Les condylomes, plus communément appelés verrues génitales, sont une manifestation fréquente de l'infection par le papillomavirus humain (HPV ou VPH). Cette infection sexuellement transmissible (IST) se caractérise par des lésions qui peuvent affecter les organes génitaux féminins et masculins. Cet article vise à fournir une information complète sur les condylomes, en particulier pendant la grossesse, en abordant leur transmission, leurs symptômes, leur diagnostic, leur traitement et les risques potentiels pour la mère et l'enfant.
Qu'est-ce que les Condylomes ?
Les condylomes sont de petites excroissances qui ressemblent à des verrues sur les organes génitaux, le périnée et l’anus. Ils peuvent également être présents dans la bouche, l’urètre, le vagin ou sur le col de l’utérus. Ces lésions sont relativement faciles à détecter car elles forment des petites verrues au niveau des organes génitaux. Chez la femme, ces excroissances bénignes peuvent être localisées sur la vulve, le périnée, le vagin, le col de l'utérus ou autour de l'anus. Dans de très rares cas, les condylomes peuvent proliférer dans la bouche. Caractérisées par leur texture rappelant celle du chou-fleur, ces verrues génitales ne font généralement que quelques millimètres mais peuvent prendre de l'ampleur si elles ne font pas l'objet d'un traitement approprié.
Il existe différentes formes associées au condylome, la plus répandue étant le condylome acuminé, aussi appelé “crête de coq”, en référence à son aspect pointu et dentelé. Ces lésions peuvent être plates, surélevées en forme de crêtes de coq, de couleur rosée ou grisâtre.
Transmission du VPH et Condylomes
Comme toutes les infections sexuellement transmissibles, les condylomes se transmettent lors d'un rapport sexuel non protégé avec une personne contaminée par le papillomavirus humain (HPV, VPH). Ce virus très fréquent contamine principalement les personnes actives sexuellement ayant un nouveau partenaire ou des partenaires multiples. Les femmes ayant déjà contracté une IST présentent également un risque accru d'être infectées par le virus.
Pour éviter l'apparition des verrues génitales, il faut comprendre comment se propage le VPH ou HPV, alias papillomavirus humain. Ce virus est extrêmement répandu et se transmet principalement lors des rapports sexuels. Utiliser un préservatif peut réduire le risque de transmission du HPV, mais il ne garantit pas une protection totale. Il est également conseillé de limiter le nombre de partenaires sexuels et d'éviter les rapports avec des personnes présentant des symptômes de verrues génitales.
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Condylomes et Grossesse
Risque accru pendant la grossesse
Les femmes enceintes sont plus sensibles au condylome, du fait d’une baisse de leur immunité et des changements hormonaux. On estime qu'elles sont entre 0,5 et 3% à porter cette verrue génitale. La survenue de condylomes, aussi appelée condylomatose, est due à un papillomavirus. Cette infection peut toucher les hommes comme les femmes. Les futures mamans sont particulièrement à risque pendant la grossesse, du fait d'une immunité naturelle plus faible.
Diagnostic pendant la grossesse
L’examen prénatal constitue une bonne occasion pour découvrir les manifestations de l’infection HPV chez la femme enceinte, qu’il s’agisse de lésions exophytiques vues à l’examen clinique ou de lésions cervicales infracliniques dépistées au frottis. La fréquence réelle de l’infection HPV pendant la grossesse est inconnue. Les chiffres de la littérature varient selon les caractéristiques des populations étudiées et la sensibilité de la méthode de détection virale utilisée. La prévalence des infections HPV pendant la grossesse varie selon les études de 5,5 à 65 %. Elle est nettement corrélée à l’âge des femmes et diminue significativement après 30 ans. Parmi les facteurs de risque associés à l’infection HPV durant la grossesse on note principalement le nombre élevé de partenaires sexuels, surtout avant l’âge de 20 ans et les antécédents de maladies sexuellement transmissibles. La prévalence des infections HPV pendant la grossesse est supérieure à celle observée dans la population en dehors de la grossesse probablement en raison de la diminution de la clairance de l’infection HPV observée dans les deux premiers trimestres de la grossesse. Parallèlement la réplication virale est plus importante au début de la grossesse où le nombre de copies virales est près de 10 fois plus élevé que chez les femmes non enceintes, probablement favorisée par l’immuno-dépression gravidique et l’augmentation des hormones stéroïdes (progestérone et glucocorticoïde). Une diminution de la prévalence de l’infection HPV est observée au troisième trimestre de la grossesse. Les co-infections sont fréquentes durant la grossesse, mais l’HPV de type 16 constitue l’infection la plus fréquente.
Pendant la grossesse, les manifestations de l’infection HPV sont identiques à celles observées chez la femme non enceinte. Les condylomes acuminés ne représentent que 6 % des infections HPV de la femme enceinte. Ces lésions sont fréquemment multifocales, elles concernent le col, le vagin, la vulve et l’anus. Les atteintes du revêtement cutané ano-génital et du revêtement muqueux de la vulve, du vagin et du col, se caractérisent par une tendance à l’extension et la prolifération au cours de la grossesse. Ces lésions exophytiques sont associées aux HPV de type 6, 11, 42, 43, 44. Elles sont généralement faciles à reconnaître, uniques ou multiples, isolées ou groupées, et de taille variable, allant du petit condylome acuminé, à des masses coalescentes importantes. Quelle que soit leur localisation les lésions cliniques peuvent s’associer à une infection infraclinique voire latente. Ces lésions infracliniques associées sont fréquentes et doivent faire l’objet d’une évaluation cyto-colposcopique complète de toute la filière génitale basse. Elles se manifestent essentiellement dans la zone de transformation du col sous la forme d’une infection HPV pure (condylome plan) ou d’une néoplasie associée à l’HPV (CIN). Le frottis cervical ne permet pas d’établir un diagnostic lésionnel précis. Les indications de la colposcopie sont les mêmes chez la femme enceinte et chez la femme non enceinte. identique mais les manipulations risquent plus facilement de faire saigner les tissus hyperhémiés et congestifs. Les modifications physiologiques de la grossesse rendent l’interprétation colposcopique plus difficile. L’intensité de l’acidophilie et l’accentuation des anomalies vasculaires peuvent donner une impression de lésion plus sévère ou, à l’inverse, masquer certaines lésions. La grossesse ne constitue pas une contre-indication à la biopsie dirigée. Il est préférable d’utiliser des pinces plus petites, et parfaitement coupantes, pour ne pas provoquer de saignement abondant. Malgré l’importance des modifications gravidiques du col, la colposcopie reste un examen fi able chez la femme enceinte. La proportion de colposcopie satisfaisante est plus importante et augmente avec l’âge gestationnel. Grâce à la biopsie dirigée, la concordance du diagnostic au cours de la grossesse avec le diagnostic final du post partum atteint 85 % pour les CIN de bas grade et 90 % pour les CIN de haut grade. Cette fiabilité autorise la surveillance des CIN au cours de la grossesse et leur traitement approprié après l’accouchement. Elle évite le plus souvent le recours à une conisation diagnostique qui comporte davantage de complications chez la femme enceinte et est incomplète dans près de 50 % des cas.
Traitement pendant la grossesse
Pendant la grossesse, la présence de condylomes peut être préoccupante pour les futures mamans. “Lors de la grossesse, l’objectif est de réduire au maximum l’importance des lésions pour limiter le risque de transmission mère/enfant et éviter une césarienne préventive. Ce traitement ne constitue pas une urgence sauf si la patiente est à terme. Toute manœuvre instrumentale est à éviter.
S'il existe plusieurs dizaines de souches du papillomavirus humain, seule une poignée peut provoquer des condylomes. Or, certaines d'entre elles, peuvent être associées à différents cancers gynécologiques tels que le cancer du col de l'utérus ou de la vulve. Les condylomes génitaux non traités peuvent, avec le temps, évoluer vers des lésions précancéreuses.
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Si vous suspectez la présence de condylome, il faut alors consulter votre médecin traitant ou gynécologue. Ces lésions génitales, souvent causées par le HPV, peuvent varier en taille et en forme, et leur traitement dépendra de leur nature et de leur localisation. Un médecin pourra non seulement confirmer la présence de verrues, mais aussi évaluer si ces lésions présentent un risque accru de complications. Cela permettra notamment de surveiller le virus HPV. La prise en charge médicale des condylomes est indispensable pour favoriser une guérison rapide et ainsi réduire les risques de propagation du virus. Celle-ci consiste la plupart du temps en une application locale de pommades à base de podophylline et d'acide trichloracétique afin d'éliminer les lésions. Attention cependant, la podophylline est absolument interdite chez la femme enceinte. Dans certains cas de verrues résistantes, plusieurs autres techniques peuvent être envisagées : le laser, l'électrocoagulation ou la cryothérapie.
Parmi les médicaments cytotoxiques, la Podophiline, le5 Flurouracil, la Bléomycine et l’Interféron sont contre indiqués pendant la grossesse. Pour les petites lésions isolées l’abstention thérapeutique est possible. Pour des condylomes acuminés plus importants, l’application d’acide trichloracétique peut être proposée. La vaporisation au laser CO2 peut être proposée pour les lésions condylomateuses extensives et résistantes. Pour les éventuelles CIN associées, il n’existe à l’heure actuelle aucun argument en faveur d’une évolution plus rapide au cours de la grossesse. Par conséquent le faible potentiel évolutif des CIN pendant la grossesse et la fiabilité de la colposcopie et de la biopsie dirigée, permettent dans la grande majorité des cas de surveiller les CIN pendant la grossesse et de différer le traitement 6 semaines à 6 mois après l’accouchement pour le réaliser dans de meilleures conditions en fonction des résultats d’une nouvelle réévaluation cyto-colpo-histologique.
En l’absence de traitement spécifique de l’infection à papillomavirus, le traitement vise d’une part à réduire le volume des lésions pour diminuer les complications maternelles et le risque de contamination intrapartum et d’autre part à éviter l’évolution d’une CIN vers le cancer invasif.
Risque de transmission verticale
Bien que rare, il existe un risque que le nouveau-né soit infecté par le HPV lors de l'accouchement vaginal. Une méta-analyse publiée en 2018 et basée sur 9 études, a rapporté un taux global de transmission intra-utérine d’HPV de 4,9 % (IC 95% 1,6-9,8). Inversement le risque de contamination de l’enfant, estimé à partir de la prévalence de l’infection maternelle, du nombre de naissance et de l’incidence des infections condylomateuses de l’enfant, est compris entre 1/80 et 1/1500. Trois modes de transmission sont incriminés : la transmission in utero par voie transplacentaire, la transmission intrapartum par contact direct et la transmission postnatale. Les arguments en faveur de la transmission in utero sont la présence de condylomes acuminés congénitaux, l’existence de papillomatose respiratoire chez des enfants nés par césarienne et l’isolement d’ADN HPV dans le liquide amniotique de 15 à 65 % des gestantes présentant des lésions cervicales associées au papillomavirus.
Cette transmission peut conduire à une papillomatose laryngée juvénile, une affection des voies respiratoires supérieures chez l'enfant, mais, rassurez-vous, ça reste très rare. Le taux de transmission est corrélé à la charge virale maternelle. Les arguments en faveur de ce mode de transmission sont la similitude des aspects histologiques et des types d’HPV dans les condylomes des mères et les papillomes des enfants, la présence fréquente d’ADN HPV dans l’aspiration naso-pharyngée ou dans les frottis buccaux ou génitaux réalisés dans les premiers jours de vie chez les nouveau-nés de mères infectées et la fréquence plus élevée d’infection HPV néonatale en cas d’accouchement par les voies naturelles par rapport à la césarienne (18,3 % versus 8 % ; RR = 1,8 ( 1,3 - 2,4).
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Une contamination du nourrisson ou du jeune enfant par la mère ou par une autre personne infectée a été largement documentée. La discordance des types d’HPV détectés chez les enfants et leur mère qui est notée dans 31 % à 47 % des cas évoque d’autres sources de contamination. Elle se fait soit par un contact direct, soit par le linge ou des objets souillés voire au cours de l’allaitement. En eff et de l’ADN HPV a été détecté dans 4,5 à 19,7 % des échantillons de lait obtenus 3 jours à 2 mois après l’accouchement.
En outre, la plupart des verrues ont tendance à disparaître spontanément à la fin de la grossesse. Quoi qu’il en soit, il est recommandé de consulter régulièrement un gynécologue pour surveiller l'évolution des condylomes, les traiter, et recevoir des conseils appropriés. Bien que certains traitements comme la podophylline soient contre-indiqués pendant la grossesse, d'autres options sûres, telles que la cryothérapie ou l'acide trichloracétique, peuvent être envisagées par le médecin ou gynécologue. Une attention médicale adéquate permet de gérer efficacement les condylomes sans compromettre la santé de la mère ou du bébé à naître.
Condylomes et Cancer
Les condylomes (également appelés verrues génitales) sont une maladie sexuellement transmissible due à des virus. Certaines souches de ces virus provoquent parfois une transformation des cellules infectées pouvant entraîner l'apparition de cancers, en particulier un cancer du col de l'utérus. Chaque année, en France, ce cancer touche environ 4 000 femmes et entraîne un millier de décès. Chez certains patients, des souches particulières de ce virus peuvent favoriser l’apparition de cancers à partir des cellules infectées : cancer du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, du rectum, et parfois du pénis ou de la gorge. Le tabagisme, l'âge et la pilule contraceptive favorisent l'apparition du cancer à partir des lésions produites par les virus, en particulier dans le cas du cancer du col de l'utérus. Des études récentes semblent indiquer que les virus du papillome humain, responsables des condylomes génitaux, pourraient être à l'origine d'un grand nombre de cancers de la bouche et de la gorge.
L'infection par le papillomavirus est généralement bénigne et sans symptômes, l'organisme éliminant de lui-même les virus responsables. Mais dans certains cas, le condylome provoqué par l'infection peut favoriser l'apparition de cancers. C’est le cas pour les femmes si la lésion se situe dans le col utérin. Une infection persistante par le papillomavirus peut en effet transformer les cellules, en les rendant “précancéreuses”, puis cancéreuses. Nommée dysplasie cervicale, ce développement anormal des cellules touche environ 50 000 femmes par an en France.
Prévention des Condylomes
Afin d'éviter les condylomes, le préservatif est recommandé mais ne constitue pas une protection suffisante.
Pour éviter l’apparition d’un condylome acuminé ou papuleux, il est important de se concentrer sur la prévention. « Si un homme a un condylome sur le sexe, il doit avoir des rapports sexuels protégés, et surtout, prévenir son ou sa partenaire. Il faudra ensuite que les deux partenaires consultent rapidement ». Si le préservatif permet de réduire les risques de transmission de la condylomatose, il ne l’élimine pas entièrement.
Enfin, pour éviter la présence de condylomes, qu’ils soient acuminés ou papuleux, l’une des préventions les plus efficaces est la vaccination à l'adolescence. Le vaccin Gardasil est recommandé pour toutes les jeunes filles à partir de 14 ans et jusqu’à 20 ans, avant le début de leur activité sexuelle ou au cours de la première année de celle-ci. Chez les jeunes hommes, ce même vaccin est proposé jusqu’à 26 ans.
Traitement Général des Condylomes
Si vous suspectez la présence de condylome, il faut alors consulter votre médecin traitant ou gynécologue. Ces lésions génitales, souvent causées par le HPV, peuvent varier en taille et en forme, et leur traitement dépendra de leur nature et de leur localisation. Un médecin pourra non seulement confirmer la présence de verrues, mais aussi évaluer si ces lésions présentent un risque accru de complications. Cela permettra notamment de surveiller le virus HPV. La prise en charge médicale des condylomes est indispensable pour favoriser une guérison rapide et ainsi réduire les risques de propagation du virus. Celle-ci consiste la plupart du temps en une application locale de pommades à base de podophylline et d'acide trichloracétique afin d'éliminer les lésions. Dans certains cas de verrues résistantes, plusieurs autres techniques peuvent être envisagées : le laser, l'électrocoagulation ou la cryothérapie.
Pour soigner et éliminer les condylomes, il existe différents techniques possibles. Dans son cabinet de dermatologie, le Dr Catherine Gaucher pratique l’élimination des condylomes acuminés ou papuleux avec la technique du laser, en y adjoignant un traitement homéopathique : « En même temps que je les fais disparaître en les brûlant au laser, j’associe toujours un traitement de fond homéopathique. Le papillomavirus doit être éliminé par le corps du patient, et pour cela, le ou la patient(e) doit renforcer son immunité. Tant qu’elle ne sera pas renforcée, même si on croit que tout a été enlevé, il y a toujours un risque que le virus soit resté et qu’il mute. Pour éliminer les condylomes, le Dr Gaucher évoque aussi d'autres médecines naturelles, qui pourraient avoir des résultats positifs, : « Lorsqu'une personne a ce papillomavirus présent sur ses organes génitaux, et aussi sur la gorge, le fait de prendre du magnésium favorise leur disparition.
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