Le tableau de La Joconde, chef-d'œuvre de Léonard de Vinci, connu sous le nom de Mona Lisa, est une œuvre d'art si emblématique qu'on en oublie parfois son essence. Cet article se propose d'explorer en profondeur ce tableau célèbre, son modèle, son histoire et, de manière surprenante, la contraction de "Madame" en italien, un lien subtil avec l'identité du sujet peint.

La Joconde : Un Chef-d'œuvre Inestimable

La Joconde est bien plus qu'un simple portrait. C'est une œuvre légendaire, inestimable, qui, si elle pouvait être évaluée, figurerait parmi les plus chères au monde. Parmi les tableaux de Léonardo de Vinci, ce portrait est celui qui dégage le plus de mystère, notamment autour de son célèbre sourire et de son regard.

Léonard de Vinci a utilisé une technique particulière, le «sfumato» (qui signifie «fumée» en italien), pour créer cet effet mystérieux. Pour cela, il a superposé de fines couches de peinture, créant ainsi plus de formes et des contours imprécis, notamment au niveau des yeux. Des effets d'optique donnent ainsi l'impression d'être observé par Mona Lisa, quel que soit l'endroit d'où on la regarde. Elle nous suit des yeux.

Un Voyage à Travers l'Histoire

L'œuvre de La Joconde est exposée à Paris, en France, dans la salle des États du musée du Louvre depuis 1797. L'histoire de son arrivée en France est fascinante. À la mort de Julien de Médicis, Léonard de Vinci, privé de mécène, quitte Florence et son Italie natale pour la France, invité par François 1er à Amboise. Le jeune roi le vénère. L'artiste emmène avec lui ses tableaux préférés, dont Mona Lisa. Elle sera intégrée à la collection royale en 1518.

Le tableau sera successivement déménagé au Château de Fontainebleau, puis au Château de Versailles, avant d'être exposé au musée du Louvre de Paris en 1808.

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Un Vol Audacieux et une Redécouverte Triomphale

L'histoire de La Joconde est également marquée par un événement dramatique : son vol en 1911. Vincenzo Peruggia, qui avait travaillé au Louvre, aurait voulu restituer la célèbre Joconde à son pays d'origine, l'Italie. C'est comme cela qu'il explique le vol du tableau ce 21 août 1911, acte qui créa la panique, non seulement au Louvre, mais aussi dans le milieu artistique, stupéfait. C'est 2 ans plus tard, en voulant revendre la toile à un marchand d'art, qu'il a été retrouvé, ce dernier ayant alerté les autorités.

Mona Lisa : Madame Lisa

Mais qui est donc Mona Lisa ? Lisa Del Giocondo serait le modèle de la célèbre toile de Léonard de Vinci. Mona Lisa est la contraction de "ma donna Lisa", qui veut dire Madame Lisa en italien ancien. C'est ainsi qu'est née Monna Lisa plus exactement. Francesco Del Giocondo, un riche marchand de soie de Florence, aurait commandé à Léonard de Vinci, le portrait de son épouse.

De son vivant, le portrait de Mona Lisa ne quittera jamais Léonard de Vinci. Il l'emporte avec lui en France où il est acquis par François 1er et exposé au Château de Fontainebleau. Bien plus tard, Louis XIV décide de le ramener à Paris et il passe du Louvre au Palais des Tuileries, avant de gagner le Château de Versailles dans les années 1690.

Le Visage de Mona Lisa

Plusieurs aspects du visage de Mona Lisa ont suscité des interrogations. Avez-vous remarqué l'absence de sourcils de Mona Lisa ? La plus probable des hypothèses est que, au fil du temps, les traits se sont effacés en raison d'un nettoyage trop vigoureux du tableau lors d'une ancienne restauration.

Son sourire a suscité de nombreux commentaires. Inquiétant, il a troublé plus d'un écrivain. Est-ce qu'elle apprécie seulement les musiciens loués par le peintre pour la distraire ? La (presque) bonne nouvelle, c'est que ce sourire singulier n'est pas exclusif à la Joconde. Regardez attentivement le paysage derrière Mona Lisa. Alors que la partie de gauche représente un lac, celle de droite semble représenter des montagnes. C'est le sourire qui crée le lien entre le lac et les montagnes. Le sourire de La Joconde se lève du côté des montagnes et se dissipe du côté du lac. Le sourire de notre belle permet donc la transition entre les deux parties. Et que dire de ses mains ? Au XVIe siècle, les mains étaient considérées comme l'un des aspects les plus importants de la beauté féminine. Pourquoi ne sont-elles pas longues et fines ? Malheureusement, les spécialistes n'ont pas trouvé de réponse.

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L'Habit de Mona Lisa

Monna Lisa est assise sur un siège au dossier arrondi tenu par des balustres, que l’on appelle « a pozzetto ». Le siège est disposé presque perpendiculairement à nous, devant une petite balustrade décorée de moulurations rectangulaires. Le sol de la pièce est légèrement éclairé par la lumière provenant de l’extérieur. Aux extrémités de la balustrade, on distingue deux colonnettes qui encadrent un vaste paysage de chaines de montagnes bordées de cours d’eau.

La Joconde porte une robe de couleur probablement vert sombre, avec des manches amovibles jaunes. On voit une chemise blanche ressortir du crevé au niveau de l’épaule. Sa robe est recouverte d’un grand voile de soie transparente fixé au niveau de la poitrine par des fils d’or brodés qui forment des entrelacs géométriques. Sa tête est également recouverte d’un voile transparent qui descend sur ses épaules. L’assombrissement des couleurs du tableau dû aux couches de vernis oxydés expliquent en partie l’apparente sobriété de l’habit de la Joconde, parfois interprétée comme une tenue de deuil. L’identification du grand voile de soie recouvrant la robe continue de faire débat. On y a vu un « guarnello » qui pourrait être une tenue caractéristique des femmes enceintes, comme dans le portrait de Smeralda Bandinelli peint par Botticelli (Londres, Victoria and Albert Museum). Monna Lisa ne présente cependant pas de ventre rebondi comme dans ce tableau.

L'Influence de la Joconde

Léonard représente ainsi l’épouse de Francesco del Giocondo en mère de famille vertueuse, mais sans l’expression distante voire altière des représentations anciennes et contemporaines. Cette expression est rare dans les portraits, mais on la trouve avant Léonard, par exemple chez Antonello da Messina. Léonard a sans doute choisi cette expression pour donner au visage un aspect beau et gracieux, mais également pour créer une communication immédiate et très efficace avec le spectateur. Ce sourire de bienvenue l’invite dans les pensées de Monna Lisa. Ce sourire pouvait aussi s’interpréter comme un jeu onomastique : « Giocondo » signifie en italien « heureux ».

La Joconde est, avec la Sainte Anne et le Saint Jean Baptiste, son œuvre maîtresse dans ce domaine. Elle a d’ailleurs dû constituer pour lui une sorte d’expérimentation qu’il a poussée le plus loin possible, laissant son œuvre en partie inachevée, comme cela est visible dans l’ébauche de terrain en bas du paysage à droite. Le paysage présente des effets tout aussi raffinés de fondu pour créer un effet saisissant de perspective atmosphérique.

L’œuvre a fasciné les contemporains de Léonard, notamment les artistes qui s’en sont inspiré pour leur propre portrait, tel le jeune Raphaël qui l’admire lors de son séjour à Florence entre 1504 et 1508. Le texte de Giorgio Vasari, publié en 1550, en a fait l’un des principaux chefs-d’œuvre de la peinture italienne, inaugurant ainsi le mythe de la Joconde. Le vol de l’œuvre par Vincenzo Peruggia, ouvrier vitrier au musée du Louvre, en 1911, lui a donné une célébrité mondiale et surtout plus populaire. La Joconde est devenue, après sa redécouverte en 1913, le principal chef-d’œuvre du Louvre, l’œuvre la plus célèbre au monde, source inépuisable de détournements aussi bien artistiques que publicitaires.

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La Politesse en Italien : "Lei"

En italien, la politesse au singulier est exprimée par "Lei". Bien que le tutoiement soit fréquent, "Lei" correspond au vouvoiement français adressé à une seule personne, et s'utilise autant au féminin qu'au masculin. L'usage de cette 3e personne du singulier, qui a remplacé "ELLA", remonte au XVe siècle lorsqu'on employait les locutions "Vostra Eccellenza", "Vostra Signoria", qui exigeaient donc un pronom féminin Ella ou Lei.

Avec "Lei", le verbe est toujours conjugué à la 3e personne du singulier, cependant Lei peut être sous-entendu. Il est à noter que Lei, pronom féminin, exprimé ou non, l'adjectif ou le participe passé dans la phrase, doivent s'accorder en genre.

Comme C.O.D, on emploie le pronom LA. Comme C.O.I, on emploie le pronom LE. Les pronoms groupés sont ceux de la 3e personne du singulier : Glielo, Gliela, Glieli, et Gliele.

À l'impératif français correspond l'impératif italien qui n'est autre que le subjonctif présent, même avec le pronom réfléchi "si".

Comme il s'agit d'une 3e personne, les possessifs seront : il Suo--->i Suoi, la Sua---> le Sue.

La politesse au pluriel est LORO : Loro étant le pluriel de Lei, on l'utilise surtout dans le langage officiel (bureaux, hôtels, restaurants…), il sous-entend 'Signori '. Les verbes, les pronoms et les possessifs sont à la 3e personne du pluriel. Pour un sujet ou C.O.I : on emploie LORO. Pour un C.O.D : on emploie LE.

Notez que Lei, Loro, Le, La, Suo, Sua, Suoi, Sue prennent toujours une majuscule ; et les pronoms sont toujours devant le verbe SAUF Loro.

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