La Colposeptine® était un médicament hormonal d'action locale gynécologique destiné à traiter certaines affections vaginales. Il n'est aujourd'hui plus commercialisé. Cet article vise à fournir des informations complètes sur la Colposeptine, son utilisation, son avis, son utilisation pendant la grossesse et les alternatives disponibles.
Qu'est-ce que la Colposeptine ?
La Colposeptine® était un médicament sous forme de comprimé gynécologique d'action locale, composé d'une hormone de la famille des estrogènes, la promestriène, associée à un antiseptique local, le chlorquinaldol. La promestriène exerce des effets estrogéniques exclusivement locaux au niveau des muqueuses génitales féminines. Elle restaure l'épithélium vaginal ce qui concourt au rétablissement de la flore du vagin, en évitant ainsi les récidives infectieuses. La promestriène est utilisée localement et n'entraîne pas d'action hormonale sur les tissus ou organes situés à distance du vagin. Le chlorquinaldol est un antiseptique stoppant la croissance de diverses bactéries.
Indications de la Colposeptine
La Colposeptine® était indiquée dans le traitement local des carences en estrogène (hormone féminine) en cas de surinfection. La posologie était d'un comprimé par jour à administrer dans le vagin pendant 18 jours consécutifs (de préférence le soir au coucher). La Colposeptine® se présentait sous forme d'une boîte de 18 comprimés gynécologiques.
Colposeptine et Grossesse
La Colposeptine® n'avait pas de raison d'être utilisée pendant la grossesse et n'était pas particulièrement recommandée en cas de planification d'une grossesse. Son utilisation dans ce contexte, lorsqu'elle était médicalement justifiée (par exemple en cas d'affections vaginales), nécessitait d'en avertir le médecin au préalable afin d'avoir son avis et d'évaluer le bénéfice de la Colposeptine® en cas de grossesse en cours ou à venir. La Colposeptine® n'influait pas sur les chances de tomber enceinte, n'ayant pas d'action sur l'ovulation ou sur la production hormonale.
Effets Indésirables Possibles
Comme tous les médicaments, la Colposeptine® pouvait provoquer des effets indésirables, mais ceux-ci ne survenaient pas systématiquement. Très rarement, des irritations, des démangeaisons locales ou une allergie pouvaient se manifester.
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Avis et Témoignages
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Voici quelques témoignages d'utilisatrices :
- Soulagement des symptômes de la ménopause : Une utilisatrice de 50 ans, ménopausée depuis février 2025 suite à un SGUM (Syndrome Génito-Urinaire de la Ménopause), rapporte avoir trouvé un soulagement progressif de ses symptômes tels que pollakiurie, douleurs vésicales et brûlures vaginales grâce à l'utilisation de Colpo en ovule et crème. Après plusieurs semaines de traitement, elle a constaté une nette amélioration et une diminution des douleurs.
- Réactions indésirables : Une autre utilisatrice a interrompu le traitement après seulement trois ovules en raison de brûlures très fortes, de l'apparition de boutons et de douleurs abdominales.
- Efficacité contre les infections urinaires : Une utilisatrice de 66 ans, sujette aux infections urinaires à répétition, témoigne de l'efficacité de la crème Colpotrophine (utilisée en alternance avec des ovules similaires aux estrogènes) pour améliorer sa qualité de vie.
- Effets secondaires : Une utilisatrice se plaint d'une prise de poids de 3 kg et d'un appétit modifié après avoir utilisé Colpotrophine ovules.
- Expérience positive : Une utilisatrice rapporte n'avoir aucun effet secondaire et trouve le traitement facile d'utilisation. Elle souligne l'importance de bien placer l'ovule au fond du vagin pour éviter les pertes.
Alternatives à la Colposeptine
La Colposeptine® était commercialisée par le laboratoire Teva Santé. En 2003, la Commission de la Transparence de la HAS avait rendu un avis défavorable au maintien du remboursement de ce médicament. La Colposeptine® n'était depuis plus remboursée. Il n'existe aujourd'hui pas d'autre médicament ayant la même composition que la Colposeptine®, ni de médicament d'action locale associant un estrogène et un antiseptique. Il existe toutefois des alternatives :
- Colpotrophine® crème et capsules vaginales : médicament à base de promestriène, indiqué dans le traitement symptomatique de l'atrophie vaginale liée à une déficience en estrogènes chez la femme ménopausée.
- Florgynal® gélule vaginale et Trophigil® : médicaments à base d'estrogène, de progestérone et d'un lactobacille, indiqués dans le traitement symptomatique de l'atrophie vaginale liée à une déficience en estrogènes chez la femme ménopausée.
- Bétadine® en ovule et en solution vaginale : à visée antibactérienne et indiquée dans le traitement local d'appoint des infections vaginales à germes sensibles.
- Vablys® comprimé vaginal : indiqué dans le traitement local de la vaginose bactérienne.
- Tergynan® comprimé vaginal, Polygynax® capsule vaginale et Polygynax virgo® capsule vaginale : associations d'antibactériens et d'antifongiques, indiqués dans le traitement local des vaginites à germes sensibles, des vaginoses bactériennes et des vaginites non spécifiques.
- Flagyl® ovule : indiqué dans le traitement local des vaginites à trichomonas et des vaginites non spécifiques.
- Antifongiques en ovules : tels que l'éconazole, le fenticonazole, le sertaconazole et le tioconazole, indiqués en traitement local des mycoses vulvovaginales surinfectées ou non par des bactéries gram positif.
Informations Complémentaires sur les Médicaments à Base d'Estrogènes
Il est important de connaître les informations suivantes concernant les médicaments à base d'estrogènes, tels que la Colpotrophine :
Quand ne pas utiliser ce médicament
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
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- accident thromboembolique veineux (phlébite, embolie pulmonaire) ou artériel (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) ancien ou survenant pendant le traitement ;
- prédisposition connue aux thromboses (déficit en protéine C, résistance à la protéine C activée par exemple) ;
- cancer hormonodépendant (cancer du sein ou de l'utérus par exemple) même guéri ;
- saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens appropriés avant la mise en route du traitement) ;
- hyperplasie de l'utérus non traitée ;
- maladie du foie, grave ou récente ;
- porphyrie ;
- en association avec les spermicides ou les préservatifs ;
- allaitement.
Précautions d'emploi
Ce traitement hormonal doit être pris à la dose minimale efficace et pour une durée la plus courte possible. Un bilan initial suivi d'une surveillance médicale régulière sont nécessaires, surtout dans les cas suivants : hypertension artérielle, diabète, tumeur bénigne du foie ou de l'utérus, endométriose, lithiase biliaire, migraine, épilepsie, asthme, otospongiose, insuffisance rénale ou cardiaque, hypertriglycéridémie, lupus érythémateux disséminé, obésité, antécédents familiaux d'accident thromboembolique.
Arrêtez la prise de ce médicament et consultez votre médecin en cas d'apparition de l'un des symptômes suivants : maux de tête violents et inhabituels, ictère (jaunisse), élévation importante de la tension artérielle, gonflement douloureux d'une jambe, essouflemment brutal.
Interactions médicamenteuses
Les capsules et la crème contiennent de la vaseline, qui risque de fragiliser les préservatifs : n'employez pas ce mode de contraception pendant le traitement. Comme tout traitement vaginal, ce médicament peut diminuer l'efficacité contraceptive des crèmes et des ovules spermicides.
Fertilité, grossesse et allaitement
Ce médicament n'a pas d'indication chez la femme enceinte ou qui allaite. Si une grossesse survient sous traitement, éventualité rare mais possible en début de pré-ménopause, arrêtez le traitement et consultez votre médecin.
Mode d'emploi et posologie
Les capsules sont destinées à être introduites dans le vagin. La crème est appliquée sur la vulve en couche mince, suivie d'un léger massage.
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- Posologie usuelle :
- Capsule : 1 capsule par jour, de préférence le soir, 20 jours par mois.
- Crème : 1 application par jour, pendant la première semaine de traitement, puis 1 application tous les 2 jours jusqu'à régression des symptômes.
Conseils
En fondant dans le vagin, la capsule peut être à l'origine d'un écoulement gênant : une protection peut se révéler nécessaire.
Effets indésirables possibles
Irritation, démangeaisons locales, réaction allergique. Des études sur la prise par voie orale de traitements prolongés avec un estrogène seuls ont mis en évidence des risques accrus de cancer de l'ovaire ou d'accident thromboembolique.
Radiothérapie et Effets Secondaires
Étant donné que la radiothérapie peut également affecter la santé vaginale, il est important de comprendre ses effets secondaires potentiels :
Effets secondaires généraux de la radiothérapie
Les lésions provoquées par l'irradiation (radio-induites) des tissus sains font intervenir des mécanismes complexes. Les effets observés après irradiation résultent de deux types de mécanismes : directs (mort mitotique, apoptose) et indirects. Les effets secondaires de la radiothérapie font l'objet d'une classification internationale proposée par le National Cancer Institute V3.0 dont les critères sont communs à celle des évènements indésirables (EI) décrits pour les autres types de traitement.
C’est une réaction générale consécutive à une irradiation, en particulier lorsqu’elle porte sur l’abdomen. Les symptômes les plus fréquents sont de la fatigue ou asthénie associée à une perte de l’appétit ou anorexie. Certains patients ont des nausées pendant plusieurs heures après le traitement. Au fur et à mesure du traitement, la fatigue peut apparaître ou s'accentuer. La plupart des patients commencent à se sentir fatigués après une ou deux semaines de radiothérapie. Cette sensation peut s'accroître avec la durée du traitement. Il faut savoir que cela ne signifie pas automatiquement que le cancer est en train d'empirer. L'impression de fatigue ou de lassitude générale disparaît généralement en une semaine après la fin des séances. Environ 4 à 8 semaines après la radiothérapie, vous pouvez éprouver une sensation d'endormissement irrépressible ou une perte d'appétit. Ces symptômes peuvent durer plusieurs semaines et ils disparaissent généralement d'eux-mêmes.
Radiodermites (réactions cutanées)
Contrairement aux radiodermites dites chroniques qui se déclarent plusieurs mois, voire plusieurs années après l’irradiation, les radiodermites aiguës apparaissent dans les jours, les semaines ou les premiers mois qui succèdent à la radiothérapie. L’administration concomitante de certains médicaments de chimiothérapie, comme les anthracyclines ou la gemcitabine favorise la survenue de ces réactions. Les radiodermites aiguës apparaissent vers la deuxième semaine de traitement.
- 2ème degré - radiodermite exsudative : lésion plus profonde, avec mise à nu du derme en une ulcération suintante, douloureuse.
- 3ème degré - radiodermite aiguë ulcérante : lésion œdématiée, rouge, douloureuse, phlycténulaire, voire nécrotique, évoluant vers la radiodermite chronique.
L'épidermite fugace se présente sous l’aspect d’un érythème (rougeur ou coup de soleil) fugace. Elle peut s'observer, 24 ou 48 heures après une première séance d'irradiation, elle est d'origine inflammatoire. L'épidermite sèche apparaît au bout d’une certaine dose et au bout d'une quinzaine de jours. La peau se pigmente progressivement, devient sèche avec une desquamation fine, un prurit peut survenir. Ces réactions se situent au niveau des zones d'entrée ou de sortie des rayons (effet table), près des plis ou lorsque les rayons abordent tangentiellement la peau. Il est recommandé d'utiliser des savons gras ou de l'huile d'amande douce. Les teintures capillaires ne présentent aucun inconvénient. La zone traitée doit être lavée soigneusement à l’eau. On peut y ajouter soit un savon surgras soit un syndet (nettoyants moussants liquides constituant une alternative au savon pour la toilette), de préférence liquide et très dilué. Le séchage sera très méticuleux, sans frotter.
Quelques conseils pratiques: Éviter l’application de parfums et le rasage de la zone irradiée. Prendre soin de la peau irradiée en évitant les traumatismes et les frottements.
Mucites (inflammations des muqueuses)
Les cellules des muqueuses digestives sont parmi celles qui se divisent le plus vite des tissus de l’organisme. C'est une complication précoce qui apparait dès la fin de la première semaine de radiothérapie. En général, elle est localisée au niveau du voile du palais, des piliers amygdaliens, des faces internes de joue, des bords de langue et de la paroi postérieure du pharynx. Elle est plus décalée dans le temps et apparait vers la fin de la deuxième semaine. Elle se caractérise par la formation sur les zones érythémateuses de plaques blanc jaunâtres. Ces plaques pseudomembraneuses sont constituées de cellules épithéliales mortes, de fibrine et de leucocytes altérés. Ces plaques peuvent confluer à la fin de la troisième semaine de traitement. Cette mucite blanche s'accompagne d'une dysphagie et de douleurs. Elle est associée à une xérostomie (absence de salive) et une la perte du goût. Elle peut obérer l'alimentation. Assez souvent on peut alors également observer un dépôt blanchâtre sur, ou autour des aphtes, voire de façon un peu plus diffuse dans la bouche et sur la langue (muguet). Il s’agit de champignons de type Candida albicans, gênants mais rarement toxiques, qui se développent en profitant de cette période de faiblesse de défense. Dans ce cas, votre médecin vous proposera un traitement dirigé contre ces champignons.
Nausées et Vomissements
L’incidence cumulée des nausées et vomissements radio-induits au cours d’une irradiation varie entre 40 et 80 %. Elle n’est observée que dans le territoire irradié mais elle est inévitable car il y a une impossibilité d’utiliser un casque réfrigérant.
Alopécie (perte de cheveux)
La repousse à toujours lieu si la dose est inférieure à 45 grays. Il faut savoir qu’elle est très lente et beaucoup plus tardive qu’après chimiothérapie. Elle peut rougir, démanger ou foncer et avoir l'aspect et la sensation d'un coup de soleil. La zone traitée doit être exposée à l'air autant que possible mais elle doit être protégée du soleil. Les patients ne doivent pas porter de couvre-chef qui pourrait provoquer une irritation. Des soins dermatologiques appropriés sont importants à cette phase du traitement. La prescription de produits dermatologiques comme des savons ou des crèmes peut soulager.
Autres complications
- Otites séreuses : En cas d’irradiation englobant l’oreille externe et moyenne, des « otites séreuses » peuvent apparaître.
- Troubles cognitifs : La radiothérapie cérébrale entraîne des troubles cognitifs fréquents. Ces manifestations apparaissent 6 à 12 mois après la fin de la radiothérapie. Les patients les plus vulnérables sont les enfants de moins de 7 ans et les personnes âgées. La radionécrose cérébrale chez l’enfant est aussi un risque qui se traduit par des troubles cognitifs. Le développement est progressif, sans retour à l’état cognitif antérieur. Il n’y a pas toujours de parallèle entre les lésions à l’IRM et l’atteinte clinique. Elle est principalement responsable des troubles de l'attentions, un ralentissement psychomoteur, des troubles de la vitesse d’exécution, des troubles de la mémoire, un déficit des capacités d’apprentissage et de rappel d’information, des fonctions exécutives et souvent un déclin des fonctions motrices fines. Les radiations ionisantes altèrent la barrière hémato-méningée et les équilibres ioniques des cellules du système nerveux. Ces déséquilibres se traduisent par un « œdème ». Les cellules du cerveau détruites par l'irradiation forment une masse dans le cerveau. Cette masse peut ressembler à une tumeur et elle peut provoquer des symptômes semblables comme des maux de tête, des troubles de la mémoire ou les convulsions. Ces effets sont totalement réversibles et peuvent être prévenus par un traitement à base de corticoïde. Rarement, une poussée d’hypertension intracrânienne, conséquence d’une poussée l’œdème cérébral, est observée. Le médecin peut proposer un traitement neurochirurgical ou l'administration de cortisone à haute dose pour résoudre ces problèmes.
- Complications bucco-dentaires : Les caries dentaires, l’ostéo-radionécrose du maxillaire inférieur et l'asialie qui est une perte de la sécrétion de la salive, entraînent une altération de la plaque dentaire diffuse. Il faut attendre la cicatrisation totale des zones d'extraction dentaire avant de commencer l'irradiation. Toute extraction dentaire doit être proscrite, sauf raison impérative. L'os irradié est fragilisé et toute agression comme une dénudation gingivale, une extraction intempestive, une carie ou une pyorrhée alvéolo-dentaire peut être la cause de complications. Cet effet secondaire apparait dès que la dose dépasse 30-40 Gy et/ou que les glandes salivaires sont irradiées. Elle est fréquente et souvent transitoire mais favorise l’apparition de caries dentaires. Il persiste une sécrétion salivaire partielle. Les muqueuses de la cavité buccale et du pharynx peuvent être le siège d'une épithélite qui commence à se manifester en 10 à 20 jours. La muqueuse devient rouge, se recouvre d'un enduit blanchâtre. Cette mucite est souvent douloureuse, s'accompagne souvent d'asialie et entraîne une dysphagie souvent très gênante. Le traitement est assez efficace à l'aide de médicaments anti-inflammatoires, ou d'anesthésiques locaux. Si les réactions sont trop fortes, responsables d'une anorexie, voire d'un amaigrissement, il faut interrompre l'irradiation pendant une semaine minimum. Des petits soins locaux amélioreront les symptômes. Une modification ou une perte du goût ou agueusie est parfois observée.
- Pneumopathie radique : Elles se rencontrent moins fréquemment avec l’introduction des nouvelles techniques d’irradiation. Elle apparaît pour des irradiation de 30 Gy ou plus. C’est une complication rare qui peut se manifester après une irradiation pulmonaire et après chimiothérapie. Elle débute un mois après l'irradiation, se manifeste par une dyspnée avec de la fièvre.
- Toxicité cardiaque : La radiothérapie atteint potentiellement les trois tuniques du cœur. Une toxicité apparait dès les faibles doses.
- Complications digestives : Les nausées sont fréquentes (50% des cas) notamment quand on irradie la région épigastrique. Elles apparaissent 1 à 2 heures après la séance de rayons et elles peuvent durer plusieurs heures. Elles seront prévenues par un traitement adapté. Elle se traduit par des douleurs abdominales, des troubles du transit, souvent à type de diarrhées. Les manifestations cliniques d'une entérite post-radique sont habituellement retardées par rapport à la radiothérapie. Il faut parfois arrêter l'irradiation et vous hospitaliser car cette complication rare peut être très gave. Les lésions intestinales radiques peuvent donner un syndrome de malabsorption, des occlusions par sténose du grêle et du côlon et, à un degré ultime, des perforations intestinales avec tableau de fistule ou de péritonite.
- Rectite radique : C’est la complication la plus fréquente. Elle peut se voir à l'occasion d'irradiations abdominales ou pelviennes. La phase précoce est associée à des signes cliniques : ténesme, diarrhée, troubles de l’exonération. En cas de rectite plus sévère entraînant des douleurs, des émissions glaireuses, voire des rectorragies, on vous prescrira des corticoïdes.
- Cystite radique : Elle nécessite peu de précautions particulières, par exemple, en cas d'irradiation d'une tumeur vésicale il faut s'assurer de l’absence d’infection des urines par un examen cytobactériologique urinaire (ECBU). Elle se traduit par des mictions fréquentes, des brûlures mictionnelles, parfois une dysurie ou des urines troubles. Dans sa forme plus sévère, il peut s’agir d’un syndrome de dit de « la petite vessie ».
- Effets sur les ovaires : Vous devez vous rappeler de ne pas avoir de rapports sexuels pendant la durée du traitement. Ils sont très radiosensibles ce qui peut entraîner à court terme une disparition de règles et une stérilité.
- Vulvite radique : Elle est rarement irradiée mais présente des réactions précoces souvent vives.
- Irradiation ganglionnaire pelvienne : L’irradiation des aires ganglionnaires pelviennes fait partie des protocoles de radiothérapie de nombreux cancers, dont les cancers de la prostate, du rectum, du canal anal et de la marge anale, de l’endomètre, du col de l’utérus et du vagin.
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