement conseillé pour éviter les désagréments liés aux problèmes circulatoires. Marcher au moins 30 minutes par jour, est un exercice simple et déjà très efficace pour améliorer une mauvaise circulation sanguine. De façon générale, tous les sports qui sollicitent les muscles des jambes sont efficaces : natation (surtout dans une eau fraîche), vélo, yoga…
Eviter de Croiser les Jambes
En créant une pression dans les jambes, cette position bloque le retour veineux. Pour perdre ce mauvais réflexe, n’hésitez pas à investir dans un repose-pied. Placé sous votre bureau, il vous aidera à améliorer votre circulation sanguine et à maintenir une posture favorable à votre colonne vertébrale.
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Porter les Bonnes Chaussures
Choisissez toujours des chaussures confortables, qui ne compriment pas le pied, la cheville ou le mollet. Au quotidien, mieux vaut éviter les talons hauts qui augmentent la pression sur les jambes et empêchent la circulation du sang de se faire correctement. A l’inverse, les chaussures trop plates sont également à proscrire. La paire idéale ? Des chaussures avec un petit talon de 2 à 3,5 centimètres.
Eviter les Vêtements Trop Serrés
La compression effectuée par un pantalon trop serré par exemple, freine le retour veineux favorisant ainsi la stagnation du sang et la dilatation veineuse. Evitez également les chaussettes, les slips ou les collants qui enserrent le corps.
Eviter la Chaleur
Les sources de chaleurs participent au dilatement des veines, accentuant la mauvaise circulation du sang. Evitez les expositions prolongées au soleil, le chauffage dirigé vers les jambes ou les bains trop chauds.
Passer ses Jambes sous l’Eau Froide
Le froid est un allié précieux pour relancer la circulation sanguine. Pour profiter de ses bienfaits au quotidien, vous pouvez prendre l’habitude de terminer votre douche en arrosant vos jambes d’un jet d’eau fraîche. Commencez par les pieds puis remontez doucement vers le haut des cuisses.
Surélever les Jambes
C’est un geste qui soulage rapidement et qu’il ne faut pas hésiter à faire dès que les premières lourdeurs de jambes commencent à se faire ressentir. À la maison, vous pouvez vous allonger et positionner vos jambes contre le mur, ou tout simplement les surélever légèrement en plaçant des coussins sous vos pieds. La nuit, l’idéal est de surélever les pieds de votre lit avec des cales d’une quinzaine de centimètres.
Masser vos Jambes
Combinez l’utile à l’agréable en vous offrant une petite séance de massage le matin après la douche ou le soir avant de vous coucher. Cela permettra de relancer efficacement votre circulation. Commencez par masser les talons en appuyant la paume de la main dessus comme une petite pompe, puis remontez sur les chevilles, les mollets, les cuisses et le ventre en effectuant des mouvements circulaires. Il est important de toujours masser de bas en haut.
Miser sur le Pouvoir des Plantes
Certaines plantes sont particulièrement bénéfiques pour lutter contre les problèmes de mauvaise circulation sanguine. C’est notamment le cas du gotu kola, du marron d’Inde, de la vigne rouge ou du petit houx.
Exercices Simples pour Relancer la Circulation Sanguine
Certains exercices simples et rapides à effectuer permettent de relancer la pompe veineuse située sous la voûte plantaire. Ils agissent également sur la contraction des muscles des pieds et des mollets pour favoriser le transport du sang vers le cœur.
Exercice 1 : le pédalage
Confortablement allongé sur le dos, imaginez que vous pédalez et exécutez une vingtaine de mouvements de pédalage, de façon régulière et tonique. Vous pouvez également effectuer des mouvements de flexion/extension, une jambe après l’autre.
Exercice 2 : l’appui contre un mur
Debout face à un mur, à environ un mètre de distance : inclinez-vous de façon à prendre appui avec vos deux bras tendus. Avancez ensuite une jambe devant vous, en la pliant en appui sur le sol. L’autre jambe reste alignée avec le corps et son talon collé au sol. Puis pliez doucement le genou de la jambe avant, afin de faire basculer progressivement le poids du corps sur elle. Vous sentirez alors l’étirement au niveau du mollet de la jambe arrière. Gardez la position environ 20 secondes. Enfin, pliez légèrement le genou de la jambe arrière qui était tendue jusque-là. Gardez de nouveau la position pendant 20 secondes environ avant de reproduire l’exercice sur l’autre jambe.
Exercice 3 : les mouvements de balle
En position assise, vous pouvez faire rouler une petite balle, sous votre plante de pied (par exemple une balle de tennis), en lui faisant faire des petits mouvements de rotation. La pression effectuée va stimuler la pompe veineuse située sous le pied et détendre les muscles de la cheville et du mollet. Effectuez ce massage pendant une minute environ avant de passer à l’autre pied.
Syndrome de Morton : Comprendre les Fourmillements Sous le Pied
Le syndrome de Morton correspond à l’ensemble des symptômes relatifs à la présence d’un névrome de Morton sous la voûte plantaire qui est un renflement du nerf interdigital plantaire.
Causes et Facteurs de Risque
Le syndrome de Morton est lié à une cause mécanique : il s’agit d’une augmentation des contraintes sur le nerf interdigital plantaire qui se retrouve alors comprimé entre les têtes des métatarsiens. Sous l’effet de cette compression, un renflement va se former, une sorte de boule sur le trajet du nerf, qu’on appelle névrome de Morton. Ce névrome est constitué de tissu fibreux. Les femmes sont plus atteintes par le névrome de Morton. L’incidence plus élevée de cette maladie chez les femmes s’explique essentiellement par le port plus fréquent de chaussures serrées ou à talon qui favorisent l’apparition du névrome. Au final, la plupart des facteurs de risques sont mécaniques.
Symptômes
La stimulation du névrome, notamment lors de la marche est responsable de décharges anarchiques, qui vont donner des sensations de fourmillement sous le pied. Ces fourmillements sont appelés dans le jargon médical paresthésies. La douleur relative au syndrome de Morton se localise dans l’immense partie des cas dans le deuxième ou le troisième espace intermétatarsien. Le syndrome de Morton peut toucher un seul ou les deux pieds. L’atteinte peut également être variable dans le temps car c’est une maladie qui évolue par poussées.
Diagnostic
Le diagnostic est évoqué à l’interrogatoire devant la présence de douleurs typiques localisées dans les espaces inter-métatarsiens. L’échographie est un excellent examen pour la recherche d’un névrome de Morton. Elle offre l’avantage d’être dynamique et donc de voir en temps réel le nerf interdigital sur son trajet. Elle permet aussi la réalisation de manœuvres permettant de démasquer un névrome de petite taille. Il s’agit de l’examen de référence dans l’exploration des métatarsalgies. L’IRM permet une bonne visibilité des espaces inter métatarsien et donc d’un éventuel névrome. Elle permet de mesurer le névrome à la fois en longueur et en largeur. Les névromes mesurent généralement entre 4 et 12 millimètres. Le bilan podologique peut permettre de connaître avec précision la répartition des contraintes mécaniques sur l’avant pied.
Traitements
Les exercices de physiothérapie, les massages et les étirements peuvent permettre de diminuer les tensions sur le nerf et l’avant pied. De nombreux « remède de grand-mère » ont été proposés pour soulager les symptômes. La cryothérapie est un traitement guidé par échographie. L’opérateur met en place une aiguille dans le névrome dont l’extrémité est ensuite refroidie pour congeler le névrome. Afin d’éviter une destruction totale du nerf, seul l’enveloppe externe est détruite, ce qui coupe la transmission du signal douloureux tout en conservant les autres fonctions du nerf. L’avantage de cette technique est son caractère mini-invasif puisque l’intervention est faite au travers d’une incision millimétrique ce qui permet de limiter les désagréments dans les suites de l’intervention. Cette intervention n’entraîne pas d’interruption de l’appui, il y a donc une reprise immédiate de la marche. La première consiste à libérer le névrome par résection du ligament profond transverse inter-metatarsien. Pour les névromes de taille plus importante, l’intervention consiste à retirer le nerf : c’est la neurectomie.
Prévention
Les chaussures serrées sont à proscrire. En effet, la compression latérale augmente l’effet « coupe cigare » des têtes métatarsiennes sur le nerf et amplifie donc les symptômes et l’inflammation. L’idéal est donc de porter des chaussures larges, sans talon. Les baskets sont généralement privilégiés par les patients car ce sont des chaussures assez larges, avec un amorti qui permet de limiter un peu les fourmillements liés au névrome. Enfin, beaucoup de patients utilisent des sandales type Birkenstock car ce sont des chaussures ouvertes dans lesquels les pieds sont soumis à peu de contraintes. Comme énoncer plus haut, les activités sportives qui augmentent les contraintes sur l’avant pied sont à éviter. C’est le cas notamment de la course à pied, de la danse ou de l’escalade. Après un traitement par cryothérapie, l’activité sportive peut généralement être reprise en 4 à 6 semaines.
Paresthésie des Pieds : Un Trouble Neurologique à Ne Pas Négliger
La paresthésie des pieds est un trouble qui se caractérise par des sensations anormales dans les pieds. Ces sensations peuvent inclure des picotements, des engourdissements, des fourmillements ou une sensation de brûlure. La paresthésie des pieds peut être intermittente ou constante, et peut varier en intensité.
Les Différentes Formes de Paresthésie des Pieds
La paresthésie des pieds peut prendre différentes formes, chacune ayant ses propres caractéristiques. En plus de ces formes courantes, il existe également la paresthésie intermittente, qui se manifeste de manière sporadique et peut être déclenchée par des facteurs tels que le stress ou la fatigue. Par ailleurs, la paresthésie des pieds peut être associée à des conditions médicales sous-jacentes telles que le diabète, les troubles circulatoires ou les lésions nerveuses.
Les Causes de la Paresthésie des Pieds
Les troubles du système nerveux peuvent entraîner la paresthésie des pieds. Il peut s'agir de troubles tels que la neuropathie périphérique, qui endommage les nerfs périphériques, ou la sciatique, qui comprime le nerf sciatique. Certaines maladies systémiques, telles que le diabète, l'hypothyroïdie ou la polyarthrite rhumatoïde, peuvent provoquer des symptômes de paresthésie dans les pieds.
Facteurs de Risque
Il existe certains facteurs de risque qui peuvent augmenter les chances de développer une paresthésie des pieds. Parmi ces facteurs, on retrouve le vieillissement, les antécédents familiaux de troubles neurologiques, le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et certaines conditions médicales préexistantes. En plus des facteurs de risque habituels, des facteurs environnementaux tels que l'exposition à des toxines ou à des agents chimiques peuvent également jouer un rôle dans le développement de la paresthésie des pieds.
Symptômes
La sensation d'avoir des picotements, des engourdissements, des fourmillements ou une sensation de brûlure dans les pieds est l'un des symptômes les plus courants de la paresthésie. Outre les sensations anormales, la paresthésie des pieds peut également s'accompagner d'autres signes. Les douleurs associées à la paresthésie peuvent être décrites comme des brûlures, des décharges électriques ou des douleurs lancinantes.
Diagnostic et Traitement
Le diagnostic de la paresthésie des pieds implique généralement une évaluation complète des antécédents médicaux du patient, un examen physique et éventuellement des tests complémentaires tels que des tests de conduction nerveuse ou des analyses de sang. Le traitement de la paresthésie des pieds dépendra de la cause sous-jacente du trouble. Dans certains cas, il peut être nécessaire de traiter la maladie sous-jacente ou de prendre des médicaments spécifiques pour soulager les symptômes.
Adaptation du Mode de Vie et Prévention
Il existe certaines mesures que vous pouvez prendre pour gérer les symptômes de la paresthésie des pieds. Pour réduire les risques de développer une paresthésie des pieds, il est important de prendre des mesures préventives.
Maladie de Parkinson et Douleurs aux Jambes : Un Lien à Considérer
Dans la maladie de Parkinson, plusieurs symptômes touchent les jambes. Les douleurs et la faiblesse des membres inférieurs font d’ailleurs partie des principales plaintes des patients. De nombreux malades souffrent également de déformations du pied gênant la marche au quotidien.
Types de Douleurs aux Jambes dans la Maladie de Parkinson
Le malade de Parkinson peut souffrir de 4 types de douleurs dues aux symptômes liés aux jambes :
- Une douleur centrale et bilatérale : Ce mal aux jambes est décrit comme une sensation de brûlure constante accompagnée de poussées occasionnelles de douleur aiguë. Il est généralement exacerbé par le froid et par le toucher même léger.
- La dystonie : En général, la dystonie (contractions musculaires) entraîne une douleur unilatérale aux jambes et est directement liée à la prise de la lévodopa pour le traitement des symptômes de Parkinson.
- Une douleur musculo-squelettique : La rigidité, la posture anormale et le manque de mobilité du malade de Parkinson entraînent des douleurs musculosquelettiques dans les jambes.
- Une douleur radiculaire et neuropathique : Il s’agit de douleurs neuropathiques (secondaires à une atteinte du système nerveux) causées par la compression des nerfs dans la région lombaire.
Faiblesse des Jambes et Parkinson
Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson souffrent souvent d’une faiblesse des jambes. Elles ont l’impression d’avoir les jambes « lourdes comme du plomb ». La bradykinésie de la maladie de Parkinson et la faiblesse musculaire des jambes sont dues à des déficits dopaminergiques de la substance noire du cerveau.
Traitements des Symptômes de Parkinson Touchant les Jambes
Pour traiter efficacement les symptômes de Parkinson touchant les jambes, il est nécessaire de déterminer de quel type de douleur le malade souffre. La massothérapie des tissus profonds est efficace pour tous les types de maux aux jambes liés à Parkinson. L’eau chaude, dans le cadre de l’hydrothérapie, soulage le mal aux jambes sauf dans le cas de la douleur centrale. C’est le cas également de la kinésithérapie. Les activités telles que le tai-chi et le yoga constituent une autre stratégie aidant de nombreux malades de Parkinson à soulager les symptômes touchant les jambes.
Syndrome des Jambes Sans Repos et Parkinson
Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est une affection neurologique et un trouble du sommeil. Il se caractérise par une envie irrésistible de bouger les jambes. Ses symptômes sont soulagés par les médicaments dopaminergiques, tels que les agonistes de la dopamine ou la lévodopa, également utilisés pour traiter la maladie de Parkinson.
Traitement du Syndrome des Jambes Sans Repos chez le Malade de Parkinson
Qu’il s’agisse du SJSR ou d’une agitation motrice des jambes, ces symptômes empêchent les malades de Parkinson de dormir. La prise d’agonistes de la dopamine avant le coucher peut s’avérer efficace.
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