L'auxiliaire de puériculture joue un rôle essentiel dans l'éveil, le bien-être et le maintien de la santé des jeunes enfants, tout en apportant un soutien à la parentalité. Cette profession, qui s'exerce auprès des enfants et de leurs familles dans divers lieux d'accueil de la petite enfance, offre des débouchés professionnels variés et des perspectives d'évolution tout au long de la carrière. Une formation de 11 mois est nécessaire pour devenir auxiliaire de puériculture.

Le rôle de l'auxiliaire de puériculture

L'auxiliaire de puériculture accompagne les nouveau-nés, les jeunes enfants et les adolescents, qu'ils soient en bonne santé, porteurs d'un handicap, atteints de maladies chroniques ou en situation de risque d'exclusion. Elle réalise des activités d'éveil et des soins visant au bien-être, à l'autonomie et au développement de l'enfant. Son rôle s'inscrit dans une approche globale de l'enfant et prend en compte la dimension relationnelle des soins ainsi que la communication avec la famille et les autres professionnels.

La formation d'auxiliaire de puériculture

Pour devenir auxiliaire de puériculture, une formation obligatoire de 11 mois est nécessaire. Le diplôme d'État d'auxiliaire de puériculture (DEAP) se partage entre formation en milieu professionnel lors de stages d'immersion et cours théoriques en institut de formation. La formation est accessible par la formation initiale, la formation continue et peut également être obtenu par la validation des acquis de l’expérience (VAE). Le coût de la formation varie, selon les organismes de formation, entre 2 000 et 5 000 euros environ. En 2025, le coût d'un cursus complet est estimé à 9 400 €, mais ce montant est donné à titre indicatif car de nombreux dispositifs permettent une prise en charge de la formation.

La formation est structurée en blocs de compétences, qui doivent être validés pour obtenir le diplôme. Les compétences évaluées incluent l'accompagnement de l'enfant et de son entourage dans les actes essentiels de la vie quotidienne et sociale, la personnalisation de cet accompagnement à partir de l'évaluation de leur situation, et l'apport des réajustements nécessaires.

L'évaluation des compétences

L'évaluation des compétences acquises par l'élève est assurée par l'institut de formation et par le tuteur de stage tout au long de la formation. L'élève doit obtenir une note au moins égale à dix sur vingt correspondant à la compensation des notes des modules au sein d'un même bloc de compétence. En cas de non validation d'un bloc de compétences, l'élève bénéficie d'une session de rattrapage par année d’inscription dans la limite de deux sessions aux évaluations par année d’inscription, organisées selon les mêmes modalités que la session initiale. La note retenue est la meilleure note obtenue entre la session d’évaluation initiale et celle de rattrapage, y compris si l’élève est redoublant. En cas de non validation de compétence en milieux professionnels, l’élève effectue une période de rattrapage des compétences en milieu professionnel (par année d’inscription en formation) dont les modalités sont définies par l’équipe pédagogique.

Lire aussi: Tout savoir sur la Commission d'Attribution des Places en Crèche

Le jury d'attribution du diplôme

Le jury d'attribution du diplôme d'État d'auxiliaire de puériculture est nommé par le préfet de région, sur proposition du directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités ou de son représentant. Il se réunit afin d'examiner le dossier de l'élève ayant validé partiellement ou totalement les compétences acquises en vue de l'obtention des blocs de compétences nécessaires à la certification. Plusieurs sessions de jurys sont organisées dans l'année pour chaque session de formation, dans la limite de cinq par an. Le jury peut siéger au titre de plusieurs sessions de formation. Le président du jury notifie les résultats à l'élève sur la validation des blocs de compétences et décide de la délivrance ou non du diplôme d'État d'auxiliaire de puériculture au regard de la validation des compétences réalisée. Le diplôme d'État est délivré par le préfet de région ou son représentant aux candidats déclarés admis par le jury.

Que faire en cas de non-validation du diplôme ?

Si un élève ne valide pas tous les blocs de compétences nécessaires, il existe plusieurs options :

  • Session de rattrapage : L'élève bénéficie d'une session de rattrapage par année d’inscription dans la limite de deux sessions aux évaluations par année d’inscription, organisées selon les mêmes modalités que la session initiale. La note retenue est la meilleure note obtenue entre la session d’évaluation initiale et celle de rattrapage, y compris si l’élève est redoublant.
  • Période de rattrapage en milieu professionnel : En cas de non-validation de compétences en milieu professionnel, l'élève effectue une période de rattrapage des compétences en milieu professionnel dont les modalités sont définies par l’équipe pédagogique.
  • Réinscription : Lorsque les conditions de validation ne sont pas remplies à l’issue des épreuves de rattrapage, l’élève peut se réinscrire et suivre les enseignements des blocs de compétences non validés.
  • Validation partielle des acquis de l'expérience (VAE) : Si l'élève a acquis une expérience professionnelle significative dans le domaine de la petite enfance, il peut faire valider ses acquis par la VAE. Le jury VAE peut valider une partie du diplôme (le bloc de compétences acquis) mais pas l'autre. Les préconisations du jury pour faire valider les blocs de compétences manquants sont généralement les suivantes : suivre une formation complémentaire, rédiger des travaux (rapports, mémoires, notes de synthèse) / réécrire une partie de votre dossier, réaliser une immersion / mise en situation professionnelle en entreprise.
  • Refus de validation de la VAE : Dans un premier temps, il faut bien comprendre la raison principale de ce refus : s'agit-il d'un manque de préparation ? D'une sous-estimation de la charge de travail à réaliser ? Ou est-ce dû au fait d'avoir choisi un diplôme de niveau trop élevé par rapport à votre parcours professionnel ?

L'importance de l'accompagnement

Afin de maximiser ses chances d'obtenir une validation totale au premier essai, il est recommandé de bénéficier d'un accompagnement VAE proposé par un organisme certificateur ou un prestataire habilité. Un accompagnateur VAE aidera à construire un dossier de validation cohérent et à préparer l'examen oral pour répondre de façon pertinente aux attentes du jury.

Lire aussi: Crèches : comprendre les commissions d'admission

Lire aussi: Tout savoir sur l'inscription en crèche à Boulogne-Billancourt

tags: #commission #si #non #valide #le #diplome

Articles populaires: