Il est tout à fait normal qu'un jeune enfant soit turbulent. Il découvre son environnement, a besoin d'explorer et de toucher à tout. Au fur et à mesure de son développement psychomoteur, il s'investit dans des occupations plus calmes et se concentre plus longtemps sur une tâche. Cependant, à partir de 8 à 10 ans, la turbulence peut être le signe d'une angoisse ou d'une surstimulation. De nos jours, les enfants sont énormément stimulés, même avant leur naissance avec l'haptonomie. Le nombre de consultations de parents se plaignant de la turbulence de leur enfant est en augmentation.

Comprendre l'origine de la turbulence

Avant de chercher à punir un enfant turbulent, il est essentiel d'en identifier la cause. Un enfant turbulent est peut-être un enfant surstimulé ou angoissé. Déterminer la cause de la turbulence d'un enfant est essentiel pour l'aider à s'apaiser.

Les causes possibles

  • Surstimulation : De nos jours, on stimule énormément les enfants, parfois de manière excessive, avec de nombreuses activités et sollicitations.
  • Angoisse : La turbulence peut être un signe d'angoisse ou d'inquiétude chez l'enfant.
  • Besoin d'attention : Un enfant peut être turbulent pour attirer l'attention de ses parents.
  • Manque de limites : Un enfant qui ne connaît pas les limites peut devenir turbulent.
  • Troubles de l'attention (TDA/H) : Dans certains cas, la turbulence peut être un symptôme du TDA/H.

L'importance du contexte familial

Dans les périodes difficiles que traversent les parents, demandez-vous l'image que vous donnez du monde à votre enfant. Rassurez votre enfant, parlez avec lui, dédramatisez la situation. Pour aller plus loin, on ne sait plus régler un conflit.

L'évolution du cerveau et la turbulence

Tout au long de l'histoire humaine, le cerveau a évolué et continue de se modifier. Nous vivons de plus en plus vieux et avons besoin de nous adapter, d'acquérir de plus en plus de choses. Le cerveau doit donc conserver une certaine souplesse (donc une certaine immaturité) plus longtemps pour emmagasiner ces connaissances. Être turbulent quand on est un petit enfant, c'est normal.

Recadrer l'enfant sans crier

Quand un enfant est turbulent, il est important que les parents prennent du temps pour le recadrer, tout en restant conscient que l'éducation d'un enfant ne passe pas par les cris. Souvent, votre bambin se sent fier de vous avoir mis hors de vous : il sent le pouvoir qu'il a sur vous.

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Laisser la possibilité de se poser

Si votre enfant est turbulent, demandez-vous si vous lui laissez la possibilité de se poser de temps en temps. Souvent, on rentre de l'école, on fait les devoirs, on prend la douche, on mange, on joue une demi-heure et au lit. Or, les enfants ont besoin de s'ennuyer.

L'impact des écrans

Les jeux vidéos, les tablettes les rendent habiles au niveau de la motricité, de l'efficacité à court terme mais moins performants au niveau de la pensée, de la réflexion. Leur avis devient plus tranché : c'est blanc ou c'est noir; peu dans la nuance.

Punition ou sanction ?

Il faut avant tout faire la distinction entre une sanction et une punition, deux termes trop souvent confondus. La sanction se réfère à une règle fixée. Si l'enfant ne suit pas la règle, il est sanctionné et il doit savoir que la sanction sera appliquée en cas de non-respect de cette règle. La punition a plus un but de « dressage » que d'éducation.

Fixer des règles claires

Il faut avant tout fixer des règles. La première étape est de faire connaître ces règles à votre enfant (heure du coucher, autorisation de sortie, interdiction de toucher tel ou tel objet…). Cette démarche est essentielle pour la structuration de l'enfant et de l'adolescent, cela permet de le « cadrer » et de lui donner des repères. Ensuite, veillez à lui faire connaître la sanction afin qu'il sache à quoi s'attendre. Enfin, appliquez la sanction en cas de non-respect de la règle.

Principes à respecter lors d'une sanction

  • Sanctionner le plus tôt possible, mais « à froid », lorsque les émotions sont calmées.
  • La sanction doit être l'occasion de rappeler la règle.
  • La sanction doit être en rapport avec la faute.
  • La sanction doit être proportionnelle à la faute : petite faute, petite sanction.
  • La sanction doit être réparatrice, dans la mesure du possible.

L'importance de ne pas être laxiste

Ne pas sanctionner l'enfant l'empêche de se structurer et peut même le mettre en danger. Le laxisme est déconseillé. L'interdit est sécurisant pour l'enfant. Même s'il râle, il se sent protégé et peut développer son autonomie. Lorsque l'on ne leur donne pas de cadre, lorsqu'on ne met pas de barrières, nous les mettons en danger psychologiquement et parfois physiquement.

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Comprendre les changements de comportement à l'école

Quand des petits mots d'avertissement arrivent sur le carnet de liaison de son enfant, c'est un signal d'alerte pour les parents, qui font tout leur possible pour remédier à la situation. Plutôt que de culpabiliser ou de baisser les bras, il faut avant tout comprendre la raison de ce mauvais comportement et avancer à coups de tentatives ou d'erreurs, pour aider son enfant à se sortir de ce mauvais pas.

Adapter la discipline

La discipline scolaire est parfois très différente de celle de la maison et certains enfants n'ont pas la capacité de s'y adapter aussi facilement que d'autres. Il faut donc se retrousser les manches pour lui apprendre à gérer ses émotions en société, en faisant un bon tour de la question. Sait-il ce qu'est une émotion ? Peut-il décrire sa plus belle et sa pire émotion ? Pouvez-vous aussi vous souvenir d'un problème de comportement survenu à l'école quand vous aviez son âge et la raconter ? Quelles en ont été les conséquences ? Étiez-vous la victime ou l'agresseur ? « Les balades à pied sont le meilleures pour vider son sac », raconte un papa avec humour.

Le test de QI : un outil à nuancer

Quand un enfant est agité à l'école, on conseille parfois de faire un test de QI pour évaluer son intelligence. « D'après mon expérience personnelle, le test de QI n'a rien changé à son comportement, souligne la maman d'une petite fille de 9 ans. Mais comme il a éliminé le soupçon de précocité pour ses problèmes relationnels à l'école, elle est désormais étiquetée enfant difficile ! ». La meilleure réponse aux « étiquettes » consiste à les ignorer, tout en assurant à l'équipe éducative que chaque difficulté comportementale sera prise en compte à la maison, l'une après l'autre.

Récompenses : attention au chantage

Même s'ils savent que ce système peut s'apparenter à du chantage, certains parents fonctionnent avec des récompenses. « Petit à petit, mon fils a compris ce qu'on attendait de lui. Ma fille connaît les règles, elle a un cadre… sauf à l'école ! Elle est punie tous les jours, elle se moque des autres, est insolente avec son instit' et j'ai l'angoisse des convocations à l'école. Si la sévérité et les punitions fonctionnaient, cela ferait longtemps que ces problèmes de comportement auraient été réglés. Dans bien des pays scandinaves, dont la Finlande si bien placée dans les résultats scolaires de ses élèves, la punition n'existe pas. Les dérapages des élèves sont minimes et le rapport élèves-enseignant est très décontracté, sans pour autant nuire à l'autorité du professeur. L'entraide entre élèves est aussi un des points forts des écoles scandinaves, car elle atténue les mauvais comportements.

Encourager la coopération et l'empathie

Il y a des enfants qui veulent toujours avoir la parole en classe, quitte à empêcher les autres de s'exprimer et ce par tous les moyens. « C'est plus fort qu'elle ! », raconte un parent dont la fille est très « vive » et a un esprit de compétition exacerbée. La coopération et l'entraide, au cœur de la pédagogie Freinet permettent au enfants de perdre leurs mauvaises attitudes et les aident à comprendre qu'ils ont tous un rôle à jouer pour le bien-être et le bon fonctionnement de la classe. Pour développer ce principe d'attention à l'autre chez un enfant, il suffit de lancer de simples amorces, en demandant à son enfant d'inviter le nouveau de la classe à la maison, ou de prendre l'habitude de faire un petit compliment sur une tenue ou la coiffure d'un de ses camarades en entrant à l'école.

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Le jeu de rôle pour désamorcer les conflits

Une bonne astuce de parent face à son enfant trop indiscipliné consiste à jouer « à l'école » avec des figurines et de lui demander d'inventer des situations conflictuelles. En l'influençant le moins possible, le parent pose quelques questions : « qu'est ce qui aurait pu se passer pour éviter cela ? Qui aurait pu aider ?

Le journal des faits divers : un outil de relativisation

Pourquoi ne pas écrire ensemble une sorte de journal des faits divers, axé sur les problèmes relationnels qu'il ou elle peut vivre au quotidien ? Cela permet souvent de relativiser les problèmes, de s'éclaircir les idées et de trouver des solutions pour que cela ne se reproduise plus. Les mauvais jours, on inscrit dans le carnet, avec les mots de son enfant et avec précision, la façon dont s'est déroulé le problème (quand et comment). Les bons jours, on laisse une page blanche. Dès qu'il est suffisamment rempli, on lit ensemble le journal. Il sert à repérer les schémas répétitifs, qui sautent souvent aux yeux des enfants quand ils se les remémorent. « Tiens c'est bizarre, je pousse toujours les autres dans l'escalier en allant à la récré du matin » : il saura alors à quel moment il doit être vigilant.

Gérer les réactions excessives

Il arrive qu'un enfant réagisse violemment à une situation banale aux yeux d'un adulte, mais profondément injuste à ses yeux à lui. Il suffit parfois d'avoir perdu une bille en jouant pour qu'une bagarre éclate ou que la rancune s'installe… Il faut savoir que le cerveau d'un enfant de cet âge manque encore de maturité. Et le rassurer à ce sujet : manifester son agressivité quand on est un enfant, c'est normal, mais il faut savoir la modérer !

Éviter la double sanction

Quand un enfant est sanctionné à l'école à cause de ses gestes violents, on peut se demander si alimenter sa rancune dès son retour à la maison est une bonne solution. Il faut bien sûr trouver comment réparer son geste détestable, mais sans qu'il y ait double sanction de votre part (comme interdiction de tablette pendant 1 semaine ou plus d'argent de poche). Sinon vous risquez de perdre sa confiance. Nous sommes les « agents de sécurité » de nos enfants. Mais ce n'est pas en les comparant aux élèves les plus parfaits de la classe qu'ils pourront changer ! Cherchons plutôt à bien l'accompagner en lui demandant ce que la maîtresse et ses camarades apprécient chez lui.

Canaliser l'énergie

Il frappe, elle pousse… Ils disent ne pas pouvoir s'en empêcher, ils voudraient être sages mais n'y arrivent pas… L'amour du parent est essentiel et les idées futées sont précieuses pour casser l'automatisme qui consiste chez ces enfants à « s'amuser » à embêter les autres à la récré. « Je lui ai offert une montre et je l'ai chargé de chronométrer son temps quand il fait le tour de la cour en courant et de tenter chaque jour de battre son record », explique un parent.

La discipline : un apprentissage

La discipline n'est pas innée, c'est un acquis social que vous enseignez à votre enfant pour qu'il comprenne les comportements qui sont acceptables ou non dans la vie en collectivité. La discipline signifie l'apprentissage des règles. La punition doit être considérée comme un outil, mais pas le seul outil. Les parents ont à portée de main une multitude d'outils pour faire apprendre et faire grandir leur enfant. Encore faut-il les connaître.

Outils alternatifs à la punition

  • La pause : Au lieu de gronder et de punir votre enfant, cassez tout de suite le schéma dans lequel vous êtes entré. Prenez votre enfant et isolez-vous avec lui dans sa chambre. Répétez-lui : « Je veux que tu te calmes. Je vais rester avec toi et t’aider à ce que tu retrouves ton calme pour qu’ensuite nous puissions parler sans se fâcher ». À cet instant, vous provoquez une pause. Cette méthode doit permettre à l’enfant de se calmer tranquillement avant qu’une grosse colère se déclenche.
  • Le chuchotement : Mettez-vous à l’oreille de votre enfant et chuchotez-lui quelque chose. Le chuchotement va permettre de détendre l’atmosphère dans un environnement animé et va faire en sorte que votre enfant se concentre sur votre voix. Le chuchotement permet de montrer à l’enfant qu’on l’a entendu, qu’on est à son écoute. Il n’est plus nécessaire de hausser le ton ou de punir.
  • La compartimentation : Quand vos enfants jouent ensemble ou qu’ils jouent avec des amis et que vous voyez un conflit venir, intervenez et séparez-les sans plus attendre. La compartimentation permet de résoudre un conflit de façon équitable, sans accuser un enfant plus qu’un autre. De cette manière, les petits apprennent la gestion du conflit par eux-mêmes.
  • L'accompagnement : Anticiper le comportement et accompagner votre enfant dans la réalisation d’une tâche. Il faut garder à l’esprit que les enfants, jusqu’à 5 ans, n’apprécient pas les transitions, être interrompus dans ce qu’ils sont en train de faire. Il ne s’agit pas d’un caprice, mais juste d’une difficulté pour le jeune enfant de passer d’une action à une autre. Une fois qu’on sait cela, ce comportement propre au jeune enfant, il vaut mieux l’accompagner dans les transitions que de le punir.
  • Le temps de la réflexion : Je te laisse réfléchir tranquillement à ce que je viens de te demander et de me dire si tu es d’accord ou non. Il est recommandé de laisser un temps de réflexion à l’enfant, mais il n’est pas nécessaire de la presser en lançant un compte à rebours.

Punir un bébé : non

Punir les jeunes enfants est une chose, mais sanctionner un bébé, avant 3 ans, demande plus de retenue de la part des parents. À cet âge, on ne peut pas dire qu’ils font des bêtises à proprement parler. Ils font des expériences et cherchent à découvrir ce qu’elles provoquent. Cela peut être de créer une fâcherie de ses parents. Mais le concept de ce qu’on a le droit de faire ou non n’est pas tangible pour l’enfant en bas âge. Si votre bébé touche à un objet interdit, on lui dit non et on range l’objet autre part. S’il fait une grosse colère parce qu’il a vu un jouet dans le magasin, éloignez-vous dans un endroit calme et soyez ferme sur le non. Ce n’est pas nécessaire d’en rajouter.

L'importance de la communication

Voici quelques alternatives qui permettront aux parents d’éviter la punition. Il y en a bien d’autres. Observons une chose sur ces outils disciplinaires. On retrouve un point commun dans les 5 exemples que nous avons vus précédemment : la communication. Tant que vous maintenez le lien avec votre enfant en verbalisant la situation, le comportement, les émotions, les conséquences, vous aidez votre enfant à prendre du recul. Les petits n’ont pas la capacité d’appréhender les évènements comme les grands. L’apprentissage de la discipline et de l’obéissance demande du temps. Mais c’est un investissement gagnant. L’enfant apprendra petit à petit les codes de la société, ce qu’on peut faire et ne pas faire. Être parent, c’est un travail de tous les jours, mais c’est peut-être le plus beau travail de votre vie.

La phase d'opposition : une étape normale

La phase d’opposition est une étape clé dans le développement du jeune enfant. Ce comportement naturel lui permet d’affirmer son identité face à l’autorité parentale. Le compromis permet à l’enfant de s’exprimer et de répondre à son besoin d’affirmation, tout en respectant un cadre éducatif. Plutôt que d’imposer une règle ou un interdit de façon autoritaire, il s’agit d’instaurer une discussion pour trouver une solution où l’enfant se sent entendu et respecté. Proposez des choix raisonnables et mettez en place un dialogue pour que l’enfant apprenne que ses décisions ont des répercussions. Accompagner un enfant en colère demande de comprendre ses émotions et de l’aider à en prendre conscience. Poser un cadre clair et savoir appliquer une conséquence proportionnelle, favorise un développement équilibré et respectueux.

Comment punir un enfant ? Quelques pistes

Pour la majorité des parents, la punition est inévitable. « Le blabla ne sert à rien », explique Didier Pleux, psychologue et auteur du Manuel d’éducation à l’usage des parents (éd. Odile Jacob). Punir, pourquoi pas, mais pas sans prévenir. Définissez les limites à ne pas dépasser !

Punir avec explication

« Quand mon fils fait une bêtise, je l'envoie généralement dans sa chambre en lui expliquant pourquoi. Il va se calmer, réfléchir… et nous rediscutons de l'incident après », raconte Céline, la maman de Lukas, 4 ans et demi. Toute punition doit effectivement s’accompagner d’explications. Parlez avec votre bambin des raisons qui l’ont poussé à désobéir, de celles qui vous obligent à le punir… quitte à décider ensemble de la sentence ! Vous remarquerez qu’étrangement, les enfants ont tendance à s’administrer des sanctions plus sévères que celles envisagées par leurs parents.

Une punition en lien avec l'acte

Pour Didier Pleux, « la sanction la plus judicieuse est celle qui a un lien avec le passage à l’acte ». Autrement dit, priver un enfant de télévision parce qu’il a mal parlé à sa sœur n’a aucun sens ! Oubliez aussi les punitions que vous ne tiendrez pas, « par exemple, dire à un enfant qu’il ne partira pas aux sports d’hiver parce qu’il a un mauvais bulletin scolaire ! Surtout, faites en sorte que la punition prenne effet le jour même. Les plus petits, en particulier, ne maîtrisent pas tout à fait la notion de temps et du futur.

Adapter la punition à l'âge

En fonction de leur âge, les enfants n'ont pas la même maturité. Ils ne peuvent donc pas être punis de la même façon. Isabelle a trouvé la solution : « Quand je punis mon aîné, je lui fais prendre son crayon et disserter sur sa bêtise en quelques lignes. Quant à ma petite de six ans, je lui demande d'aller voir papa et de lui expliquer sa bêtise ! L’isolement dans la chambre ou dans le couloir reste le moyen le plus simple de faire comprendre à un tout-petit qu’il a mal agi. Les plus grands sont capables, eux, de « réparer » leur erreur : vous pouvez l’obliger à mettre le couvert pendant une semaine ou à réécrire sa leçon. Si vous choisissez la privation, préférez les choses superflues aux choses essentielles.

Aller au bout de la punition

Votre bambin vous lance un regard larmoyant parce que vous venez de le punir, rassurez-vous, il vous aime toujours ! « Ce n'est pas facile, mais il faut aller au bout de la punition malgré les pleurs, ne pas changer d'avis ». Comme Sally, beaucoup de parents culpabilisent de gronder ou de sanctionner leur progéniture. Peur de perdre son amour. Mais comme l’explique Didier Pleux, « on ne peut pas éduquer sans déplaire…

Punitions à répétition : un signal d'alarme

Votre bambin a pris un abonnement aux punitions ! Ces derniers temps, il ne vous obéit plus. Posez-vous quelques questions : suis-je assez présent(e) ? A-t-il besoin d’aller prendre l’air pour se défouler ? Peut-être devrions-nous partager plus de moments en tête à tête ? Il y a de fortes chances que votre enfant fasse toutes ces bêtises pour attirer votre attention.

L'hyperactivité : un trouble spécifique

Bien que l’hyperactivité touche plus de 5 % des enfants, il reste difficile pour leurs parents de savoir comment les accompagner au quotidien. Un enfant souffrant d’hyperactivité a du mal à rester en place et concentré. Même si ce n’est pas systématique, l’hyperactivité est souvent liée au TDAH (Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité). Contrairement à un enfant dynamique, un enfant hyperactif subit une agitation motrice persistante qui s’accompagne d’autres troubles, tels qu’un déficit d’attention et de l’impulsivité. D’un enfant à l’autre, les signes du TDAH peuvent varier.

Gérer un enfant hyperactif

En tant que parents, il est fréquent de se laisser déborder par un enfant hyperactif.

  • Dépense physique : Les enfants hyperactifs ont un besoin accru de se dépenser. Durant les activités plus studieuses, n’hésitez pas à lui octroyer des pauses actives régulières. En effet, alterner les activités statiques et dynamiques toutes les 45 minutes prévient la surcharge sensorielle.
  • Cadre clair et repères visuels : Un enfant hyperactif a besoin d’un cadre clair et de repères visuels. En plus de structurer l’espace, il est primordial d’instaurer une routine stable prévoyant des heures fixes de repas, de coucher et de lever. Rythmez les journées de votre enfant grâce à un emploi du temps régulier et prévisible. Cela évite les frustrations, les angoisses et l’éparpillement.
  • Gestion du stress : Des parents stressés risquent davantage de voir leurs enfants souffrir d’hyperactivité. Ainsi, face à un enfant hyperactif, il est primordial d’apprendre à gérer son stress. Vous pouvez, par exemple, pratiquer des exercices de respiration et de pleine conscience simples ensemble. La méditation, la relaxation et le yoga permettent d’améliorer la concentration et l’attention, mais aussi de réduire l’anxiété, ce qui est particulièrement bénéfique pour les enfants hyperactifs.
  • Valoriser les efforts : Soulignez ses efforts plutôt que les résultats et préférez ignorer certains comportements, certes agaçants, mais mineurs. Ne montrez pas de signe d’exaspération et ne punissez pas les échecs, au risque de développer son agressivité, son agitation et son sentiment d’échec et d’infériorité.
  • Encourager les talents : Aidez votre enfant à identifier ses talents artistiques et sportifs. Répéter les choses avec bienveillance même s’il multiplie les comportements qui vous agacent : faites preuve d’empathie et mettez-vous à son niveau pour lui rappeler les règles.

Alimentation et hyperactivité

  • Éviter : Le sucre rapide raffiné, présent dans les bonbons, les gâteaux ou les sodas. Les colorants artificiels (E102, E104…) et les conservateurs : Tous ces additifs, présents dans les plats industriels, augmentent les symptômes du TDAH. Prêtez aussi attention aux carences alimentaires.

Aménager un espace de repos

Aménager une chambre propice au repos : couleurs et luminosités douces, matériaux chaleureux. En cas de crise d’hyperactivité, vous pouvez isoler votre enfant dans un lieu calme. Le mieux reste néanmoins d’apprendre à éviter les crises d’hyperactivité en identifiant et en démontant les mécanismes de la crise afin de les contourner et de les prévenir.

Autres causes possibles de l'agitation

Un enfant peut être trop agité quand il a du mal à s’exprimer ou s’il est tracassé par un problème à l’école ou un changement (déménagement, perte d’un proche…).

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