La constipation et les coliques sont des troubles courants chez les nourrissons, suscitant souvent l'inquiétude des parents. Cet article vise à explorer les causes possibles de ces problèmes et à proposer des solutions pour soulager votre bébé.
Comprendre la constipation chez le nourrisson
La constipation chez le nourrisson est un trouble qui touche de nombreux bébés, et peut créer beaucoup d'inquiétude chez les parents. Il peut parfois être difficile de déterminer si votre enfant souffre d’une constipation ou non, les selles émises dépendant en grande partie de son type d’alimentation. Un bébé est considéré comme constipé lorsqu'il présente un retard dans l'émission de ses selles. Lorsque votre petit ange affiche une mine malheureuse et que ses couches restent désespérément vides, il se peut qu'il souffre de constipation.
Fréquence normale des selles :
- Au cours des premières semaines de vie (jusqu’à 5 ou 6 semaines) : bébé fait généralement plusieurs selles par jour (entre 1 et 10 selles par jour). Durant cette période, votre enfant doit aller au moins une fois par jour à la selle. Si ce n’est pas le cas, cela peut signifier qu’il ne boit pas suffisamment.
- À partir de 6 semaines : la fréquence des selles diminue. Le nourrisson peut aller à la selle tous les 2 ou 3 jours sans que cela soit un signe de constipation, à condition qu’il ne paraisse pas gêné lorsqu’il défèque, et que ses selles aient une apparence normale pour son âge (soit des selles molles). Durant cette période, certains bébés peuvent faire 1 seule selle par semaine - il s’agit généralement des enfants qui sont nourris au lait maternel.
Symptômes de la constipation :
- Des difficultés à émettre les selles (se traduisant par des pleurs au moment de faire caca, des tortillements ou une rougeur sur le visage due à un “poussage” excessif).
- Des maux de ventre associés à des selles dures et peu fréquentes.
- Malaise lors de l'évacuation.
- Les enfants âgés de 6 mois à 4 ans constituent la tranche d’âge la plus concernée par la constipation. Dans la très grande majorité des cas, ces épisodes sont un dérèglement fonctionnel dû à l’immaturité du système digestif. Quand l’enfant présente au moins un de ces symptômes, il connaît probablement un petit épisode de constipation.
Causes de la constipation
La constipation chez les bébés peut avoir plusieurs causes :
- Alimentation :
- Un lait infantile inadapté ou mal dosé. Si vous donnez du lait infantile à votre bébé, assurez-vous de respecter scrupuleusement les quantités d’eau et de poudre recommandées. Assurez-vous que le lait infantile n'est pas constipant en consultant un professionnel de santé. Pour la préparation des biberons, ne modifiez jamais les doses en pensant aider le transit de votre bébé. Il est essentiel de respecter scrupuleusement les recommandations du fabricant : 1 mesurette arasée de poudre pour 30 ml d’eau. En effet, une dilution incorrecte (trop d’eau ou trop de poudre) peut entraîner des troubles digestifs ou nuire à la croissance de votre enfant.
- Une alimentation pauvre en fibres lors de la diversification. Choisissez une alimentation riche en fibres pour votre bébé, comme des légumes verts cuits et des fruits entiers. Lorsque bébé est constipé, limitez au maximum sa consommation de féculents (non complets) et de produits sucrés (proscrivez bien sûr le chocolat sous toutes ses formes), ainsi que les aliments riches en lipides (graisse) et en sel.
- Certains produits peuvent aggraver la constipation chez les nourrissons.
- Déshydratation : Un manque de liquide peut rendre les selles plus dures. Faites boire régulièrement votre bébé (que votre enfant soit allaité ou nourri avec du lait infantile). L’absorption d’une bonne quantité de liquide va contribuer à réduire le phénomène de constipation. Sachez qu’une alimentation pauvre en eau favorise la constipation. Pensez donc à faire boire régulièrement votre enfant entre les repas, en privilégiant une eau faiblement minéralisée (environ 15 ml d’eau trois fois par jour en plus des repas). Vous pouvez également lui proposer de façon occasionnelle un jus de fruit pressé.
- Manque d'activité physique : Chez le jeune enfant, le manque d’activité physique peut être un facteur de constipation. Pour prévenir le phénomène, mais aussi faire en sorte d’y remédier, il est important d’encourager l’effort physique chez son enfant. Lorsqu’il n’est pas encore en âge de se mouvoir, pensez à lui faire faire des flexions avant et arrière avec ses jambes (le dos sur la table à langer, par exemple).
- Facteurs psychologiques : L'apprentissage de la propreté peut parfois entraîner une constipation si l'enfant se sent stressé ou forcé. Quand vous apprenez la propreté à votre bambin (vers 2, 3 ou 4 ans, selon l’enfant), veillez surtout à ne pas être trop insistant, et à ne pas faire des commentaires dénigrants ou désobligeants s’il ne se sent pas encore prêt à passer le cap du pot (ou des toilettes). Pour bien réguler le transit de votre enfant, il est conseillé de l’habituer à aller aux toilettes de façon quotidienne, chaque jour aux mêmes heures (après le petit-déjeuner ou le repas du midi, par exemple), y compris s’il n’en éprouve pas le besoin. Par ailleurs, pensez à adapter les dimensions des toilettes à la taille de votre bout de chou : pour pouvoir pousser, votre enfant doit pouvoir appuyer ses pieds sur un plan fixe (installez devant lui un petit tabouret, par exemple, et fixez un réducteur de lunette). Pour ne pas créer de blocage chez l’enfant (notamment quand il commence sa scolarisation, et qu’il devra utiliser d’autres toilettes que celles de la maison), soyez particulièrement vigilant quant à l’image que vous renvoyez de la défection et des lieux publics dans lesquels on peut être amené à aller à la selle (écoles, toilettes publiques…). Si, malgré cela, vous vous apercevez que votre enfant se retient de faire caca lorsqu’il est à l’école ou à l’extérieur, prenez du temps pour lui expliquer qu’il n’est pas bon pour sa santé de ne pas faire caca quand on en a besoin (sans toutefois le culpabiliser).
- Autres causes :
- Une infection bactérienne ou virale est la cause la plus fréquente de constipation chez les tout-petits.
- La prise de médicaments occasionnelle peut aussi être à l’origine de sa constipation.
Solutions pour soulager la constipation
Plusieurs mesures peuvent être prises pour soulager la constipation de votre bébé :
- Alimentation :
- Si votre bébé est nourri au lait infantile, demandez conseil à votre médecin pour éventuellement changer de lait ou adapter les quantités. Moins riche en caséine (la caséine a tendance à ralentir le transit). Le rapport caséine / protéines solubles doit dans cette situation se situer autour de 40 / 60 (c’est à dire 40% de caséine) ou même 30%. Le pourcentage de caséine est obtenu en divisant la quantité de caséine indiquée sur l’étiquette par la quantité de protéines, et en multipliant le résultat obtenu par 100. Plus riche en lactose, avec moins de dextrine-maltose (la fraction glucidique de certains laits est même composée à 100% de lactose). Pour obtenir le pourcentage de lactose vous divisez la quantité de lactose indiquée sur l’étiquette par la quantité de glucides et vous multipliez le résultat par 100. Celui-ci va de 0% à 100%.Cependant, l’excès de lactose est parfois mal toléré par certains enfants dont la compétence enzymatique pour digérer le lactose est limitée. Exemples de laits ayant une formule de type «transit» : Novalac transit, Guigoz Optipro.
- Si votre bébé a commencé la diversification, privilégiez les aliments riches en fibres comme les fruits et légumes. Sur Babybio, vous trouverez de très nombreux produits adaptés au transit de bébé en cas de constipation, comme nos délicieuses compotes de fruits, à déguster en pot ou dans un format gourde facile à transporter, ou nos petits pots de légumes (à l’image, par exemple, de notre purée de panais très riche en fibres).
- Hydratation :
- Proposez régulièrement de l'eau à votre bébé, en particulier entre les repas. Les enfants constipés demandent une hydratation soutenue. N’hésitez donc pas à proposer de l’eau souvent, aussi bien pendant, qu’entre les repas. Il est conseillé de privilégier de l’eau faiblement minéralisée [exemples : Mont-Roucous, avec un résidu sec à 180° de 25 mg/l (ceci est inscrit sur l’étiquette), Volvic : 130 mg/l et Evian : 309 mg/l]. L’eau Hépar est réputée pour lutter contre la constipation, mais il faudra limiter son usage à la préparation d’un seul biberon par jour, car sa composition est très riche en minéraux (2500 mg/l).
- Massage abdominal : Massez le ventre de bébé en effectuant avec vos mains de petits ronds dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce petit massage de l’abdomen pourra aider bébé à évacuer ses selles (et soulagera ses éventuelles douleurs abdominales dues à la constipation). La flexion de ses cuisses sur son ventre peut faciliter l’évacuation des selles en alignant le rectum et l’anus. Allongez votre bébé sur le ventre après le repas pour exercer une légère pression sur son abdomen, simulant un massage qui peut prévenir ou soulager les coliques.
- Exercice physique : Lorsqu’il n’est pas encore en âge de se mouvoir, pensez à lui faire faire des flexions avant et arrière avec ses jambes (le dos sur la table à langer, par exemple).
- Autres astuces :
- Si votre bébé prend un lait anti-régurgitations, l’épaississement par la caroube facilite le transit.
- Bien sûr il est essentiel d’avoir des toilettes adaptées, confortables, où votre enfant se sente bien (il ne doit pas être dérangé, il doit être bien assis, pouvoir poser ses pieds à terre ou, s’il est encore petit de taille, un tabouret pour poser ses pieds). Pour l’aider à produire des selles molles et faciliter leur exonération, commencez par le rassurer, et lui expliquer : « Une partie de ce que tu manges te fait grandir, te donne des forces. Ce qui ne va plus te servir va devenir ton pipi et ton caca. Ton caca est un peu comme ce qu’il y a dans les poubelles de ta cuisine. Il faut vider les ”poubelles” de ton ventre. C’est obligatoire, tu ne peux pas tout garder.
- Certains remèdes maison peuvent aider à soulager une constipation légère chez l’enfant, en complément de bonnes habitudes alimentaires et d’un mode de vie actif. Avant toute chose, commencez par surveiller son alimentation : limitez les aliments trop sucrés, trop gras ou transformés, ainsi que les sodas. Cuisinez à l’huile d’olive (facile à digérer) et, au contraire, évitez les aliments comme les carottes, les bananes, le riz blanc qui peuvent constiper.
Comprendre les coliques du nourrisson
Le terme de coliques du nourrisson est généralement utilisé de façon inappropriée pour des épisodes de pleurs intenses, survenant en particulier en fin de journée. La colique du nourrisson désigne des épisodes de pleurs récurrents chez des bébés qui sont pourtant en bonne santé : ils se nourrissent correctement, grandissent normalement selon leur courbe de croissance et ne montrent aucun signe de fièvre ou de maladie spécifique. Néanmoins, la colique du bébé prend la forme de crises de pleurs intenses et prolongées. Ces crises durent environ 3 heures par jour, 3 fois par semaine, et ce pendant plus d'une semaine. Elles peuvent être difficiles à gérer pour les parents et l'enfant, mais rassurez-vous : elles ne représentent pas un danger pour la santé du bébé. Environ 20% à 25% des nourrissons seraient touchés par les coliques dans les pays industrialisés.
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Symptômes des coliques :
- Pleurs intenses et prolongés : les crises de coliques se manifestent souvent de manière brusque et intense. Les pleurs peuvent s'étendre sur plusieurs heures et se produisent généralement à des heures similaires chaque jour (souvent en fin d'après-midi ou en soirée après les repas, qu'ils soient au sein ou au biberon).
- Agitation et inconfort : les bébés atteints de coliques peuvent paraître extrêmement agités et difficiles à apaiser. Ils pourraient fléchir leurs jambes, serrer les poings et rougir fortement.
- Gaz et ballonnements : les nourrissons peuvent présenter des signes de ballonnement, se tortiller ou ramener leurs jambes vers leur abdomen. L'émission de gaz peut parfois leur apporter un soulagement temporaire.
- Difficultés alimentaires pendant les crises : pendant les épisodes de coliques, il se peut que les bébés refusent de s'alimenter.
Causes des coliques
L’origine de ces coliques est difficile à déterminer. Actuellement, les experts s’accordent à dire qu’il faudrait remplacer le terme "coliques du nourrisson" par "pleurs excessifs du nourrisson", car ces pleurs intenses sont le plus souvent sans rapport avec le tube digestif ! Il est cependant difficile de définir l’adjectif « excessif ». Pour des parents anxieux, les pleurs de leur bébé seront plus vite caractérisés comme excessifs et cela d’autant plus s’il s’agit de leur premier bébé et s’ils sont isolés, sans famille proche.
- Immaturité du système digestif : Des chercheurs estiment que l'immaturité du système digestif et nerveux des bébés pourrait impacter négativement le fonctionnement de leur intestin, entraînant des contractions douloureuses. Ce constat est appuyé par le comportement fréquent des bébés coliques qui ramènent leurs jambes vers leur ventre et ont des gaz. De plus, les intestins des nouveau-nés digèrent mal les graisses et les nutriments, ce qui peut altérer la composition de leur flore intestinale.
- Pleurs du soir : Vers l’âge de 3 semaines, peuvent apparaître ce qu’on appelle les « pleurs du soir », qui atteignent un pic à l’âge de 6 semaines et disparaissent vers l’âge de 3 mois. Actuellement, les scientifiques pensent que ces pleurs du soir sont la traduction d’une période normale d’activité physique et cérébrale du nouveau-né, dont les pleurs sont le seul moyen d’expression. D’ailleurs, dans le ventre de sa maman, le fœtus avait déjà une période d’activité plus intense entre 18h/20h et minuit ! Cette période normale dans le développement physiologique du bébé se termine d’elle-même vers l’âge de 3 à 4 mois.
- Réflexe gastro-colique : Le remplissage de l’estomac entraîne par réflexe (réflexe gastro-colique) une activation des mouvements de l’intestin, c’est pourquoi les bébés ont souvent une selle après le repas. Si votre bébé boit très vite, sans faire de pauses et donc sans rots intermédiaires, les mouvements de l’intestin deviennent violents et très douloureux. Il aura alors du mal à terminer son repas même s’il a encore faim car dans cette situation, plus il boit de lait, plus il a mal au ventre.
- Mal-digestion du lactose : La mal-digestion du lactose est à distinguer de l’intolérance au lactose, qui est exceptionnelle. En cas de mal-digestion, vous, parents, pourrez opter pour un lait infantile plus pauvre en lactose, et éventuellement enrichi en lactase en accord avec le médecin de votre enfant.
- APLV : Des pleurs survenant plus ou moins rapidement après le biberon font partie des divers symptômes d’une APLV. Le pédiatre confirmera ce diagnostic suite à des tests biologiques et l’essai d’un régime alimentaire sans protéines de lait de vache.
- Autres causes possibles :
- Une allergie alimentaire, notamment aux protéines du lait de vache.
- Une déglutition exagérée d’air pendant la tétée ou la prise du biberon (aérophagie). Il est important de s’assurer que les tétées ou les prises des biberons ne s’accompagnent pas d’une déglutition exagérée d’air, l’aérophagie induite pouvant entraîner ou aggraver les coliques du nourrisson. Une bonne position du bébé sur le sein, ou une tétine adaptée pour le biberon avec un calibre pas trop important pour que l’enfant boive plus lentement peuvent apporter une solution au problème.
Solutions pour soulager les coliques
Il existe différents moyens pour vous, parents, de soulager et calmer un enfant présentant des crises de coliques.
- Si votre bébé est nourri au lait maternel, il est vivement conseillé de poursuivre cet allaitement.
- Techniques de réconfort :
- Parlez-lui calmement.
- Prenez-le dans les bras. Le bercement et les massages abdominaux très doux, le peau à peau en plaçant votre bébé son ventre contre le vôtre, les jambes légèrement remontées peuvent le calmer.
- Aussi, n’hésitez pas à multiplier câlins, peau à peau, massages, bisous, comptines et autres mots rassurants pour apaiser votre enfant.
- Alimentation :
- Si votre bébé boit très vite, faites des pauses pendant la tétée ou le biberon pour lui permettre de faire son rot.
- Si les coliques sont dues à une mal-digestion du lactose, demandez conseil à votre médecin pour éventuellement changer de lait.
- Autres solutions :
- La phytothérapie (soins par les plantes).
- L’ajout de probiotiques (lactobacillus Reuteri) dans l’alimentation de l’enfant.
- L’utilisation de « julep gommeux » (médicament à base d’eau de chaux et de gomme arabique préparé par le pharmacien).
Quand consulter un médecin ?
Bien que la constipation et les coliques soient généralement bénignes, il est important de consulter un médecin dans les cas suivants :
- Si votre bébé a moins de 3 mois.
- Si la constipation dure plus de quelques jours.
- Si votre bébé a de la fièvre, des vomissements ou des douleurs abdominales importantes.
- Si vous êtes inquiet.
- Si les pleurs incessants débutent dès la première semaine de vie ou persistent au-delà du 5e ou 6e mois.
- Si les coliques s'accompagnent de fièvre, cela pourrait signaler une infection comme une gastro-entérite.
Important : Si vous avez des doutes ou des préoccupations concernant la constipation de votre enfant, il est fortement recommandé de consulter un pédiatre. Il va faire le point avec vous sur le plan diététique et comportemental.
Importance du soutien parental
Les coliques et les régurgitations sont des maux courants chez les nourrissons, qui peuvent causer de l’inconfort et des pleurs. Les coliques du nourrisson sont très éprouvantes pour l’entourage du fait des pleurs excessifs qui donnent l’impression qu’il se passe quelque chose de grave. La première chose à savoir à propos des coliques du nourrisson est qu’elles ne sont pas dangereuses pour la santé du bébé : c’est très important de l’intégrer, car l’angoisse parentale est ressentie par l’enfant, même tout petit, ce qui amplifie ses crises douloureuses. Ainsi, le fait de ne pas s’inquiéter est un premier moyen permettant de diminuer ces crises en temps et/ou en intensité. De même, le bébé ressentira si ses parents sont à bout, excédés par ses pleurs, ce qui amplifiera le phénomène de coliques du nourrisson entre leurs bras.
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La colique bébé peut engendrer chez les parents un sentiment d'impuissance et un stress considérable, parfois même un sentiment de désespoir. Et c’est parfaitement normal ! Si vous vous sentez dépassé et commencez à perdre patience, il est essentiel de mettre votre bébé en sécurité (par exemple dans son lit) et de prendre un moment pour vous calmer avant de le reprendre. Vous pourrez ainsi retrouver votre sérénité et mieux gérer la situation.
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