Introduction
Le conseil de classe, instance clé de la vie scolaire, revêt une importance particulière dès la maternelle. Bien que souvent méconnus, les textes qui régissent le conseil de classe peuvent être obéissent à des habitudes, sans que personne ne se souvienne comment et pourquoi elles se sont mises en place. Cette instance permet d'évaluer le progrès des élèves, d'identifier les difficultés potentielles et de proposer des solutions adaptées. Cet article explore en détail le déroulement typique d'un conseil de classe en maternelle, en mettant l'accent sur les rôles des différents participants et les objectifs poursuivis.
Le Conseil de Coopérative : Moteur de la Classe Coopérative
Dans une perspective de classe coopérative, le conseil de coopérative joue un rôle central. D'après « Pour une méthode coopérative d’Éducation », il est le moteur de la classe coopérative. Il constitue un espace où les membres organisent les activités de la classe, gèrent la vie du groupe et l'entreprise classe à travers divers projets. La fréquence des conseils varie selon l'âge des élèves. Au CE, les conseils sont généralement fréquents et courts. Puis, au fil des ans, ils peuvent passer de quotidiens à bihebdomadaires pour arriver, au CM, à la pratique habituelle : une réunion hebdomadaire à jour fixe… (1h à 1h30 en moyenne). Outre ces réunions régulières, des conseils du soir peuvent être organisés pour un bilan rapide de la journée. Un conseil extraordinaire se réunit également en cas de besoin.
Contenu et Rôle des Conseils de Coopérative
Le contenu et le rôle des conseils de coopérative sont très variables selon les classes. Ils peuvent inclure la mise en place de projets (fêtes, classes de découvertes…).
L'Ordre du Jour
L'ordre du jour du conseil extraordinaire découle des raisons ayant motivé sa convocation. Dans la plupart des cas, les propositions sont faites par les élèves individuellement, l’ensemble des propositions formant l’ordre du jour. Les propositions peuvent être recueillies de différentes manières :
- Une feuille circule, sur laquelle chacun note ses propositions.
- Celles-ci sont notées tout au long de la semaine, sur le cahier de conseil, sur le tableau mural ou un panneau.
- Les enfants déposent leurs propositions dans une « boîte à questions ».
Le fait de noter, par exemple, un problème de vie de groupe, … et de le renvoyer à la réunion du conseil permet souvent à l’enfant de se décharger de son problème et d’amorcer sa solution. Dans tous les cas, ce sont les propositions des membres du groupe qui forment l’ordre du jour.
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Déroulement Général
Malgré de nombreuses variantes, les conseils de coopératives procèdent de la même méthode : propositions, discussions, décisions, organisation et mise en œuvre, évaluation… La règle, c’est la liberté d’expression, c’est donc aussi le droit de critiquer et de se faire critiquer et de proposer. Cette dernière partie permet de tester le climat général de la classe et de faire émerger les éventuels problèmes cachés.
Gestion du Temps et Rôle de l'Animateur
Comme on le voit, la tâche est lourde. Dans les petites classes, c’est le maître qui tient le rôle d’animateur. Pour les plus grandes classes, l’enseignant, au départ, aide l’animateur à organiser le dialogue, à lui faire sentir son rôle, à introduire les règles… Il se retirera sur la pointe des pieds… et n’interviendra que pour le suppléer momentanément, sans jamais prendre sa place, (même si la tentation est grande par souci d’efficacité).
Formalisation des Décisions
Selon les classes, les décisions et propositions sont inscrites sur une feuille, un cahier, dans un classeur, au tableau. Rappelons qu’un procès verbal de la réunion, même succinct, doit être consigné dans un registre. sous forme de projets hebdomadaires et/ou mensuels affichés dans la classe (le secrétaire peut par exemple rappeler les décisions, barrer ce qui est fait ; c’est une référence immédiate).
Organisation Structurée et Rôle des Responsables
Pour terminer, disons que le conseil de coopérative doit pouvoir jouer son rôle de lieu de décision et de régularisation. Son organisation doit être très structurée et réglementée afin d’aider les enfants dans leur apprentissage de la démocratie. Il est constitué d’un président, d’un secrétaire, d’un trésorier. La plupart du temps, ces responsables sont élus au cours de la réunion de coopérative, soit à main levée, soit à bulletin secret. Dans d’autres classes, le poste de membre de bureau est tenu à tour de rôle par les élèves qui ont été reconnus compétents (avoir certaines aptitudes demandées, être sur une liste d’aptitude…). La durée des mandats est très variable (1 mois à 1 an)… Dans certaines classes, la règle veut que les responsables ne puissent être élus que deux fois de suite. Dans d’autres, tout responsable qui ne remplit pas sa tâche correctement peut être démissionné par une majorité. Une rotation fréquente permet à un plus grand nombre d’élèves d’assumer ces responsabilités.
Rôles et Responsabilités des Membres du Bureau
Le bureau prépare les réunions, se charge de régler les affaires courantes.
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- Le président est responsable du fonctionnement du bureau, vérifie le travail du trésorier et du secrétaire. Il organise et souvent anime le conseil de coopérative. Il veille à l’application des décisions.
- Le secrétaire prend des notes et rédige les comptes rendu (… dont celui d’activité).
- Le trésorier s’occupe de tout ce qui concerne les comptes (pièces comptables, tenue des registres…). Il établit le bilan financier.
Ici encore, l’aide de l’enseignant est indispensable pour aider les élus à mener leur tâche à bien. Dans la classe coopérative, les pouvoirs que transmet progressivement l’enseignant au groupe impliquent un partage des responsabilités. Quand il n’y a rien à gérer, il n’y a pas besoin de responsable. Les responsabilités ne peuvent être simulations, elles doivent s’appuyer sur le vécu de la classe et répondre à l’expression d’un besoin… La notion de responsabilité évolue. Au départ, chaque élève demandera à assumer une responsabilité plus pour le plaisir « d’être celui qui s’occupe de » que pour l’utilité… Il faut accepter ce tâtonnement, il sert à l’enfant à se situer dans le groupe, à trouver un « mode d’être ».
Gestion des Responsabilités
Elles sont gérées en conseil de coopérative… Elles sont nombreuses, mais attention à ne pas les multiplier exagérément ! Certaines engagent une personne, d’autres plusieurs ou le groupe ; certaines sont permanentes, d’autres à durée déterminée ou occasionnelles. Elles sont de différents types : embellissement, entretien et soin de la classe, rangements, fonctionnement des ateliers, outils collectifs (bibliothèque…), institution (ex : bureau de coopérative), moral (respect des règles de vie, entraide)… Ces différentes responsabilités sont quelquefois traduites en termes de métiers (gérants, cantonnier, journalistes…).
Le Conseil d'École : Composition, Rôle et Fonctionnement
Le conseil d'école est une instance importante de la vie scolaire.
Composition du Conseil d'École
Il a donc besoin de représentants des élèves, des parents d’élèves, des enseignants et du personnel non-enseignant de la communauté scolaire. Le conseil nécessite un président, un animateur, un secrétaire.
Rôle des Différents Participants
Dans un conseil, c’est à chacun son rôle. Le chef d’établissement préside le conseil et le convoque, désigne les délégués des parents compte-tenu des élections. Le professeur principal fait un bilan général de la classe tandis que les professeurs de la classe soulèvent les questions pédagogiques à examiner, font un bilan des acquisitions de chaque élève, proposent des dispositifs d’aide, donnent des conseils pour progresser. Les deux délégués des élèves représentent les élèves de leur classe, ils sont des médiateurs entre leurs camarades et les autres membres de la communauté éducative (personnels de direction, enseignant et non-enseignant et parents). Les deux délégués des parents d’élèves font remonter les informations (vérifiées et représentatives) venant des parents de la classe, puis font redescendre l’information vers les parents de la classe ; ils interviennent sur des problématiques collectives ou en appui d’une problématique individuelle à la demande des parents concernés. Un conseiller principal d’éducation (CPE) participe au conseil et communique des informations sur le comportement et l’activité de l’élève, ses résultats, ses conditions de travail, sur l’origine de difficultés éventuelles. Le conseiller d’orientation psychologue informe et conseille sur les métiers et les formations, communique sur les projets de formation de l’élève. Enfin, le médecin scolaire, l’assistant social ou l’infirmier informent si besoin des conditions de travail et sur d’éventuelles difficultés, et aident à la mise en place de parcours spécifiques. La présence du PsyEN, de l’assistance sociale ou de l’infirmière, est fonction de la disponibilité et du contexte spécifique de l’établissement. Le PsyEN peut assister aux conseils des classes de 3e ou de lycée pour apporter des conseils en terme d’orientation. Dans 56 % des lycées seulement, le PsyEN assiste aux conseils où sont proposées les décisions d’orientation ou remplies les fiches avenir, et cette pratique est plus répandue dans les lycées généraux et technologiques que dans les lycées professionnels (voir le rapport du Cnesco sur l’orientation de 2018).
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Fonctionnement du Conseil d'École
Il est organisé une séance au moins une fois par trimestre. Les participants doivent être convoqués par lettre à l’en-tête de l’école au moins huit jours avant la date de la réunion. Cette lettre doit présenter clairement l’ordre du jour du conseil d’école. Il peut y avoir d’autres sessions « à la demande du directeur de l’école, du maire ou de la moitié de ses membres » (article D411-1 du Code de l’éducation). Le conseil d’école vote le règlement intérieur de l’école et établit le projet d’organisation pédagogique de la semaine scolaire.
Attributions du Conseil d'École
Le conseil d'école établit et vote le règlement intérieur de l'école. Il participe à l'élaboration et adopte le projet d'école. Il donne son avis sur les questions concernant la vie de l'école, notamment sur les sujets suivants :
- Actions pédagogiques et éducatives
- Utilisation des moyens alloués à l'école
- Conditions d'intégration des enfants handicapés
- Activités périscolaires
- Restauration scolaire
- Hygiène scolaire
- Protection et sécurité des enfants dans le cadre scolaire et périscolaire
- Respect et la mise en application des valeurs et des principes de la République.
Il donne son accord pour l'organisation d'activités complémentaires éducatives, sportives ou culturelles. Il définit le calendrier des rencontres entre les enseignants et les parents d'élèves. En fin d'année scolaire, le directeur de l'école transmet aux membres du conseil d'école un bilan. Le conseil d’école n’intervient pas dans le fonctionnement de la coopérative ou de l’association sportive.
Déroulement du Conseil de Classe : Structure et Évolution
Si les textes de références précisent la composition et le rôle du conseil de classe, son déroulé n’est pas indiqué et peut être pensé très différemment suivant l’établissement, son projet, son contexte.
Structure Générale
Habituellement, le déroulement comprend :
- Un tour de table avec présentation des participants
- L'examen des questions générales concernant la classe
- L'étude des cas individuels.
Mais il peut évoluer vers des formats très différents, comme par exemple les conseils de classe participatifs qui deviennent des temps d’apprentissage et rendent chaque élève responsable de son parcours.
Impact des Supports Numériques
Des documents peuvent être distribués pour permettre aux membres de suivre les échanges, ils sont en principe restitués à la fin du conseil pour préserver la confidentialité, mais aujourd’hui les résultats des élèves sont majoritairement vidéoprojetés à partir de la présentation numérique produite sur l’ENT (environnement numérique de travail) de l’établissement. Ces résultats peuvent être plus ou moins lisibles suivant le format choisi, allant d’une liste de couleurs par exemple pour les évaluations non chiffrées à des graphiques en araignée, en passant par la projection du bulletin avec les annotations des enseignants. Cette pratique entraîne certaines modifications dans l’organisation du conseil que nous allons détailler ensuite. Lorsque le conseil est effectué à distance, il est important de penser l’accès à ces supports. S’ils sont partagés sur l’écran, cela suppose que les participants disposent d’un ordinateur ou d’une tablette car il n’est pas simple de les consulter sur un smartphone. S’ils sont envoyés, il faut penser à la clause de confidentialité, cela suppose de rappeler ce principe et de demander un engagement des participants.
Circulation de la Parole
La disposition se fait souvent en U pour voir l’écran. Or, la disposition du conseil est un élément important de la circulation de la parole. Souvent, le professeur principal est près du président du conseil et du CPE. La place des délégués parents et élèves peut amener ceux-ci à prendre plus ou moins la parole. En particulier si l’équipe enseignante est regroupée sur une seule rangée face aux parents ou/et aux élèves, l’effet bloc frontal peut ne pas engager à prendre la parole ou au contraire favoriser des attaques verbales. Si le conseil est fait à distance, il s’agit d’expliciter dès le début de la réunion la manière dont les participants peuvent intervenir (lever la main en visioconférence, ou avec l’icône de certains logiciels, utiliser le tchat, utiliser un pad comme framapad…). On peut demander à chacun de s’exprimer pour vérifier le matériel par un « tour de table » ou une insciption de son nom sur le pad qui servira de compte-rendu de séance par exemple. Il est prudent de désigner un distributeur de parole qui surveillera les demandes en gardant une vue sur la liste des participants et des fenêtres vidéos, baissera les mains après intervention, fermera les micros restés ouverts… Si un pad est utilisé, un secrétaire peut être désigné pour y prendre des notes et être porte-parole des interventions des participants.
Nature des Résultats et Échanges
La nature des résultats oriente les échanges. Si les évaluations sont notées, la présence d’une moyenne générale, de la moyenne de la classe oriente l’attention sur les écarts à cette moyenne et donc amène une évaluation par comparaison. Si la lecture d’une note sur 20 est facile et fait partie de la culture de tous, elle a de sérieux inconvénients. La moyenne ne permet pas de voir les progrès sur le trimestre, elle donne parfois une fausse image scientifique, en particulier lorsque la moyenne s’affiche au centième de points, alors que chaque professeur peut jouer sur de nombreux paramètres pouvant modifier la moyenne du trimestre (coefficients, note la plus basse non comptabilisée, arrondis). Par ailleurs, elle met au même niveau des compétences qui peuvent être variées et non compensables. Lorsque la note est absente, si les bulletins ne présentent que des commentaires, les échanges portent alors sur l’interprétation de ces commentaires. Cela oblige les enseignants à être plus explicites. En revanche, cette lecture prend du temps et l’interprétation des commentaires dépend largement de l’acculturation du lecteur au milieu scolaire. Pour les bulletins qui présentent des codes couleurs, le visuel peut être extrêmement agressif si l’ensemble du bulletin est rouge et orange. L’analyse de tels bulletins montre une grande disparité dans l’usage des codes. Un travail d’équipe est indispensable avant de produire un outil relativement homogène facilitant sa lecture. A noter que certains bulletins sont édités par des logiciels qui effectuent de savantes moyennes à partir des points de couleur attribués sans que l’enseignant ait une grande maîtrise de ces calculs. Suivant la taille du document partagé, il faut s’assurer de l’accès aux informations pour tous, ce qui n’est pas toujours simple. Si les disciplines évaluées sont organisées de manière réfléchie, le graphique peut montrer des atouts majeurs ou des difficultés qui apparaissent de manière transversales par l’effondrement ou le gonflement de certaines zones. Cela suppose que chaque axe soit normé suivant l’importance de chaque critère, ce qui n’est pas le cas si les axes correspondent chacun à des disciplines sur une échelle de 0 à 20. L’ « importance » étant à discuter collectivement pour décider s’il s’agit d’appliquer les coefficients de l’examen terminal ou de les choisir en fonction du nombre d’heures d’enseignement, ou si les critères ne doivent pas être pensés en domaines plus larges que les disciplines.
Conseils pour Progresser
Sachant que le conseil doit proposer des pistes à l’élève pour progresser, ces éléments pourraient être déjà formalisés par les enseignants dans le bulletin. C’est une pratique qui peut être encouragée par le format des commentaires dans le bulletin qui peut se présenter sous forme de deux colonnes : appuis et conseils. Il faut aussi rappeler que tous les membres du conseil peuvent exprimer des avis et proposer des pistes pour répondre aux difficultés rencontrées par les élèves, c’est-à-dire que la parole des délégués élèves et des délégués parents a autant d’importance que celle des enseignants ou des autres membres de la communauté éducative. Un simple tableau de notes ne donne pas accès aux conseils éventuellement formulés par les enseignants, une lecture exhaustive des commentaires est impossible sur le temps contraint du conseil, l’analyse préalable du bulletin et le travail d’équipe en amont sont donc indispensables pour permettre une discussion efficace sur les stratégies à proposer à l’élève pour progresser.
Jugements Portés et Communication
Concernant les commentaires sur les bulletins, une attention doit être portée au choix des mots et aux interprétations possibles. C’est le travail de chaque professeur en amont du conseil mais cela peut être aussi une réflexion collective à mener, pour décider de ce qui peut ou non être écrit, et du style à employer pour donner une certaine homogénéité qui facilitera la lecture. Faut-il s’adresser à l’élève ou non ? Comment mettre en évidence les acquisitions sur lesquelles l’élève va pouvoir s’appuyer ? Comment amener l’élève à attribuer ses réussites à ses efforts ? Une grande vigilance doit aussi être portée sur la manière dont chacun s’exprime à l’oral. Quelques bases de communication non violente peuvent aider à formuler les choses : Quels sont les faits ? Quel est mon ressenti ? Quels sont mes besoins ? Quelle est ma demande ? Il est important de garder en tête que le jugement ne doit en aucun cas porter sur la personne. Il doit différencier résultats, travail et attitude. Un élève peut réussir brillamment sans avoir le sentiment de travailler, un autre travaillera beaucoup pour des résultats médiocres. L’attitude peut être interprétée de différentes manières, un élève peut se montrer passif tout en étant concentré, quand un autre peut avoir une attitude attentive et pensant à tout autre chose que le contenu du cours. Notre jugement ne peut donc s’appuyer que sur des faits et sur des hypothèses qu’il s’agit d’expliciter. Ce retour que nous faisons aux élèves participe à la construction du regard qu’il portent sur eux-mêmes. Développer chez nos élèves une conception dynamique de leur intelligence est un de nos objectifs. Cette conception permet à l’élève de comprendre qu’il peut progresser par l’effort. En cas de désaccord ou de question problématique, bien penser à rester dans son rôle et ne pas prendre les remarques de manière personnelle. Ce qui peut être reproché ou discuté concerne notre fonction et non notre personne. Ramener à l’expression des faits, du ressenti et des besoins aide l’expression d’une demande qui souvent est plus facile à contenter.
Gestion du Temps
La durée moyenne d’un conseil de classe est de une heure et demie, mais cette durée est très variable. Souvent, les conseils se tiennent en fin de trimestre, en fin de journée, à raison de deux conseils par soirée. Tous les élèves ne bénéficient pas toujours du même temps d’analyse de leur cas, souvent ce sont les élèves qui posent le plus de problèmes aux enseignants qui prennent le plus de temps, au détriment de l’étude de cas d’élèves moins visibles qui auraient pourtant besoin de conseils et d’attention. Certains conseils décident d’un ordre de passage des élèves parfois lié au fait de libérer un enseignant n’ayant que quelques élèves dans une option, parfois pour éviter d’aller toujours trop vite sur les cas des mêmes élèves en fin de l’alphabet, ou de traiter en premier des élèves qui ont le plus de difficultés. Il peut être aussi choisi de faire assister l’élève voire ses parents à l’analyse de son propre cas. Certaines équipes modifient même la structure de certains conseils en organisant une étude des cas en conseil des professeurs en amont du conseil de classe. Le temps du conseil de classe se limite alors à l’étude des questions concernant le groupe classe. Des entretiens sont organisés entre un ou deux enseignants de l’équipe, chaque élève et sa famille, le PsyEn, le CPE ou toute personne ayant à voir avec les éventuelles difficultés de l’élève, pour discuter des propositions faites par le conseil des professeurs au sujet de la scolarité de l’élève mais aussi les associer à l’élaboration de nouvelles propositions. Le bulletin est alors remis en main propre et les enseignants peuvent aider à sa lecture, voire inviter un interprète lorsque la famille ne lit pas le français. L’avantage est une cohésion de l’équipe et un accompagnement au plus près de l’élève et de ses parents. Souvent, le professeur référent d’un élève est soucieux d’avoir bien compris tous les éléments nécessaires pour pouvoir ré…
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