L'orgasme, un point culminant de plaisir intense, s'accompagne de diverses réactions physiologiques. Chez l'homme comme chez la femme, cette phase se traduit par de multiples signes généraux interprétables par le partenaire, notamment une accélération de la fréquence cardiaque et de la fréquence respiratoire, une tension musculaire, une contraction rythmée incontrôlable des muscles de la ceinture périnéale (c’est-à-dire le sphincter anal, la prostate et les muscles du pénis chez l’homme ; les muscles du vagin, de l’utérus, de l’anus et du pelvis chez la femme).
Cet article explore les contractions anales pendant l'orgasme, en abordant les aspects physiologiques, les pratiques sexuelles associées, et les considérations de santé.
Physiologie de l'Orgasme et Contractions Musculaires
L'orgasme est un phénomène complexe impliquant le système nerveux, le système endocrinien et les muscles. Durant cette phase, le corps subit une série de contractions musculaires involontaires. Les muscles du plancher pelvien, y compris le sphincter anal, se contractent rythmiquement.
Pour simplifier très grossièrement, on peut assimiler le système neuronal à un circuit électrique où se croisent deux voies principales. La première correspond à la voie “parasympathique”. C’est celle-ci qui entre en jeu au début de la stimulation et qui contrôle en retour l’afflux de sang vers les organes sexuels. Cela permet l’érection et la lubrification vaginale, entre autres. C’est par cette même voie que “se repose” l’organisme. Pour éviter les blocages, pensez donc à vous détendre… 🧘 La seconde voie correspond au système “sympathique”. Celle-ci prend le relai tout au long de la phase de plateau et est responsable des modifications décrites précédemment (accélération du rythme cardiaque notamment). Au delà d’un certain seuil, elle déclenche l’éjaculation chez l’homme.
Sexualité Anale : Contexte et Prévalence
La sexualité anale, incluant la sodomie, est une pratique répandue dans diverses populations. En France, la prévalence de l’homosexualité paraît stable, estimée dans une étude de l’IFOP en 2019 à 3,2 %, 4,1 % pour l’homosexualité masculine dans le rapport Spira datant de 1993 (2). La prévalence et les conséquences de la sodomie dans la population hétérosexuelle sont peu étudiées. Ce type d’enquête est difficile à mettre en œuvre suscitant des taux de réponse souvent faibles, les questions posées pouvant être vécues comme gênantes induisant un biais dans les réponses. Aux États- Unis, 30 % des populations masculine et féminine ont déjà testé la sodomie, 11 % dans la sous population âgée de 15 à 19 ans (3). De même, 30 % des hommes français ont eu au moins une expérience de pénétration anale au cours de leur vie (2). 10 % des hétérosexuels rapportent au moins un rapport anal dans l’année précédente (4). Cette pratique intéresse toutes les générations et il semble qu’elle progresse dans la population hétérosexuelle puisqu’en 1972 seulement 14 % des femmes déclaraient l’avoir expérimentée (5). Cependant, ces chiffres peuvent aussi traduire une déclaration facilitée par un contexte social plus tolérant.
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Sensations Érotiques et Stimulation Ano-Rectale
Les sensations érotiques liées à la stimulation ano-rectale peuvent s’expliquer par l’innervation commune et la musculature partagée de l’anus et de l’appareil génital. La pression sur le sphincter externe entraîne une traction sur le clitoris chez la femme et peut provoquer une érection chez l’homme. De plus la sodomie permet de stimuler les organes de voisinage (prostate et vésicules séminales chez l’homme, utérus et mur postérieur du vagin chez la femme) par pression sur la paroi rectale.
Complications Potentielles de la Sodomie
Contrairement au vagin, le rectum n’est pas recouvert par un épithélium malpighien non kératinisé solide, protecteur et n’a pas de lubrification naturelle. Il est donc beaucoup plus sensible à l’abrasion. En l’absence de tout contexte agressif il est possible d’observer une « ano-dyspareunie », 75 % des femmes et 15 % des hommes rapportant des douleurs lors des rapports anaux dans une étude menée chez 1 738 américain(e) s (6). Des phénomènes d’irritation anale et rectale, de prurit, d’écoulement glaireux, de diarrhée, voire bien plus rarement de fissuration, de lacération de la muqueuse rectale ou de réaction hémorroïdaire sont rapportés après sodomie sans étude sérieuse sur leur incidence. Ce type de complication s’observe probablement avant tout en cas de pénétration rétrograde brutale sur un anus contracté, sans lubrification suffisante, sans stimulation préalable de l’anus par massage digital et lorsque la sodomie est mal acceptée au plan psychologique (7).
Effet sur la Continence
La physiologie ano-rectale a été très peu étudiée chez l’homosexuel masculin. L’effet des rapports ano-rectaux sur la continence est discuté. Dans une étude ancienne, il est considéré qu’ils n’entraînent ni trouble de la continence, ni rupture sphinctérienne chez les homosexuels masculins. Cependant, un amincissement non significatif des sphincters interne et externe est mis en évidence en écho endoscopie ainsi que des pressions anales de base diminuées sans anomalie de la contraction volontaire (8). Dans un travail plus récent mené sur une cohorte de 6 150 individus la prévalence de l’incontinence augmente chez les patients ayant des rapports anaux, 9,9 vs. 7,4 % ; P = 0,05 chez les femmes, et 11,6 vs. 5.3 % ; P = 0.03 chez les hommes. Le risque semble particulièrement augmenté chez l’homme avec en analyse multivariée un risque relatif d’incontinence de 2,8 (95 % CI : 1,6-5,0) ; P < 0,001 versus 1,5 chez la femme 1,5 (95 % CI : 1,0-2,0) (9). Dans un travail mené chez 1 003 femmes, 32 % ont déjà eu au moins un rapport anal, 12 % le pratiquent régulièrement ; chez les femmes rapportant au moins un rapport anal le mois précédent il existait une incontinence anale dans 28,3 % des cas versus 14,4 % ; P = 0,0 ; odds ratio 2,48 ; IC 1,39-3,52) (10).
Autres Pratiques Sexuelles Anal
Insertion de Corps Étrangers
L’insertion de corps étrangers est un classique, l’imagination de bon nombre étant suffisamment fertile pour avoir fait naître chez certains proctologues une âme de collectionneur… L’incidence des corps étrangers rectaux enclavés paraît en progression dans une étude suédoise allant de 1,4 en 2005 à 2,3 en 2016 pour 100 000 habitants (11). Dans la littérature les hommes sont 28 fois plus nombreux (12). Si l’insertion du corps étranger est souvent avouée, certains allèguent une chute malencontreuse… Les manifestations cliniques mises au premier plan par le malade peuvent être des douleurs ano-rectales ou abdominales, des rectorragies, un prurit, et l’origine de ces symptômes peut être passée sous silence. Dans 60 à 75 % des cas, l’extraction peut être réalisée aux urgences en s’aidant si besoin d’une sédation intraveineuse, d’une anesthésie locale, par inhalation de MEOPA ou d’un bloc pudendal (13). En cas d’échec, il faut recourir à l’anesthésie générale qui permet l’utilisation d’écarteurs et une extraction sous contrôle de la vue. Le patient est installé en position de lithotomie en Trendelenburg inversé. Les techniques d’ablation décrites dans la littérature sont presque aussi variées que les corps étrangers eux-mêmes ; si les doigts sont bien sûr utilisés, certains emploieront des pinces, des ventouses ou des forceps obstétricaux, des sondes de Foley ou de Blackemore montées en amont, ou encore de simples cuillères, etc. (13). Les techniques endoscopiques sont à privilégier quand elles sont possibles car moins traumatisantes pour les sphincters. On peut souvent s’aider une pression abdominale douce sur le corps étranger permettant de faire progresser celui-ci vers le canal anal. Si le corps étranger est inaccessible par voie basse, une hospitalisation avec repos au lit de 12 à 24 heures associé à la prise de laxatifs permet souvent de le faire descendre et d’éviter la laparotomie qui n’est qu’exceptionnellement indispensable.
Lavements Érotiques (Klismaphilie)
Les lavements peuvent être utilisés à des fins érotiques, c’est la klismaphilie. Le plaisir pouvant être le fait de la dilatation colique ou de la contraction recto-colique lors de l’évacuation, ils peuvent s’intégrer dans des pratiques sado-masochistes. Ce type de pratique est à distinguer de la réalisation d’une « douche rectale » à but hygiénique avant la sodomie. 88 % des hommes ayant des rapports anaux l’ont au moins expérimenté une fois, 43 à 64 % l’ont utilisé récemment. 87 à 97 % le pratiquent avant le rapport et 13 à 48 % après. L’eau est le plus souvent utilisée parfois mélangée avec du savon ou du sel. Ce type de pratique est plus fréquente chez les patients toxicomanes, atteints d’IST ou infectés par le VIH (15). La pratique paraît moins fréquente chez les femmes (32 vs. 70 %) (16).
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Chemsex
Le « chemsex » consiste à associer à sa pratique sexuelle la consommation ou à l’introduction rectale de drogues (ectasy, méthamphétamine, méphédrone, cocaïne, kétamine, gamma- hydroxybutyrate/gamma-butyrolactone (GHB/GBL)…) et/ou d’alcool ayant pour but de lever l’inhibition, d’augmenter la performance et le nombre de partenaires, de supprimer la douleur et, selon les croyances de ses adeptes, de favoriser la relaxation sphinctérienne (18).
Fist Fucking
Le « fist fucking » ou « fist fornication » consiste à introduire dans l’anus et le rectum le poing et l’avant-bras. Il peut être simple ou multiple étant souvent pratiqué en groupe. Cette pratique est plus fréquente chez l’homosexuel masculin, chez qui sa fréquence a été estimée en 2002 à 12,8 % chez les homosexuels masculins britanniques (UK Gay Men’s Sex Survey 2002). Elle est souvent associée au chemsex. Les complications de ce type de pratique incluent des ruptures sphinctériennes responsables d’incontinence fécale, des perforations recto-coliques, des hémorragies, des hématomes, des cellulites pelviennes sans perforation ainsi que des troubles du rythme cardiaque d’origine vagale (19). Des décès ont été décrits (20).
Lésions et Violences
Lacérations et Perforations
Les lacérations muqueuses rectales peuvent s’observer après un rapport pénien trop « ardent », mais souvent elles surviennent après une pratique à risque. Les perforations recto-coliques touchent dans deux tiers des cas les 2/3 supérieurs du rectum, sont intrapéritonéales, provoquant une péritonite accompagnée de signes généraux plus ou moins intenses et d’un pneumopéritoine. Les perforations du 1/3 inférieur du rectum sont sous-péritonéales, de diagnostic plus difficile, volontiers retardé, se manifestant souvent par un sepsis pouvant aller jusqu’à la gangrène de Fournier.
Hématomes Rectaux
Les hématomes rectaux se manifestent cliniquement par des douleurs rectales, un ténesme et des rectorragies. Rarement il existe une anémie et un retentissement hémodynamique. Le toucher rectal permet de suspecter le diagnostic en percevant une masse rectale, le plus souvent antérieure. La rectoscopie prudente peut montrer l’hématome. En cas de besoin, le diagnostic peut être confirmé par les techniques d’imagerie (endosonographie, TDM).
Déchirures Sphinctériennes
Les déchirures sphinctériennes sont essentiellement décrites après viol ou pratique à risque. Les ruptures, parfois multiples, peuvent toucher les sphincters interne et externe. Ces lésions peuvent être patentes, découvertes immédiatement après l’agression, ou occultes mises en évidence par l’endosonographie lors du bilan d’une incontinence anale (22). Dans le premier cas de figure, lorsque la déchirure touche le sphincter externe, une réparation sphinctérienne immédiate est généralement pratiquée.
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Viol Anal
Selon l’article 222-23 du code pénal, le viol est défini par « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ». En France, sur la période de 2008 à 2016, il a été estimé que 117 000 viols ou tentatives sont commis chaque année concernant dans plus de 80 % les femmes (23). Une minorité est déclarée. Les victimes de viol sont préférentiellement des adolescents, mais les vieillards comme les nourrissons peuvent être atteints (24). En cas de viol anal, le risque de lésions est important, qu’il s’agisse de déchirures de la marge et du canal anal, d’hématomes ou de perforations du rectum ou encore de ruptures sphinctériennes interne ou externe, occultes ou non.
Tout médecin peut être amené à examiner une victime de viol dans 2 cas de figures : à la demande de la victime elle-même (ou de son représentant légal) ou sur réquisition d’une autorité judiciaire lorsqu’il y a eu dépôt de plainte (28). Lorsque le viol date de moins de 3 jours, il s’agit d’une urgence médico-légale pour constater d’éventuelles lésions cliniques récentes avant cicatrisation, effectuer les prélèvements médicaux (biologie, bactério-virologie, toxiques…) et médico- légaux (ADN, recherche de spermatozoïdes qui persistent 72 h au niveau ano-rectal…), pour mettre en route un traitement prophylactique des maladies sexuellement transmissibles (antibiothérapie visant les chlamydiae, le gonocoque et la syphilis, traitement antirétroviral). Dans cette situation, il convient de réaliser des photos des lésions avec l’accord de la victime. Lorsque le viol date de plus de 3 jours, il appartient au médecin d’apprécier le degré d’urgence de la prise en charge médicale et psychologique de la victime. Aucun examen ne doit être pratiqué sans l’accord préalable de la victime. Il comporte outre une anamnèse la plus précise possible un examen clinique complet, les lésions traumatiques générales non ano-génitales (traces de coups par exemple) étant les plus fréquemment observées. Un certificat médical est soigneusement rédigé rapportant les déclarations de la victime en reprenant ses mots, les constatations de l’examen, la nature des prélèvements effectués, les photos prises avec l’accord de la victime et les conclusions avec éventuellement mention de l’incapacité temporaire totale (ITT). Un examen normal ne permet pas d’éliminer une agression à caractère sexuel, la mission du médecin n’est pas de prouver que les révélations sont fondées, que le viol a eu lieu ou non.
Interventions Chirurgicales et Sexualité Anale
Quelles sont les interventions chirurgicales proctologiques à éviter ou à privilégier en cas de sexualité anale régulière ? La littérature fait globalement défaut sur ce sujet. Dans la pratique, cette question concerne essentiellement la chirurgie hémorroïdaire. L’hémorroïdopexie par agrafage circulaire doit être évitée du fait du risque d’endommagement du préservatif ou blessure du pénis par les agrafes qui peuvent persister plus d’un an (30). L’hémorroïdectomie pédiculaire tripédiculaire peut être source de sténose anale au moins relative source de dyspareunie, et elle peut générer des troubles de la sensibilité anale. Le patient ou la patiente doivent être prévenus de ce risque.
Chirurgie Esthétique Anale
La demande de chirurgie « esthétique » du canal anal explose. Elle concerne le plus souvent les marisques que certains vivent très mal. Les forums internet aident les patients à libérer leurs tabous et de plus en plus consultent. Les proctologues sont peu formés à répondre à cette demande bien que le traitement chirurgical des marisques soit très simple. Par ailleurs, le vécu des patients est très imprévisible, certains renoncent à leur sexualité pour des marisques de quelques millimètres, pendant que d’autres vivent très bien d’abondantes marisques. La perception est donc d’évaluation difficile et avant toute intervention il convient de définir les objectifs de notre patient. Il est aussi important de s’assurer du diagnostic de marisques souvent confondues avec de véritable hémorroïdes ou un repli post fissure, voire des papilles hypertrophiques. Si l’indication est bien posée, le patient informé du risque d’échec esthétique, les marisques volumineuses gênant à l’essuyage peuvent être opérées en permettant un bien meilleur confort d’essuyage. Le résultat esthétique est amélioré par une dissection minutieuse qui n’enlève pas trop de marisque pour éviter une fissure anale et suffisamment pour éviter qu’il en reste, l’utilisation des compresses coagulantes plutôt que du bistouri électrique limite l’œdème et si des points doivent être utilisés, il faut prendre un fil fin et retirer les points rapidement à J7 au plus tard pour limiter le risque de granulomes.
Masturbation Anale Féminine
Pour explorer une zone méconnue, prendre du plaisir, en apprendre plus sur son corps, la masturbation anale séduit de nombreuses femmes. Mais comment s'y prendre ? Est-ce que cela procure du plaisir ? Longtemps considéré comme tabou, le plaisir anal se déconstruit petit à petit, afin de devenir une zone accessible, au même titre que le vagin ou le clitoris. En 2021, 78% des Françaises indiquaient avoir déjà pratiqué la masturbation au cours de leur vie, d'après l'Observatoire européen de la sexualité féminine, une enquête publiée par l'Ifop. Une hausse de 60% donc, face aux résultats d'une étude sortie en 2006. Pourtant, si les femmes se masturbent volontiers, à l'aide d'un sextoy (46%), elles se concentrent généralement sur la pénétration vaginale ou le plaisir clitoridien. Néanmoins, l'anus, lui aussi, est une zone érogène, qui peut provoquer de nombreuses sensations ! La masturbation anale, réalisée en solo, en duo ou à plusieurs, est tout autant agréable que les autres masturbations. Et "peu importe la ou les zones stimulées, l'orgasme reste le même" révèle Mélanie Guénette-Robert, sexologue et co-autrice du "Petit manifeste de la masturbation féminine".
La zone rectale est dotée de terminaisons sensitives qui ne sont pas à négliger lorsque l'on veut se procurer du plaisir. Quand on parle de masturbation, on évoque l'excitation provoquée par les différentes zones érogènes du corps, telles que le clitoris, le vagin, les seins, la nuque, le lobe de l'oreille… Souvent oublié, l'anus en fait partie. La masturbation anale, "n'implique pas forcément une forme de pénétration", explique Mélanie Guénette-Robert. "Elle peut consister en des caresses sur le pourtour de l'anus, un massage avec ou sans jouet vibrant, par exemple." Une étude américaine, publiée dans la revue Plos One, revient sur les différentes façons de se masturber l'anus. L'anal Surfacing - le contact en surface autour de l'anus avec un doigt, un pénis ou un sextoy, a séduit 40% des participantes. L'anal Shallowing - le toucher pénétrant juste à l'intérieur de l'ouverture anale et peu profondément est agréable pour près de 35%.
Conseils pour la Masturbation Anale
- Choisir un lieu agréable : Se trouver dans "un endroit sécurisant, où on est confortable, une pièce dans laquelle on ne sera pas dérangé", est préférable, selon la sexologue.
- Utiliser du lubrifiant : "L'anus ne se lubrifie pas, il peut être plus dilaté, relâché ou détendu, mais il n'y a pas de lubrification comme le vagin", souligne Mélanie. Dès lors, il est nécessaire de bien lubrifier cette zone si on souhaite effectuer une pénétration, afin d'éviter les abrasions douloureuses.
- Se limer les ongles : Les parois de l'anus sont très fines, pour éviter les fissures et coupures, il est préférable de se limer les ongles avant de se pénétrer.
- Utiliser des jouets sexuels dédiés à la zone anale : "Si on veut pratiquer une forme de pénétration anale, préférez des jouets qui ont une base, pour éviter les blessures anales, ou que le jouet ne reste pris au niveau du rectum", note Mélanie.
Dysorgasmie
La dysorgasmie est un trouble orgasmique qui peut lourdement handicaper les personnes qui en sont victimes. Elle désigne tantôt la difficulté à avoir un orgasme, tantôt la douleur que l’on ressent pile au moment de l’orgasme, ou juste après. La dysorgasmie, dont il est question dans cet article, est un trouble sexuel caractérisé par la difficulté à atteindre l’orgasme ou à ressentir un orgasme satisfaisant. On parle parfois d’orgasme dysfonctionnel. Le préfixe dys, emprunté au grec, signifie littéralement « difficile » et « mauvais », note Pauline Schillaci. « La dysorgasmie peut donc parfois être associée à une douleur qui survient au moment de l’orgasme ou juste après l’orgasme », indique-t-elle.
Comme indiqué ci-dessus, la dysorgasmie peut être à l’origine de douleurs au moment de l’orgasme ou juste après l’orgasme (qu'il soit pénien, prostatique, anal, clitoridien, vaginal, cervical, etc.). Cette douleur peut varier en intensité et en localisation, mais elle est généralement ressentie dans la région génitale, le bas de l’abdomen ou le bassin. La prise en charge de la dysorgasmie varie selon de nombreux facteurs. La première chose à faire est de discuter avec son ou sa partenaire, avant de vous tourner vers une prise en charge professionnelle.
Importance du Périnée
Le périnée, un ensemble de muscles et de tissus situé entre l'anus et les organes génitaux, joue un rôle fondamental dans la sexualité. En tant que pilier du bien-être sexuel, il influence non seulement la qualité des rapports intimes, mais aussi l'ensemble de la santé reproductive et la vie quotidienne. Le périnée est un groupe de muscles et de ligaments qui s'étend du pubis au coccyx et soutient les organes pelviens tels que la vessie, l’utérus (chez la femme) et le rectum. Un périnée en bonne santé favorise une meilleure circulation sanguine dans la région pelvienne, ce qui augmente la sensibilité des organes génitaux. Cela peut renforcer les sensations pendant les rapports sexuels et accroître le plaisir ressenti par les partenaires. Chez les femmes, un périnée bien tonifié contribue à une meilleure lubrification vaginale. Chez les hommes, il participe au maintien de l’érection, car il soutient les muscles impliqués dans ce processus. Pour les hommes, un périnée tonique peut aider à contrôler l’éjaculation, ce qui peut prolonger la durée des rapports.
Rééducation du Périnée et Cryothérapie
Après l'accouchement, de nombreuses femmes ressentent une perte de tonicité, ce qui peut affecter leur vie sexuelle. La rééducation du périnée est donc essentielle pour retrouver le plaisir et la confiance dans la sexualité post-partum. La cryothérapie du périnée, est une méthode naturelle qui utilise le froid pour améliorer la tonicité, soulager les douleurs pelviennes, et améliorer la qualité de vie sexuelle. Cette méthode consiste à appliquer des poches de froid spécifiques sur la zone périnéale pour stimuler les muscles et améliorer leur tonicité.
Les exercices de Kegel consistent à contracter et relâcher les muscles du périnée à plusieurs reprises.
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